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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 23:52
Se confesser

Voici quelques unes des 34 questions que le pape François conseille aux fidèles de se poser avant une confession :

  • Est-ce que je ne me tourne vers Dieu que quand j'ai besoin de lui ?
  • Est-ce que je vais à la messe le dimanche et pour les grandes fêtes (solennités) ?
  • Est-ce que je commence ma journée par une prière ?
  • Est-ce que j'ai honte de montrer que je suis chrétien ?
  • Est-ce que je me révolte parfois contre la volonté de Dieu ?
  • Est-ce que je suis jaloux, colérique ou partial ?
  • Est-ce que je suis honnête et juste avec les autres, ou est-ce que j'alimente la « culture du déchet » ?
  • Dans mon couple et ma famille, est-ce que j'applique l'enseignement des évangiles ?
  • Est-ce que j'honore et respecte mes parents ?
  • Est-ce que j'ai rejeté la vie à naître ? Ai-je écarté le don de la vie ? Ai-je aidé quelqu'un à le faire ?
  • Est-que je respecte l'environnement ?
  • Est-ce que je suis tantôt mondain, tantôt croyant ?
  • Est-ce que j'abuse de la nourriture, de l'alcool, de la cigarette ou d'autres divertissements ?
  • Ne suis-je pas trop préoccupé par mon bien-être physique et les biens que je possède ?
  • Comment est-ce que j'utilise mon temps ? Suis-je paresseux ?
  • Est-ce que je cherche à être servi ?
  • Est-ce que j'ai des désirs de revanche ? Est-ce que je garde des rancunes ?
  • Suis-je doux, humble et bâtisseur de paix ?

La confession selon François
Xavier Accart 

Le sacrement de miséricorde formalise une rencontre avec Jésus qui nous attend pour nous pardonner… et nous libérer. Explications et conseils du pape.

« Souvent, nous pensons qu’aller se confesser est comme aller chez le teinturier. Mais Jésus au confessionnal n’est pas un teinturier. La confession, c’est une rencontre avec Jésus qui nous attend (…) avec tendresse, pour nous pardonner. » C’est pourquoi « la confession n’est pas une séance de torture, mais une fête ». Avec son sens de la formule, le pape François est revenu à plusieurs reprises sur le sens et l’importance du sacrement de miséricorde. L’occasion de renouveler notre compréhension et notre pratique de ce moyen précieux pour avancer dans la vie spirituelle. 

Un renouvellement du baptême
La confession, « c’est comme un “second baptême”, qui renvoie sans cesse au premier pour le consolider et le rénover. » « Le baptême est le point de départ d’un très beau chemin, un chemin vers Dieu qui dure toute la vie, un chemin de conversion constamment soutenu par le sacrement de pénitence. » Comme le baptême a remis les péchés, la confession restaure la relation d’amour entre le fidèle et Dieu, qui est la source du dynamisme spirituel. 

Son fondement évangélique
« Dans sa première apparition aux apôtres, ­explique François, Jésus ressuscité fit le geste de souffler sur eux, en disant : “Recevez l’Esprit saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus” (Jean 20, 21-23). » « Dieu lui-même a voulu que ceux qui appartiennent au Christ et à l’Église reçoivent le pardon à travers les ministres de la communauté. À travers le ministère apostolique, la miséricorde de Dieu me rejoint, mes fautes sont pardonnées, et la joie m’est donnée. » 

L’examen de conscience
Avant d’aller rencontrer un prêtre, comment mettre au clair ce dont on veut demander le pardon ? On peut, avec l’aide de l’Esprit saint, relire sa vie à la lumière de la Parole de Dieu. Pour nous y aider, le père Max Huot de Longchamp propose un questionnaire bâti à partir des 
dix comman­dements, dans son livre Se confesser à l’école des saints (voir ci-contre). Les Béatitudes ­(Matthieu 5, 3-12), l’hymne à la charité (1 Corinthiens 1, 4-7) ou les demandes du Notre Père peuvent aussi nous servir à faire cet examen. Mais cela ne suffit pas. « Se confesser tout seul devant Dieu, c’est comme se confesser par ­e-mail (…) Dieu est lointain », insiste François. 

La présentation de ses péchés
N’hésitez pas à demander l’aide du confesseur si vous n’êtes pas familier de cette démarche. Le sacrement s’ouvre par un signe de croix. Vous pouvez alors dire : « Bénissez-moi, père, parce que j’ai péché » et vous présenter – âge, état de vie, date de la dernière confession. C’est ensuite le moment d’exposer ses péchés. « Se confesser, c’est dire au Seigneur : “Seigneur je suis un pécheur, et je suis un pécheur pour telle chose, et telle autre chose” », précise François. « Soyez transparents avec votre confesseur (…) Cette transparence fera du bien, parce qu’elle nous rend humbles… Dire la vérité, sans cacher, sans demi-paroles, parce que tu parles avec Jésus dans la personne du confesseur. » Il ne s’agit pas de dérouler une liste, mais de présenter dans un climat de prière, de dialogue avec Dieu, ce qui nous a éloignés de lui. Pour terminer, on peut dire : « J’en demande pardon à Dieu et à vous, mon Père, pénitence et absolution. »
  
La pénitence et l’absolution
Le prêtre peut proposer des pistes pour avancer. Il donne également « une pénitence ». Ce n’est pas une punition (!), mais une démarche de réparation du mal causé (rétablir la vérité, rendre un bien volé…), de prière ou de service qui ont pour but de nous conformer au Sauveur. C’est alors le moment de prononcer, non pas formellement, mais du fond de son cœur, un acte de contrition : « Mon Dieu, j’ai un très grand regret de t’avoir offensé parce que tu es infiniment bon et aimable et que le péché te déplaît, c’est pourquoi je prends la ferme résolution, avec le secours de ta sainte grâce, de tenter de ne plus t’offenser et de faire pénitence. » Le prêtre, qui porte l’étole sur ses épaules, étend alors ses mains et prononce l’absolution. 

Les moments et la fréquence 
L’Église demande de confesser les péchés graves, au moins une fois par an, Pâques étant un moment privilégié. C’est ensuite à chacun de trouver son rythme. Pourquoi ne pas recevoir ce sacrement pour préparer Noël, Pâques, la Pentecôte, l’Assomption et la Toussaint ? Le père Max Huot de Longchamp ajoute à ces occasions l’anniversaire de son baptême (« C’est comme si vous fêtiez le jour de votre baptême à chaque confession », remarque de son côté François) et la veille des grandes décisions, ce qui fait entre 8 et 10 fois par an. La confession pourra ensuite devenir plus fréquente encore – « le pape se confesse tous les 15 jours », confiait François – de façon à affiner sa conscience, à lutter contre ses mauvais penchants et à avancer à grands pas vers les bras du Père ! 

Les citations du pape sont extraites de ses homélies des 29 avril et 25 octobre 2013, de ses propos aux séminaristes, le 6 juillet 2013, et lors de l’audience générale du 20 novembre 2013.

aller plus loin

 

Se confesser à l’école des saints, Max Huot de Longchamp, Centre Saint-Jean-de-la-Croix, 10 €.
Un mode d’emploi de la confession éclairé par des écrits spirituels.
La Loi du silence, d’Alfred Hitchcock, DVD Warner Bros, 10 €. 
Un classique du cinéma dont l’intrigue repose sur le secret absolu que doit garder le prêtre sur ce qu’il entend en confession. Quoi que cela doive lui coûter…

Le témoignage de Stéphane, 49 ans, consultant

« J’avais repris la pratique de la messe, mais pas la confession. Il est arrivé un moment où j’ai voulu me libérer d’un poids que j’avais sur la conscience. M’approcher du confessionnal m’a demandé un immense effort. Comme je n’y arrivais pas, je me suis mis à prier. Et, enfin, j’ai réussi à entrer. Mettre au jour ma faute a été un moment déterminant. J’ai senti la grâce comme un souffle lors de l’absolution. Je crois que le prêtre lui-même en a perçu quelque chose. Alors que ma faute était vraiment grave, il m’a donné comme pénitence la récitation d’un simple Je vous salue Marie. Je crois que c’était sa façon de témoigner de l’infinie miséricorde de Dieu. »

 

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Published by Marc-Elie - dans Textes
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commentaires

samuel 13/03/2016 01:47

Pardon, mais je pense qu'il est nécessaire d'être très précis dans les termes, sachant qu'une mauvaise interprétation est vite faite. Le Christ n'a pas refait le lien entre Dieu et l'homme : ce lien n'a jamais cessé, il est indestructible autant qu'il est impossible de ne plus être aimé par Dieu : cf St Thomas d'Acquin mais aussi tous les mystiques reconnus par l'Eglise, notamment parmi ses Docteurs dont St Thomas fait lui aussi parti. C'est crucial de comprendre que c'est toujours l'homme, notre frère ou nous-mêmes, qui nous condamnons et que Dieu, de son côté, non seulement ne nous condamne pas mais bien plus, ne restant pas inerte face à notre péché, nous poursuit au sens strict de son amour : imagine-t-on un père, ou une mère, regarder tranquillement son enfant risquer sa vie ? Les ressorts de son action sont le plus souvent si secrets qu'elle demeure pour ainsi dire invisible, et cependant, nul doute qu'à tout moment, nous demeurons dans son amour et pouvons lui faire confiance : il fera l'impossible - la sacrifice et la résurrection de son Fils en est le signe le plus flagrant - pour nous conserver vivants pour toujours dans son amour. Et n'oublions pas qu'aucune créature ne subsisterait une seule seconde si elle n'était pas soutenue dans l'existence par la volonté et l'amour divins : lui seul a l'être, et ne peut exister que ce qui subsiste dans la dépendance de Dieu la plus radicale et la plus immédiate qui soit. Tout le problème vient de ce que trop peu de chrétiens comprennent Dieu : combien Il est Dieu et non pas créature, limité et faillible, et jusqu'où Il est Amour, à la mesure de sa divinité, rien de moins.

Marc6elie 05/03/2016 16:11

Je regrette que ces deux articles vous aient attristée. Loin de moi l'intention de véhiculer la culpabilité. Je ne pense pas que cela soit ait été l'intention du Pape François. Malheureusement une mauvaise interprétation et des pratiques déviés dans l'Eglise ont conduit à cette incompréhension de la notion de péché et de réconciliation avec le Dieu d'amour et de miséricorde.
Péché étymologiquement parlant c'est "rater la cible", c'est avoir rompu la relation avec Dieu et en ce sens personne ne peut dire qu'il est en union avec Dieu donc il est bien "pécheur" mais cela n'a rien de morbide c'est la condition humaine. Le Christ est mort sur la croix pour refaire le lien entre Dieu et l'homme et par sa résurrection et l'envoi de l'Esprit il a donné le sacrement de la confession et de la réconciliation à l'Eglise. Quand on a conscience de son éloignement de Dieu et d'avoir malheureusement contribué à cet éloignement d'un Dieu qui nous attend il suffit d'avoir l'attitude du fils prodigue, de se retourner vers Dieu et lui dire notre amour et lui demander pardon et il nous libère de ce qui nous a éloigné de lui.
C'est comme cela que je lis les deux articles que j'ai publiés.

Solange TERNON 05/03/2016 18:04

Merci de m'avoir répondu.. Votre réponse est la réponse traditionnelle de l'Eglise.
J'ai eu un chemin spirituel et en ai encore un où on met l'accent sur le fait que nous sommes tous habités par une âme et que cette âme est divine.
Il s'agit donc de retrouver contact avec notre âme qui est tout Amour.
Ce qui a éloigné l'homme du divin date de très loin et l'évolution de l'humain est lente . Nous portons souvent sur nous le lourd héritage de notre arbre généalogique sur plusieurs générations et, aux premiers siècles du catholicisme, on croyait à la réincarnation et les prêtres étaient mariés.
La Religion catholique a occulté bien des choses dont d'ailleurs les enseignements de la Kabbale que Jésus connaissait parfaitement.
L'ésotérisme apporte beaucoup d'éclairage sur la condition humaine et apporte la liberté de conscience et la compassion. J'ai coopéré avec les Chrétiens divorcés et, là aussi, que d'incompréhension loin des réalités vécues par les hommes et les femmes.

Solange TERNON 05/03/2016 12:31

revoilà l'enseignement de culpabilité inculqué les années de mon enfance ....dont j'ai eu tant de mal à me débarrasser. Oui, je suis comme tout le monde faite d'ombre et de Lumière et je fais ce que je peux pour me perfectionner.. Je vais avoir 77 ans, ai eu bcp d'épreuves affectives dans ma vie, ai toujours espéré, prié et, à ce jour, je suis complètement ignorée de mes filles et de mes petits-enfants. Pourquoi? Pourquoi encore rajouter de la culpabilité aux épreuves?
Il est peut-être plus facile? (je n'en suis pas sûre) de ne pas avoir de famille et d'enfants et de faire la leçon.
Dans le monde si cruel qui existe, pourquoi relancer la culpabilité et la confession ?Oui, je crois à la miséricorde de Dieu et du monde invisible mais où est celle des prêtres? Je suis moi-même depuis des années dans l'écoute et l'accompagnement (SOS Amitié) Vivre son deuil , Conseil Conjugal) et je ne peux être que dans la compassion.