Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 22:04
Georges_Haldas.jpg
cliquer la flèche verte pour écouter
France Culture émission A voix nue
Georges Haldas témoin de la lumière

Par Francesca Piolot, réalisation Olivier Coppin, Anne-pascale Desvignes.


Dans cet entretien Georges Haldas parle de façon lumineuse du Dieu des trois monothéistes, de l'homme, du Christ, de l'incarnation et de l'expérience poétique.

Né à Genève le 14 aout 1917, de père grec  et de mère suisse, poète, essayiste et traducteur. Il a reçu de nombreux prix (Schiller, prix Taormina, prix de la ville de Genève, etc...) Son oeuvre, plus de cent livres, compte parmi les plus importantes de la littérature romande. Claude Goretta adapta plusieurs de ses oeuvres pour le cinéma et la télévision. Des centaines d'articles ,de thèses, d'émissions radio et tv lui ont été consacrés, et pourtant il est peu connu en France. Lui se définissait comme un "lieu  de rendez vous".Jusqu'a l'âge de 9 ans il a vécu en Grèce, en Céphalonie, où il retournera cinquante ans plus tard. La lumière de la Grèce le marquera à jamais, lui qui vécut ensuite dans les ténèbres de la cécité. Virgile et Homère, que son père lui récitait sur les plages grecques, il les connaissait encore par cœur.

Haldas récuse le terme de philosophe mais c'est un maître de vie. L'art, la religion, la politique, le football, le monde comme il va, les gens de peu, le plaisir du vin et de la table, rien n'échappe à sa passion de la vie.

Converti au catholicisme, nullement embarrassé de bienséance institutionnelle, il n’avait ni sa langue ni sa plume dans la poche. Pas la moindre trace de mièvrerie dans ses livres, mais une voix claire, juste, sans contorsions. Jeune homme, Haldas avait hésité entre la théologie et le football… la littérature arbitra.

Pour Georges Haldas, le monde était marqué par trois déserts : le désert géographique ; lieu sans repères mais lieu des oasis et des grandes révélations, le désert social né de la course au profit, et le désert intime, silence de l'Autre en vous, ce grand désert qui fait de nous soudain, le plus abandonné des êtres, avec le sentiment néanmoins que quelque chose, sous cet abandon même, se prépare et mûrit.

Partager cet article

Repost0

commentaires