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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:30

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Se rendre présent au Dieu qui est présent

De nombreux témoins de la tradition chrétienne ont fait l’expérience, depuis bien longtemps, de la présence de Dieu « plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes », comme disait au IVème siècle saint Augustin.

A notre époque, où nous cherchons tant de signes de la présence et de l’action de Dieu au cœur du monde, Madeleine Delbrêl, une mystique du XXème siècle qui était assistante sociale en banlieue ouvrière, oriente notre quête dans son petit recueil de sentences Alcide : « Si tu vas au bout du monde, tu trouves des traces de Dieu, si tu vas au fond de toi, tu trouves Dieu lui-même ».

Il s’agit bien de se tenir là, silencieux, pour goûter la présence de celui qui nous précède et qui attend avec patience… sans faire de discours qui nous ramènerait à ce que nous pensons de Dieu ou sur Dieu : « Prier, ce n’est pas être intelligent, c’est être là ».

Ce n’est pas le calme extérieur ou la beauté de l’église qui fait la qualité de notre prière, mais la disposition du cœur, que l’on soit dans le train ou au cœur d’un espace de bruit et d’agitation : « Si tu crois que le Seigneur vit avec toi, partout où tu as la place de vivre, tu as la place de prier ».

Mais les grands mystiques ont aussi, et c’est peut-être rassurant, leurs moments d’absence, où ils laissent Dieu attendre. Madeleine Delbrêl a formulé avec beaucoup d’humour sa lucidité sur sa disposition à prier : « Mon Dieu, si vous êtes partout, comment se fait-il que je sois si souvent ailleurs ? »…

Dieu se tient là, il nous attend, en nous laissant libre, sans forcer la porte : « voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un m’entend et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je dînerai avec lui et lui avec moi » (Ap 3, 20).

La présence de Dieu, selon Madeleine Delbrel

Par frère Pierre Januard

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