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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 23:30

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Maison du Bien Aimé  petit oratoire  5 rue du Chanoine Jacob   Nancy Photo Pierre Lemonnier

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Marie-Madeleine dans la Tradition provençale

Selon la respectable et très ancienne tradition sur l'évangélisation de la Provence par les plus proches parents et amis de Jésus, la Sainte Baume est la dernière étape dans le parcours d'Amour de Marie Madeleine depuis Magdala, sa ville en Palestine, à la suite de son "Rabbouni" : Jésus.

Après avoir débarqué aux Saintes-Marie de la Mer avec ses compagnes et compagnons d'exil, la sainte apôtre de la Provence va annoncer l'évangile de Jésus Sauveur à Marseille, en compagnie de son frère Lazare, puis à Aix-en-Provence, en compagnie de Maximin, l'un des soixante-douze disciples.

Par crainte des persécutions ou guidée par le désir de retrouver dans le silence son "rabbouni", Marie Madeleine serait alors venue passer les dernières années de sa vie mortelle dans l'antre sacré de la Sainte Baume.

Sentant ses forces décliner, elle aurait quitté sa montagne pour descendre dans la plaine et y rendre son dernier soupir auprès de Maximin.

Les premières traces du pèlerinage à la Sainte Baume remontent à la nuit des temps. Déjà, pendant les invasions sarrasines, on note dans un "journalier" de la grotte les passages des papes Étienne IV et Jean VIII, ainsi que ceux du roi Boson et de Guillaume le Libérateur.

La Sainte Baume était un passage obligé pour les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle venant des Alpes et de l'Italie.

Le pèlerinage à la grotte de sainte Marie Madeleine a toujours joui, depuis des temps très reculés, d'une réputation mondiale. Mais c'est surtout après la redécouverte du corps de Marie Madeleine en 1279 par Charles II, roi de Sicile et Comte de Provence, qu'il connut son apogée. Dans la multitude des pèlerins, il faut compter de nombreux saints, papes et rois, parmi ces derniers, saint Louis y vint en 1254, Louis XI en 1447 et 1456, François Ier en 1516, et Louis XIV en 1660.

La légende de Marie Madeleine ermite à la Sainte-Baume

Grâce à la lettre de saint Didier à l'abbesse Aspasie, on peut savoir qu'au VIIe siècle, déjà, circulaient dans la chrétienté occidentale des récits concernant une vie érémitique et pénitente de Marie Madeleine à la Sainte-Baume.

 Dans son livre "Sainte Marie Madeleine, quelle est donc cette femme ?", le Père Damien Voreux nous donne. l'un de ces textes anonymes, très typique :

La caverne où cette très heureuse amante de Jésus Christ demeurait était située dans le flanc d'une montagne très escarpée, préparée par la divine Providence, et où il n'y avait pas alors la moindre goutte d'eau ni le plus petit brin d'herbe, comme si notre Rédempteur eût voulu montrer manifestement qu'il avait résolu de rassasier sa glorieuse amante non d'aliments terrestres, mais seulement de ceux du ciel.

 Demeurant donc sans cesse dans cette crypte, elle était chaque jour élevée dans les airs aux sept heures de la prière canonique par les mains des anges, et entendait corporellement les concerts des choeurs célestes qui publient dans la suavité de leurs chants les louanges de leur créateur; et après qu'elle avait été rassasiée de ces très suaves aliments, elle était de nouveau reportée à ce même lieu par la main des anges, persévérant elle-même dévotement dans la louange divine, et n'ayant aucun besoin d'aliments corporels...

A l'heure fixée pour sa mort, elle reçut de la main du saint évêque Maximin, le corps et le sang de son Sauveur, avec une extrême abondance de larmes, elle demanda à tous les assistants de prier avec une attention redoublée. Ensuite, se couchant au pied de l'autel, elle rendit sa très sainte âme au milieu des prières et des larmes de tous ceux qui l'entouraient.

Après sa mort, elle dégagea une odeur d'une telle suavité que celle-ci fut sentie pendant près de sept jours par tous ceux qui entraient dans l'oratoire. 

(Manuscrit 5368 de la bibliothèque Royale à Paris)

Le Père Voreux date ce texte du VIIe siècle et suggère de l'identifier au texte auquel saint Didier fait allusion dans sa lettre à Aspasie. Cette merveilleuse légende du séjour solitaire de Marie Madeleine à la Sainte-Baume charmera la piété populaire pendant tout le Moyen Age et encore longtemps après.

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