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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 20:36

Gaël Giraud, prêtre, jésuite, économiste en chef de l’Agence Française de Développement, directeur de recherche au CNRS. Spécialiste en économie mathématique, il a été économiste en chef de l'Agence française de développement (AFD) de 2015 à 2019.

Gaël Giraud a contribué à la préparation de la loi Moscovici portant sur la séparation des banques20, dénonçant avec (entre autres) Alain Grandjean et Olivier Berruyer l'inefficacité prévisible des nouvelles dispositions réglementaires. Il a à ce titre organisé un colloque-débat à la Sorbonne le 21 janvier 201321.

Dans un entretien de février 2017, il explique l'importance économique et écologique du concept de communs22 : « Plus globalement, ma conviction est que nous devons travailler à l’émergence de communautés capables d’administrer intelligemment des communs, à égale distance de la gestion bureaucratique soviétique ou néo-libérale. »

Dans le contexte de la crise économique découlant de l'épidémie de COVID-19, il plaide pour l'annulation des dettes souveraines détenues par la Banque centrale européenne23, afin de permettre aux États d'investir dans un plan de reconstruction écologique des économies européennes.

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 20:30

En 2007, lorsque j'avais quinze ans et que je venais de perdre mon père, mes prières cachaient chaque nuit une certaine plainte, car Dieu avait pris mon père si tôt, je lui ai même demandé de le voir en rêve mais ce souhait ne s'est pas réalisé.

La réponse à ma plainte n'a pas été longue à venir ; elle est venue par le biais d'un rêve.

Dans mon rêve, j'étais dans une étrange Église et j'attendais dans une file d'attente avec d'autres pèlerins.

Devant moi, il y avait des enfants de différentes nationalités.

Alors que j'attendais au bout de cette file, des personnes de la galerie supérieure m'ont fait signe d'avancer, et à ces instructions, les enfants m'ont fait place.

Je me suis retrouvé devant une icône représentant un saint que je n'avais jamais vu auparavant. Il était âgé et avait une barbe grise.

Alors que je regardais l'icône, le saint en est sorti comme une apparition et m'a dit d'aller vers la droite.

En me dirigeant dans la direction qu'il m'avait indiquée, j'ai vu un reliquaire d'où est sorti le même homme âgé que j'avais vu dans l'icône.

Cette fois, cependant, ce n'était pas une apparition, peinte dans les couleurs utilisées par les iconographes, mais c'était bien lui, en chair et en os.

Je me suis approché de lui, et nous nous sommes tous les deux assis sur le reliquaire.

Il ne me faisait pas peur, j'avais l'impression d'être assis à côté d'un ami sur un banc et non pas avec un saint sur un reliquaire.

Il m'a regardé dans les yeux avec amour et tendresse.

Ses yeux dégageaient de l'amour et de l'affection, et embellissaient son corps âgé et courbé.

M'embrassant paternellement, il m'a parlé dans une autre langue - pas en grec ou dans d'autres langues que les gens parlent.

C'était comme si nos âmes communiquaient. Il m'a dit que dorénavant il serait mon père.

Son étreinte a rempli mon âme de calme et son parfum a rendu le rêve réel.

Je me suis réveillé en pensant à lui, et avec de nombreuses questions sur l'identité de cet homme âgé.

Mais parallèlement à ces questions, j'avais aussi une réponse à ma question : "Ai-je un père ?"

Bien sûr que oui, mais je ne connaissais pas son nom. J'ai demandé de l'aide à ma mère, qui est catéchiste et qui en sait beaucoup sur les saints et leur vie.

Mais aucune de celles qu'elle a mentionnées ne correspondait à la description que je lui ai donnée. Je savais seulement qu'il avait une barbe grise, qu'il était âgé, petit et courbé et, en tout cas, étranger, puisque l'Église ne semblait pas grecque orthodoxe, que les autres pèlerins n'étaient pas grecs et qu'il ne m'avait pas parlé en grec.

Ma mère m'a conseillé de lui demander de me révéler son identité.

La réponse à ma prière n'est pas venue par un rêve cette fois, mais plutôt par un cadeau d'anniversaire que m'a offert mon père spirituel (à qui je n'avais jamais raconté le rêve).

J'ai ouvert le cadeau et j'ai vu que c'était un livre. Quand je l'ai ouvert, j'ai vu "l'étrange" Église ("étrange" pour moi, car elle était russe) que j'avais vue dans mon rêve, l'icône du saint, son reliquaire, et le saint lui-même !

C'est ainsi que j'ai appris son nom : saint Jean Maximovitch, le protecteur des orphelins.

C'est ainsi que j'ai appris le nom de mon père : le père de tous les orphelins, des affligés, des faibles, des pauvres et des malheureux.

Le saint ne me quitte jamais, il est toujours près de moi et apparaît souvent dans mes rêves pour me donner soutien, consolation et conseils dans les moments difficiles.

Dieu a pris mon père [biologique], mais il a aussi pris soin de m'envoyer un père incorruptible (les reliques du saint sont situées à San Francisco), qui est aussi sur terre et qui nous rappelle que quiconque suit le Christ n'a aucune raison de craindre la mort.

Je me sens chanceuse ; mais, en même temps, puisque Dieu a permis qu'une telle chose m'arrive, à moi, la plus pécheresse, j'ai la responsabilité d'aider le plus grand nombre de personnes possible à connaître saint Jean Maximovitch, afin que, tout comme j'ai été changée, il puisse aussi apporter un changement à beaucoup d'autres personnes qui lisent ces mots et qui cherchent un lieu de refuge et une étreinte paternelle.

La seule chose que je pouvais faire à quinze ans était de créer un groupe facebook appelé "SAINT JOHN MAXIMOVITCH" (lien plus bas), qui compte aujourd'hui plus de 4 000 membres.

Dans l'étreinte qu'il m'a offerte, nous y avons tous trouvé notre place.

Maria Tsalla, Grece

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 20:30

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,21-28.

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

Dans cette synagogue, on donne la parole à Jésus, comme c’était l’usage : le jour du sabbat, on avait l’habitude de lire les Ecritures, puis on invitait un des participants à en faire un commentaire. Il n’y avait donc pas que les scribes qui pouvaient prendre la parole dans une synagogue.

« Jésus parlait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes ».

Dans l’évangile de Marc, c’est la première fois que Jésus entre dans une synagogue. Il a trouvé ses disciples au milieu des pêcheurs, il est né dans une étable, fréquentait et enseignait dans des lieux ouverts. Donc, "son autorité", il ne l’a pas vraiment acquise dans les synagogues (ou sur les bancs d’un séminaire ! :-).

Il paraît que nos églises se vident, que nos catéchismes sont dépassés, les sermons ennuyeux. Bref, semblables aux scribes détenteurs du savoir théologique, beaucoup de prêtres semblent encore aujourd’hui, les seuls interprètes autorisés de la Bible.

Dans la vie, il y a beaucoup de donneurs de leçons, mais les hommes qui ont une parole qui nous "ranime" sont plus rares.

Jésus ravive ceux qui l’écoutent, et ceux-ci se rendent compte qu’il touche en eux quelque chose de très profond, alors que les scribes et les pharisiens restent enfermés dans leur propre compréhension des textes.

Et cette "autorité" de Jésus ne vient sûrement pas de lui-même, mais de son unité avec le Père (« Que Ta volonté soit faite »).

« Je sais fort bien qui tu es : le saint, le saint de Dieu » et « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? »  

En alternant le "je" et le "nous", il se révèle divisé, il a un discours confus, qui rappelle celui des gens atteints de schizophrénie (étym. : l’esprit divisé). L’étymologie de "aliéné", c’est "autre", "étranger", comme cet "autre" esprit qui "possède" cet homme.

À l’époque de Jésus, être possédé par le démon apparaissait comme un phénomène accepté. L’origine du mot "diable", c’est la même que diviser, c’est le grand "diviseur" (guerre, animosité, jalousie…).

Cet homme est divisé.

Et moi-même, qu’est-ce qui me sépare de LUI ?

Avec la parole « Silence ! Sors de cet homme. », Jésus va exorciser ce démon de la division intérieure, et libérer l’homme de cet "esprit impur" comme il est écrit, lui permettant d’être lui-même ("Va vers toi" dit Dieu à Abraham).

Il peut sûrement encore aujourd’hui, m’affranchir de mes "aliénations" qui m’éloignent de mon intériorité, de LUI (St Paul : "c’est le Christ qui vit en moi").

« Tous s’interrogeaient : Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! ». Ils en oublient ce qu’a enseigné Jésus dans la synagogue.

Que faire aujourd’hui, pour transmettre de manière vraiment nouvelle la parole des Evangiles, que souffle l’Esprit ?

D’après Marc, pour être libérées de tout ce qui les "aliène", nos institutions ecclésiales devraient consentir à une remise en question, à une "dépossession" du savoir, à l'abandon de certaines certitudes.

Mettre à jour « un enseignement Nouveau », parler en vérité, en arrêtant d’interpréter seuls, en affirmant :  "Ce que Dieu veut dire, au travers de cet évangile…".

Olivier

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