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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 20:30
Un temps viendra où les hommes deviendront fous, et quand ils verront quelqu'un qui n'est pas fou, ils l'attaqueront en disant : 'Tu es fou ; tu n'es pas comme nous’.
Saint Antoine le Grand
De façon générale, jadis lorsque les mondains commettaient un péché, ils ressentaient, les malheureux, leur état de pécheur; ils baissaient la tête et ne se moquaient pas de celui qui vivait spirituellement, mais au contraire l’admiraient.
À présent n’existent ni sentiment de culpabilité ni respect; on a tout mis au même niveau.
Si quelqu’un ne vit pas selon le monde, on se moque de lui.
Saint Païsios l'Athonite

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 20:30

Chaque année, l’image fait un véritable buzz ! Une forêt située non loin de Killea dans le comté de Donegal en Irlande, dévoile un magnifique spectacle vu du ciel !

A l’automne, une croix celte se dessine avec les feuillages des arbres. Un phénomène loin d’être mystique mais qui crée à chaque fois le même émerveillement !

En effet, on doit ce phénomène étrange et magnifique à l’exploit d’un homme : Liam Emmery, aujourd’hui décédé.

Ce dernier aurait eu l’idée complètement folle de « façonner » la forêt à sa manière, en plantant il y a plus de 10 ans, des arbres d’un feuillage plus contrasté !

Son but : obtenir plus tard une forme analogue à celle d’une croix celte.

Une véritable prouesse, que ce dernier n’a pas eu malheureusement le temps d’admirer, car décédé trop tôt.

Néanmoins, son œuvre perdure encore aujourd’hui, et à chaque automne, la croix celtique est particulièrement visible !

Une croix auxquels les irlandais semblent très attachés (rappelons que l’Irlande est un pays profondément catholique !).

Quoiqu’il en soit le mystère est résolu… et le résultat magnifique !

Mystère d'une croix celte dans la forêt
Mystère d'une croix celte dans la forêt
Mystère d'une croix celte dans la forêt
Mystère d'une croix celte dans la forêt
Mystère d'une croix celte dans la forêt
Mystère d'une croix celte dans la forêt
Mystère d'une croix celte dans la forêt
Mystère d'une croix celte dans la forêt
L'histoire de la croix

Une gigantesque et mystérieuse croix celtique est apparue dans une forêt proche du village de Killea, en Irlande.

Long de 100 mètres de long, ce symbole religieux 100 % naturel est resté secret pendant de nombreuses années, jusqu'à ce que des gens l’aperçoivent, en plein vol, au-dessus de la forêt.

Elle n'est visible que du ciel.

Les arbres, d'un vert plus clair que ceux alentours, semblent former une géométrique parfaitement symétrique.

Cette croix celtique poussant au milieu de la forêt de Killea a laissé beaucoup de personnes pantoises. Du moins, jusqu'à ce qu'un journaliste de l'UTV, un média local, finisse par mener l'enquête.

C'est en fait Liam Emmery, un garde forestier irlandais pour le moins créatif, qui est à l'origine de ce résultat. Il est décédé il y a six ans, à l'âge de 51 ans. 

C'est après avoir planté des arbres différents, au feuillage plus contrasté, qu'il a réussi à atteindre cette finalité, digne d'une véritable prouesse horticole.

Cet automne, particulièrement sec, a fait ressortir ce feuillage original encore un peu plus, de manière à ce qu'il contraste avec la couleur verte, plus foncée, des arbres qui forment son contour.

La création de Liam Emmery a pu profiter de ces aléas naturels.

Les années sont passées depuis qu'il a planté ces arbres. À tel point que la femme du garde forestier avait oublié ce que son mari avait fait dans cette forêt.

Du moins, jusqu'à ce que le journaliste de l'UTV ne l'approche.

Son mari n'aura jamais pu contempler sa propre œuvre. « J'avais oublié qu'il avait planté ça. S'il était encore là, on en aurait tous entendu parler, tellement il aurait été fier ! » a-t-elle confié à nos confrères irlandais. 

La croix a depuis été survolée des dizaines de fois. Juste pour admirer la beauté de cette forêt, qui a désormais sa petite particularité, que les plus chanceux prennent plaisir à photographier.

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 20:37

Envie de ne rien faire ? Une fatigue mélangée à une tristesse profonde ? C’est peut-être "l'acédie", un mal spirituel qui peut toucher chaque chrétien, qui vous gagne.

Voici les conseils de trois grands moines qui l'ont vécu... et l'ont surmonté.

Un étrange état d’âme, une sorte de tristesse et de mélancolie frappait les premiers moines chrétiens, ceux qui avaient choisi de se réfugier dans le désert pour vivre plus intensément, dans la solitude ou en petites communautés, leur idéal de perfection spirituelle.

Ces hommes étaient parfois touchés par un malaise qui les rendait à la fois inquiets, insatisfaits, tristes et fatigués.

Un mal appelé par l’Église « acédie »  Un syndrome d’anxiété et de dépression, dirait-on aujourd’hui.

Ce mal de vivre pouvait prendre alors différentes formes : irritation vis-à-vis des confrères et de la vie monastique, manque de concentration dans la lecture et la prière, grande fatigue, faim et sommeil soudains, envie de nouveauté, désir incontrôlable d’être ailleurs.

Le « démon de l’acédie, qu’on appelle aussi démon de midi, est le plus pesant de tous les démons », avertit Évagre le Pontique, moine du IV siècle ayant vécu dans le désert égyptien : 

« Il attaque le moine vers la quatrième heure, et l’assiège jusque vers la huitième. Il commence par lui donner l’impression que le soleil est bien lent dans sa course, ou même immobile, et que le jour a cinquante heures. Puis il le pousse à regarder sans cesse par la fenêtre, le jette hors de sa cellule pour examiner le soleil et voir si la huitième heure approche, enfin l’incite à jeter les yeux de tous côtés, espérant la visite d’un frère. Il lui fait prendre en haine l’endroit où il se trouve, son genre de vie, le travail des mains ; il lui suggère qu’il n’y a plus d’amour parmi les frères, qu’il ne peut compter sur aucun…» 

L’acédie est une sorte de torpeur qui paralyse la foi et doit être combattue. Oui, mais comment ? Quelques pistes avec ces trois grands moines qui ont combattu l’acédie qui peut perturber insidieusement la vie psychique de chaque chrétien : 

Saint Antoine le Grand : Où que tu ailles, aie toujours Dieu devant les yeux.

Ascète et ivre de Dieu, comme de nombreux anachorètes aux premiers siècles du christianisme, saint Antoine le Grand (vers 251‑356) se retire dans le désert pour trouver dans le silence et la solitude les conditions idéales d’union à Dieu.

Comme le Christ, c’est donc au désert qu’Antoine éprouve sa foi.

Malgré le sentiment d’épuisement psychique, même de folie qui le traverse, il décide de résister aux visions imposées par Satan : « Je vis tous les filets du diable déployés sur la terre ».

Ce dernier s’efforce à le distraire de ses prières en le poussant à renoncer en esprit au jeûne auquel il s’astreint et, en rêve, à se vautrer dans la goinfrerie…

Il comprend alors que l’ascèse ne doit jamais être considérée comme une fin en soi.

C’est le Christ qui, vivant lui, est vainqueur des tentations, c’est le Christ qui agit en lui quand il chasse les démons. Le salut vient de Dieu. Comme il l’explique lui-même en donnant ce conseil précieux : 

« Garde ce que je te commande : où que tu ailles, aie toujours Dieu devant les yeux ; quoi que tu fasses, aie le témoignage des Saintes Écritures ; et en quelque lieu que tu te tiennes, n’en bouge pas facilement. Garde ces trois choses et tu seras sauvé ».

Saint Pierre Damien : Que la charité enflamme ton enthousiasme !

Moine-ermite camaldule, Pierre Damien (1007-1072) se voue très jeune à la prière, à l’ascèse et à l’étude des Saintes Ecritures, à la contemplation ainsi qu’à la prédication. Nommé prieur à Font Avellane (Ombrie), il est en relation avec les grands monastères de son époque, comme Cluny ou le Mont-Cassin.

Dans ses nombreux ouvrages qui ont fait de lui un docteur de l’Église, Pierre Damien insiste sur certaines manifestations du mal.

Frappé lui-même par la somnolence durant la lecture, il décrit cette « inévitable lourdeur des paupières à laquelle même un saint de grand tempérament n’arrive pas à résister ».

Pour lui, le remède se trouve dans la charité qui conduit à la vraie joie :

« Que l’espérance te conduise vers la joie ! Que la charité enflamme ton enthousiasme ! et que dans cette ivresse, ton âme oublie qu’elle souffre, pour s’épanouir en se dirigeant vers ce qu’elle contemple au-dedans d’elle-même ». 

Saint Romuald : Il n’est d’autre repos que le repos éternel.

Moine fondateur de l’ordre camaldule, celui que l’on connaît comme étant le dernier des Pères du désert, saint Romuald de Ravenne (vers 950 – 1027) a reconnu souffrir d’acédie. Celle-ci se manifestait notamment pendant l’apprentissage par cœur des Psaumes.

Face à la rébellion du corps contre les contraintes de la vie monacale qu’il subissait, il répétait qu’il ne fallait pas céder mais au contraire augmenter les veilles, les prières et les jeûnes.

Pour lui, le moine laborieux doit se souvenir qu’il n’est d’autre repos que le repos éternel.

Puisque les heures du matin sont celles où l’acédie se manifeste le plus fréquemment, il faut alors les occuper par la prière.

 

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