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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:49

India-Color-original.jpg

 

Le Seigneur de l’Amour, omniprésent, demeurant

Dans le cœur de toute créature vivante,

Infiniment miséricordieux, tourne tous les visages vers lui.

 

Il est le Seigneur suprême, qui par sa grâce

Nous pousse à le chercher dans nos propres cœurs.

Il est la lumière qui brille à jamais.

 

Il est le Soi intime de tous,

Caché comme une petite flamme dans le cœur.

Seul le mental apaisé peut le connaître.

 

Extrait de la Shvetashvatara Upanishad, d’après la traduction anglaise de E. Easwaran, Nilgiri Press, Tomales, Californie, 1987, p. 22

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 22:41

ronde.jpg


Allumons donc un feu au carrefour, à l’adresse de l’Eternel.Lanza del Vasto par Mareuil

Fermons le cercle et faisons un temple dans le vent,

Faisons de ce lieu quelconque un temple,

Car le temps est venu d’adorer en esprit et en vérité,

De rendre grâce en tous lieux et en tous temps.

 

Mettons un terme au temps,

un centre aux ténèbres extérieures,
et rendons-nous présents au présent.
Ce présent que nous avons en vain poursuivi dans nos journées,

Car il était loin de nous au moment où il était.

Le voici devant nos yeux et dans nos cœurs, le présent.

Le feu, c’est le présent qui brûle et brille,

c’est le présent qui prie,

Le feu est le sacrifice de ce qui brûle,

La chaleur de vie et la joie des yeux.

Il est la mort des choses mortes et leur retour à la lumière.

 

Feu de joie ! Souffrance et joie l’une dans l’autre.

L’amour, c’est la joie de souffrir.

Le feu est la vie et la mort l’une dans l’autre,
l’apparence qui se consume et la substance qui paraît.

Chantons gloire dans la langue du feu, évidente et claire à tous les hommes.

 

Et vous, gens qui passez sur la route des Quatre-Vents,

Entrez dans la ronde et donnez-nous la main.

Souffle sur nous, Seigneur, pour que notre prière monte en flamme,

Pour que notre cœur de bois mort et d’épines et son bref et vacillant éclat de vie

Servent à nourrir un peu ta gloire.

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 22:25
priere-oratoire.JPG
Dans une minute pénible de la vie
Si la tristesse emplit le cœur,
Je récite sans cesse par cœur
Une invocation miraculeuse.
Il y a une volonté bienfaisante
Dans la musique des mots vivants,
Et en eux respire
Un délice inconnu, sacré.
Et l'âme se libère de son fardeau,
Le doute est lointain
Et il est facile d’avoir confiance, et de pleurer,
Et je me sens si léger, si léger... 
Lermontov
Dans ces paroles belles et simples du grand poète, est décrit ce qui arrive à beaucoup de gens pendant la prière. On récite les paroles de la prière, peut-être familières depuis l'enfance, et tout à coup on ressent une sorte d'illumination, d’éclair, et [viennent] les larmes. Dans le langage de l'église, cette condition est appelée componction. C'est une condition qui est parfois donnée au cours de la prière, où l'on sent la présence de Dieu plus que d'habitude. C'est un état ​​d'esprit, où la grâce de Dieu touche directement le cœur.

Rappelons le passage du livre autobiographique d'Ivan Bounine, La vie d'Arseniev, dans lequel Bounine décrit ses années d'adolescence et comment, alors qu'il était encore écolier, il a assisté à des offices divins dans l'église paroissiale de l’Exaltation de la Croix du Seigneur. Il décrit le début de l’agrypnie, dans la pénombre de l'église, où il y a très peu de gens:

"Comme tout cela me touche! Je suis encore un enfant, un adolescent, mais cependant, je suis né doté du sens de tout cela, et au cours des dernières années, j'ai tant de fois traversé cette attente, ce silence tendu qui précède l’office, tant de fois entendu les exclamations et le «Amen» qui les suit et les noie, devinant sans faille à l'avance chaque parole de l’office, donne maintenant une double réponse à tout, intensifié par son attente.

"Gloire à la sainte et consubstantielle... " j'entends la voix familière agréable venant légèrement de l'autel, et pour le reste de l’office je me tiens comme ensorcelé. "Venez, adorons Dieu notre Roi! Venez adorons... " "Bénis le Seigneur, ô mon âme," j'entends tout cela, tandis que le prêtre, précédé par le diacre avec un cierge, marche tranquillement dans l'église, la remplissant en silence de bouffées d'odeur d'encens, et s’inclinant devant les icônes; et les larmes obscurcissent mes yeux, car je sais déjà avec certitude qu'il n’y a, et peut être il ne peut y avoir, rien de plus beau ou plus élevé sur terre que tout cela.

Et ainsi continue à couler le saint mystère. Les Portes Royales sont fermées et ouvertes en alternance, symbolisant maintenant notre expulsion du Paradis que nous avons perdu, et maintenant la nouvelle contemplation de celui-ci; de merveilleuses prières de lumière sont récitées, donnant libre cours à notre conscience douloureuse de notre faiblesse terrestre, notre impuissance et notre empressement à être conduits sur ​​le chemin de Dieu.

Et Bounine écrit qu'il a pu visiter de nombreuses églises occidentales où il y avait des orgues, qu'il est allé dans les cathédrales gothiques, mais qu'il "n'a jamais pleuré dans les cathédrales comme [il l’a fait] dans la petite église de l'Exaltation de la Croix, en ces soirées sombres et solitaires."

Ce n’est pas seulement aux grands poètes et écrivains de pouvoir décrire les effets pleins de grâce qui sont liés à la visite d'une église. Tout le monde peut en faire l'expérience. Il est très important que notre âme soit ouverte à de tels sentiments, de sorte que, en entrant dans l'église, nous soyons prêts à recevoir la Grâce de Dieu dans la mesure où elle nous est donnée.

Si un état rempli de grâce ne vient pas à nous, et que nous ne sommes pas gagnés par la componction, nous ne devrions pas nous inquiéter. Cela signifie que notre âme n'est pas mûre pour la componction.

Mais les minutes de cette illumination sont un signe que notre prière n'est pas stérile. Elles témoignent du fait que Dieu répond à nos prières et que la grâce de Dieu touche nos cœurs.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
PRAVMIR 

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