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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 22:44
Lâcher prise

L'éveil spirituel dans le bouddhisme zen se dit "Satori" en japonais. Son expérience ne s'acquiert pas par la volonté mais par un lâcher prise intérieur. L'union à Dieu des mystiques chrétiens ne suit pas un autre chemin. Dieu emporte le mystique dans la contemplation quand ce dernier tendu vers Lui s'abandonne et n'attend rien de Lui.

Un conte Zen nous offre une superbe métaphore à ce sujet. En japonais, l'éveil se dit "Satori".

Un jour, un bûcheron entendit parler d'un animal rare, et légendaire, appelé Satori.

Tous les chasseurs affirmaient que celui qui en attraperait un, vif ou mort, serait un véritable héros.

Notre bûcheron voulut en savoir plus, et demanda "où trouve-t-on un tel animal ?"

On lui répondit qu'on le trouvait partout, mais qu'il était si difficile à voir et à attraper, que c'était peine perdue.

Retournant à sa forêt pour couper du bois, il ne parvenait pas à s'ôter Satori de la tête, il voulait à tout prix voir cet animal, et l'attraper.

Décidé, il commença à fouiller les bois, discrètement, pour trouver une trace de Satori. 

Tous les jours, il passait un temps considérable à sa recherche, mais en vain.

Un jour, cependant, il entendit un petit rire moqueur dans les feuillages, et une voix espiègle lui dit alors: "Tu dois être fou ou bien naïf si tu penses que pourras un jour m'attraper !" 

Le bûcheron reconnut aussitôt Satori, et décida de redoubler d'efforts... mais rien n'y faisait.

Il construisit des pièges, il tenta de faire du bruit pour effrayer Satori et le pousser à faire une erreur dans sa précipitation, il essaya au contraire de se cacher pendant des heures, à scruter le sous-bois.

Rien à faire, non seulement il ne voyait pas Satori, mais ce dernier avait pris pour habitude de se moquer du bûcheron :

"Pensais tu vraiment qu'un piège aussi rudimentaire suffirait à m'attraper?"

Au fur et à mesure que le temps passait, le bûcheron désespérait. Mais ce qui l'inquiétait le plus, c'est qu'il avait laissé son travail à l'abandon, et que les journées froides arriveraient bientôt. 

Il fût alors obligé de se résoudre à couper à nouveau du bois, mais Satori le harcelait, lui rendant son travail difficile.

A chaque fois qu'il tentait de travailler, Satori lui disait:
"Allons, tu ne vas pas me chercher aujourd'hui ? Cette fois sera peut-être la bonne !"

Notre bûcheron n'avait pas le choix, si il voulait avoir de quoi se chauffer, et de quoi donner au village du bois pour les cheminées, il fallait qu'il se concentre.

Il s'efforçait de s'absorber dans son travail, de ne plus écouter Satori.

Au départ il n'y parvenait pas, la voix nasillarde et moqueuse l'énervait, mais finalement, il s'habitua aux railleries de Satori, et n'y prêtait plus attention.

A tel point qu'il ne pouvait même pas dire si Satori s'était moqué de lui pendant 5 minutes, ou toute la journée !

Il coupa un arbre, toujours aussi concentré sur son travail, et tandis qu'il s'abattait sur le sol, un couinement aiguë se fit entendre.

Le bûcheron, inquiet, alla voir d'où cela provenait, et il trouva quelque chose coincé sous l'arbre.

Il déplaça le tronc, et fût frappé de stupeur: c'était Satori!

 

 

 
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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 22:03

Voyage au Coeur des Mandalas :

une création de Véronique Mariault

Depuis plusieurs années, et périodiquement, Véronique se consacre à l'élaboration de mandalas évoquant des symboles, des lieux mythiques ou encore des formes géométriques évocatrices. 

Stonehenge en Angleterre

Mandala : Stonehenge

Extrait du blog d'Isabelle Mariault 

 
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 22:17
Parlez-moi, je vous prie, du Royaume des Cieux

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Le dernier ouvrage de Jacqueline KELEN, « Parlez-moi je vous prie du Royaume des Cieux » (François Bourin éditeur) fait le constat que le clergé a oublié la parole originelle du Christ.

« Ce n’est pas une religion que je défends, c’est la liberté et la grandeur de l’être humain » précise l’auteur. Il s’agit d’élargir sa vision et son champ de conscience, et cela passe par le questionnement. 

Pourquoi rapetisse-t-on l’être humain à un cadre de vie où seul l’existentiel prime.

L’être humain n’est-il que temporel et mortel ?

N’y a-t-il pas plutôt un sens de recherche, une soif d’autre chose ? 

Toutes les civilisations sont nées d’une aspiration des êtres humains à un monde supérieur, et il y a civilisation s’il y a religion, philosophie et bien sûr arts et techniques.

Le livre s’interroge donc sur la désaffection des Chrétiens (catholiques, protestants, orthodoxes) pour la parole originelle du Christ et il nous encourage à nous intéresser à la conception du bonheur humain lié à l’acquisition de la sagesse telle que la définissait la philosophie antique.

Face à ce rapetissement des consciences de l’Homme, il s’agit de reconquérir le spirituel, la philosophie et la sagesse.

Jacqueline KELEN dénonce le fait que les religieux démissionnent de leurs missions spirituelles pour aborder des problématiques existentielles et des sujets dont on est abreuvé en permanence.

Jacqueline KELEN a rencontré des prêtres qui n’y croient plus. Elle n’hésite pas à affirmer que la plupart des chrétiens (et surout les catholiques) sont incultes, et en sont restés à leur petit catéchisme, au lieu de s’intéresser à tout ce qui concerne le Christ.

Ce dernier n’est pas un personnage historique, mais c’est un contemporain, « un vivant qui nous rend vivants ». Jésus ne doit être ni un copain ni un révolutionnaire, de même que Marie n’est pas la « patronne des indignés ».

Nul besoin de rajeunir l’Esprit pour être dans l’air du temps.

« Il est navrant […] que certains prêtres et passeurs n’aient aucune parole d’espérance et de résurrection à donner lors d’une maladie ou lors de la mort d’un proche. »

Que propose Jacqueline KELEN pour pallier les manques du clergé dans sa mission ? Revenir à la pureté du message transcendant du Christ, à l’étude et à l’intériorité. Et arrêtons de sanctionner les religieux qui, « intelligents, cultivés et portés à la mystique […] se trouvent rabroués, sommés de se taire, voire excommuniés. »

Et Jacqueline KELEN d’ajouter : « Si le clergé de l’Église catholique se montre usé et désabusé, […] eh bien que des laïcs vaillants et fervents viennent les soutenir, les secourir, qu’ils prennent le relais, qu’ils s’emparent du trésor et répondent de lui ! », car Dieu n’est pas le monopole du clergé : il est à tout le monde.

Ancienne productrice d’émissions à France Culture, Jacqueline KELEN, de formation universitaire Lettres Classiques, est écrivain. Paru en 1982, son premier livre avait pour titre « Marie-Madeleine, un amour infini » (Ed. Albin Michel). D’autres ont suivi (trente à ce jour): « Les Femmes de la Bible », « La Faim de l’âme. Une approche spirituelle de l’anorexie. », « L’Esprit de solitude » [ Prix 2001 des Libraires Mieux Être et Spiritualité ], « Lettre d’une amoureuse à l’adresse du Pape », « Impatience de l’Absolu. Vers le genre inhumain » (Ed. La Table Ronde).

Plus

Parlez-moi, je vous prie, du Royaume des cieux est centré sur les trois tentations du Christ. L’auteur veut ainsi montrer à l’homme moderne, repu et endormi, qu’il gagnerait, « pour éviter d’être happé par l’enfer », à « passer par le désert », à découvrir, dans le silence et la solitude, ce qui fait l’essentiel de la vie ; et « comment résonnent en notre temps ces trois tentations du Trompeur ».

Aujourd’hui, même chez les chrétiens, on s’évertue dans le social et l’humanitaire (1re tentation). En oubliant que « s’employer à résoudre le problème de la faim dans le monde est très respectable, et c’est un devoir humain, mais cela n’équivaudra jamais à en étancher la soif spirituelle ».

Ou bien on donne dans « la contamination psychologique » (2e tentation) et les techniques de développement personnel, qui font tourner l’homme autour de son nombril et noient le spirituel. Jusqu’à empêcher certains clercs de savoir dire à leurs fidèles dans l’épreuve des paroles d’espérance et de résurrection, ces décapantes paroles du Christ, qui ouvrent notre cœur au mystère de l’amour divin.

Ou encore, on tutoie les idoles du siècle (3e tentation). Par exemple, sous prétexte d’adapter l’Évangile, l’affadir en gommant son exigence ; ou bien rechercher pouvoir personnel, richesse et succès… Ou (4e tentation !), pour le chrétien, renoncer au combat spirituel, et choisir ce qui lui plaît dans le grand bazar religieux.

Résister à ces tentations, mieux encore, leur répondre, c’est ce que propose l’auteur aux chrétiens : par l’étude, l’intériorité – profonde, silencieuse, contemplative, fervente –, la quête mystique du Bien-Aimé du Cantique des cantiques, couronnement de toute vie chrétienne, et l’engagement des laïcs chrétiens. Deux livres propres à enflammer les cœurs.

Marie-Catherine d'Hausen

 
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