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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 23:29

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Prends sur tes biens pour faire l'aumône.

Ne détourne jamais ton visage d'un pauvre,

et Dieu ne détournera pas le sien de toi.
Mesure ton aumône à ton abondance :

si tu as beaucoup, donne davantage;

si tu as peu, donne moins,

mais n'hésite pas à faire l'aumône.
C'est te constituer un beau trésor pour le jour du besoin.
Car l'aumône délivre de la mort,

et elle empêche d'aller dans les ténèbres.
L'aumône est une offrande de valeur,

pour tous ceux qui la font en présence du Très-Haut...
Donne de ton pain à ceux qui ont faim,

et de tes habits à ceux qui sont nus.

De tout ce que tu as en abondance,

prends pour faire l'aumône;

et quand tu fais l'aumône,

n'aie pas de regrets dans les yeux.

 

Tobie 4. 7 - 11 & 16

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 23:34

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Le Carême est un temps dédié à l’affinement et à la purification des sens spirituels et à l’identification des habitudes ou des schémas qui les polluent. Nous effectuons ce travail au moyen des exercices propres à cette période. Ce n’est pas un temps d’autopunition ou de refoulement. Spécialement de nos jours, la psyché humaine est trop fragile pour un tel traitement. Mais quand un ami prend son courage à deux mains pour nous dire quelque chose que nous préférerions ne pas entendre, pour attirer notre attention sur une faute ou une malhonnêteté dont nous nous sommes rendus coupables, ne somme-nous pas reconnaissants, au fond, de ce témoignage d’amour et d’intérêt pour notre personne ? Ce qui est efficace pour accélérer le cheminement spirituel, ce n’est pas la condamnation mais la « repentance ». Se repentir ne signifie pas se sentir coupable – ce qui est une perte de temps et d’esprit – mais être suffisamment honnête, lucide et courageux pour changer de direction.

Avant de changer de direction, il vaut mieux marquer une pause. Le Carême est avant tout une période où l’on consacre plus de temps que d’habitude aux mécanismes de la vie spirituelle. Il ne s’agit pas uniquement de renoncer mais de faire quelque chose en plus ou en moins. Parfois, les deux s’équilibrent harmonieusement – moins de temps passé devant la télévision et plus de temps consacré à la lecture, se coucher plus tôt et se lever plus tôt pour méditer, n’écouter les informations qu’une fois par jour et prier les offices des heures plus souvent, manger moins et mieux, vivre et communiquer plus sainement.

Les bonnes intentions ont plus de chance, naturellement, d’être mises en pratique si elles sont réalistes. Il vaut mieux ralentir progressivement avant de changer de direction sinon on risque de faire un tête-à-queue. Le but de la discipline du Carême est d’inverser la tendance réelle ou implicite au rejet de soi afin que puisse émerger l’expérience de se savoir aimé et de laisser cette expérience nous envelopper. Cette connaissance (quelle que soit la manière dont elle vient à nous) n’est autre que la « connaissance de Dieu ». Le changement de vitesse est l’immobilité. C’est pourquoi :

Arrête et sache que je suis Dieu (Ps 45)

 

Laurence Freeman osb, extrait de l’enseignement pour l’entrée dans le Carême 2008.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 23:00

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Peut-être devons-nous dire adieu à l’idée d’une Eglise rassemblant tous les peuples. Il est possible que nous soyons au seuil d’une nouvelle ère constituée tout autrement, de l’histoire de l’Eglise où le christianisme existera plutôt sous le signe du grain de sénevé, en petits groupes apparemment sans importance, mais qui vivent intensément pour lutter contre le mal et implantent le bien dans le monde, qui ouvrent la porte à Dieu…


C’est sûr, il n’y a pas de retour massif au christianisme, pas de tournant historique de paradigmes ni de volte-face. Pourtant il y a une présence de la foi qui se manifeste avec force, qui anime de nouveau les hommes et leur donne dynamisme et joie, une présence de la foi, donc, qui a un sens pour le monde …


L’Eglise prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Eglise des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants, où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, « le sel de la terre »…


Pour cela l’Eglise a besoin d’une part de flexibilité, afin de pouvoir accepter les changements d’idées et de règles qui surviennent dans la société, et pour se détacher des interdépendances où elle existait jusqu’alors. D’autre part, elle a d’autant plus besoin de fidélité pour préserver ce qui fait de l’homme un être humain, ce qui le fait survivre, ce qui préserve sa dignité.

 

Cardinal RATZINGER 

 

Cité dans « Le sel de la terre- le christianisme et l’Eglise catholique au seuil du 3è millénaire. Entretiens avec Peter Seewald. » CERF 1997.

 

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