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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 22:07

 

 

 

Amazing Grace est l'un des chants chrétiens les plus connus en Grande-Bretagne, en Irlande et aux États-Unis. En français, le titre est traduit de différentes façons, dont aucune ne semble s'imposer : Grâce merveilleuse, Grâce confondante, Incroyable pardon, Grâce infinie, Incroyable grâce, Grâce du ciel.



    Amazing grace, how sweet the sound,
    That saved a wretch like me!
    I once was lost but now am found,
    Was blind, but now, I see.

    'Twas grace that taught my heart to fear,
    And grace, my fears relieved.
    How precious did that grace appear
    The hour I first believed.

    Through many dangers, toils and snares
    I have already come.
    'T'is grace that brought me safe thus far,
    And grace will lead me home.

    The Lord has promised good to me,
    His word my hope secures;
    He will my shield and portion be,
    As long as life endures.

    Yes, when this flesh and heart shall fail,
    And mortal life shall cease,
    I shall possess, within the veil,
    A life of joy and peace.

    The earth shall soon dissolve like snow,
    The sun forbear to shine;
    But God, who called me here below,
    Will be forever mine.

    When we've been there ten thousand years
    Bright shining as the sun,
    We've no less days to sing God's praise
    Than when we'd first begun.
    Grâce étonnante, doux murmure,
    Qui sauva le misérable que j'étais ;
    J'étais perdu mais je suis retrouvé,
    J'étais aveugle, maintenant je vois.

    C'est la grâce qui m'a enseigné la crainte,
    Et la grâce a soulagé mes craintes.
    Combien précieuse cette grâce m'est apparue
    À l'heure où pour la première fois j'ai cru.

    À travers les dangers, les filets, les pièges
    Je suis enfin arrivé.
    C'est la grâce qui m'a protégé jusqu'ici,
    Et la grâce me mènera à bon port.

    Le Seigneur m'a fait une promesse,
    Sa parole affermit mon espoir;
    Il sera mon bouclier et mon partage,
    Tant que durera ma vie.

    Oui, quand cette chair et ce cœur auront péri
    Et que la vie mortelle aura cessé,
    Je posséderai, dans l'au-delà,
    Une vie de joie et de paix.

    La Terre fondra bientôt comme de la neige,
    Le Soleil cessera de briller,
    Mais Dieu, qui m'a appelé ici-bas,
    Sera toujours avec moi.

    Quand nous serons là depuis dix mille ans,
    Brillant d'un éclat semblable au soleil,
    Nous n'aurons pas moins de jours pour louer Dieu,
    Que lorsque nous avons commencé.

  

   

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 22:54


Photo Aurore (cliquer pour agrandir)

 

Chers Amis,


Aucun évènement de l’Histoire n’a suscité autant de joie et d’enthousiasme dans la durée que la Résurrection du Christ… Et voilà qu’au beau milieu de ce soulèvement inouï surgit l’Apôtre Thomas qui met l’évènement en question et sème le doute ! Je ne croirai, dit-il, que lorsque j’aurai mis mes mains dans ses plaies. Quel superbe miracle que ces paroles ! Quelle connivence avec des millions d’hommes, surtout aujourd’hui, qui aimeraient bien en dire autant ! Il est inacceptable d’être chrétien parce que « par hasard » on est né dans ce milieu-là, qu’on a reçu la foi comme un héritage, parce que le curé du coin en a parlé ou l’Institution qui me coiffe la professe…La foi par personne interposée !

Le doute, par contre, permet et provoque l’affrontement personnel avec la réalité proposée. De quoi s’agit-il exactement ? C’est, pour celui qui l’entreprend, une démarche d’éveil et de maturation par l’expérience unique et transformante. Ce n’est plus à cause de tes dires que nous croyons, nous avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’Il est vraiment le Sauveur du monde, ont dit les Samaritains (Jn 4,42). Dieu s’est incarné en Jésus Christ pour que chacun puisse le voir, le toucher, l’entendre et l’expérimenter directement. Le doute ouvre dans l’homme un espace de recherche.


Voilà ce qui est précisément très important. Celui qui cherche, au lieu de recevoir passivement de l’extérieur, devient sujet et va à la racine de son désir, c'est-à-dire de l’expérience la plus originelle en lui. C’est la première et seule chose qui intéresse Jésus quand Il rencontre ses tout premiers disciples : Que cherchez-vous ? leur demande-t-Il (Jn 1,38). Celui qui cherche a le désir en éveil et un chemin d’expérience, son être est orienté. Jésus, voyant cela chez les disciples qui ont répondu : Maître, où demeures-tu ? les invite à l’expérience immédiate : Venez et voyez ! Leur cœur profondément motivé ouvre les portes. Et ils demeurèrent avec Lui ce jour-là, continue le texte. Tout est là : demeurer avec Lui : ils sont dans la fournaise de l’expérience la plus transformante qui soit.

Thomas a quelque souvenir de ces moments d’intenses rencontres et il sait : la foi ne peut être une simple adhésion intellectuelle des « vérités à croire »… Pour lui, la foi c’est « plonger », ce qui définit le baptême, dans la chair et le sang du Christ, dans la puissance de son souffle, pour devenir avec Lui une même substance, ce qui définit l’eucharistie. La foi est une adhésion d’Amour au Christ. Connaître par la foi c’est alors naître au Christ, vivre en Lui et par Lui, Le laisser vivre en soi à travers le moindre geste. Quand Thomas, après avoir touché le Christ, s’écrie : Mon Seigneur et mon Dieu ! , il témoigne de cette « plongée » dans une toute autre dimension, la dimension non-conditionnée, qui fait de lui une « créature nouvelle ».


C’est un immense lâcher-prise. Le Christ l’y conduit pour que plus rien ne s’interpose dans sa foi, pas même sa volonté d’expérience. Dieu se laisse saisir, mais pas enfermer ! Jésus l’invite à descendre dans son mystère inépuisable et sans limites. L’homme est toujours réducteur et risque de rester à la superficie de ses images et de ses sensations, victime de son mental. Quand Jésus dit à Thomas : Tu crois parce que tu m’as vu, heureux ceux qui croient sans voir vu !, Il lui fait remarquer que « voir » c’est rester encore à distance de Lui, forcément.


Mais heureux ceux qui ne voient plus : le Christ leur est devenu tellement intérieur que la relation d’extériorité est totalement absorbée. L’homme est entré dans le grand « Je Suis » avec le Christ, il n’y a plus d’objectivation : Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi, selon la fameuse révélation de saint Paul (Ga 2,20).

 

Voilà justement le Mystère abyssal où l’homme naît vraiment à lui-même parce qu’il porte le Vivant dans son intimité. C’est l’homme de ce « huitième jour » dont parle l’Evangile, il a intégré l’éternité dans le temps et mène désormais une vie de ressuscité ; le Royaume lui est intérieur, si bien qu’il est libre de tous les conditionnements et divinement heureux. Même les blessures que la vie continue à lui infliger : Jésus lui apprend qu’Il peut les toucher avec confiance, elles sont maintenant « sauvées » et déjà remplies de lumière…

A chaque instant, nous avons le choix entre le doute néfaste qui nous aimante vers le bas-fond enférique ou le doute comme « méthode » qui ressuscite !


Avec toute notre affection, à bientôt !


Père Alphonse et Rachel

animateurs du centre spirituel Béthanie

http://www.centre-bethanie.org

 

S'abonner à la lettre http://www.centre-bethanie.org/liste_diffusion.htm

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:30

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Toi, tu es déjà guéri, c'est pourquoi tu ne dois pas douter.

C'est pour cela qu'on t'a déjà dit de ne pas croire seulement ce que tu voyais en t'approchant du baptistère, de peur que tu ne dises : « "C'est là le grand mystère que l'œil n'a pas vu ni l'oreille entendu et qui n'est pas monté au cœur de l'homme "? (1Co 2,9)

 

Je vois de l'eau, que je voyais tous les jours ; peuvent-elles me purifier, ces eaux dans lesquelles je suis souvent descendu sans être jamais purifié ? »

 

Apprends par là que l'eau ne purifie pas sans l'Esprit. C'est pour cela que tu as lu que « trois témoins au baptême ne font qu'un : l'eau, le sang et l'Esprit » (1Jn 5,7-8).

 

Car si tu en retires un, il n'y a plus de sacrement du baptême.

 

En effet, qu'est-ce que l'eau sans la croix du Christ ? Un élément ordinaire sans aucun effet sacramentel. Et de même, sans eau il n'y a pas de mystère de la régénération.  « A moins d'être né de nouveau de l'eau et de l'Esprit, on ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu » (Jn 3,5).

 

Le catéchumène croit en la croix du Seigneur Jésus dont il est marqué ; mais s'il n'a pas été baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, il ne peut pas recevoir la rémission de ses péchés ni puiser le don de la grâce spirituelle.

(...) toi, tu as été baptisé au nom de la Trinité. Tu as confessé le Père..., tu as confessé le Fils, tu as confessé l'Esprit Saint... Tu es mort au monde et ressuscité pour Dieu et, en quelque sorte, enseveli en même temps dans cet élément du monde ; mort au péché, tu es ressuscité pour la vie éternelle (Rm 6,4).

 

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Les Mystères, § 16-21 (trad. SC 25, p. 112)

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