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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 23:40

 


 

            V acarme    vide

                           Jusqu’où    m’entraînes-tu

                                      Frénésie    qui me grises

 

« Tout

  est vanité »

 

Que suis-je    pourtant

Sans la brousse    innombrable

des mains    tremblantes

Frayeur

Faim

Et fureur

 

Sans ce sourire    triste    comme

Celui    du Sauveur    sur sa Croix

 

Sans l’atome    de baume

qui soulage

 

Et me fait vivre

 

 

                                                                           georges meckler

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 23:08

christ_or.jpg


      Imaginons qu'il y a en nous un palais d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres précieuses, digne enfin du Maître auquel il appartient. Puis dites-vous, mes sœurs, que la beauté de cet édifice dépend aussi de vous. C'est vrai, car est-il plus bel édifice qu'une âme pure et pleine de vertus ? Plus elles sont grandes, plus les pierreries resplendissent. Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père ; il se tient sur un trône de très haut prix, qui est votre cœur...

      Peut-être rirez-vous de moi, et direz-vous que c'est fort clair, et vous aurez raison, mais cela a été obscur pour moi pendant un certain temps. Je comprenais bien que j'avais une âme, mais l'estime que méritait cette âme, la dignité de celui qui l'habitait, voilà ce que je ne comprenais pas.

 

Les vanités de la vie étaient comme un bandeau que je mettais sur les yeux. Si j'avais compris, comme je le fais aujourd'hui, qu'en ce tout petit palais de mon âme habite un si grand Roi, je ne l'aurais pas laissé seul si souvent ; je me serais tenue de temps en temps près de lui, et j'aurais fait le nécessaire pour que le palais soit moins sale.

 

Qu'il est donc admirable de songer que celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en une si petite demeure !    

 

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 28, 9-11 (trad. OC, Cerf 1995, p. 805)

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 23:22

hearing Gods voiceComment pouvons-nous discerner la voix de Dieu parmi les milles voix que nous entendons chaque jour dans notre monde ?

 

Je dirais que Dieu nous parle de très nombreuses façons. Il nous parle au moyen d'autres personnes, à travers nos amis, nos parents, le curé, les prêtres... Il parle à travers les évènements de notre vie, dans lesquels nous pouvons discerner un geste de Dieu. Il parle également à travers la nature, la création, et il parle, naturellement et surtout, dans sa parole, dans l'Écriture sainte, lue dans la communion de l'Église et lue de manière personnelle en dialogue avec Dieu.

Il est important de lire l'Écriture sainte d'une façon très personnelle, d'une part, et réellement, comme le dit saint Paul (1Th 2,13), non pas comme la parole d'un homme ou un document du passé, comme si nous lisions Homère, Virgile, mais comme une parole de Dieu qui est toujours actuelle et qui me parle.

 

Il est important d'apprendre à écouter un texte, historiquement du passé mais la parole vivante de Dieu, c'est-à-dire d'entrer en prière, et ainsi de faire de la lecture de l'Écriture sainte un entretien avec Dieu. Saint Augustin, dans ses homélies, dit souvent : « J'ai frappé plusieurs fois à la porte de cette parole, jusqu'à ce que je puisse entendre ce que Dieu me disait ». Il y a d'une part cette lecture très personnelle, cet entretien personnel avec Dieu, dans lequel je cherche ce que le Seigneur me dit.

 

Mais en plus de cette lecture personnelle, il est très important d'effectuer une lecture communautaire, car le sujet vivant de l'Écriture sainte c'est le Peuple de Dieu, c'est l'Église.

 

Pape Benoît XVI
Discours aux séminaristes 17/02/07 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

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