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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 23:24

 

sumi_jo_250x220.jpgSumi Jo est une soprano sud-coréenne née à Séoul le 22 novembre 1962.

Après avoir obtenu des diplômes de chant et de piano dans son pays, elle vient en 1983 en Italie pour étudier le chant à l’Accademia di Santa Cecilia de Rome, notamment avec le ténor Carlo Bergonzi. Elle fait ses débuts au Teatro Verdi de Trieste en 1986 dans le rôle de Gilda de Rigoletto. En 1988, elle se produit pour la première fois au Festival de Salzbourg dans le petit rôle de Barberine des Noces de Figaro puis elle y chante le rôle d’Oscar du Bal masqué et la Reine de la Nuit de la Flûte enchantée. Depuis lors, elle a chanté tous les grands rôles du répertoire de colorature comme Lucia, Zerbinetta, Fiorilla, Amina, Elvira etc. sous la conduite de chefs célèbres tels que Georg Solti, Zubin Mehta, Lorin Maazel et Richard Bonynge.

Loin de se cantonner à la Reine de la Nuit qu’elle a chanté pratiquement dans tous les opéras du monde ainsi que dans nombre d’enregistrements, elle aborde avec succès d’autres genres comme l’opéra français, qu’il soit léger (Auber, Adam, Offenbach) ou plus profond (Massenet, Gounod, Charpentier), qui convient particulièrement bien à sa voix.[1] .

Dotée d’une voix colorature exceptionnelle dont elle use apparemment sans effort, Sumi Jo sait également caractériser ses personnages alliant un timbre brillant avec une grande précision dans l’interprétation et elle porte notamment beaucoup d'attention au dessin de la mélodie.

Sumi Jo prête également sa voix à la musique originale du film La Neuvième Porte de Roman Polanski, composée par le polonais Wojciech Kilar. Sa voix y est particulièrement mise en valeur dans le sublime thème principal, Vocalises.

Ave Maria de Caccini est un pastiche composé par Vladimir Vavilov en 1970 et publié par ses soins. Il l’a enregistré sous le label Melodia en 1972.

On ne sait pas d’où vient l’attribution à Giulio Caccini car Vavilov a édité et enregistré sa composition comme une œuvre anonyme. L’attribution à Caccini (1551-1618) est d’autant plus étonnante que cet Ave Maria est totalement étranger au style du compositeur italien et à celui de son époque. Un compositeur de la Renaissance aurait en effet composé sa musique sur l'intégralité de la prière à la Vierge et non sur les deux seuls mots « Ave Maria ».

Le succès de cette œuvre doit beaucoup à la soprano lettone Inessa Galante qui a enregistré l’Ave Maria en 1995. Cette chanteuse, ayant entendu l’oeuvre en tournée (probablement en Russie), l’aurait transcrite afin de pouvoir l’interpréter dans ses propres concerts.

Elle a obtenu un immense succès, dans les pays baltes et en Russie d’abord, puis dans le reste du monde. L’œuvre a été également popularisée par Andrea Bocelli, Sumi Jo, Charlotte Church, Luciano Pavarotti, les Petits chanteurs de Saint-Marc, Vyatcheslaf Kagan-Paley, José Carreras, Lesley Garrett, et dans une version pour violoncelle de Andrew Lloyd Webber. Elle a par ailleurs été utilisée en 2001 dans une scène centrale du film Donnie Darko.

Cette pièce musicale célèbre devrait donc être intitulée, dans un souci d'exactitude : Ave Maria (dit de Caccini) par Vladimir Vavilov (1925-1973).

En mars 2008, est sorti le quatrième album studio de Era intitulé Reborn dont la chanson Sinfoni Deo s'inspire de l'Ave Maria de Caccini.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 11:09

montage_hiver.jpg

 

La  neige  a  recouvert  le  jardin  et  les  branches

Où  s ‘ébattent , joyeux , mille  oiseaux  affamés ,

Rouge-gorge , pinsons , verdiers  et  les  belles  mésanges ,

Superbe  pic-épeiche , et  merle  au  bec  doré .

 

Les  petits  hérissons , déjà , ont  disparu ,

La  bise  de  novembre  les  a  vu  hiberner .

Hiver , va-t-en  bien  vite , car  je  vais  dans  ma  rue

Voir  bientôt  le  renard  pointer  le  bout  du  nez .

 

Dans  la  nuit  de  Noël , j’entends  la  voix  d ‘un  ange ,

Auquel  répond  bientôt  mon  amie  la  mésange ,

Tandis  que  les  pinsons  entonnent  un  virelai .

 

Les  bergers , les  moutons  sont  arrivés  sans  bruit

Pour  adorer  l ‘Enfant  dans  la  grotte  endormi .

Noël , joyeux  Noël ! Un  Sauveur  nous  est  né !

 

Ecrit et proposé par Bernadette , le  24  décembre  2010

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 22:04
Georges_Haldas.jpg
cliquer la flèche verte pour écouter
France Culture émission A voix nue
Georges Haldas témoin de la lumière

Par Francesca Piolot, réalisation Olivier Coppin, Anne-pascale Desvignes.


Dans cet entretien Georges Haldas parle de façon lumineuse du Dieu des trois monothéistes, de l'homme, du Christ, de l'incarnation et de l'expérience poétique.

Né à Genève le 14 aout 1917, de père grec  et de mère suisse, poète, essayiste et traducteur. Il a reçu de nombreux prix (Schiller, prix Taormina, prix de la ville de Genève, etc...) Son oeuvre, plus de cent livres, compte parmi les plus importantes de la littérature romande. Claude Goretta adapta plusieurs de ses oeuvres pour le cinéma et la télévision. Des centaines d'articles ,de thèses, d'émissions radio et tv lui ont été consacrés, et pourtant il est peu connu en France. Lui se définissait comme un "lieu  de rendez vous".Jusqu'a l'âge de 9 ans il a vécu en Grèce, en Céphalonie, où il retournera cinquante ans plus tard. La lumière de la Grèce le marquera à jamais, lui qui vécut ensuite dans les ténèbres de la cécité. Virgile et Homère, que son père lui récitait sur les plages grecques, il les connaissait encore par cœur.

Haldas récuse le terme de philosophe mais c'est un maître de vie. L'art, la religion, la politique, le football, le monde comme il va, les gens de peu, le plaisir du vin et de la table, rien n'échappe à sa passion de la vie.

Converti au catholicisme, nullement embarrassé de bienséance institutionnelle, il n’avait ni sa langue ni sa plume dans la poche. Pas la moindre trace de mièvrerie dans ses livres, mais une voix claire, juste, sans contorsions. Jeune homme, Haldas avait hésité entre la théologie et le football… la littérature arbitra.

Pour Georges Haldas, le monde était marqué par trois déserts : le désert géographique ; lieu sans repères mais lieu des oasis et des grandes révélations, le désert social né de la course au profit, et le désert intime, silence de l'Autre en vous, ce grand désert qui fait de nous soudain, le plus abandonné des êtres, avec le sentiment néanmoins que quelque chose, sous cet abandon même, se prépare et mûrit.
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