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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 22:44

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux »



Vivant parmi les frères, serviteurs du même maître, et pour qui tout est en commun, l'espérance, la crainte, la joie, la peine, la souffrance (puisqu'ils n'ont qu'une même âme venue du même Seigneur et du même Père), pourquoi les crois-tu différents de toi ? Pourquoi redoutes-tu ceux qui ont connu les mêmes chutes, comme s'ils allaient s'applaudir de tes chutes à toi ? Le corps ne peut pas se réjouir du mal qui arrive à un de ses membres ; il faut bien qu'il s'afflige tout entier et qu'il travaille tout entier à le guérir.

Là où deux fidèles sont unis, là est l'Eglise, mais l'Eglise c'est le Christ. Donc, lorsque tu embrasses les genoux de tes frères, c'est le Christ que tu touches, c'est le Christ que tu implores. Et quand, de leur côté, tes frères versent des larmes sur toi, c'est le Christ que souffre, c'est le Christ qui supplie son Père. Ce que le Fils demande est vite accordé.

Tertullien (v. 155-v. 220), théologien
La Pénitence, 10

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 22:40

mikhail-nesterov-the-virgin-mary.jpg

 

Je te salue, Marie, Reine du monde.

Tu es la mère du bel amour.

Tu es la Mère de Jésus,

Source de toute grâce,

Le parfum de toute vertu,

Le modèle de toute pureté.

Tu es la joie dans les larmes,

La victoire dans le combat,

L'espérance dans la mort.

Combien doux est ton nom

Sur nos lèvres,

Combien il est harmonieux à nos oreilles,

Combien il enivre notre coeur !

Tu es la joie de ceux qui souffrent,

La couronne des martyrs,

La beauté des vierges.

Après cet exil, nous t'en prions,

Guide-nous vers ton Fils Jésus. Amen.

 

Jean-Paul II

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 22:47

enfants jesus
Vasiliy Polenov. "They Brought the Children". Study. From the series "The Life of Christ".

Oil on canvas. The Tretyakov Gallery, Moscow, Russia. 

 

« Jésus plaça un enfant à côté de lui et leur dit : ' Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille ' » (Lc 9,48)

Il faut nous rappeler que l'attribut essentiel de Jésus, celui qui exprime sa dignité, est celui de « Fils »... L'orientation de sa vie, le motif originaire et l'objectif qui l'ont modelée, s'expriment en un seul mot : « Abba, Père bien-aimé ». Jésus savait qu'il n'était jamais seul et, jusqu'au dernier cri sur la croix, il a obéi à celui qu'il appelait Père, en se tendant entièrement vers lui. Cela seul permet d'expliquer qu'il ait refusé finalement de s'appeler roi, ou seigneur, ou de s'attribuer quelque autre titre de pouvoir, mais qu'il ait eu recours à un terme que nous pourrions aussi traduire par « petit enfant ».

On peut donc dire ce qui suit : si, dans la prédication de Jésus, l'enfance tient une place tellement extraordinaire, c'est parce qu'elle correspond le plus profondément à son mystère le plus personnel, à sa filiation. Sa dignité la plus haute, celle qui renvoie à sa divinité, ne consiste finalement pas en un pouvoir dont il aurait disposé ; elle se fonde sur son être orienté vers l'autre : Dieu, le Père. L'exégète allemand Joachim Jeremias dit fort bien qu'être enfant au sens de Jésus signifie apprendre à dire « Père ».

 

Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI] Retraite prêchée au Vatican, 1983 (trad. Le Ressuscité, DDB 1986, p.79)

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