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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 22:36

coeur_caledonie.jpg

 

Le monde est né de l'amour,

il est soutenu par l'amour,

il va vers l'amour

et il entre dans l'amour.

 

Saint François de Sales

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 22:15

jean_cronstadt.gifSi tu lis un journal ou un magazine mondain, tu le lis sans peine et avec plaisir, tu n'as pas de mal à croire ce qu'il dit. Mais si tu prends une publication religieuse, et surtout un livre traitant des choses d'Église, ou encore parfois quand tu te mets à lire tes prières, il y a comme un poids sur ton coeur, tu es assailli par le doute et l'incrédulité, tu ressens une sorte d'aversion, d'obscurité. Bien des gens le reconnaissent.

 

D'où cela vient-il ?

 

Bien entendu, cela ne vient pas du livre, mais du lecteur, de la nature de son coeur, et - en tout premier lieu - du démon, l'ennemi des hommes, l'ennemi de tout ce qui est saint : il enlève la parole de leur coeur. Quand nous lisons les livres mondains, cela ne lui fait rien et il ne nous fait rien. Mais dès que nous prenons un livre religieux, dès que nous commençons à nous soucier de notre conversion et de notre salut, là, nous le contrarions, nous l'irritons, nous le tracassons, et c'est pourquoi, de son côté, il s'en prend à nous et nous tracasse.

 

Que pouvons-nous faire ?

 

Certainement pas abandonner la bonne oeuvre - la lecture ou la prière -, qui est utile à notre âme, mais nous armer de patience et, dans la patience, sauver notre âme. "Dans la patience vous posséderez vos âmes", dit le Seigneur.


La même chose s'applique au théâtre et à l'église, à la scène et à l'Office divin. Beaucoup de gens trouvent plaisant d'aller au théâtre, pénible et ennuyeux d'aller à l'église.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu'au théâtre, tout est voulu pour flatter l'homme sensuel, là nous ne contrarions pas le démon, nous lui faisons plaisir, et lui, de son côté, cherche à nous faire plaisir et ne nous inquiète pas. « Amusez-vous, mes amis, pense-til, riez, pourvu que vous ne pensiez pas à Dieu. 

 

À l'église, au contraire, tout est voulu pour éveiller la foi et la crainte de Dieu, des sentiments de piété, la conscience de notre péché et de notre corruption; alors le démon sème dans nos coeurs le doute, la lassitude, le découragement, des pensées impures et blasphématoires, de sorte qu'on ne sait plus quoi faire de soi, qu'on ne peut tenir seulement une heure et qu'on s'enfuit aussi vite que possible.

 

Le théâtre et l'église : deux symboles directement opposés; l'un est le temple du Monde, l'autre le temple de Dieu; l'un est le temple du Démon, l'autre le temple du Seigneur.

 

Saint Jean de Cronstadt

Ma vie en Christ

 

Après Séraphim de Sarov, nous a été donné le père Jean de Cronstadt. Sa prière, comme une colonne, s'élevait jusqu'au ciel... Nous l'avons vu prier de nos yeux. Je me rappelle comment le peuple l'entourait et demandait sa bénédiction quand,après la liturgie, il quittait l'église. Même au milieu d'une telle foule son âme restait toujours fixée sur Dieu et ne perdait pas la paix. Il aimait les hommes et ne cessait pas de prier pour eux."

Saint Silouane l'Athonite

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 22:39

 

marie_madeleine_rabbouni.JPG


« Jésus lui dit : Cesse de me tenir, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » Ces paroles contiennent une vérité que nous devons examiner avec beaucoup d'attention. Jésus enseigne la foi à cette femme qui l'avait reconnu comme maître et lui avait donné ce titre. Le divin jardinier semait une graine de sénevé dans le cœur de Marie-Madeleine, comme il l'aurait fait dans un jardin... Que signifie donc : « Cesse de me toucher, car je ne suis pas encore monté vers mon Père » ? ...

Par ces mots, Jésus a voulu que la foi qu'on a en lui, foi par laquelle on le touche spirituellement, aille jusqu'à croire que lui et son Père sont un (Jn 10,30). Car celui qui progresse en lui jusqu'à reconnaître qu'il est l'égal du Père monte en quelque sorte jusqu'au Père dans le secret de son âme. Autrement, on ne touche pas le Christ comme il le veut, c'est-à-dire on n'a pas en lui la foi qu'il demande.

Marie pouvait croire en lui tout en pensant qu'il n'était pas l'égal du Père, ce que lui défendent ces paroles : « Cesse de me tenir. » C'est à dire : « Ne crois pas en moi dans l'esprit où tu es encore. N'en reste pas à penser à ce que je me suis fait pour toi, sans aller jusqu'à penser à celui par qui tu as été faite. » Comment pouvait-elle ne pas croire encore de façon tout humaine en celui qu'elle pleurait comme un homme ? « Je ne suis pas encore monté vers mon Père. » « Tu me toucheras quand tu croiras que je suis Dieu, et que je suis parfaitement égal au Père. »


Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de  Jean, n° 121, 3 ; PL 35, 1955-1959

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