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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 22:31

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En réalité, le symbolisme du pallium est encore plus concret : la laine d'agneau entend représenter la brebis perdue ou encore celle qui est malade ou faible que le pasteur met sur ses épaules et qu'il mène aux sources de la vie. (...) Ainsi, le Pallium devient le symbole de la mission du pasteur. (...)

 

L'ardeur sacrée du Christ doit animer tout pasteur : il n'est pas indifférent au fait que tant de personnes vivent dans le désert. Et il y a tant de formes de désert. Il y a le désert de la pauvreté, le désert de la faim et de la soif; il y a le désert de l'abandon, de la solitude, de l'amour détruit.

 

Il y a le désert des ténèbres de Dieu, du vide des âmes qui n'ont pas conscience de leur dignité ni du but de la vie humaine. Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus trop grands.

 

Voilà pourquoi les trésors de la terre ne sont plus au service de l'édification du jardin de Dieu où tous peuvent vivre, mais au contraire sont asservis par les puissances d'exploitation et de destruction.

 

L'Église dans son ensemble, et les Pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route pour guider les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l'amitié avec le Fils de Dieu, vers Celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude. 


Benoit XVI

Lors de son installation dans le ministère de Pierre comme évêque de Rome, le 24 avril 2005

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 22:05

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« Mets ton doigt dans la marque des clous. » Tu me cherchais quand je n'étais pas là, profites-en maintenant. Je connais ton désir malgré ton silence. Avant que tu ne me le dises, je sais ce que tu penses. Je t'ai entendu parler, et quoique invisible, j'étais auprès de toi, auprès de tes doutes ; sans me faire voir, je t'ai fait attendre, pour mieux regarder ton impatience. « Mets ton doigt dans la marque des clous. Mets ta main dans mon côté, et ne sois plus incrédule, mais crois. »

Alors Thomas le touche, et toute sa défiance tombe ; rempli d'une foi sincère et de tout l'amour que l'on doit à Dieu, il s'écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Et le Seigneur lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! » Thomas, porte la nouvelle de ma résurrection à ceux qui ne m'ont pas vu. Entraîne toute la terre à croire non à ses yeux, mais à ta parole. Parcours les peuples et les cités lointaines. Apprends-leur à porter la croix sur les épaules au lieu des armes. Ne fais que m'annoncer : ils croiront et m'adoreront. Ils n'exigeront pas d'autres preuves. Dis-leur qu'ils sont appelés par la grâce, et toi, contemple leur foi : Heureux, en vérité, ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru !

Telle est l'armée que lève le Seigneur ; tels sont les enfants de la piscine baptismale, les œuvres de la grâce, la moisson de l'Esprit. Ils ont suivi le Christ sans l'avoir vu, ils l'ont cherché et ils ont cru. Ils l'ont reconnu avec les yeux de la foi, non ceux du corps. Ils n'ont pas mis leur doigt dans les marques des clous, mais ils se sont attachés à sa croix et ont embrassé ses souffrances. Ils n'ont pas vu le côté du Seigneur, mais par la grâce, ils sont devenus les membres de son corps et ils ont fait leur sa parole : « Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! »


Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon pour la Résurrection, 1-4 (trad. Bresard, 2000 ans, p. 128)

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 21:52

Mais – parce que, selon le  sage Salomon, Sagesse n’entre pas en âme malveillante et que Science sans Conscience n’est que ruine de l’âme - tu dois servir, aimer et craindre Dieu, et mettre en lui toutes tes pensées et tout ton espoir; et par une foi nourrie de charité, tu dois être uni à lui, en sorte que tu n’en sois jamais séparé par le péché.

 

Méfie-toi des abus du monde; ne prends pas à cour les futilités, car cette vie est transitoire, mais la parole de Dieu demeure éternellement.

 

Sois serviable pour tes prochains, et aime-les comme toi-même. Révère tes précepteurs.

 

Fuis la compagnie de ceux à qui tu ne veux pas ressembler, et ne reçois pas en vain les grâces que Dieu t’a données.

 

Et, quand tu t’apercevras que tu as acquis tout le savoir humain, reviens vers moi, afin que je te voie et que je te donne ma bénédiction avant de mourir.


Mon fils, que la paix et la grâce de Notre Seigneur soient avec toi. Amen.
D’ Utopie, ce dix-sept mars, Ton père, Gargantua.

 

Rabelais_portrait.jpgFrançois Rabelais

Pantagruel

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