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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 22:19

 forte.jpg« Pourquoi faut-il se confesser ? Pourquoi faut-il aller dire ses péchés à un prêtre et pourquoi ne peut-on pas le faire directement avec Dieu ? Le péché existe-t-il vraiment ou est-ce une invention des prêtres pour que nous restions sages ? s’interroge Mgr Forte.
A cette dernière question l’archevêque italien répond de manière catégorique : « Le péché existe, et il est non seulement mal, mais il fait mal ».
Mgr Forte invite à considérer le monde avec ses « violences, guerres, injustices, abus de pouvoir, égoïsmes, jalousies, vengeances ».
« Qui croit en l’amour de Dieu comprend que le péché est un amour replié sur soi, l’ingratitude de qui répond à l’amour par l’indifférence et le refus », un refus qui produit de véritables « structures de péché », telles que l’injustice sociale ou la faim dans le monde.

Mgr Forte insiste : «Précisément pour cette raison, il ne faut pas hésiter à souligner combien la tragédie du péché est grande et combien la perte du sens du péché affaiblit le cœur face au spectacle du mal et aux séductions de Satan, l’Adversaire qui cherche à nous séparer de Dieu».

L’expérience du pardon
Mgr Forte est convaincu que « le bien existe et est plus grand que le mal ». Ce qui lui fait penser cela est « l’expérience de la miséricorde de Dieu » qu’il fait lui-même et qu’il voit « resplendir chez tant de personnes humbles ».
L’archevêque italien explique que chaque fois que l’on se confesse « la joie naît du fait de se sentir aimé de façon nouvelle par Dieu ».
La confession n’est pas se sentir léger après avoir « vider son sac », explique-t-il, mais « la paix de se sentir bien ‘au-dedans’, d’avoir le cœur touché par un amour qui guérit, qui vient d’en haut et nous transforme ».

« Demander le pardon avec conviction, le recevoir avec reconnaissance et le donner avec générosité est source d’une paix inestimable : il est donc juste et beau de se confesser », affirme-t-il.

Pourquoi se confesser à un prêtre ?
Mgr Forte explique que « c’est Dieu lui-même » qui nous fait comprendre qu’il est nécessaire de confesser ses péchés devant un prêtre. « En choisissant d’envoyer Son Fils dans notre chair, il montre vouloir nous rencontrer à travers un contact direct qui passe par les signes et les langages de notre condition humaine », écrit-il.
« De même qu’Il est sorti de lui-même par amour pour nous et est venu nous ‘toucher’ par sa chair, nous sommes nous aussi appelés à sortir de nous-mêmes par amour pour Lui et à aller humblement et dans la foi vers celui qui peut nous donner le pardon en Son nom, par la parole et le geste ».
« Seule l’absolution des péchés donnée par le prêtre dans le sacrement peut nous transmettre la certitude intérieure d’être vraiment pardonné et accueilli dans les cieux, car le Christ a confié au ministère de l’Eglise le pouvoir de lier et délier, d’exclure et d’admettre dans la communauté de l’alliance », poursuit-il.
Mgr Forte explique qu’il y a une grande différence entre se confesser à un prêtre et se confesser « dans le secret de notre cœur ».
« Seul, tu ne sauras jamais vraiment si c’est la grâce de Dieu qui t’a touché ou ton émotion, si tu t’es pardonné toi-même ou si c’est Lui qui t’a pardonné à travers le chemin que Lui a choisi », affirme-t-il.
« Pardonné par celui que le Seigneur a choisi et envoyé comme ministre du pardon, tu pourras faire l’expérience de la liberté que seul Dieu donne et tu comprendras pourquoi se confesser est source de paix », ajoute Mgr Forte.

« Approche-toi de la confession avec un coeur humble et contrit et vit la avec foi: elle changera ta vie et donnera paix à ton cœur », affirme-t-il.

« Alors tes yeux s’ouvriront pour reconnaître les signes de la beauté de Dieu présents dans la création et dans l’histoire et de ton âme jaillira le chant de louange » conclut-il.

 

Monseigneur B. Forte, nommé archevêque en 2004, est reconnu comme l’un des grands théologiens italiens, estimé tant du Pape Jean-Paul II (il a prêché les exercices spirituels de Carême de la curie romaine en 2004), que du Pape Benoît XVI.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 22:19

 

Magnifique et délicieux dessin animé qui raconte la vie du grand saint russe Serafin de Sarov
Le texte est en russe mais on comprend bien l'histoire.
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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 22:40

viellart-christ-thomas-1-.jpg

 

 « Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi. » Il y a, je pense, quatre raisons pour lesquelles le Seigneur montre aux apôtres son côté, ses mains et ses pieds. Premièrement, pour prouver qu'il était vraiment ressuscité et nous enlever tout sujet de doute. Deuxièmement, pour que « la colombe », c'est-à-dire l'Église ou l'âme fidèle, établisse son nid dans ces plaies, comme « au creux du rocher » (Ct 2,14) et y trouve un abri contre l'épervier qui la guette. Troisièmement, pour imprimer dans nos coeurs, comme des insignes, les marques de sa Passion. Quatrièmement, pour nous avertir et nous demander d'avoir pitié de lui et de ne pas le transpercer de nouveau des clous de nos péchés.

      Il nous montre ses mains et ses pieds : « Voici, dit-il, les mains qui vous ont façonnés (cf Ps 118,73) ; voyez comme les clous les ont transpercés. Voici mon coeur, où vous êtes nés, vous les fidèles, vous mon Église, comme Eve est née du côté d'Adam ; voyez comme la lance l'a ouvert, afin que vous soit ouverte la porte du Paradis, que tenait fermée le Chérubin de feu. Le sang qui a coulé de mon côté a écarté cet ange, a émoussé son glaive ; l'eau a éteint le feu (cf Jn 19,34)... Écoutez avec soin, recueillez ces paroles, et vous aurez la paix avec vous. »

 

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Eglise
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Eds. Franciscaines 1944, p. 139)

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