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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 18:29
jacques compostelleQui est St. Jacques ?

A Compostelle est vénéré l'Apôtre Jacques le Majeur, l'aîné des 2 fils de Zébédé dont le plus jeune est Jean l'évangéliste. Jésus les a appelés "fils du tonnerre" sans doute pour leur caractère fougueux. Leur mère avait demandé à Jésus de les faire siéger à sa gauche et à sa droit dans son royaume. Jacques accompagné de son frère Jean et de Pierre a assisté à la transfiguration de Jésus sur le mont Thabor. Jacques a été décapité à Jérusalem en l'an 44 par le roi Hérode Agrippa..
L'autre Jacques dit le Mineur (le plus jeune) et son frère  Jude étaient les fils d'Alphée, frère de Joseph, époux de Marie, donc cousins de Jésus. Jacques le Mineur fut le premier évêque de Jérusalem où il est mort martyre en l'an 62.

La tradition de Saint Jacques de Compostelle.

Après la mort - résurrection et ascension de Jésus et la Pentecôte, Jacques serait parti avec des compagnons en Espagne évangéliser la Galice mais sans grand succès. Après son martyre à Jérusalem, ses compagnons auraient déposé son corps dans une barque qu'un ange guida jusque sur la côte de Galice à Padron. Ses compagnons placèrent son corps sur une pierre qui se façonna en sarcophage. Ils enterrèrent celui-ci en un lieu secret qui tomba dans l'oubli.
    Au IXème siècle, un ermite, Pelayo, est instruit par en songe de l'endroit où repose le saint. Une étoile le guida et s'arrêta dans un champ (campus stellae qui donna son nom à Compostelle) où il trouva le sarcophage. L'évêque du lieu, Teodemi, authentifia le cops de St. Jacques et son tombeau commença à attirer les pèlerins.

Le pèlerinage.

Un document historique datant d'avant 875 fait état "des saintes reliques de Jacques déposées aux confins de la terre d'Espagne". L'évêque du Puy en Velay, Godescale fut le premier pèlerin  connu à se rendre de France à Compostelle en 950. A sa suite la noblesse française mit en honneur ce pèlerinage au même titre que les grands pèlerinages à Jérusalem et à Rome. Un moine poitevin, Aymery Picard détailla les divers itinéraires dans un guide rédigé entre 1130 et 1150.

Le message de Saint Jacques.

L'appellation "fils du tonnerre" de Jacques et de Jean par Jésus, peut être rapprochée symboliquement de leur vocation spirituelle: le tonnerre est l'écho sonore de la foudre, de la lumière du ciel, souvent interprété comme voix des dieux. Jacques et Jean chacun avec son charisme propre, se sont fait l'écho du feu du ciel, témoins de l'Amour de Dieu.
Jean, l'introverti, est l'apôtre de l'amour mystique, de la manifestation brûlante de Dieu au fond du cœur de l'homme qui se cherche et s'exprime dans la prière et  dans la contemplation.
Jacques, l'extraverti, est témoin de l'amour de Dieu dans la création, à travers les autres, dans les œuvres de l'homme, comme il l'exprimera si fortement dans son Epître. Il a pour charisme la consécration de la création à travers la liturgie et l'eucharistie et par les œuvres collectives. D'où toutes ces églises, abbayes, monastères chapelles qui ont fleuri le long des chemins de Compostelle et aussi les œuvres d'entraide et de protection des pèlerins créées. Si le chemin de St Jacques est, comme tout pèlerinage d'abord pour le pèlerin l'expérimentation d'un chemin intérieur, qui par un effort physique marque et transforme celui qui s'y engage, c'est aussi un chemin collectif marqué par la liturgie et les œuvres de la foi que sont les églises, abbayes et hospices visités et occasion d'exercer l'amour fraternel. L'objectif ultime du pèlerin est de découvrir que "Jésus est le Chemin" comme le dit Jean dans son Evangile.(J. 14,6)

                                                                                                     
Alain Chenal, mai 2003
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 22:31
La prière de Jésus, aussi appelée « prière du cœur », fait partie intégrante de la tradition spirituelle hésychaste (du grec hesychia : « silence, paix de l'union avec Dieu »). Son origine remonte aux Pères du désert (ascètes chrétiens des premiers siècles de l'Église) des IVe et Ve siècles. Certains y voient la « perle précieuse », la colonne vertébrale de la spiritualité orthodoxe.

Prière-respiration, on a souvent dit d'elle qu'elle était la contrepartie chrétienne du yoga, replacée dans un contexte biblique. Elle s'est répandue hors des monastères grâce à un ouvrage, La Philocalie (littéralement « amour de la beauté »), publié en 1782 par un moine grec, Nicodème l'Hagiorite, et a été découverte par un large public grâce aux Récits du pèlerin russe, un petit livre anonyme paru à Kazan, en Russie, au XIXe siècle : « Cette prière me rendait si heureux que je ne pensais pas qu'on pût l'être plus sur terre... Ce bonheur illuminait mon âme et le monde extérieur » (Récits du pèlerin russe).

La forme extérieure de la prière du cœur est simple à l'extrême et accessible à tous, sous réserve d'être baptisé et d'y être initié par un guide spirituel. Elle peut se pratiquer à toutes sortes de degrés de conscience et d'intensité, d'une façon non systématique : la prière de Jésus est parfaitement adaptée à l'homme contemporain qui n'a « plus le temps de prier » car, dès que l'on y est initié, on peut la vivre n'importe où et face à n'importe quelle situation. Elle consiste à répéter inlassablement le Saint Nom de Jésus sur le rythme respiratoire naturel.

Le Nom, ici comme dans toutes les religions, est l'expression de la Présence. Connaître quelqu'un par son nom, c'est le connaître intimement.

« Seigneur, Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur. » Un cri d'amour, un cri de détresse. Il ne s'agit pas de répéter mécaniquement le Nom de Jésus mais de s'en nourrir comme d'un aliment. Les chrétiens orientaux considèrent que la manducation du Nom porte un germe de vie. Parce que « le Nom de Jésus est un parfum qui se répand » (Cantique des cantiques 1, 4), la prière de Jésus épouse le rythme respiratoire. On « colle » ainsi sa respiration sur le nom de Jésus. Ainsi, l'esprit s'apaise et trouve le repos, il prie avec le corps et s'incarne. Esprit et corps retrouvent leur unité originelle. Peu à peu, avec une pratique assidue, la prière de Jésus devient la prière du cœur : le cœur prie et respire la prière de Jésus. À un moment, d'elle-même, la prière bascule en une « prière perpétuelle ». C'est même sa vocation.

Anne DUCROCQ
GUIDE SPIRITUEL des lieux de retraite dans toutes les traditions
Albin-Michel

http://www.centre-bethanie.org/livre_guide_spirituel_ducrocq.htm
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 01:42
Si je craignais le supplice de la croix,
je ne prêcherais point la grandeur de la croix

Saint André
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