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16 juillet 2006 7 16 /07 /juillet /2006 15:37

Si nous ne savons pas ce que nous faisons,
nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons

Moshé Feldenkrais

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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 19:59

GNOSE : du mot grec “ gnosis “ connaissance. Doctrine philosophico-religieuse née avant notre ère chrétienne, proposant a un petit nombre une “ connaissance révélée ” supérieure et ésotérique des mystères de Dieu, de l’homme et du monde et l'accès à une libération spirituelle grâce à un parcours initiatique. Leur doctrine fondamentale repose sur le salut par la connaissance, contradictoire avec la doctrine chrétienne du salut par la grâce de Dieu. "Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en Lui ait la vie éternelle" Saint Jean 3,16


Dans la révélation chrétienne point besoin de posséder des connaissances cachées aux non initiés. Le message chrétien n'est pas réservé à une élite, il est accessible à tous: il suffit fondamentalement à tout homme ou toute femme de reconnaître le Christ Jésus comme Fils de Dieu, de croire en lui et de se repentir de ses péchés (ses égarements, son oubli du Seigneur, de son amour) comme le fils prodigue pour qu'Il nous ouvre les bras et nous donne la vie éternelle.


Pour un chrétien le Christ est le seul vrai Chemin, il est la Vérité et la Vie.


Saint Irénée reproche aux adeptes de la gnose d’abord d’altérer l’ordonnance les textes bibliques, de les couper de leur contexte originel et, en interprétant de préférence des textes obscurs, ambigus et imagés, de réduire l’Écriture à un ensemble de symboles et de paraboles. Cela s’explique par le fait que les doctrines gnostiques se caractérisaient par le refus des Ecritures juives, sous prétexte que celles-ci avaient été inspirées par le Démiurge, dieu méchant et inférieur à celui dont avait parlé Jésus. Par conséquent, les doctrines gnostiques étaient marquées par un dualisme, fondé sur l’opposition entre le Dieu bon de l’Evangile et le Dieu mauvais de la Loi. La gnose, était considérée la doctrine des élus, des parfaits. Ainsi, selon les gnostiques, la véritable doctrine était cachée, donnée en symboles et énigmes, inaccessible aux non-initiés.


Au cours des deux premiers siècles de notre ère, le mot apokryphos (secret) fut employé par un groupe d'hommes connus sous le nom de gnostiques pour désigner leurs écrits. Par exemple, l'un de leurs livres s'intitule Apocryphe de Jean, ou "Secret de Jean". Les gnostiques prétendaient avoir une connaissance "apocryphe" ou secrète que d'autres ne possédaient pas : ils ajoutaient que le salut résidait dans la connaissance révélée par les maîtres gnostiques, dont le plus grand fut Jésus.


Le gnosticisme s'oppose à la fois au Christianisme et à l'Islam, en ridiculisant l'idée d'un "dieu créateur" qualifié d'aveugle et dépendant d'une divinité plus élevée, plus purement spirituelle.


Extrait ci-dessous d’un commentaire sur le mouvement Nouvel Age par l’Eglise Catholique


Aux premiers temps du christianisme, les croyants en Jésus-Christ furent contraints d'affronter les religions gnostiques. Loin de les ignorer, ils relevèrent le défi en appliquant à Jésus-Christ les termes employés pour s'adresser aux divinités cosmiques. Le meilleur exemple en est le fameux hymne au Christ de l'Épître de saint Paul aux Colossiens:


“Il est l'image du Dieu invisible, Premier-Né de toute créature,
car c'est en lui qu'ont été créées toutes choses,
dans les cieux et sur la terre,
les visibles et les invisibles,
Trônes, Seigneuries, Principautés, Puissances
tout a été créé par lui et pour lui
Il est avant toute chose et toute chose subsiste en lui.
Et il est aussi la Tête du Corps, c'est-à-dire de l'Église:
Il est le Principe, Premier-Né d'entre les morts,
il fallait qu'il obtint en tout la primauté
car Dieu s'est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude
et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui,
aussi bien sur la terre que dans les cieux,
en faisant la paix par le sang de sa croix” (Col 1, 15-20
).

 


Ces premiers chrétiens n'attendaient pas une nouvelle ère cosmique. Par cet hymne, ils célébraient l'accomplissement de toute chose qui avait commencé en Jésus-Christ. « En réalité, le temps s'est accompli par le fait même que Dieu, par l'Incarnation, s'est introduit dans l'histoire de l'homme. L'éternité est entrée dans le temps; peut-il y avoir un 'accomplissement' plus grand que celui-là? Peut-il même y avoir un autre 'accomplissement' »?


La croyance gnostique dans les forces cosmiques et dans un destin plutôt nébuleux nie la possibilité d'un rapport avec le Dieu personnel révélé en Jésus-Christ. Pour les chrétiens, le vrai Christ cosmique est celui qui est activement présent dans les divers membres de son corps qu'est l'Église. Ils ne s'adressent pas à des forces cosmiques impersonnelles, mais à la sollicitude aimante d'un Dieu personnel. Pour eux, le biocentrisme doit être transposé dans une série de rapports sociaux (dans l'Église). Et loin d'être prisonniers d'un modèle cyclique d'événements cosmiques, ils se concentrent sur le Jésus historique et en particulier sur sa crucifixion et sa résurrection.


Nous trouvons dans la lettre aux Colossiens et dans le Nouveau Testament une doctrine différente de celle implicitement présente dans la pensée Nouvel Âge: la conception chrétienne de Dieu est celle d'une Trinité de Personnes qui a créé la race humaine avec le désir de partager la communion de vie trinitaire avec des créatures humaines. Bien compris, cela signifie qu'une véritable spiritualité n'est pas notre quête de Dieu mais Dieu qui nous recherche.


Pour connaître les fondamentaux de la doctrine gnostique lire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnose

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 23:11

Les Apôtres Pierre et Paul, sépulture de l'enfant Asellus
pierre gravée, après 313
Le Vatican, musée du Vatican

photo Erich Lessing © [Texteimage.com] 2002

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