Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 00:00

À ma femme.

Je crois en la Sagesse et la Vertu du monde.
Je crois en la justice immanente. Je crois
En la Vierge Marie et le signe de croix.
Rien n’est vain : Ses douleurs et Ses semences blondes.
Je crois en la bonté de l’homme et de l’enfant,
Les méchants et le mal ne sont qu’une ironie.
Le même rêve entraîne en la même harmonie
La pureté des lys et la goutte de sang.
Tout palpite, tout vit : le doute est un blasphème !
Si le but nous échappe, il existe, il est Toi !
La racine le cherche et le fruit mûr y croit.
Tout est noble et fécond, que l’on fauche ou qu’on sème ;
Tout collabore à l’Ordre, et le Gueux vaut le Roi.
Gloire au grillon caché comme à l’aigle des airs !
L’auguste vérité règne enfin sur la terre !
Je T’aime : je crois !



Pierre AGUÉTANT,
Poème inédit pour l’Anthologie de G. Walch.

http://www.biblisem.net/auteurs/walaguet.htm

Partager cet article

Repost0
20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 00:55

" Mon Dieu,
si je T’ai adoré par crainte de Ton enfer, brûle moi à son feu.
Si je T’ai adoré par désir de Ton paradis, interdis moi son accès.
Mais si je ne T’ai adoré que pour Toi, alors ne m’interdis pas de voir Ta Face ".

Rabia al-Adawiya, grande figure du soufisme féminin du VIIIe siècle

Le mot " islam " : plutôt que de le traduire par " soumission ", Eva de Vitray-Meyerovitch préférait le considérer comme le fait " de se remettre à Dieu dans la paix, en toute confiance ". 

L’attitude du corps dans la prière résume cette remise à Dieu de la Création toute entière :
prosterné comme le minéral,
agenouillé comme le végétal,
dressé comme le règne animal dont l’homme participe.

http://www.soufisme.org/site/

Partager cet article

Repost0
18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 00:00

Bel arbre au tronc penché, noirs et noueux rameaux,
Feuillage pâlissant, tige à la baie amère,
De qui retient son nom la hauteur solitaire
Où Jésus dans la nuit vint pleurer sur nos maux ;

Pathétique olivier, au seuil des temps nouveaux,
Toi qui vis, s'effrayant de son calice austère,
L’Homme-Dieu défaillir et supplier son Père
Pour sa chair qui frissonne à l’horreur des tombeaux ;

D’un sourire autrefois Athéna, la déesse,
Te fit surgir du sol, emblème de sagesse,
D’abondance et de paix, ô doux victorieux !

Et quand je viens m’asseoir sous ton ombrage antique,
Ta chrétienne tristesse, avec ta grâce attique,
Pénètre et charme ensemble et mon âme et mes yeux.



Marie-Catherine-Sophie de FLAVIGNY, comtesse d'AGOULT.

http://www.biblisem.net/auteurs/secagoul.htm

Partager cet article

Repost0