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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 00:00

La Terre est Sa joie ! Sa joie est le Ciel,
sa joie est l'éclat du soleil et de la lune, sa joie est Commencement.

Danse mon coeur, danse de joie aujourd'hui, des chants d'amour emplissent de musique les jours et les nuits.

Et le monde est attentif a leur mélodie. Folles de joie, la vie et la mort dansent au rythme de cette musique.

Les monts et les océans, et la Terre dansent.

Au milieu d'éclats de rire, et de sanglots, l'humanité danse. Pourquoi mettre une robe de moine et vivre hors du monde, dans une orgueilleuse solitude ?

Vois ! Mon coeur danse dans la joie de la connaissance, et le Créateur en est heureux.

(prière indienne)
 
Ce chant d'allégresse mystique est l'oeuvre de Kabîr (1440-1518), l'un des plus grands poètes religieux de l'Inde. Les paroles de cet humble musulman sont empreintes de l'antique sagesse indienne, ce qui fait de son oeuvre un patrimoine commun aux hindous, aux musulmans et aux sikhs. (Dieu et ses poètes, Pierre Haïat DDB).
http://www.fraternet.com/magazine/etre3009.htm

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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 00:00

L'unique et ultime conseil à celui qui voudrait bien prier : respire ! Il ne s'agit pas de bomber le torse et de rentrer le ventre "Remplissez bien vos poumons !"

Non et non ! "Videz vos poumons et laissez venir." Vous allez découvrir que "ça respire en vous".

Aspirer l'air n'est pas notre affaire. C'est expirer qui est notre acte, et le reste nous est donné ; je l'accueille. Physiquement, dans la respiration, ce sont les poumons qui se remplissent et se vident ; mécaniquement, c'est le diaphragme qui monte et qui descend ; mais, vitalement, c'est plus bas dans le ventre et le bas ventre que se joue l'acte de respirer juste. Le "Hara", dira-t-on en Orient, la chaudière de la vie, là d'où nous venons tous à la vie, l'utérus, les "reins" dira la Bible.

 
Pour transformer cette juste respiration en prière, il suffit de lire la Genèse : "Dieu modela l'homme avec la glaise du sol ; il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l'homme devint un vivant." (Gn 2,7). Mon souffle est participation au Souffle de Dieu. Je respire de Dieu, je respire Dieu. J'ose évoquer un bouche à bouche permanent entre Dieu et moi. je reçois (à l'inspir), je rends (à l'expir), pour recevoir à nouveau. Si je veux garder le souffle pour moi, je meurs; si je refuse de le recevoir, je meurs aussi. J'accueille; je me reçois de Dieu à chaque respiration et je m'abandonne ; je lâche prise à chaque expir.

Jean-Pierre Lintanf, dominicain

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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 00:00



"Demeurer, rester", sont des mots que l'évangile de Jean aime méditer et ciseler. Demeurer renvoie à l'idée de lieu et de duré.

En effet, est-il possible de vivre une relation en profonde d'amour, d'amitié, de communauté sans prendre du temps ensemble dans un endroit où l'on se sent bien ? Or, dans le contexte de nos vies si bousculées, il ne serait pas réaliste d'aspirer à demeure avec notre Dieu sans prévoir de libérer des espaces de lieu et de temps de façon régulière. Les grandes traditions mystiques, dont les spiritualités chrétiennes, nous enseignent que, pour entrer dans le silence de l'intériorité, il nous faut pacifier notre corps, au niveau des sensations, des sentiments, de l'activité mentale. Tout simplement, tâchons de réserver quelques minutes par jour, pour commencer.

Nous prenons une position confortable, où l'immobilité et le silence sont favorisés par la verticalité de la colonne, l'amplitude du souffle, la conscience du corps... Nos mains s'ouvrent en signe d'offrande et d'accueil, notre visage se détend et nous découvrons que nous sommes habités par un amour. Jésus lui-même s'est invité en disant . "Nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure" (Jn 14,23)

 

Bernard Ugeux, missionnaire d'Afrique
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