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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 20:33
La Lettre de Béthanie N° 175

Chers amis,

Inquiétude, peur, angoisse, lassitude, dépression, confusion, colère ! voilà quelques-uns des états d’âme qui sont les nôtres en ce temps de notre deuxième confinement.

En verra-t-on un jour la fin ? Y-a-t-il des responsables à tout cela ? Est-ce que ce sont les chinois, le pangolin, les chauves-souris, les inconscients, les labos, les banques, les gafa, le gouvernement, l’Europe, l’état profond… ?

Oui ! bien sûr il y a des responsables, mais il y a surtout « un » responsable ! L’homme ! L’homme, tel qu’il est en ce monde, l'homme qui s’est éloigné de Dieu depuis si longtemps. Je ne vous apprends rien, c’est notre expérience à tous ! Expérience collective mais aussi et surtout expérience personnelle ! Oui, moi, je suis responsable ! C’est peut-être banal à dire à des gens qui ont un chemin spirituel, pourtant il est bon de se le rappeler de temps en temps car c’est la réalité, la seule réalité, et le reste n’est que de l’écume !

Tant que cela ne nous touchait pas chacun et collectivement tout à la fois, ça nous laissait assez indifférent, soyons honnête ! Quelques indignations de temps en temps et puis on se rendormait sous la couette… en se sentant impuissant et surtout pas vraiment responsable. Essayant de passer entre les gouttes, nous cherchions à nous divertir, à « profiter », finalement, pour nous, ce n’était pas si mal que ça !

Mais c’était la fable de la grenouille, que tout le monde connaît, selon laquelle si on place une grenouille dans une casserole d'eau bouillante elle en sortira au plus vite, tandis que si on la met dans une casserole d'eau froide qu'on chauffe ensuite lentement, le batracien ne réagira pas et finira ses jours ébouillantés. 

Il paraît que d'un point de vue scientifique ça ne tient pas ! N'empêche, l'allégorie illustre merveilleusement notre incapacité à discerner et à réagir dans notre vie spirituelle !

Et puis voilà que ça nous a éclaté à la figure, à la conscience : « Elle (Babylone, notre monde, notre vie) est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l’impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe. 

Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. » (Apocalypse 18. 2-4)

Effectivement si nous sommes généralement inconscients d’une grande partie de ces combats et de la « vraie » réalité de ce monde, nous sommes particulièrement inconscients du monde invisible et des combats qui s’y livrent et dont notre monde est à la fois le reflet et l’enjeu. Ce que nous vivons aujourd’hui est une mise en lumière de ces combats visibles et invisibles, et répétons-le, ce sont les mêmes !

Ecouterons-nous enfin cette autre voix ? Est-ce que moi, sans attendre ce que vont faire les autres, redressant la tête au milieu de ces combats, n’accordant plus tant d’importance à l’inquiétude, la peur, l’angoisse, la lassitude, la dépression, la confusion, la colère qui m’habite, je vais enfin écouter cette autre voix qui me dit : « Sors du milieu d’elle, ne participe point à ses péchés. » ? Serons-nous à la hauteur de l’enjeu ?

Pour cela il va me falloir un esprit critique, un discernement sur moi-même, pour mener enfin sérieusement et avec persévérance le combat spirituel auquel je suis appelé depuis mon baptême, et que le Seigneur me rappelle à chaque liturgie par son Evangile, par son sacrifice et le don de son corps et de son sang !

C’est pour mener ce terrible combat que tout cela m’a été donné, que l’Eglise m’a été donnée ! N’oublions jamais que nous ne sommes pas seuls pour mener cette lutte titanesque ! 

Il y a avec nous, et qui mène avec nous ce combat, la cordée des saints et des saintes, des hommes et des femmes de bonne volonté. Ils mènent ce combat spirituel depuis que le Christ a vaincu la mort et ouvert les portes de la Jérusalem céleste.

Avec eux nous sommes l’Eglise dont l’Apocalypse dit : « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. 

Et il dit : Écris ; car ces paroles sont certaines et véritables. Et il me dit : C'est fait ! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement. Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils. » (Apocalypse 21. 3-7)

Ce temps de l’avent est le temps des trois avènements : « Il est venu, Il vient, Il reviendra ! ». C’est à la fois un temps d’attente de l’incarnation du Verbe dans l’histoire, de l’incarnation du Verbe en nous et de son avènement dans la gloire à la fin des temps. 

C’est donc à la fois un temps de combat mais aussi d’héritage ! Soyons dans les deux énergies et disons avec l’Eglise primitive et avec son enthousiasme : Maranatha, viens Seigneur Jésus ! Viens !

 

                            Je vous dis toute mon amitié en Christ !

 

Père Pascal

 

Prière

 

Écoutez, une voix s’élève, qui résonne à travers la nuit.

Rejetez loin de vous les songes : la lumière du Christ paraît.

Relevez-vous, cœurs endormis, masqués de honte et de blessures,

Puisque le nouveau Soleil luit pour dissiper tous nos péchés ;

L’Agneau vers nous est envoyé ; Il vient acquitter notre dette.

Ensemble confessons nos torts ; implorons le pardon de Dieu,

Force, louange, honneur et gloire, à Dieu le Père, à Dieu le Fils, 

à Dieu l’Esprit Consolateur, dans tous les siècles à venir. 

 

Hymne de Prudence (348-407)

 

Texte à méditer

 

Comment faire d’une période de confinement, une occasion de ressourcement et de retournement ? (kairos-métanoïa) Nous sommes déjà descendus par milliers dans la rue pour exprimer notre insatisfaction, nos peurs et notre colère…

Avec le coronavirus et autres « maladies de la mort » nous sommes maintenant obligés de descendre en nous-même pour intégrer et peut-être transformer nos peurs, nos colères et notre amertume, c’est ce qu’on appelle un retournement (métanoïa). Le face à face avec soi-même et la pratique de la méditation peut nous aider, avec une lucidité qui ne cède pas au désespoir, à cette transformation (personnelle, sociale, cosmique, économique).

« Tout le malheur de l’homme est de ne pas pouvoir rester tranquille dans sa chambre » disait Pascal, il faudrait ajouter : rester dans sa chambre sans se laisser divertir ou distraire par « les passions tristes ». Il faudrait jeûner de toutes ces nourritures inutiles (matérielles, psychiques et même spirituelles) qui nous alourdissent au lieu de nous soutenir et de nous éveiller, cela ne peut être que bénéfique et salutaire pour notre immunité.

Jean-Yves Leloup

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 20:30
Tiens-toi droit et souris

Dans l’aise ou dans la gêne,
 dans la misère ou l’opulence,
 la maladie ou la santé
 Tiens-toi droit et souris.
Parmi ceux qui se précipitent,
 ceux qui s’agitent dans le vide,
 ou se cognent l’un contre l’autre
 Tiens-toi droit et souris.
Parmi les gens qui jouent des coudes,
 ceux qui tendent les mains pour prendre
 ou bien qui rampent et louvoient
 Tiens-toi droit et souris.
Parmi ceux qui discutent
 et ceux qui s’injurient,
 ceux qui serrent les poings
 et ceux qui lèvent les armes
 Tiens-toi droit et souris.
Au jour de la colère et de la débandade
 lorsque tout croule et flambe
 Toi seul debout dans la panique,
 Tiens-toi droit et souris.
Devant les justes au cou raide,
 les juges aux vertus sanglantes,
 les importants qui se démènent,
 Tiens-toi droit et souris.
Qu’on fasse ton éloge,
 Qu’on te crache à la face,
 Tiens-toi droit et souris.
Chez toi parmi tes proches
 Tiens-toi droit et souris.
 Devant ta bien aimée
 Tiens-toi droit et souris.
Dans les jeux et les danses
 Tiens-toi droit et souris.
 Dans la veille et les jeûnes
 Tiens-toi droit et souris.
Seul dans le haut silence,
 Tiens-toi droit et souris.
 Au bord du grand voyage,
 même si les gens pleurent,
 Tiens-toi droit et souris.

Lanza del Vasto

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 20:30

S’UNIR AU CORPS DU CHRIST SANS POUVOIR ALLER À LA MESSE : LA COMMUNION SPIRITUELLE

Un texte de l’abbé Eric Mattheeuws.

Les règles du confinement imposent bien des contraintes en ce temps d’épidémie. Entre autres, les croyants ne peuvent plus se rassembler pour célébrer leur culte ; les chrétiens sont empêchés d’aller à la messe. Comment vivre cet éloignement ?

Pour beaucoup, l’Eucharistie est un aliment dont ils ont de la peine à se passer. Elle est notre Pain de Vie, elle est le sacrement même de l’union au Christ.

Alors que nous sommes nombreux à investir toutes sortes de moyens de communication virtuelle, se pose la question : peut-on « communier à distance » au Christ présent dans l’Eucharistie ?

Les circonstances que nous vivons peuvent nous mettre sur la voie. Car dans une mesure tout à fait inhabituelle, nous souffrons tous de la distanciation des corps qui nous est imposée.

Surtout pour les grandes joies et les fortes peines, nous aimerions tellement embrasser, serrer dans nos bras ceux qui nous sont chers.

Pour compenser ce manque, nous imaginons bien des stratagèmes pour malgré tout garder nos liens bien vivants, à distance.

Et l’imagination est fertile ! Nous comprenons que, si la communication est « virtuelle », nos relations ne sont pas pour autant devenues imaginaires, pures pensées.

Au contraire même, il peut arriver que les liens se trouvent renforcés, car notre désir de l’autre est attisé par l’éloignement. Irions-nous pour autant jusqu’à dire que tous ces échanges relativiseraient, voire remplaceraient la rencontre en chair et en os ?

Qu’à l’avenir nous nous contenterions d’un téléphone et d’un ordinateur pour recevoir et donner de l’affection ? Jamais de la vie !

En fait la distanciation nous conduit à une double perception : d’une part elle n’empêche pas les liens d’être réellement entretenus, d’autre part elle nous fait éprouver plus fort, en creux, le caractère unique de la rencontre par les corps.

Qu’en est-il donc de l’Eucharistie ?

Elle est un sacrement, c’est-à-dire un lieu (un geste, une parole, un signe) où, dans l’Eglise, s’exprime et se réalise éminemment et concrètement – corporellement – notre union avec Dieu.

L’eau et l’huile sur notre corps, la main sur notre tête, le oui prononcé par notre bouche, le pain et le vin reçus comme aliments : la rencontre est toujours intime et incarnée.

Les sacrements ne sont de loin pas la seule façon de vivre l’union à Dieu, mais ils revêtent un caractère unique et irremplaçable : nulle part ailleurs nous ne touchons davantage du doigt l’action de Dieu, sa présence et sa grâce.

De là vient l’insistance sur leur importance dans la vie du chrétien.

On peut bien le comprendre : Dieu nous aime et si nous l’aimons aussi, combien sont précieux les gestes qui nous permettent de le rencontrer « corporellement ».

Que nous soyons empêchés de vivre ces gestes et ces rites, et nous craignons de voir notre lien au Seigneur s’affadir.

Perdrions-nous le contact ?

Serions-nous privés de sa présence ?

Devrions-nous nous résigner dans certains cas à être privés de la grâce de l’Eucharistie, « sacrement des sacrements » (Catéchisme de l’Église catholique, 1210) ?

Dans pareilles circonstances, l’Église nous trace une voie sûre et bien balisée : la « communion spirituelle ».

Je ne puis me rendre à la messe, pour des raisons indépendantes de ma volonté ?

Je n’ai pas accès à l’Eucharistie mais je désire la recevoir ?

Alors, comme en cas de confinement et d’éloignement de ceux que j’aime, une autre voie s’ouvre à moi pour m’unir réellement au Corps du Christ.

Car, rappelle l’Église, « Dieu n’est pas lié lui-même par ses sacrements » (Catéchisme de l’Église catholique, 1257), et les circonstances ne peuvent l’empêcher de venir à moi, ni moi d’aller à Lui.

Je communierai au Christ non pas virtuellement, mais spirituellement.

Comme le formulait déjà le Concile de Trente, je mangerai « en désir le pain céleste », et je pourrai en ressentir à la fois « le fruit et l’utilité » (Décret sur la très sainte Eucharistie, Ch.8).

Mon désir, ma pensée, ma prière pourront, puisqu’il le faut, suppléer l’acte que j’aurais posé en allant à la messe. Ainsi la communion est accomplie.

Y a-t-il un mode d’emploi, des consignes ? Oui et non.

Puisqu’il s’agit d’une expérience purement intérieure, elle n’est pas liée par des modalités fixées d’avance et communes à tous.

Mais nous restons des êtres situés dans l’espace et le temps, et le spirituel a besoin de lieux et de moments.

L’idéal pour vivre l’Eucharistie à distance est de se joindre à une messe diffusée, en direct ou non, à la radio ou la télévision ou sur internet.

Il faut aussi veiller à un contexte et une attitude qui favorisent la prière et expriment justement notre désir réel de rencontrer le Seigneur et de l’accueillir.

Un lieu dédié à cela dans notre maison, une bougie allumée, la méditation de la Parole de Dieu, quelques intentions de prière, un Notre Père récité posément à voix basse…

À chacun de voir, pourvu qu’on y mette quelques moyens. Ces actes concrets expriment et font une place à notre désir de communion à l’Eucharistie.

Une prière spécifique peut être réservée pour ce moment ; vous verrez ci-dessous celle que propose le pape François ces jours-ci.

De plus, les actes concrets et le recours à quelques signes et prières nous rendent davantage conscients que dans l’Eucharistie nous ne communions pas seulement au Christ mais aussi à son Corps qu’est la grande communauté de l’Église.

Il peut arriver que dans l’expérience de la communion spirituelle nos liens avec le Seigneur se trouvent renforcés, car notre désir de Lui est attisé par l’éloignement.

Irions-nous pour autant jusqu’à dire que cette démarche relativiserait, voire remplacerait la rencontre corporelle du Seigneur dans l’Eucharistie célébrée au sein de la communauté rassemblée ?

Jamais de la vie ! La communion spirituelle n’est réelle qu’à défaut d’être corporelle, et dans l’attente et le désir de la présence pleinement manifestée dans le sacrement.

Merci Seigneur de traverser tous les murs et toutes les distances pour venir à nous.

Mais que finisse bientôt ce confinement pour vivre la joie des pleines retrouvailles !

Eric Mattheeuws

À tes pieds, ô mon Jésus,
je me prosterne et je t’offre le repentir de mon cœur contrit
qui s’abandonne dans son néant et en ta sainte présence.
Je t’adore dans le sacrement de ton amour,
je désire te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur te propose.
Dans l’attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, ô mon Jésus, que je vienne à Toi.
Que ton amour enflamme tout mon être pour la vie et pour la mort.
Je crois en Toi, j’espère en Toi, je T’aime.
Amen

Prière de saint Padre Pio
 
Mon Jésus je crois que vous êtes ici présent dans le Saint-Sacrement.
Je vous aime par-dessus toutes choses et je désire ardemment vous recevoir.
Mais puisque, en ce moment, je ne peux le faire sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur.
Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et je m’unis entièrement à vous ; ne permettez pas que je me sépare jamais de vous !

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie.

Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme.

« Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus. »

Mgr Centène, évêque de Vannes :

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