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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 23:55

 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 23:55

Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.

Matthieu 5,48


La parole orthodoxe a une seule raison pour exister: prêcher les vérités de la foi orthodoxe, et en faisant cela, rassembler ceux qui les confessent, afin d’offrir un témoignage solidaire de ces vérités. Elle s’adresse aux orthodoxes de toute nationalité, aux convertis à la foi orthodoxe, et à ceux qui se trouvent à l’extérieur de l’Église, qui désirent savoir plus sur sa foi et sa pratique.
Les éditeurs sont entièrement conscients de leur incapacité à réaliser les intentions présentées. Aucune personne, ou groupe de personnes, peut parler au nom de l’Église du Christ. Il est cependant possible de parler de l’intérieur de l’Église, en conformité avec la tradition orthodoxe ; et c’est de cette façon que nous allons procéder.

 


Ainsi présentaient le père Seraphim Rose et ses confrères les raisons d’être du périodique The Orthodox Word, en janvier 1965, et c’est d’une manière assez proche que nous envisageons le site Hésychia.

Nous vivons aujourd’hui des temps extraordinaires dans l’histoire de l’Église.

Personne avant nous n’a eu accès à autant d’information sur l’Église du Christ Sauveur, mais en Occident la société n’a jamais été aussi déchristianisée.

Les idoles que la société contemporaine nous propose n’ont rien à envier à ceux du Babylone ou de l’empire romain, et, en même temps, des saints vivent parmi nous.

Les bruits du monde nous poussent à consommer toujours plus, et cependant, quelques rares personnes choisissent la voie opposée : l’ascétisme.

Autour de nous le monde s’agite, mais des solitaires vivent dans le silence du monde éternel.

 


L’Église du Christ est toujours vivante, aujourd’hui comme hier, et comme toujours, mais les disciples du Christ sont de plus en plus noyés dans une société qui n’a plus de place pour Celui qui a vaincu ce monde et la mort.
L’appel à la sainteté, fait par Jésus Christ, s’adresse à chacun d’entre nous – aujourd’hui, comme il y a deux mille ans, en France comme en Palestine, aux jeunes et aux vieux, aux hommes et aux femmes.
En Occident, nous ne vivons plus dans une société chrétienne, nous ne sommes plus portés par une ferveur populaire. Jésus adresse son appel à chacun d’entre nous, il sème le grain de la vie éternelle dans le cœur de chacun d’entre nous, et chacun est responsable pour la réponse qu’il donne.
Cependant, aucun disciple du Dieu Très Haut n’est seul. Il suffit de descendre dans le silence de son cœur pour s’apercevoir que le Sauveur du monde l’y attendait patiemment.
Il suffit également d’entrer dans une église orthodoxe pour retrouver la communion avec tous les saints au sein de l’Église.
Et, il suffit, même en France, d’emprunter les chemins envahis par les ronces pour marcher dans les pas de saints de la Gaule du premier millénaire.


Dieu a fait que nous soyons élevés au sein de l’Église orthodoxe de Roumanie, ce qui nous permet de puiser directement aux sources d’une tradition de presque deux mille ans. Et, en même temps, de témoigner des œuvres d’une Église toujours vivante.
En Roumanie, comme dans d’autres pays orthodoxes, nous avons été les contemporains de saints qui ont montré par leurs propres vies que les exigences des Évangiles n’ont rien perdu de leur actualité.


Hésychia se propose de présenter les vies des saints contemporains de l’Église orthodoxe, qu’ils aient vécus en Roumanie, en Grèce, en Russie, ou ailleurs. Leurs témoignages et leurs enseignements peuvent aider chacun d’entre nous à emprunter le sentier étroit qui mène au Royaume des cieux, même dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.
Nous envisageons également de retrouver les racines orthodoxes de la France, les saints du premier millénaire, mais aussi les saints contemporains qui ont vécu en Occident.
Tel que nous l’avons mentionné, nous vivons des temps extraordinaires, en ce qui concerne l’accès aux œuvres de spiritualité orthodoxe, et nous en profiterons pour éclairer les différents aspects de la foi chrétienne en nous appuyant sur les écrits des pères de l’Église.

D’autres articles traiteront de l’art orthodoxe, spécialement l’iconographie, et du regard orthodoxe sur le monde contemporain.

Pour le chemin que nous commençons nous nous confions aux prières du père Arsenie Boca et du père Seraphim Rose, deux géants du siècle dernier de l’Église orthodoxe.
Le père Arsenie Boca a eu la stature d’un prophète sous le régime communiste en Roumanie, et le père Seraphim Rose a incarné l’ancienne tradition ascétique de l’Église d’Orient au sein d’une société hyper-matérialiste. Tous les deux ont tout abandonné pour le Christ et l’ont suivi jusqu’à leurs morts.

Hésychia s’adresse à tous les orthodoxes francophones, et à tous ceux qui ont entendu un jour l’appel de Celui qui est au delà de tout.
Nous aimerions bénéficier de la collaboration de fidèles grécophones et russophones, familiers de la tradition et de l’actualité de l’Église orthodoxe en Grèce et en Russie, afin de proposer de portraits d’anciens issus de ces pays.

Nous préparons également des versions sous-titrées d’enregistrements vidéo de saints et anciens contemporains.
Mensuellement, les articles les plus importants du site et des articles inédits seront publiés dans un périodique (newsletter) qui sera disponible en format numérique (pdf).

Nous souhaitons que les commentaires se fassent dans un esprit fraternel, et nous sommes ouverts aux propositions de collaboration et aux suggestions qui visent l’amélioration du site.

Le serviteur de Dieu, Eugène

isihia@protonmail.com


Prions Dieu, le Tout-Compatissant, qu’Il nous épargne ses paroles :

Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche

(Apocalypse 3,16)

et que nous puissions dire, avec l’apôtre Paul :

J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.

( 2 Timothée 4,7).

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 23:55
Comment apprendre à prier ?
Comment apprendre à prier ?Comment apprendre à prier ?
Il n’y a pas de recette toute faite pour vivre cette « rencontre d’amitié » avec Dieu, mais de nombreux conseils spirituels et pratiques.

En écho à la demande adressée par les disciples au Christ lui-même – « Seigneur, apprends-nous à prier » (1) –, la prière suscite chez les chrétiens beaucoup de questions. Pour frère Olivier Rousseau, maître des étudiants au couvent des carmes de Paris, aborder ce sujet mérite d’écarter quelques fausses idées : « Jamais personne ne pourra dire :  ”Je sais prier.” Prier ne s’apprend pas. En réalité, nous resterons toujours des commençants dans la prière. »

La prière n’est pas un savoir ni une technique. « On n’apprend pas à prier en faisant des conférences ou des cours sur la prière mais en s’y exerçant dans le concret du quotidien », écrit le père Jean Lafrance (2). Si la tradition de l’Église recèle de nombreux conseils pratiques et spirituels pour prier, la prière reste « un don de Dieu », rappelle sœur Claire-Marie, prieure du carmel de Flavignerot (Côte-d’Or). « Et nous pouvons commencer ainsi, en demandant au Seigneur la grâce de la prière. »

Faire silence

Sainte Thérèse d’Avila donne de la prière une définition très simple : « Un (échange) intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé. » Pour aborder ce cœur-à-cœur, « il s’agit moins d’apprendre quelque chose que de se désencombrer », poursuit sœur Claire-Marie. « Faire silence pour écouter Dieu, être là tout entier, livré comme un enfant contre sa mère, et Le laisser agir en nous, selon les mots de sainte Élisabeth de la Trinité. »

Prêtre de la communauté de l’Emmanuel, à Autun (Côte-d’Or), le père Francis Manoukian propose de « commencer par le Notre Père, car ces paroles portent notre intention : nous sommes là pour Dieu, prêts à accueillir sa volonté, à l’école du Christ ».

L’esprit humain étant tourné vers l’action, entrer dans l’intériorité exige quelques arrangements extérieurs (trouver un calme, éteindre son téléphone) et une juste attention au corps. On peut se tenir debout, assis, à genoux, sur un siège ou un tabouret de prière, mais « il est difficile de prier enfoncé dans un fauteuil les jambes croisées », sourit frère Olivier Rousseau.

Dans Demandez et vous obtiendrez (3), Alain Noël conseille de trouver une position stable et de bien « respirer ». C’est sur le souffle que s’appuie précisément la tradition orthodoxe de la prière du cœur : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu » (en inspirant), « aie pitié de moi pécheur » (en expirant).

Méditer la Parole

« Peu importe le mode de prière : prière vocale (louange, rosaire), adoration du Saint-Sacrement, oraison silencieuse… Il faut trouver ce qui nous aide personnellement à prier et engager notre cœur, estime frère Olivier Rousseau. Mais il est bon de commencer par la méditation de la Parole : c’est par elle que Dieu se fait connaître. » Nul besoin de beaucoup lire : on peut prendre l’évangile du jour et s’arrêter sur un simple verset, un mot qui nous parle.

Parler à Dieu

« Jésus nous invite à la simplicité. ”Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés” (4). La véritable prière commence lorsqu’on se met simplement à parler à Dieu », explique sœur Cécile, prieure des fraternités monastiques de Jérusalem, à Paris. Selon frère Olivier Rousseau, les prières composées sont cependant « une grâce », « surtout si nous les connaissons depuis l’enfance ». « Elles nous façonnent et reviennent facilement à notre mémoire. Si jamais elles deviennent trop mécaniques, on peut en changer : la prière a besoin de créativité. »

Affronter les distractions

La prière se mue quelquefois en lutte contre les pensées parasites et la fatigue, voire le sommeil. Mais ce combat doit être paisible. « Lorsque ces pensées (…) nous obsèdent, elles peuvent devenir matière à prière », propose le bénédictin Benoît Billot (5). Et « il suffit que la lumière de la conscience tombe sur (elles) pour (qu’elles) s’évanouissent et retournent au néant d’où elles viennent ».

Prier peut même consister en ce simple effort, selon saint François de Sales : « Même si tu n’as rien fait dans toute ta vie que de ramener ton cœur et de le placer à nouveau en présence de Dieu, alors que chaque fois, il reprenait la fuite, ta vie aura été bien remplie » (6).

Consentir au silence de Dieu

Quelquefois, un apparent vide est insupportable : si je ne ressens rien, cela vaut-il encore le coup de prier ? « J’ai appris à ne pas juger ma prière, explique sœur Cécile. Selon sainte Thérèse d’Avila, le seul critère de vérification est la qualité de notre vie fraternelle : est-ce que la vie de prière nous conduit à donner notre vie pour nos frères ? »

L’expérience de la « nuit » chez les mystiques, comme saint Jean de la Croix, souligne que cette sécheresse est féconde : « Elle nous protège de la gourmandise spirituelle et nous fait véritablement entrer dans la prière, qui est un acte gratuit d’amour », explique frère Olivier Rousseau. L’impression de ne pas être exaucé conduit aussi à une purification : « Quand je prie, est-ce que je rumine mon monologue, espérant une solution à ma mesure, ou est-ce que je m’ouvre à l’inouï de Dieu ? », demande sœur Cécile.

Choisir la fidélité

« Si vous décidez de prier quand vous en aurez envie ou quand vous en aurez le temps, vous ne prierez pas souvent », écrit avec humour le dominicain Jean-Marie Gueullette (7). « La fidélité inscrit la prière dans notre vie. Tout le monde ne peut pas faire oraison deux heures par jour, mais prendre trois minutes chaque matin pour offrir sa journée, oui. Qu’est-ce qui est faisable pour moi ? », encourage frère Olivier Rousseau.

Prier en toutes choses

Tout peut devenir matière à prière, nul besoin de fuir le monde. « C’est le désir qui fait la prière et qui la fait n’importe où », écrivait Madeleine Delbrêl (8). Pour cette mystique, qui a vécu à Ivry-sur-Seine, « cinq stations de métro », « nos allées et venues d’une pièce à l’autre », l’attente à la caisse ou à l’arrêt de bus « sont des moments de prière préparés pour nous, dans la mesure où nous sommes préparés pour eux. » « Le désir de Dieu est de partager notre vie, tous les moments de notre vie, pas seulement les grands, écrit Alain Noël. Ce sont justement ces petits moments que la prière peut transformer en grands moments. »

Adrien Bail

(1) Évangile selon saint Luc (11, 1). (2) Prie ton père dans le secret, Jean Lafrance, Médiaspaul, 328 p., 16 €. (3) Demandez et vous obtiendrez, la méthode simple pour commencer à prier, Alain Noël, Mame, 80 p., 9,90 €. (4) Évangile selon saint Matthieu (6, 7). (5) Benoît Billot, « L’assise contemplative : que faire des pensées ? », La Maison de Tobie, bulletin trimestriel n° 68, juin 2006. (6) Saint François de Sales, cité par Jean-Luc Souveton dans Soif de vie. Jeûne et méditation, Nouvelle Cité, 220 p., 13,99 €. (7) Petit Traité de la prière silencieuse, Jean-Marie Gueullette, Albin Michel, 187 p., 12,20 €. (8) Notre vie, tome 15 des Œuvres complètes, Madeleine Delbrêl, Nouvelle Cité, 332 p., 19 €.

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