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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 23:56
Quelle est la chose la plus importante de la vie?

Quelle est la chose la plus importante de la vie?

Les réponses peuvent être différentes : la famille, le travail, l'argent, la santé, l'éducation, etc.

En effet, tout ce qui précède est d'une grande valeur, mais ne se transforme en rien si notre cœur manque de la chose la plus importante : l'amour.

Sans ce sentiment sacré, non seulement tout perd sa valeur, mais la vie aussi perd son sens.

L'amour est quelque chose qui bénit notre vie et lui donne un sens ; quelque chose qui inspire le succès, donne la force de surmonter les obstacles. C'est ce que le saint Evangile nous dit maintenant.

Quand le docteur de la loi, qui connaissait bien la loi de Moïse, demanda au Christ, le mettant à l'épreuve, "Quel est le grand commandement de la loi", Jésus lui dit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée.

C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes " (Matthieu 22:36-40).

Peut-être que la plus grande partie de la littérature spirituelle et profane est consacrée à la révélation de ce grand sentiment.

L'amour peut être différent : non seulement vivifiant, mais aussi agressif : cela se produit quand l'amour se mélange à la colère et à la jalousie ; destructeur : quand quelqu'un aime la femme d'un autre homme ou vice versa ; égoïste : quand nous nous aimons le plus et nous avons peu d'amour pour autrui. Certaines personnes ne croient pas du tout à ce sentiment, parce qu'elles ont déjà été sévèrement battues par la vie.

Le docteur de la loi, ayant entendu la réponse de fond, se tut et cessa d'éprouver le Christ, et nous, pécheurs, nous nous demandons : comment apprend-on un tel amour ?

Saint Jean Climaque dit que parler d'amour, c'est comme parler de Dieu, car selon saint Jean l'évangéliste, "Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui" (1 Jean 4:16).

Par conséquent, pour apprendre à aimer vraiment, il faut se rapprocher de Dieu et se connecter à Lui. Pour cela, nous prions, nous purifions notre âme et notre corps des péchés et nous recevons la Sainte Communion.

L'amour s'épanouit, quand nous suivons diligemment les commandements de Dieu, et disparaît, quand nous péchons et ne nous en repentons pas. "Plus il y a de péchés, moins il y a d'amour", - enseigne saint Théophane le Reclus.

Alors, qu'est-ce qui détruit l'amour ou en fait quelque chose de  pathétiquement faux ?

Premièrement, il y a les péchés d'orgueil et de vanité, quand nous sommes fiers de nos réalisations ou de nos choses.

Cependant, non seulement nous sommes fiers, mais nous encourageons aussi les autres de diverses façons à nous féliciter et à nous complimenter.

Quand l'orgueil remplit le cœur, il n'y a pas de place pour le véritable amour. Avant chaque confession, vérifiez-vous très soigneusement : de quoi est-.ce que je me vante ? Repentez-vous sincèrement.

Deuxièmement, il y a la paresse et l'ennui, qui se développent lorsque des obstacles surgissent sur le chemin de la vie. Au lieu de nous tourner vers Dieu par la prière et de les vaincre avec l'aide de la grâce de Dieu, nous abandonnons.

Troisièmement, il y a la colère et l'avidité pour l'argent. Ces péchés nous poussent à tromper des connaissances que nous n'apprécions plus. L'essentiel est de gagner le plus d'argent possible. Ce sont les questions d'argent qui sont en train de devenir la raison de l'éclatement de la plupart des familles ou de la peur de fonder leur propre famille.

Les péchés de débauche et d'alcoolisme sont la dernière chose qui nous rend incapables d'aimer vraiment Dieu et notre prochain comme nous-mêmes. Tout commence petit.

Pour le bien de la compagnie, on prend un verre, on fume une cigarette ou on regarde un film pornographique. Plus tard, on commence à aimer cela, on l'apprécie et on se transforme progressivement en infirme spirituel, qui est absolument incapable de remplir son cœur d'amour. Au lieu de cela, on ne cherche le plaisir que pour une nuit ou même on perd la tête et opn se livre à des passions contre-nature.

Maintenant, nous voyons à quelle vitesse la technologie se développe et à quelle vitesse l'amour disparaît en même temps. 

On en est venu au point où la colère et la discorde entre les peuples voisins sont proclamées comme étant la norme. C'est maintenant un sujet de parade, les gens s'y épanouissent.

Si nous sommes de vrais chrétiens et que nous ne nous appelons pas simplement comme tels, nous devons combattre résolument toute manifestation de péché en nous sans nous justifier par le fait que tous les autres le font.

Si nous ne bloquons pas le péché et n'aidons pas les autres à le faire, ces restes d'amour, que possèdent certains dévots de la vertu et grâce auxquels le temps de l'apocalypse est reporté, seront rapidement détruits.

Amen !

Sermon de l'archimandrite Markell (Pavuk), père spirituel du séminaire et de l'académie théologiques de Kiev.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après ORTHOCHRISTIAN

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 23:57

L’amour est ce qui donne la joie aux créatures
L’amour est ce qui cause la joie infinie.
Ce n’est pas la mère qui nous donna la vie,
c’est l’amour.
A cette mère, cent louanges et miséricordes !
* *
La voie de l’amour est un mystère,
il n’y est point de querelle
Il n’y a là d’autres qualités que le sens profond.
Il n’est point permis à l’amoureux de discuter
C’est de non-existence qu’il s’agit,
et non pas d’existence.
* *
Je possède un amour plus pur que l’eau limpide.
Un tel amour est licite pour moi.
L’amour des autres toujours est changeant,
Mon amour et mon Bien-Aimé à moi sont éternels.
* *
C’est l’amour qui détient la pierre philosophale
de la lumière
C’est un nuage porteur de cent mille éclairs.
Dans le secret de mon être, se trouve
la mer de sa gloire :
Toutes les créatures sont noyées dans cette mer.
* *
Le cœur de l’homme est une chandelle
prête à se consumer
La déchirure due à la séparation
d’avec le Bien-Aimé est prête à coudre.
Ô toi qui ignores la patience et la brûlure
L’amour est une chose qui doit venir,
on ne peut l’apprendre.
L’amour est venu et il est comme le sang
dans mes veines et ma peau
Il m’a anéanti et m’a rempli du Bien-Aimé.
Le Bien-Aimé a pénétré dans toutes les parcelles
de mon corps
De moi ne reste plus qu’un nom, tout le reste est lui.
* *
Un amour est venu, qui a éclipsé tous les amours.
Je me suis consumé, et mes cendres sont devenues vie.
De nouveau, mes cendres par désir de ta brûlure
Sont revenues et ont revêtu mille nouveaux visages.
* *
Bien que dans l’amour il faille avancer pas à pas,
Seul est un pas véritable celui qui vient de l’éternité.
Dans la demeure de la non-existence,
on peut avoir beaucoup d’existences.
Ouvre les yeux : partout est la non-existence.
* *
Ô toi dont l’amour est l’essence
du monde de l’émerveillement
Ce qu’apporte ton amour, c’est le bouleversement
Combien de temps m’interrogeras-tu
sur l’état de mon cœur brûlé
Alors que, tu le sais bien,
tu le connais mieux que moi-même.
* *
Au moment où mon essence se transformera
en océan universel
La beauté des atomes sera pour moi lumineuse.
C’est pourquoi je brûle comme la chandelle,
a:fin que, dans la voie de l’amour,

Tous les instants pour moi deviennent un seul instant.
* *
Je suis amoureux de l’amour
et l’amour est amoureux de moi.
Le corps est amoureux de l’âme,
et l’âme amoureuse du corps.
Parfois je tends les deux mains vers son cou,
Parfois il tire, comme les belles, le pan de ma robe.
* *
Si tu es amoureux, reste près de l’amoureux,
Jour et nuit, reste dans le cercle des amoureux.
Alors, quand tu auras trouvé ce cercle,
Laisse le monde, et demeure
auprès du Créateur du monde.

Djalâl-od-Dîn Rûmî, Rubâi’yat, Albin Michel, 1987.

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 23:53
L’abus spirituel atteint les fondamentaux de l’âme
Pour le dominicain Gilles Berceville, qui enseigne la théologie spirituelle à l’Institut catholique de Paris, la crise actuelle doit amener à réfléchir à l’abus spirituel.
Dans sa Lettre au peuple de Dieu, le pape lie abus sexuels, abus de pouvoir et abus de conscience. Comment l’expliquez-vous ?

Père Gilles Berceville : Il ne faudrait pas réduire ces abus à des agressions sexuelles. L’agression commise par un prêtre n’est pas uniquement sexuelle. Elle est souvent le symptôme qui révèle quelque chose de plus profond : l’abus spirituel.

Comment le définir et pourquoi est-il si grave ?

P. G. B. : C’est une forme très spécifique d’abus de conscience car il est exercé par une personne ayant autorité morale ou religieuse. Lorsque l’abuseur agit au nom d’un principe absolu, que la personne maltraitée elle-même reconnaît comme absolu (Dieu, l’Amour…), il vient ébranler les fondamentaux mêmes de la psyché. Ce qui structure l’esprit humain, lui donne sa cohérence et lui permet de se confier est atteint. Or, sans confiance, on est mort, comme l’enseigne saint François de Sales.

Voulez-vous dire que la confiance est au fondement même de l’être humain et que cette confiance de fond est atteinte dans l’abus spirituel ?

P. G. B. : Oui, l’être humain naît en situation de dépendance. Le consentement à la vie suppose la confiance. Il suppose que l’on croie à la « promesse de l’aube ». Or l’abuseur vient toucher à cet intime de l’intime, à « la fine pointe de l’âme » qui est le lieu de la confiance et de la foi, comme le dit encore saint François de Sales.

Le père Stéphane Joulain l’a rappelé dans sa récente audition au Sénat : les croyants sont structurés de telle manière qu’ils pensent que l’existence a un sens, que le monde est bon et que les gens à leur égard sont bienveillants. En un mot, ce sont des gens qui font confiance.

Or, le prêtre abuseur détourne les fondamentaux de la confiance à son propre usage. C’est la pire des manipulations, l’emprise spirituelle : prendre la place de Dieu dans l’esprit de l’autre, se saisir de sa foi. Lorsque la personne s’en rend compte, c’est un choc terrible parce qu’elle ne sait plus à qui ou à quoi se fier. Or c’est la grande question à laquelle les religions prétendent répondre : nous dire ce qui est digne de notre foi. La souffrance causée par l’abus spirituel est l’une des causes les plus importantes de l’athéisme.

C’est pour cela que la crise des autorités que nous traversons semble sans précédent, parce qu’elle est mondialisée. Même si on n’a pas soi-même été victime d’un abuseur ou subi un système abusif, lorsque les autorités morales ou religieuses s’avèrent défaillantes, la confiance est mise à l’épreuve. Bien sûr, chacun est appelé à regarder au-delà des personnes ayant autorité pour se référer à l’instance ultime, non pas le pape et les évêques par exemple, mais Dieu. Tous cependant n’ont pas les moyens de le faire. Dans cette crise, comment les gens peuvent-ils donc vivre la confiance ?

Est-ce pour cela que l’Église a tant peur du scandale, qui peut ébranler la foi des fidèles ?

P. G. B. : Il faut toujours se demander de quoi nous parlons lorsque nous disons « l’Église ». Entendons par là « le peuple de Dieu », comme le pape nous y invite. Mais je ne crois pas que lorsqu’un supérieur couvre un prêtre abuseur, son problème soit vraiment les fidèles. Si c’était vraiment leur souffrance qui était première, il n’y aurait pas eu ces scandales. Lorsque j’ai lu la Lettre de François au peuple de Dieu, j’ai enfin respiré car ses premières paroles sont pour « la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir, d’abus de conscience commis par un nombre important de clercs ». Il est enfin question d’eux.

Y aurait-il abus spirituel dès lors que l’Église voudrait imposer sa vérité à la conscience de l’autre ?

P. G. B. : Oui, si on l’empêche d’exercer sa conscience. C’est-à-dire de s’interroger librement sur ce qu’il est bon de faire. Il ne faut pas confondre autorité et pouvoir. L’abus spirituel est toujours un abus de pouvoir. On peut exercer un abus de pouvoir sans avoir d’autorité : celui qui détourne un avion a un pouvoir sur les otages mais aucune autorité sur eux. À l’inverse, une personne ayant autorité morale ou religieuse peut avoir très peu de pouvoir coercitif ; et c’est tant mieux dans l’Église, car le service de l’autorité se doit de respecter la liberté de l’autre. L’autorité a pour vocation d’aider les personnes à référer leur existence à ce qu’elles reconnaissent elles-mêmes comme bon. Bien sûr, il faut éclairer les consciences. La liberté religieuse n’est pas absolue au sens que je ne peux croire à n’importe quoi ; j’ai un devoir de chercher la vérité et de m’y conformer. Mais le service de l’autorité est toujours au service de l’autre, dans le plus grand respect de sa conscience.

L’abus spirituel ne s’enracine-t-il pas, précisément, dans un déni d’altérité ?

P. G. B. : Si, tout à fait. L’Église parle au nom de Dieu, et elle est là pour le faire. Mais c’est aussi pour cela qu’elle doit garder le sens de la sainteté de Dieu, c’est-à-dire de son altérité. Garder à la conscience que Dieu est autre. Surtout quand on pense défendre sa cause, ou ses commandements… La tentation est immense de s’accaparer Dieu. Parce que nous nous référons à Jésus, qui a dit : « Je suis la vérité », l’Église a l’énorme prétention de servir l’absolu. Mais si cet absolu qui s’est incarné, nous ne le présentons pas comme humilité, pauvreté radicale, alors nous sommes des grands abuseurs.

Recueilli par Céline Hoyeau (La Croix)
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