Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 22:55

Depuis quelques années, il existe un véritable engouement autour de la figure de la sorcière. Aujourd’hui la sorcière est féministe, politique et souvent queer. Pourquoi a-t-elle ainsi évolué ?

Un documentaire de Céline du Chéné et Laurent Paulré

Si la figure de la sorcière paraît plus positive, c’est grâce à « La Sorcière » de Jules Michelet mais aussi aux mouvements féministes des années 1970 qui s’en sont emparés pour en faire un objet d’étude, il existe même une branche en gender studies intitulée witch studies. 

Les sorcières, ce sont des femmes rebelles. (Xavière Gautier)

La dernière partie de cette série documentaire retrace l’existence de ces différents mouvements féministes des années 70 qui s’appuient sur la figure de la sorcière. En France, la revue Sorcières est créée par Xavière Gauthier en 1975 (publiée jusqu’en 1982). La sorcière y est une femme révoltée, créative, politique, en lutte contre le patriarcat.

Aux Etats-Unis, Starhawk, sorcière wicca, écrivaine, militante écoféministe propose des rituels qui réunissent activisme écologique et anticapitaliste avec la magie. Certains de ses écrits sont édités dans la collection de sciences humaines « Sorcières » créée par Isabelle Cambourakis en 2015. 

En anglais, sorcière se dit "witch". Ce terme désigne les adeptes des anciennes traditions pré-chrétiennes qui vouaient un culte à la terre, des religions païennes qui ont vu le jour en Europe, au Moyen-Orient et ailleurs. Le mot "witch" vient de la racine anglo-saxonne "wik" qui signifie "faire plier", "tordre". C'était donc quelqu'un qui pouvait changer votre destin. Starhawk

Magie nature et art, avec Christelle Enault, spiritualité et féminisme queer avec Camille Ducellier, magie et actions politiques avec une représentante anonyme du Witch bloc Aix-Marseille : 3 figures de jeunes sorcières à découvrir dans ce documentaire.

Écouter (55')

 
**********************************************************************************
__________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog (et regardez votre dossier spam ou indésirable pour valider ensuite votre inscription envoyée par Feedburner) :

 

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

 

Partager cet article
Repost0
27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 22:56
La sciure et les larmes

Récit. Revenant sur la mort de son père en Limousin au début de ce siècle, Jean-Marie Borzeix nous conduit au vertige des deuils conjugués. Bouleversant.
L’Homme qui aimait les arbres
de Jean-Marie Borzeix

Éd. Bleu autour, 80 p., 12 €

 

 

 

De quel bois était fait ce père marchand de bois ? Jean-Marie Borzeix ausculte après coup son géniteur nonagénaire ; tout comme celui-ci jaugeait, jadis, les différentes essences, sur pied, ou sous forme de troncs reposant dans la forêt.

Debout parfois, allongé le plus souvent, dans une maison de retraite de Bugeat (Corrèze), le vieil homme est remémoré, des racines à la ramure, ou de l’écorce à la moelle.

Cet Ernest, à l’heure de sa mort, ruse, simule, triche, anticipe et angoisse, en une parole qui se raréfie jusqu’à devenir série de signaux.

Son fils le conduit au trépas non sans obliquer, tournoyer, composer : privilège de l’écriture et de son alchimie que d’aller droit au but en temporisant.

Il en résulte des pages d’une densité déchirante sur ce qui nous arrive et nous arrivera, sur ce que nous avons vu ou verrons chez nos proches : « Je l’entends marmonner : “C’est une fin de saison.” »

Né en 1909, décédé quelque quatre-vingt-quinze ans plus tard,

Ernest a vécu assez longtemps pour voir disparaître la France rurale, à mesure que lui-même perdait de la superbe dominatrice dont il avait hérissé sa personne.

Cette double extinction s’avère le cœur du livre.

À la fin des fermes autarciques du plateau de Millevaches, des chemins vicinaux, de l’importance des saisons ou de ces petites églises pleines à craquer le dimanche, répondent les ravages de l’âge dépouillant un patriarche au point de lui conférer une douceur diaphane.

Celle-ci le rend enfin abordable aux siens, qu’il reconnaît à peine, avec cependant l’espoir chevillé à l’âme de retrouver aux cieux tous les proches qu’il a vus s’éteindre.

Jean-Marie Borzeix avait déjà fait retour sur un épisode tragique de la dernière guerre en sa Corrèze de givre et de silence (Jeudi saint, Stock, 2008).

Ici, son écriture retenue ne cesse d’étirer le temps et l’espace, à partir d’un point nodal final : cette chambre où s’achève une vie, qui gagne en épaisseur cosmique ; entre Tarnac, Bonnefond et Saint-Merd-les-Oussines, dans cette nature hantée par « les femmes noires de Corrèze » évoquées par ­André ­Malraux lorsqu’il entonna le thrène de Jean Moulin, au Panthéon, un jour de décembre 1964.

Tout se termine de nos jours dans un salon funéraire.

L’abattement d’un fils se fait alors désespérance prophétique : 

« Il est désormais interdit de garder un mort dans son lit d’agonie.

Comme si la santé publique avait été mise en péril par la foule des morts veillés depuis des siècles dans la pénombre des fermes !

C’est aussi pour avoir éloigné leurs morts qu’en ce début de siècle meurent les campagnes. »

Antoine Perraud

__________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog (et regardez votre dossier spam ou indésirable pour valider ensuite votre inscription envoyée par Feedburner) :

 

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

 

Partager cet article
Repost0
26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 22:55
Initiation

Dans un sens, tout ce que nous vivons est initiation, car tout nous fait devenir, avec ce qu'il y a en nous de bon et de tordu...

L'initiation, c'est trouver ce qui manque.

C'est le commencement.

C'est le creux qui découvre qu'il n'est pas fait pour rester vide, qu'il y a une finalité à cette fringale : Mon Dieu, vous me faites exister creusé. 

De cela je vous dois amour, parce que c'est en proportion de ce qui a été creusé que je serai rempli.

Abbé Pierre, 
extrait Dieu merci (1995)

__________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog (et regardez votre dossier spam ou indésirable pour valider ensuite votre inscription envoyée par Feedburner) :

 

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

 

Partager cet article
Repost0