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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 19:36
Au sépulcre saint

Au Sacré-Coeur 

 

 

1) Au sépulcre saint, Marie-Madeleine

Cherchant son Jésus, se baissait en pleurs

Les anges voulaient adoucir sa peine

Mais rien ne pouvait calmer ses douleurs.

Ce n'était pas vous, lumineux archanges

Que cette âme ardente venait chercher

Elle voulait voir Le Seigneur des anges

Le prendre en ses bras, bien loin l'emporter... 

 

2) Auprès du tombeau, restée la dernière

Elle était venue bien avant le jour

Son Dieu vint aussi, voilant sa lumière

Marie ne pouvait le vaincre en amour !

Lui montrant d'abord sa Face Bénie

Bientôt un seul mot jaillit de son Cœur 

Murmurant le nom si doux de : Marie

Jésus lui rendit la paix, le bonheur. 

 

3) Un jour, ô mon Dieu, comme Madeleine,

J'ai voulu te voir, m'approcher de toi

Mon regard plongeait dans l'immense plaine

Dont je recherchais le Maître et le Roi

Et je m'écriais, voyant l'onde pure, 

L'azur étoilé, la fleur et l'oiseau : 

« Si je ne vois Dieu, brillante nature,

Tu n'es rien pour moi, qu'un vaste tombeau. »

 

4) J'ai besoin d'un cœur brûlant de tendresse

Restant mon appui sans aucun retour

Aimant tout en moi, même ma faiblesse...

Ne me quittant pas, la nuit et le jour.

Je n'ai pu trouver nulle créature

Qui m'aimât toujours, sans jamais mourir 

Il me faut un Dieu prenant ma nature

Devenant mon frère et pouvant souffrir ! 

 

5) Tu m'as entendue, seul Ami que j'aime

Pour ravir mon cœur, te faisant mortel

Tu versas ton sang, mystère suprême !...

Et tu vis encore pour moi sur l'Autel.

Si je ne puis voir l'éclat de ta Face,

Entendre ta voix remplie de douceur

Je puis, ô mon Dieu, vivre de ta grâce

Je puis reposer sur ton Sacré Cœur ! 

 

6) Ô Cœur de Jésus, trésor de tendresse

C'est toi mon bonheur, mon unique espoir,

Toi qui sus charmer ma tendre jeunesse 

Reste auprès de moi jusqu'au dernier soir

Seigneur, à toi seul j'ai donné ma vie

Et tous mes désirs te sont bien connus

C'est en ta bonté toujours infinie

Que je veux me perdre, ô Cœur de Jésus ! 

 

7) Ah ! je le sais bien, toutes nos justices

N'ont devant tes yeux aucune valeur

Pour donner du prix à mes sacrifices

Je veux les jeter en ton Divin Cœur 

Tu n'as pas trouvé tes anges sans tache 

Au sein des éclairs tu donnas ta loi !...

En ton Cœur Sacré, Jésus, je me cache

Je ne tremble pas, ma vertu, c'est Toi !... 

 

8) Afin de pouvoir contempler ta gloire

Il faut, je le sais, passer par le feu

Et moi je choisis pour mon purgatoire

Ton Amour brûlant, ô Cœur de mon Dieu !

Mon âme exilée quittant cette vie

Voudrait faire un acte de pur amour

Et puis s'envolant au Ciel sa Patrie

Entrer dans ton Cœur sans aucun détour. 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 19:30
Agni Parthene en arabe et en roumain

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 19:30

Le pèlerinage de Pontmain fut restreint à l’extrême, à cause du coronavirus. Celui de la Pentecôte n’aura pas lieu, pour la deuxième année consécutive, en raison des mesures sanitaires. Faut-il se résigner à faire du surplace, geindre et se plaindre sans fin ?


Je préfère la prière de Péguy, humble et altière :

Etoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.

Il existe un confinement beaucoup plus contraignant que tous les confinements sanitaires, c’est le confinement mental. Se laisser enfermer dans la mentalité ambiante, c’est être assuré de stagner moralement et de croupir spirituellement, avec l’illusion de la liberté – celle d’errer et de dériver comme un bateau ivre, sans point d’ancrage.


J’aime mieux Péguy et son rappel des racines :

Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce ont fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire.

Se laisser confiner dans le laïcisme, c’est placer son existence dans une neutralité où il n’y aurait plus objectivement ni bien ni mal, ni vrai ni faux. Rien qu’un bien individuel et un vrai provisoire. Chimères d’un monde où le masque subrepticement devient bâillon : on se tait et on se terre.


Je choisis plutôt Péguy et son appel à s’élever :

C’est la pierre sans tache et la pierre sans faute,
La plus haute oraison qu’on ait jamais portée,
La plus droite raison qu’on ait jamais jetée,
Et vers un ciel sans bord la ligne la plus haute.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Les pèlerinages locaux prépareront les prochains pèlerinages nationaux. C’est par eux que se refera le fleuve des pèlerins de Lourdes, passant le Gave pour se recueillir au pied de la grotte. Et aussi, Deo volente, le grand fleuve des fidèles fervents, enjambant la Seine pour se rassembler à l’ombre de la cathédrale Saint-Louis, place Vauban.


Abbé Alain Lorans

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