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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:51
Mandala de la terre - 20

Je vous propose régulièrement de magnifiques mandalas réalisés par l'artiste Ana Castilho à partir de combinaisons d'éléments de la nature - feuilles, fleurs, fruits, gousses, bois, pierres - .
Contemplez-les et méditez.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 22:40
Reconnaître notre impuissance devant ce qui nous sépare de Dieu

La force illusoire ? Le lien naturel qui nous unissait à Dieu, source d'inspiration, de Vie et d'amour a été, non rompu, mais obscurci par la Chute.

Alors que nous avons été créé pour cette relation consciente avec Dieu qui nous donnerait la pleine conscience de l'Eternité et la pleine puissance de notre potentiel créatif, nous sommes comme privés de notre oxygène spirituel.

Il y a en l'homme comme un désir informulé et inassouvi, la fugace impression d'un manque essentiel, la lancinante angoisse de notre fragilité, comme une blessure qui ne cicatriserait jamais.

Et les attaques de l'Ennemi, de l'ignorance, de la peur, de l'angoisse sont comme des chaînes qui nous retiennent au fond d'une cave humide.

Alors écrasé par sa fragilité, par sa faiblesse et par son manque d'assurance et de confiance en lui, l'individu se fige dans une attitude prostrée, maladivement auto-dévalorisante.

Sa conscience est pulvérisée par l'angoisse et sombre dans l'abîme qu'elle creuse elle-même, entraînée par le poids d'une faiblesse non assumée qui submerge tout l'être et le contamine de son poison corrosif.

Nous connaissons tous de ces malheureux en dépression permanente, prisonniers de schémas destructeurs, pris dans la spirale infernale de leur désir de mort, prisonniers de leur ombre.

Il y a aussi ceux qui tentent de surmonter la faille par les fausses forces : l'orgueil et l'arrogance.

Emplâtre sur une jambe de bois, l'orgueil ne comble pas le vide dans l'âme mais en augmente la profondeur.

On croit qu'on surmonte mais en réalité, on se berce d'illusions, on écrase son prochain, on piétine ce qui est immortel pour s'attacher au passager.

La vraie force n'est ni le déni de soi, ni l'arrogance. La vraie force, seule capable de combler l'abîme est de reconnaître l'existence de celui-ci.

Cette reconnaissance suscite le désir de Dieu et le dépouillement sincère devant Lui.

En toute honnêteté, avec une âme virile et volontaire, on admet qu'on ne pourra pas franchir seul la distance qui nous sépare de l'Infini et on s'ouvre.

On s'ouvre à Dieu qui enverra immédiatement son Esprit et ses messagers ailés qui se feront un plaisir de nous délivrer, de briser nos chaînes et de nous emmener par delà le néant, dans le Temps Eternel, comme les Fils de Dieu que nous sommes.

Après une traversée du désert que chaque âme mystique connaît tôt ou tard dans son évolution, étape angoissante mais nécessaire au dépouillement du superflu et à la transmutation des ombres en Lumière, on est enfin libre.

En ce temps-là se dressera Michel, le grand Prince,

lui qui se tient auprès des fils de ton peuple.

Ce sera un temps d'angoisse

tel qu'il n'en est pas advenu depuis qu'il existe une nation

jusqu'à ce temps-là.

En ce temps-là, ton peuple en réchappera,

quiconque se trouvera inscrit dans le Livre. (Dn 12 ; 1)

Là nous redeviendrons comme nous étions à l'origine du monde, empli de saine et vraie puissance car animés par l'amour : 

Comme les corps limpides et transparents, lorsqu'un rayon les frappe, deviennent eux aussi étincelants et d'eux-mêmes reflètent un autre éclat, ainsi les âmes qui portent l'Esprit, illuminées par l'Esprit, deviennent-elles spirituelles aussi et renvoient-elles sur les autres la grâce.

De là viennent : la prévision de l'avenir, l'intelligence des mystères, la compréhension des choses cachées, les distributions de dons de grâce, la citoyenneté céleste, la danse avec les anges, la joie sans fin, la durée en Dieu, la ressemblance avec Dieu, le comble du désirable : devenir Dieu.1

Extrait de Daniel, l'ange et la déification de l'Homme

Sébastien Morgan

1Basile de Césarée, Sur le Saint Esprit, IX, 23

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 22:43
L'onction des malades

De même que la maladie est comprise comme « ébranlement de l'état de la personne dans son ensemble », de la même manière, l'onction des malades signifie qu'une brèche a été ouverte dans l'homme bouleversé par le mystère de Jésus-Christ, qu'à travers sa rencontre avec Jésus, il s'est laissé saisir par le mystère de la fragilité de son existence.

Recevoir l'onction des malades, c'est ainsi faire l'expérience de ma propre finitude, et dans cette expérience, m'abandonner avec confiance dans la main bienfaisante de Dieu, en sachant que je pourrai y trouver la guérison, mais aussi qu'elle me soutiendra si Dieu me laisse à ma maladie et m'invite à franchir les portes de la mort. (...)

L'être humain est déstabilisé par la maladie. L'édifice de sa vie se lézarde. Le malade est arraché à sa vie habituelle, à la sécurité de son travail et de la société... (...) C'est dans cette situation d'ébranlement existentiel qu'est donné le sacrement des malades, où a lieu la rencontre avec le Christ souffrant. (...) L'onction des malades nous introduit au mystère du passage de la vie à la mort.

Je vois donc deux raisons pour lesquelles nous devons intégrer le sacrement des malades dans nos vies.

C'est, d'une part, l'affirmation que nous sommes tous appelés à nous guérir les uns les autres et, d'autre part, l'invitation à traiter nos maladies sur le plan spirituel, à les considérer comme des défis spirituels.

Il faudrait toujours, y compris dans nos conversations avec les bien-portants, que quelque chose de salvateur émane de notre personne.

En un certain sens, nous avons tous reçu le don de la guérison. L'un soigne par son humour, l'autre par sa compréhension, l'autre encore par sa douceur. (...)

Seuls ceux qui sont conscients de leurs propres blessures, qui ont fait l'expérience de leur transformation et de leur guérison sont capables de guérir les autres : d'eux seuls émane un rayonnement salvateur, eux seuls peuvent transmettre au malade l'espérance de retrouver la santé.

Ma prière peut passer par plusieurs étapes.

D'abord, je prie Dieu pour qu'il me délivre de ma maladie. (...)

Dans une deuxième étape, j'ajouterai que je suis toujours disposé à ce que se réalise en moi sa volonté, que je suis prêt à accepter. (..)

Dans la troisième étape, ma maladie elle-même deviendra prière.

L'onction de l'huile devient parabole de l'amour salvateur de Dieu coulant dans mes blessures et quand mes souffrances deviennent trop fortes, je me représente que l'amour divin s'y déverse et les adoucit.

L'amour de Dieu peut guérir ma maladie, mais je ne peux pas être certain d'être ainsi délivré de tous ses symptômes.

Peut-être même la guérison n'aura-t-elle lieu que dans mon âme, mais quoi qu'il en soit, je vivrai ma maladie autrement si je la présente constamment à l'amour plein de tendresse de Dieu, si je me représente le Christ lui-même oignant affectueusement mon corps de l'huile de sa douceur.

L'huile destinée à l'onction des malades est bénie par l'évêque durant la Semaine sainte : c'est là tout un symbole, car le sacrement des malades nous fait entrer dans le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. Il nous initie au sacrifice de Jésus sur la croix. (...)

Accepter sa maladie, la supporter pour ses frères et soeurs, c'est aussi la transformer en source de bénédiction (cf. Col 1,24)


Anselm Grün - L'onction des malades, tendresse et réconfort (Extraits - Médiaspaul - 2003)

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