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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 22:54
 Que soit béni celui qui t'envoie ! 

« Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l'unité de leur nature » (Préface)

Refrain : Que soit béni celui qui t'envoie ! 

Prends donc comme symboles le soleil pour le Père 
pour le Fils, la lumière, 
et pour le Saint Esprit, la chaleur. 

Bien qu'il soit un seul être, c'est une trinité 
que l'on perçoit en lui. 
Saisir l'inexplicable, qui le peut ? 

Cet unique est multiple : un est formé de trois, 
et trois ne forment qu'un, 
grand mystère et merveille manifeste ! 

Le soleil est distinct de son rayonnement 
bien qu'il lui soit uni ; 
son rayon est aussi le soleil. 

Mais personne ne parle pourtant de deux soleils, 
même si le rayon 
est aussi le soleil ici-bas. 

Pas plus nous ne disons qu'il y aurait deux Dieux. 
Dieu, Notre Seigneur l'est ; 
au-dessus du créé, lui aussi. 

Qui peut montrer comment et où est attaché 
le rayon du soleil, 
ainsi que sa chaleur, bien que libres ? 

Ils sont ni séparés ni confondus, 
unis, quoique distincts, 
libres, mais attachés, ô merveille ! 

Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ? 
Pourtant ne sont-ils pas 
apparemment si simples, si faciles ? ... 

Tandis que le soleil demeure tout là-haut, 
sa clarté, son ardeur 
sont, pour ceux d'ici-bas, un clair symbole. 

Oui, son rayonnement est descendu sur terre 
et demeure en nos yeux 
comme s'il revêtait notre chair. 

Quand se ferment les yeux à l'instant du sommeil, 
tel des morts, il les quitte, 
eux qui seront ensuite réveillés. 

Et comment la lumière entre-t-elle dans l'œil, 
nul ne peut le comprendre. 
Ainsi, Notre Seigneur dans le sein... 

Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps 
dans toute sa faiblesse, 
pour venir sanctifier l'univers. 

Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source, 
il n'a jamais été 
séparé de celui qui l'engendre. 

Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en bas, 
comme Notre Seigneur 
a laissé l'Esprit Saint aux disciples. 

Regarde ces images dans le monde créé, 
et ne vas pas douter 
quant aux Trois, car sinon tu te perds ! 

Ce qui était obscur, je te l'ai rendu clair : 
comment les trois font un, 
trinité qui ne forme qu'une essence ! 

Refrain : Que soit béni celui qui t'envoie !

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église 
Hymne sur la Trinité (trad. Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334) 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 22:46
Et s'il suffisait d'écouter...

Chers Amis,

Et s'il suffisait d'écouter...
C'est quand même le premier commandement : « Shema Israël ! » Mais écouter qui ? Ecouter quoi ? J'oserai dire écouter l'inaudible ! Le son, le bruit, c'est le domaine de la manifestation. Mais derrière le son, derrière le bruit, ou avant le son, avant le bruit !

Entendre l'inaudible, c'est se connecter à ce qui ne se manifeste pas mais qui sous-tend tout ce qui se manifeste. C'est revenir à la racine incréée de toute chose, et d'abord de nous-mêmes. Cette racine n'est pas rien, mais elle n'est pas non plus « quelque chose » ... C'est une qualité, une présence dont nous avons tous l'expérience. Nous sommes invités à nous y plonger : « faire mémoire » de ce saisissement que Graf Dürckheim appelle l'expérience du « numineux » ...

« Se donner le temps de se souvenir » ...
Cela s'appelle le « rappel de conscience » : c'est le nerf de la guerre ! Toutes nos pratiques pourraient être supprimées, rien ni personne ne peut nous empêcher de mettre cet exercice au cœur de notre quotidien. « Chercher d'abord le Royaume des cieux », c'est replonger régulièrement en nous. « le Royaume des cieux est à l'intérieur de vous », dit Jésus.

« En nous », mais où au juste ?
Et bien là où nous sommes ici et maintenant en train de naître à nous-mêmes, enracinés en terre et en ciel dans la conscience de ce champ d'énergie qu'on appelle le corps. En dehors de cette conscience, nous sommes dans l'inconscience... Nous sommes en train de mourir à nous-mêmes, immergés dans le mental qui nous coupe de la vie.

Tout ceci demande à être pratiqué !
Une once de pratique vaut des tonnes de théorie. « Debout ! Soyons attentifs ! En silence ! » proclame le diacre au début de la liturgie. Mais la liturgie est une célébration de la vie, une manière de rendre grâce, et nous sommes invités à le faire « en tout temps et en tous lieux ». Laissons ce « Debout, soyons attentifs, en silence », résonner à chaque instant dans notre quotidien.

Dans les arts martiaux, c'est un rappel constant durant l'entraînement. Il nous est demandé d'être « en garde » à chaque fois que l'on « baisse la garde » ... Pieds bien au sol, posé dans son bassin, orienté vers le ciel. Cette attitude est liturgique ; nous sommes « des célébrants » de la vie. C'est notre tâche : être là ! Intensément là ! Et peut-être un jour être saisi par le pur silence de l'Être.

C'est dans ce Silence que notre identité la plus profonde se révèle et que commence véritablement notre seconde naissance.

Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !
 
        Père Francis président du Centre Béthanie

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 22:42
Land art
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