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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 23:23
Révélation des noms divins du Christ

O Sagesse, O Adonaï, O Rejeton de Jessé, O Clef de David, O Orient, O Roi des nations, finissant par le dernier Nom : O Emmanuel ! Ces sept Noms qui nous découvrent l’abnégation de Dieu qui descend, condescend, S’approche, vient, devient comme nous, est avec nous afin de nous amener vers Lui et vers Son Père.

Par les Noms divins, Il a voulu nous révéler une connaissance progressive. Chacun d’eux, mes amis, n’est pas seulement un son, mais, ainsi que dans le sacrement de l’Eucharistie, il est une coupe, un véhicule où réside la Divinité.

Lorsque nous prononçons un Nom divin, nous n’exprimons pas qu’une idée, un sens, une appropriation ou une analogie lointaine : ce Nom que Dieu nous a donné sur Lui-même, Il nous l’a légué comme une puissance.

Voici pourquoi, à l’annonce du huitième Nom, JESUS, l’Ecriture dira :

« Le ciel, la terre et l’enfer s’inclinent et tremblent devant le Nom de Jésus ! »

Saint Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky)

Ces invocations datent, pour le moins, du VI° siècle. Primitivement, il y en avait douze et on les chantait au Benedictus des Laudes. Au IX° siècle, on commença à les chanter au Magnificat des Vêpres. Dom Guéranger disait que ces antiennes « contiennent toute la moelle de la liturgie de l’Avent ». Chacune en effet comprend deux parties faciles à distinguer. La première est tirée de la sainte Écriture, non pas toujours textuellement, mais en des termes qui en font bien reconnaître l’origine : O Sagesse (Ecclésiastique 24 et Sagesse 8) ; O Adonaï et Chef de la maison d’Israël ; O Rejeton de Jessé (Isaïe 11, 1) ; O Clef de la maison de David (Isaïe 22, 22) ; O Orient (Luc, I, 78) ; O Roi des nations (Jérémie 10, 7) ; O Emmanuel (Isaïe 8, 8). Dans la seconde partie, on répète, comme dans une litanie, le même appel : « Veni, venez », suivi d’une invocation qui varie avec chaque strophe.

17 décembre

Sapientia, quæ ex ore Altissimi prodisti, attingens a fine usque ad finem, fortiter suaviter disponensque omnia: veni ad docendum nos viam prudentiæ

O Sagesse, sortie de la bouche du Très-Haut, qui enveloppez toutes choses d’un pôle à l’autre et les disposez avec force et douceur, venez nous enseignez le chemin de la prudence.

18 décembre

O Adonai, et Dux domus Israel, qui Moysi in igne flammæ rubi apparuisti, et ei in Sina legem dedisti : veni ad redimendum nos in bracchio extento

O Adonaï, guide du peuple d’Israël, qui êtes apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné vos commandements sur le mont Sinaï, armez votre bras, et venez nous sauver.

19 décembre

O Radix Iesse, qui stas in signum populorum, super quem continebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur : veni ad liberandum nos, iam noli tardare

O Fils de la race de Jessé, signe dressé devant les peuples, vous devant qui les souverains resteront silencieux, vous que les peuples appelleront au secours, délivrez-nous, venez, ne tardez plus !

20 décembre

O Clavis David, et sceptrum domus Israel ; qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit : veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis

O Clef de la cité de David, sceptre du royaume d’Israël, vous ouvrez, et personne alors ne peut fermer ; vous fermez, et personne ne peut ouvrir ; venez, faites sortir du cachot le prisonnier établi dans les ténèbres et la nuit de la mort.

21 décembre

O Oriens, splendor lucis æternæ, et sol iustitiæ : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis

O Orient, splendeur de la Lumière éternelle, Soleil de justice, venez, illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et la nuit de la mort.

22 décembre

O Rex gentium, et desideratus earum, lapisque angularis, qui facis utraque unum : veni, et salva hominem, quem de limo formasti

O Roi des nations, objet de leur désir, clef de voûte qui unissez les peuples opposés, venez sauver l’homme que vous avez façonné d’argile

23 décembre

O Emmanuel, Rex et legifer noster, exspectatio gentium, et Salvator earum : veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster

O Emmanuel, notre roi et législateur, que tous les peuples attendent comme leur Sauveur, venez nous sauver, Seigneur notre Dieu !

 

 
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 11:20
La Lettre de Béthanie N° 129
Chers Amis,
 
« Le peuple qui était dans les ténèbres », comme dit le prophète Isaïe, les rois qui le gouvernaient, ceux qui étudiaient les Ecritures, les prêtres, les prophètes, tous au sein du peuple hébreu attendaient le Messie, « Ha Massiah », le « oint » de Dieu. 

On peut dire qu’ils vivaient tous dans ces grandes détresses fondamentales de l’homme que nous vivons aussi, la solitude, la peur de la mort et l’absurdité de la vie. Ils attendaient depuis des siècles un messie les en libérant… et pourtant, quand il est arrivé, quand les temps furent mûrs, (car vous le savez, quand le disciple est prêt le maître arrive), personne ne s’aperçut qu’Il était là, sinon quelques bergers. 

Ceux-ci étaient des veilleurs, des gens vigilants, qui en reçurent connaissance, nous dit l’Evangile, par révélation angélique. C’étaient des hommes enracinés en ciel, puisqu’ils étaient capables de recevoir un message angélique, mais aussi des éleveurs, donc enracinés en terre et pragmatiques, c’est pourquoi ils se dirent : « Allons donc jusqu’à Bethléem et voyons cet événement que le Seigneur nous a fait connaître ».
 
Or le Messie a surpris tout le monde. Presque tous attendaient un roi terrestre, puissant et armé qui chasserait l’envahisseur car ce petit peuple était en permanence dans la solitude, la peur de la mort et même de l’extinction totale, et donc aussi dans le non-sens, dans l’absurdité de la vie. 

N’en est-il pas de même pour nous aujourd’hui ? N’attendons-nous pas le bonheur de tant de gens, de tant de choses qui finalement nous déçoivent les uns après les autres, qui s’avèrent impuissant à répondre à ce désir de sens qui est en nous, qui nous laissent seuls et face à la peur de la mort ?
 
Or le messie, le « oint » de Dieu, vient comme un petit enfant, un « nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche ». Comment voulez-vous qu’ils le reconnaissent ? Comment voulez-vous que nous le reconnaissions ? En quoi ce nouveau-né peut-Il répondre à nos trois détresses ? Nous qui attendons l’homme providentiel qui nous sortira de la crise financière, économique, politique, militaire, ou qui attendons l’homme ou la femme qui comblera notre besoin affectif béant et notre peur de la solitude, de la mort et du non-sens ?
 
Sommes-nous capables d’attendre le Tout Autre, celui que nous ne savons pas concevoir ? Sommes-nous prêts à être complètement surpris, désarçonnés, décontenancés ? Ne risquons-nous pas de ne pas le reconnaître, de passer à côté de Lui ? « Dieu passe près de moi et je ne le vois pas » …
 
C’est pourquoi il faut veiller, comme ce temps de l’Avent nous y a invité, comme ces bergers à Bethléem qui étaient de grands méditants, car la surveillance d’un troupeau demande d’être vraiment dans la vigilance et radicalement dans l’instant présent. Dans le cas contraire on peut s’attendre à perdre dans la gueule du loup nombre de ses brebis. 

Or nous sommes des bergers, surveillant le troupeau de nos pensées, de nos désirs, de nos pulsions. Il nous faut donc être vigilant nous aussi à chaque instant, car le Christ nous le dit dans l’Evangile : « vous ne savez ni le jour, ni l’heure où le Fils de l’homme reviendra » et Il dit encore ailleurs : « Il viendra comme un voleur », c’est-à-dire que, comme le voleur nous ne le verrons pas, nous ne le reconnaîtrons pas, Il sera caché à nos yeux.
 
Nous sommes tellement obnubilés par nos petits ou grands soucis matériels et existentiels et Lui, Il nous surprend tellement, Il est tellement au-delà de nos attentes, au-delà de nos désirs, Il a une si haute idée de nous que ça ne nous vient pas à l’idée une seconde d’attendre un tel messie.
 
Le messie de l’Evangile est toute intériorité, toute discrétion. Il est plein de respect et de pudeur et il vient, si nous le voulons, si nous lui permettons, au-dedans de nous. Il vient… dans la subtilité de l’instant présent, de l’ici et maintenant, dans ce croisement entre notre vie existentielle et notre profondeur. C’’est là qu’il faut l’attendre, c’est là qu’il faut le guetter, car c’est là qu’il était, c’est là qu’il est, c’est là qu’il vient.
 
Il est certes venu il y a plus de deux mille ans dans l‘histoire des hommes, mais Il n’en est pas reparti, Il y est resté et Il est chaque jour, chaque instant, dans mon histoire, comme un voleur tant que je ne sais pas le reconnaître, mais aussi, si je le Lui permet, comme Celui qui épouse ma vie, qui transcende mon histoire, qui féconde mon devenir, qui permet ma transformation, ma transmutation, comme Celui qui est devenu homme pour que l’homme devienne dieu, pour que « je » devienne dieu.
 
Soyons donc prêt, exerçons-nous à veiller dans nos cœurs, soyons attentifs comme dit le diacre à la liturgie et soyons vigilants sans relâche, sans a priori d‘aucune sorte. Soyons dans l’instant présent et nulle part ailleurs, car c’est là qu’Il vient et c’est là qu’Il nous sauve.
 
 
Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !
 
Père Pascal
 
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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:00
La nuit de Nicodème

Ecouter la Parole de Dieu lue par Dominique Parent

Évangile selon saint Jean 3, 1-8

« Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »

 

Écouter en ligne

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Méditation par sœur Anne-Claire Dangeard 

 

Écouter en ligne

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Sous le souffle de Dieu


« Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. »
 

Connaissez-vous dans l’Odyssée, l’histoire d’Ulysse et du dieu du vent Éole ?

Pour résumer rapidement : Éole héberge chez lui Ulysse et ses compagnons. Au moment de repartir vers Ithaque, Éole lui donne une outre remplie de vents contraires qu’il attache solidement dans la cale du bateau pour qu’aucun vent contraire ne puisse souffler.

Au cours du voyage, alors qu’Ulysse est endormi, ses compagnons ouvrent l’outre en cuir parce qu’ils la croient remplie d’or. Les vents contraires s’échappent, la tempête leur tombe dessus et les emporte loin de leur patrie.
 

Pourquoi vous raconter cette petite histoire de la mythologie grecque ? Parce que, pour nous, Chrétiens, l’Esprit Saint donné à la Pentecôte est symbolisé par le vent, mystérieux et invisible.

Et l’Esprit Saint, c’est Dieu lui-même. En hébreu, comme en grec, il n’y a qu’un seul mot pour dire « esprit », « vent » ou « souffle ». Le vent, le souffle, on ne les voit pas, mais on peut en reconnaître la présence, toute légère ou parfois très forte…

Quels vents contraires, ai-je enfoui, bien tassés, au fond de ma besace ? Est-ce qu’ils ne font pas partis de ce que je suis ? Est-ce que je ne dois pas apprendre à les apprivoiser ? A me laisser décoiffer par quelques coups de vents inattendus ou sentir la douce caresse du vent dans ma vie ? 

Si je n’ouvre pas moi-même ma besace de temps en temps, d’autres sauront bien le faire à ma place, comme les compagnons d’Ulysse, et me rappeler à mes défauts ! Alors, courage, aujourd’hui, j’ouvre ma besace, je vide mon sac comme on dit.

Je décide de prendre rendez-vous avec mon accompagnateur spirituel, ou de me préparer au sacrement de réconciliation : vents mauvais ou vents favorables feront bon ménage et pousseront ma barque sur des chemins encore inconnus de moi !

 

 
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