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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 22:55
Un lumineux office du point du jour
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Un lumineux office du point du jour
Un lumineux office du point du jour

Si la météo se montre favorable, le soleil levant traversera la cathédrale Saint-Cyr/Sainte-Julitte, demain, et illuminera la fresque surplombant le chœur roman où chaque 16 juin est célébré l’office des Laudes.

Rares sont les célébrations effectuées dans le chœur roman de la cathédrale. Le plus souvent, les fidèles font face au chœur gothique. Quelques dates font exception, tels la messe du dimanche de Pâques et l’office des Laudes, chaque 16 juin.

Jour dédié à saint Cyr et sainte Julitte, saints patrons de la cathédrale depuis l’an 802, le 16 juin est le seul jour de l’année où, si le ciel le permet, la lumière du soleil levant traverse, de part en part, la cathédrale pour illuminer la fresque du XIIe siècle représentant le Christ en gloire sur la voûte de la partie romane de l’édifice.

« Cet embrasement de la fresque romane au matin du 16 juin a justifié le désir des fidèles de venir le voir », se souvient Jacques Billout, curé de la paroisse de Nevers-centre.

101 mètres séparent la chapelle occidentale axiale de la voûte romane

L’office du point du jour, dit office des Laudes, car y sont récités des psaumes de louanges à Dieu pour lui rendre grâce du jour qui se lève, est à nouveau célébré dans la cathédrale chaque 16 juin depuis les années 80 seulement.

« Ça n’existait pas avant, tant que subsistait le mur séparant la partie gothique de la partie romane », se souvient le père Billout.

Ce mur avait été élevé après la Libération.

Les bombardements avaient dévasté la partie gothique de la cathédrale. La partie romane, elle, était intacte.

Un mur avait été édifié au niveau de la cinquième arche de la nef gothique en attendant la restauration du chœur gothique et des chapelles occidentales, et pour permettre que le culte se maintienne dans la cathédrale.

Depuis plus d’une trentaine d’années, c’est l’évêque du diocèse de Nevers, Mgr Michel Moutel, puis Mgr Francis Deniau, et depuis l’an dernier Mgr Thierry Brac de la Perrière, qui préside cette messe du 16 juin.

Si les nuages veulent recouvrir d’autres horizons que le ciel neversois, les premiers rayons du soleil pénétreront dans la cathédrale par le vitrail rouge, représentant le couronnement de la vierge, œuvre de Jean-Michel Alberola, dans la chapelle axiale occidentale, ainsi que par la grande verrière bleue de Claude Viallat, et traverseront les 101 mètres séparant les chapelles occidentales de la voûte romane pour magnifier les couleurs médiévales de la fresque du Christ en gloire.

Président de l’association des Amis de la cathédrale, Jean-Michel Drugeon s’émerveille en évoquant le souvenir de ces rares moments : « Le premier rayon éclaire le chapiteau de gauche, puis peu à peu la lumière du soleil occupe la totalité de la voûte et l’illumine. C’est sublime?! »

Jean-Christophe Henriet

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 15:16
Recettes du monastère du  Frère Jean

Plus de 60 recettes avec de nombreuses photos, des textes sur la cuisine, avec une préface d’Emmanuel Tresmontant, critique gastronomique.

 

            Le Frère Jean, moine-prêtre orthodoxe, n’a pas la prétention de donner des conseils culinaires, ni d’écrire un nouveau livre de cuisine. Il en existe déjà tant ! 

Dans «Recettes du monastère» l’auteur montre par de belles photographies et par des recettes collectées depuis plus de 40 ans dans divers monastères au Mont-Athos, en Terre Sainte, en Russie… que la cuisine est une louange incarnée «J’ai le désir de montrer par des recettes simples que dans un monastère la préparation des repas, le partage des mets, les gestes quotidiens sont une louange à Dieu et à Sa création ».

Le secret du cuisinier c’est l’émerveillement devant la splendeur du simple.
            Les Recettes sont issues de produits frais, naturels. Chaque saison dicte sa recette. Les légumes bios sont préparés avec sobriété, offerts et partagés avec les frères et les hôtes de passage comme une bonne soupe chaude.

"Quand un chef me rend visite, je l’écoute me parler de sa vocation.

Quand un pèlerin se retire au monastère, il vient pour s’immerger dans le silence, pour redécouvrir son âme d’enfant émerveillé, pour écouter la nature lui parler de l’instant, pour goûter un fruit sur l’arbre, pour mâcher une herbe aromatique, pour s’asseoir face à l’infini".

    Vous trouverez le livre dans certaines librairies.

Si vous souhaitez une dédicace de l’auteur et commander "Recettes du monastère" il vous suffit de d’envoyer par la poste : votre nom, votre adresse postale, votre numéro de téléphone, accompagné d’un chèque de 20€+ 5€ de port = 25€ à l’ordre de Fraternité Saint Martin.

    Dans la joie de vous accueillir prochainement au skite sainte Foy pour partager un moment convivial et de prière, recevez, ami du skite, mes cordiales salutations en Christ.

Frère Jean

Editions Art Sacré  
Fraternité Saint Martin   48160 - Saint-Julien-des-Points  - Tél : 04 66 45 42 93
E-mail : skite.saintefoy@wanadoo.fr 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 22:55

 

En guise d'introduction

Quand  j'exerçais mon métier  de psychologue, j'avais lu un livre dont  le titre m'est  revenu en mémoire alors que je cherchais une introduction  à ces textes: "Un interprète en quête de sens", de  Piera Aulagnier. Peu importe  le contenu,  que  j'avais par  ailleurs aimé, mais c'est le mot interprète qui a fait sens pour moi, qui a pris corps.

Car quand je traduis à ma manière, en parlant à la première personne, des textes de la Bible, que ce soit l'ancien ou le nouveau testament, je me sens comme un interprète. Peut-être que le fait de "travailler" le texte proposé, verset par verset, c'est un peu comme faire ses gammes.

Alors je me trouve avec une partition que je travaille, sans consignes précises données, et à un moment  je peux interpréter, mettre  en musique  pour  que les lecteurs  découvrent  du neuf, aiment  cette musique et la fassent leur... C'est cela le rôle de l'interprète.

On pourrait  certes dire qu'il doit s'effacer devant  l'œuvre, mais chaque  interprète  a sa manière  de  retranscrire  ou de traduire l'œuvre; et même s'il s'efface devant le compositeur, il apporte quelque chose de nouveau...

Je dois dire que lorsque les petits textes que je propose s'imposent à moi, je me sens un peu comme un interprète  qui a certes la partition, mais finalement sans les indications précises de l'auteur  (ou des auteurs), ce qui me donne une grande liberté.

Alors peut-être  que  ces textes que  je connais  bien,  même si  à  chaque lecture  studieuse,  je découvre des mots auxquels je n'avais prêté attention, des verbes qui sont conjugués à des temps différents, des mots qui en évoquent d'autre, des harmoniques parfois entre ces textes et ceux de l'ancien testament  ou ceux d'autres auteurs, ces textes à ma manière je leur ai fait violence pour qu'ils parlent  ou chantent  autrement,  car peut-être qu'au final il est question  d'un chant, d'un chant léger et ténu, mais bien présent pour que les mots permettent  de s'envoler, de prendre un peu de distance, et qu'ils chantent tout seuls.

C'est peut-être cela mon charisme, être interprète. Interprète parce que parfois quand on lit la Bible, c'est comme une langue étrangère qu'il faut traduire, même si c'est déjà dans ma langue maternelle (le français), mais aussi comme une partition dans laquelle je peux laisser libre cours à ma manière de jouer pour que ceux qui écoutent  (qui lisent) soient pris par ces histoires et qu'ils en tirent du plaisir.

Il y a longtemps que je me livre à cela, mais durant ce temps de l'avent et le temps qui sépare la nativité  du  temps dit  ordinaire,  en  reprenant   ces  évangiles  qui  racontent   Joseph,  Marie, Elisabeth, Zacharie, les textes à la première  personne sont  venus d'eux -même et ce sont ces textes qui suivent les histoires racontées par Matthieu et par Luc que je propose.

Certaines de ces histoires  sont  précédées  d'une  réflexion plus historique  par exemple sur  le mariage  du  temps  de  Jésus,  ou  sur  des  réflexions plus  personnelles,  car  le  massacre  des innocents  pour moi c'est le massacre de ces enfants "innocents"  par ces adultes qui leur volent leur innocence et qui les condamnent  à vivre alors que quelque chose a été mis à mort en eux. Et que là, je ne peux pas me taire, car le Dieu en qui je crois est un Dieu de la vie, qui un jour permettra à ces parties mortes de reprendre vie.

Et si je ne suis pas en quête de sens, mon désir est bien d'insuffler non pas un autre sens, mais une manière peut-être plus féminine de lire les textes qui parlent de la naissance de celui qui va permettre aux hommes de dire un Je différent, un je où l'Autre et l'autre sont présents, un Je de relation.

Si le début du temps de l'Avent est centré sur la lecture du livre d'Isaïe et donc sur les textes du nouveau testament qui peuvent y correspondre,  la  seconde  moitié  de  ce  temps  est  centrée  sur  les évangiles de l'enfance, que ce soit Matthieu ou Luc, puis le temps après Noël qui reprend la chronologie pour arriver finalement à l'Epiphanie, fait  donc largement  appel aux "histoires"  qui entourent cette incarnation.

En lisant  et en  travaillant  ces textes,  c'est  à dire  en  ne  privilégiant autant  que faire se peut, aucune phrase, aucune idée, (ce qui ne veut pas dire que certains mots ont eu de l'importance dans ma réflexion), je me suis sentie  (ou j'ai eu envie) l'envie de raconter  différemment ces textes, de laisser  parler les personnages, que ce soit  Marie, Elisabeth Zacharie, mais pourquoi pas l'Ange Gabriel ou même Jésus.

Les textes qui suivent  sont  donc des petits  récits,  récits qui se sont imposés, qui sont venus, sans que j'ai eu trop à réfléchir, mais qui sont remplis  d'harmoniques venant  de  toute  la  Bible.  Ils  sont  liés  aux évangiles proposés par la liturgie tant des dimanches que des messes de semaine.

Comme je l'ai dit, ces récits que je pourrais intituler  "ils racontent", que ce soit  Pierre, Jésus,  la  femme syrophénicienne,  le garde  qui  a été requis pour exécuter Jean dans prison, sont des récits qui s'imposent à moi, après  avoir  "travaillé"  le texte  versets  par  versets.  Il y  a  des répétitions de mots, il y a des verbes, il y a des mots qui me paraissent importants, il  y  a  ces citations  de  l'ancien  testament  que  j'essaye toujours de replacer dans leur contexte.

Il est certain que ma sensibilité de femme, joue beaucoup. Par exemple quand on lit dans Jean la mort de Jésus et qu'on parle des gardes qui viennent briser les jambes des deux qui sont crucifiés en même temps que  Jésus,  je  me  demande  vraiment   pourquoi  leur  infliger  cela: pourquoi ajouter la douleur de ces fractures à la mort par asphyxie qui va suivre? Et quelque part en moi, même si ces hommes "méritaient" comme on dit cette mort, pourquoi ne pas les tuer avec un simple coup de lance? Et quelque part, mon cœur se tord un peu en moi.

Alors oui, j'injecte ma sensibilité. Mais peut-être qu'elle permet de rendre

Extrait du chapitre où un des "soixante-douze" disciples parle :

Depuis qu'il a guéri cet enfant possédé, et qu'il parle ouvertement de ce qui va arriver, même si moi j'espère qu'il se trompe, qu'il ne sera pas condamné à mort mais que le peuple qu'il aime tant le défendra, je dois dire que je ne comprends pas grand chose. 

Et d'abord, comment peut-on ressusciter des morts? Si c'est redevenir vivant pour mourir ensuite, comme le soldat dont le corps a touché les os du prophète Elisée, mais qui est mort comme tout le monde ensuite, je ne vois pas. Alors c'est sûrement autre chose, mais...

Qu'il soit emporté au ciel sur un char de feu, ça ça me plairait bien, mais ce n'est pas son genre. Mais s'il n'y avait que ça.. Il nous en dit des choses!

Il y a le prophète Ézéchiel qui a rapporté cette vision des ossements desséchés qui reprennent vie grâce au souffle de l'Esprit. Peut-être qu'il veut parler de cela: qu'un jour le souffle de Dieu le fera redevenir vivant pour l'éternité, lui qui parle de la vie éternelle; peut-être, mais que c'est difficile! 

Et là, je reviens à tout ce que je ne comprends pas. Il parle d'amputations, si on ne veut pas brûler éternellement dans la géhenne de feu, là où iront lors du jugement dernier ceux qui se détournent du Très Haut. Se couper une main, un pied ou s'éborgner, ça veut dire quoi? À quoi ça sert de se mutiler et en plus c'est interdit par la Tora...

Je suis une psychologue clinicienne, ayant travaillé essentiellement en milieu hospitalier. J'ai travaillé avec de très nombreux enfants et adolescents porteurs de pathologie lourdes.

Depuis la cessation de mon activité, outre la psychologie et la relation d'aide, je m'intéresse au christianisme comme une recherche permettant à l'homme de devenir plus "humain et créateur."

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