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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 23:53
Je vais prendre le temps

Je vais prendre le temps de laisser poser mon regard sur les choses de tous les jours et les voir autrement.

Ces choses que chaque matin je croise sans voir.

Toutes ces choses familières que je côtoie à longueur de jour, de mois, d’année…

Je vais prendre le temps de voir l’étrangeté des arbres, ceux de mon jardin, ceux du parc voisin qui, le crépuscule venu, bruissent de mystère…

Je vais prendre le temps de poser mon regard sur les êtres que j’aime, de regarder autrement les miens, celles et ceux qui me sont le plus proches et que, parfois, je ne vois même plus, je n’entends même plus, tant le souci de mes affaires, de mon travail parasite mon cœur et mon corps…

Oui, je vais prendre le temps de les découvrir de me laisser surprendre encore et toujours par ceux que j’aime…

Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer aussi,
toi mon Dieu, au-delà des mots, des formules et des habitudes.

Oui, je vais aller à ta rencontre comme au désert et tu me surprendras, mon Dieu.

Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer autrement.

Robert Riber, « Je vais prendre le temps », Fenêtres ouvertes, Les Presses d’Île-de-France, coll. Mille Textes, 1996.

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Published by Marc-Elie - dans Poèmes
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 23:55
Sans appui  

-1-

Haute conscience,
frôlement d'aile,
les arbres soudain
respirent,
l'herbe rit
dans les combes
secrètes !
Enchantement,
le ciel changeant
joue avec la lumière
sur la grise tenture
du lac impassible !

-2-

Haute conscience,
dans la nudité des vignes
où pointent
des sarments,
un épervier
est apparition
du silence !

-3-

Au pied du cerisier,
la manne des pétales
nourrit la terre obscure.
Sur les feuilles parcheminées
qui bordent le chemin,
un lézard écrit sa présence.
Les bourgeons naissants
donnent fragilité au regard !

-4-

Haute conscience,
en plein jour
les étoiles descendent
et deviennent
boutons d'or.
Près d'une maison
d'ardoises grises,
un pommier du Japon
est en feu !

-5-

Apparition d'un merle
qui sautille
sur le perron,
silencieux passage
de la vie cerné
par une fenêtre,
une pie se laisse
bercer par le vent
au plus haut d'un orme
sans feuillage !

-6-

Haute conscience,
l'air est traversé
de pétales errants.
Des visages en flammes
arrachent les morts
hors de l'éternel hiver !
La violette du sous-bois
est une caresse
née de l'humus !

-7-

Bénis soient
ces signes 
pour qui désire voir
et revêtir ce manteau,
haute conscience,
passage d'une aile
parfum qui desserre
le cœur sans appui !

je ne me rappelle plus l'auteur

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Published by Marc-Elie - dans Poèmes
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 23:54
 Que soit béni celui qui t'envoie ! 

« Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l'unité de leur nature » (Préface)

Refrain : Que soit béni celui qui t'envoie ! 

Prends donc comme symboles le soleil pour le Père 
pour le Fils, la lumière, 
et pour le Saint Esprit, la chaleur. 

Bien qu'il soit un seul être, c'est une trinité 
que l'on perçoit en lui. 
Saisir l'inexplicable, qui le peut ? 

Cet unique est multiple : un est formé de trois, 
et trois ne forment qu'un, 
grand mystère et merveille manifeste ! 

Le soleil est distinct de son rayonnement 
bien qu'il lui soit uni ; 
son rayon est aussi le soleil. 

Mais personne ne parle pourtant de deux soleils, 
même si le rayon 
est aussi le soleil ici-bas. 

Pas plus nous ne disons qu'il y aurait deux Dieux. 
Dieu, Notre Seigneur l'est ; 
au-dessus du créé, lui aussi. 

Qui peut montrer comment et où est attaché 
le rayon du soleil, 
ainsi que sa chaleur, bien que libres ? 

Ils sont ni séparés ni confondus, 
unis, quoique distincts, 
libres, mais attachés, ô merveille ! 

Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ? 
Pourtant ne sont-ils pas 
apparemment si simples, si faciles ? ... 

Tandis que le soleil demeure tout là-haut, 
sa clarté, son ardeur 
sont, pour ceux d'ici-bas, un clair symbole. 

Oui, son rayonnement est descendu sur terre 
et demeure en nos yeux 
comme s'il revêtait notre chair. 

Quand se ferment les yeux à l'instant du sommeil, 
tel des morts, il les quitte, 
eux qui seront ensuite réveillés. 

Et comment la lumière entre-t-elle dans l'œil, 
nul ne peut le comprendre. 
Ainsi, Notre Seigneur dans le sein... 

Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps 
dans toute sa faiblesse, 
pour venir sanctifier l'univers. 

Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source, 
il n'a jamais été 
séparé de celui qui l'engendre. 

Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en bas, 
comme Notre Seigneur 
a laissé l'Esprit Saint aux disciples. 

Regarde ces images dans le monde créé, 
et ne vas pas douter 
quant aux Trois, car sinon tu te perds ! 

Ce qui était obscur, je te l'ai rendu clair : 
comment les trois font un, 
trinité qui ne forme qu'une essence ! 

Refrain : Que soit béni celui qui t'envoie !

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église 
Hymne sur la Trinité (trad. Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334) 

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Published by Marc-Elie - dans Poèmes Chants
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