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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 19:32
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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 19:30

La voie romaine allant de Vannes à Blain passait par le bourg de Plessé, la région  fut  pillée et dévastée par les Normands, puis pendant la guerre de Cent Ans. Durant les guerres de religion le territoire de Plessé est dominé par la famille des Rohan de Blain et devient alors un refuge pour les protestants. Les membres de  l’église réformée de la région se réunissaient souvent au château de Plessé. Le 21 juin 1863, Dresny qui n’était qu’un petit village au nord de Plessé a été canoniquement érigé en paroisse. Selon les archives départementales, il existait une chapelle construite à une époque indéterminée par Joseph Calan, petit seigneur qui dédia cet édifice religieux à son Saint-Patron. Le patronyme de Calan a subsisté et désigne le village où a été érigé le monument dédié à Saint-Joseph. Au cours de la tourmente révolutionnaire, la chapelle disparut, les pierres retrouvées dans un champ ont servi de socle à un calvaire érigé au lieu dit « La Montang » près de Calan.

 

Les miracles

 

A la fontaine Saint-Joseph, le premier miracle aurait eu lieu vers 1850, un paysan venant du village de Guély avec un attelage sur lequel était installée sa fillette infirme passait en cet endroit où coulait une fontaine couverte de buissons et de ronces. La fillette demanda à son père de s’arrêter. Elle avait vu au-dessus des ronces une tige fleurie….c’était un lys blanc. Tous les deux contemplèrent cette chose incroyable et soudain la petite fille descendit seule de la charrette et partit à pied devant l’attelage….elle était guérie. Ils allèrent aussitôt annoncer la nouvelle au chapelain de Calan qui fit la relation entre le lys blanc et Saint-Joseph.

Un autre miracle eut lieu en 1892. Un enfant de 12 ans Jean Guillet né Guenrouët passa au travers d’un pont de bois qui enjambe (la douvé),  fossé rempli d’eau, il fut sorti de là avec une jambe en piteux état. Pendant un an les différents médecins appelés à son chevet ne peuvent pas le guérir. Le père lui confectionne deux béquilles en châtaigner, pour lui permettre de bouger un peu. La mère décide alors de s’adresser au « docteur du ciel » et s’en va pieds nus vers le Dresny. Elle y fera plusieurs pèlerinages, toujours avec le même rite : elle prie à l’église puis s’achemine toujours en priant vers la fontaine. A son retour l’enfant est invariablement  dans le même état. Elle décide donc d’amener son garçon à la fontaine, le père atèle la jument et installe l’enfant  sur la charrette, de ce premier voyage rien n’avait changé. Lors du second voyage, Jean déclare « c’est aujourd’hui que je reviens guéri. » A la fontaine les parents plongent leur enfant dans la piscine. Et….il est guéri, il saute de bonheur et sans aide remonte dans la voiture, laissant derrière lui la béquille comme ex-voto. Jamais plus sa jambe ne le fera souffrir.

A partir de cette époque, la dévotion à Saint-Joseph se fit grande en ce lieu et il y a régulièrement des grâces et des guérisons accordées à ceux qui les demandent avec foi.

La Fontaine dont Joseph est le protecteur a été mise en valeur en 1892, par l’Abbé Apiais curé de la paroisse qui fit exécuter une route d’environ 400 mètres pour accéder à ce qui n’était alors qu’un trou d’eau sous les ronces et qu’il désirait mettre en valeur. Depuis cette époque plus de vingt guérisons miraculeuses ont été enregistrées. Les premiers pèlerinages à la fontaine furent instaurés par Monsieur le curé Massé, le 19 mars 1897 et le 3ème dimanche après Pâques, depuis ce pèlerinage se renouvelle chaque année

Le pélerinage

Le pèlerinage est organisé chaque année par le Monastère Sainte-Présence (56)

Pour y participer contacter le monastère : Cliquer ICI

 

Association sauvegarde du patrimoine notre dame et saint joseph le dresny
( fontaine grotte Notre dame Saint Joseph )
Informations :
Siège de l'association :
1 Rue Jules Verne 44630 Plessé
 

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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 19:30
Les personnes qui découvrent chez moi un petit oratoire décoré d’icônes et de statues me posent souvent cette question.
J’avoue ne pas être toujours inspiré pour leur répondre.
Une réaction de ma petite-fille m’a mis sur la piste de l’explication à donner sur ma dévotion aux saints.

Elle avait dévoré une BD sur Mère Teresa. Je lui avais demandé ce qui l’avait le plus frappé dans cette histoire. Je m’attendais à ce qu’elle évoque l’action caritative de la religieuse dans les mouroirs de Calcutta.

À ma grande surprise, elle me répondit en citant Mère Teresa : « Je ne peux pas m’arrêter de travailler ; j’aurai toute l’éternité pour me reposer. » Pourquoi cette citation ? 

« Mais Papy, répliqua-t-elle, c’est génial de penser que tout ce qu’on fait sur la terre est récompensé par des vacances éternelles au ciel ! »

Ma petite-fille a été touchée par ces mots-là. Ils lui ont apporté une consolation particulière.

Les saints sont universels car ils murmurent différemment à l’oreille de chacune et de chacun.

Si nous sommes liés à certains plus qu’à d’autres c’est par le mystère de l’amitié.

L’important c’est que leur fragilité soutienne la nôtre et que leurs exploits nous encouragent…

Les saints sont à aimer pour ce qu’ils sont : non pas des héros, mais des apprentis acharnés de l’Évangile qui croient – comme dit ma petite-fille – que des vacances éternelles les attendent au ciel. 

« Vivez familièrement avec un grand saint, conseillait Charles de Foucauld, votre cœur deviendra chaud comme le sien. » 

La dévotion aux saints sert à cela : ranimer les braises sous la cendre.

Michel Cool, journaliste, éditeur et écrivain (1)

(1) Dernier livre paru : Retrouver l’enthousiasme, Salvator, 14 €.

 

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