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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 16:18
24 septembre : fête de Saint Silouane

Tropaire

Par tes prières tu as reçu le Christ
Comme ton maître
Sur la voie de l’humilité
Et l’Esprit dans ton cœur témoignait de ton salut
C’est pourquoi tous les peuples appelés à l’espérance
Se réjouissent et font mémoire de toi
Ô Saint Père Silouane
Prie le Christ de sauver nos âmes.

Kondakion

Durant ta vie sur la terre,
Tu as servi le Christ en marchant sur ses pas, Et maintenant au ciel
Tu contemples celui que tu as aimé
Et tu demeures avec lui selon sa promesse
Aussi, Ô Père Silouane,
Enseigne-nous la voie que tu as parcourue !

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 22:10

Un jour le Père Marin, prêtre bien connu de Nancy, nous rendit visite et nous raconta l'histoire du Père Henri Berthélémy qui avait vécu dans notre maison.

Quand nous avons fait l'acquisition de cette maison nous avions l'impression qu'elle nous attendait. Jeunes convertis dans la foi orthodoxe nous avons accroché de nombreuses icônes dans chacune des pièces et mon épouse Sophie en a peint plusieurs avant de se consacrer à la calligraphie et à l'enluminure. Nous avons converti le salon en oratoire pour nous-mêmes et pour les amis qui viennent prier en silence avec nous.

Nous ne savions pas que nous venions de renouer avec l'histoire du Père Berthélemy et que le lieu que nous avions investi était chargé de la prière de ce saint curé et de l'esprit de l'iconographie. Le texte ci-dessous écrit par le Père Marin raconte cette histoire.

Marc-Elie

Le Père Henri Berthélémy

Il est né en 1926 et décédé le 21 octobre 1971, à l’âge de 45 ans après une vingtaine d’années de sacerdoce. De santé délicate, il a exercé plusieurs ministères au collège de la Malgrange et en paroisses.

Surtout, il est devenu aumônier du Carmel de Buthegnémont à Nancy. Il y exerça une belle influence. En particulier, il accompagna Mère Elisabeth qui se préparait à fonder en 1974 le Carmel catholique de rite oriental à Saint-Rémy les Montbard, dans la Côte d’Or.

Ensembles, ils s’adonnèrent à l’écriture des saintes icônes et à la spiritualité orthodoxe dans le cadre du Carmel de Nancy. Il a aidé cette fondatrice.

Ce Carmel a toujours été ouvert. C’est ainsi qu’une cousine germaine de ma mère, Marie-Madeleine Marchal-Genay, née en 1906, entrée au Carmel de Nancy en 1925, a passé 30 ans à Madagascar avec deux autres carmélites pour y fonder le Carmel de Tananarive (de 1946 à 1976).

Le Père Henri Berthélémy faisait aussi partie de l’Institut séculier des Prêtres du Cœur de Jésus fondé pendant la Révolution française pour maintenir l’esprit religieux dans le monde.

C’est là que je l’ai rencontré lors de nos réunions mensuelles de groupe à la « Foucotte », maison rattachée à l’école Saint Sigisbert. C’est lui qui alimentait et tenait notre bibliothèque, car il était un grand lecteur de théologie et de spiritualité.

J’ai encore – relié par lui – La vie de Moïse de Grégoire de Nysse traduit par le Père Danielou (le premier livre de la collection Sources chrétiennes paru en 1954).

Henri Berthélémy était fidèle à nos réunions fraternelles et aux retraites annuelles de 8 jours. Il y apportait sa note discrète et sa ferveur. Malgré sa santé déficiente, son visage reflétait la douceur, la bonté, une intelligence joyeuse et parfois malicieuse.

L’un de ses charismes particuliers fut aussi celui de pèlerin itinérant comme le Pèlerin russe ou Saint Benoit Labre.

Enveloppé d’une pèlerine, le béret enfoncé, la musette en bandoulière, il sillonnait les routes de la Lorraine et de la Bourgogne en faisant de l’auto stop, encore à la mode depuis la libération par les Américains. Modestement, il racontait certaines merveilleuses rencontres, au point que les automobilistes le conduisaient jusqu’à sa destination pour rester avec lui et lui rendre un service reconnaissant.

Il savait remercier ses chauffeurs bénévoles qui le remerciaient souvent davantage. Sa pauvreté, sa douceur et sa foi contagieuse ouvraient les cœurs.

Cette vie donnée, épuisante, a eu vite raison de sa petite santé. Je ne me souviens plus de ses obsèques, car en octobre 1971 j’étais encore hors du diocèse, professeur au Grand Séminaire de Saint Dié. Le souvenir d’Henri Berthélémy mérite d’être gardé car il fut un précurseur dans le rapprochement entre chrétiens d’Orient et d’Occident. Il demeure pour nous un modèle et un intercesseur.

Jacques Marin, 4 juin 2010.

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 22:55
La réponse des saints à la persécution

Pendant la persécution de Staline contre l'Église, les administrations des prisons et des camps encourageaient les criminels à maltraiter les ecclésiastiques condamnés sous le tristement célèbre Article 58.

Des récits de grande sauvagerie nous sont rapportés via les biographies.

L'archimandrite Pavel (Gruzdev) fut attaché pieds nus à un arbre dans le gel de décembre afin d'être dévoré par les loups (qui ne l'ont pas attaqué).

L'archevêque hiéromartyr Thaddeus (Uspensky) a été jeté sous des lits de planches, s'est vu donner un seau avec des ordures dedans en lui disant "voici un encensoir pour toi; encense!"

Le Seigneur a littéralement prit ces souffrants en Ses mains et les a sauvés.

Comment père Pavel a réussi à rester en vie avec ses pieds nus dans la neige, c'est inconcevable pour l'esprit.

Et le chef qui a torturé saint Thaddeus a eu une vision de Dieu qui l'a tellement effrayé qu'il a cessé de se moquer du saint.

Dans le cas de l'archiprêtre Mikhaïl Bogoslovsky de Berdyansk, il n'y a pas d'intervention miraculeuse de Dieu, mais il y a sa douceur incomparable et sa miséricorde.

Il s'est retrouvé interné dans un camp de la région de Novosibirsk vers la fin de 1939.

Un criminel y a choisi ce saint prêtre comme sa victime de prédilection.

Au moment opportun, il commença à arracher les sourcils, les cils et les cheveux du prêtre.

Le gardien, voyant la face défigurée du prêtre, lui demanda le nom de son bourreau, mais il refusa de le dénoncer.

La généreuse douceur et humilité du prêtre frappa tellement son bourreau, que plus tard, ce dernier vint près du père Michel et, tombant à genoux, lui demanda pardon.

Le hiéromartyr Michel Bogoslovsky est mort en captivité le 28 mars 1940, et fut enterré dans une fosse commune.

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