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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 22:45

Dans le nouveau testament, saint Joseph est avant tout un homme chargé par Dieu d’une mission unique : celle d’élever son Fils. Il devient l’époux de Marie, l’accepte enceinte, la protège et est le premier à voir Jésus. À quatre reprises, dans l’Évangile, le Christ est appelé “fils de Joseph”, ce qui en fait un saint loin d’être banal…

Pourquoi prier saint Joseph ?

Le charpentier de Nazareth est décrit comme un homme patient, bon, humble mais surtout fidèle et solide. Toutes ces qualités font de lui un des saints catholiques les plus exemplaires et les plus priés.

Sainte Thérèse d’Avila elle-même nous confiait que « Le glorieux saint Joseph, je le sais par expérience, étend son pouvoir à tous les besoins (...)

Connaissant donc aujourd'hui l'étonnant crédit de ce grand saint auprès de Dieu, je voudrais persuader tout le monde de l'honorer d'un culte particulier (...)

Déjà, depuis plusieurs années, je lui demande, le jour de sa fête, une faveur particulière, et j'ai toujours vu mes désirs exaucés ».

Le père de la Sainte Famille, pour peu qu’il soit prié avec ferveur et fidélité, a la réputation de ne jamais laisser ses priants dans l’obscurité et d’exaucer les demandes qui lui sont adressées.

Une prière infaillible à saint Joseph :

Ô saint Joseph dont la protection est si grande, si forte et si prompte devant le trône de Dieu, je mets en toi tous mes intérêts et désirs. Ô saint Joseph, assiste-moi par ta puissante intercession et obtiens pour moi de ton divin Fils toutes les bénédictions spirituelles par Jésus Christ notre Seigneur, de telle manière qu’ayant engagé ici-bas ton pouvoir céleste, je puisse offrir mes remerciements et mon hommage au Père qui nous aime.

Ô saint Joseph, je ne me fatigue jamais de vous contempler toi et Jésus endormi dans tes bras ; je n’ose pas approcher pendant qu’Il se repose près de ton cœur. Embrasse-le en mon nom et baise sa tête délicate pour moi et demande-lui de m’embrasser à son tour lors de mon dernier soupir.

Saint Joseph, patron des âmes du purgatoire, prie pour moi !

Quand prier saint Joseph ?

Chers jeunes, regardez saint Joseph comme un exemple de vie humble et discrète.

Chers malades, cultivez le silence et la prière, apprenez à porter la croix avec l’attitude du silence et de la prière du père adoptif de Jésus, saint Joseph.

Chers nouveaux mariés, construisez votre famille sur l’amour qui unissait Marie à son époux Joseph.

Je confie aussi à la protection de saint Joseph les parents, les prêtres et tous ceux qui ont un rôle éducatif dans l’Église et dans la société

nous confiait le pape François un 19 mars, date de la Saint-Joseph.

Toutes les qualités de ce grand saint chrétien font de lui le patron des familles, des couples, des travailleurs, des études, du logement, des causes difficile, du combat contre les démons… et bien d’autres encore.

Nous pouvons prier saint Joseph en de nombreuses situations:

  • pour trouver du travail

  • pour trouver ou vendre un logement 

  • pour notre famille

  • pour notre couple

  • pour la réussite de nos examens (sans oublier de travailler à côté !)

  • pour lutter contre nos démons et nos ténèbres

  • pour trouver l’amour

  • pour sortir de chemins difficiles

Comment prier saint Joseph ?

Le mois de mars est un mois dédié à saint Joseph : le jour de la Saint-Joseph, le 19 mars, est l’occasion de le célébrer particulièrement.

Prier saint Joseph le matin

Prier saint Joseph tous les matins est un moyen de s’assurer de son puissant soutien à nos côtés pour entamer une nouvelle journée. C’est se remettre entre ses mains, s’abandonner à Jésus par son intermédiaire.

Une belle et courte prière à saint Joseph à réciter tous les matins :

“Ô glorieux Saint Joseph, chef de la Sainte Famille de Nazareth, si zélé à pourvoir à tous ses besoins, 
étends sur nos familles, nos proches et nos communautés ta tendre sollicitude, 
prends sous ta conduite toutes les affaires spirituelles et temporelles qui les concernent, 
et fais que leur issue soit pour la gloire de Dieu et le salut de nos âmes. Amen.”

Père Finet, fondateur des Foyers de Charité avec Marthe Robin

Une célèbre prière à saint Joseph :

“Je vous salue, Joseph,
Vous que la grâce divine a comblé.
Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes,
et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.”

Le rosaire à saint Joseph

Saviez-vous qu’il était aussi possible de prier le rosaire à saint Joseph ?

Eh oui ! Moins connu que son homonyme à Marie, il se prie de la même façon, à quelques différences près : il est composé de 15 mystères (5 glorieux, 5 douloureux, 5 joyeux) et non de 20.

Durant la méditation des mystères, le traditionnel Je vous salue Marie est remplacé par le Je vous salue Joseph, suivi d’un “Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était pour les siècles des siècles, Amen”.

Le rosaire peut se terminer au choix par la prière Souvenez-vous ou par les litanies de saint Joseph.

Plus de détail sur le rosaire à saint joseph et ses mystères

Neuvaines à saint Joseph

Dans la tradition catholique, saint Joseph est très souvent prié sous forme de neuvaines.

Une neuvaine est une série de prières poursuivies durant neuf jours consécutifs.

La neuvaine est par excellence associée au père de la Sainte Famille car elle symbolise la fidélité et la persévérance dans la prière, tout comme celle de Joseph aux côtés de Marie.

Il existe des neuvaines afin de lui demander son intercession pour trouver un travail, un logement, afin de réunir sa famille, etc.

Je choisis ma neuvaine à saint Joseph

Prier saint Joseph avec Hozana !

Saint Joseph, par sa fidélité et son exemple de vie, est un saint tout particulier. N’oublions pas de le prier afin de progresser dans notre vie de prière et sur notre chemin de sainteté personnel. N’attendons pas pour demander des grâces à Dieu par son intermédiaire.

Hozana peut nous aider à exercer cette fidélité et cette persévérance dans la prière grâce à toutes ses propositions spirituelles, multiples et variées ! Recevez chaque jour une courte prière à saint Joseph, tirée des litanies, ou entamez une neuvaine depuis Cotignac, en recevant quotidiennement une vidéo avec une lecture d’un passage de la Parole de Dieu, une méditation avec des textes du Magistère de l’Eglise et une prière de consécration à saint Joseph

Priez aussi saint Joseph en recevant tous les jours une prière et un témoignage de l’action de ce grand saint dans nos vies !

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 22:55
Saint GuénoléSaint Guénolé

3/16 mars : Saint Guénolé, abbé de Landevennec en Bretagne (+ 529).

Le père de saint Guénolé s’appelait Fragan. Né au Pays-de-Galles, il était de noble extraction puisqu'il était parent de Conan Mériadec, que beaucoup regardent comme ayant été le premier roi de Bretagne-Armorique.

Au début du Ve siècle, il émigra en Armorique lorque les Romains, et avec eux un bon nombre de Bretons, quittèrent la Bretagne insulaire, et, abordant d'abord sur l'île de Bréhat, s’arrêta enfin sur les rives du Gouët aux environs de Saint-Brieuc en un lieu appelé aujourd’hui Ploufragan.

Il était accompagné de ses deux jeunes fils, les futurs saint Jacut et saint Guéthenoc et de leur mère, sainte Gwenn, que l’on représente souvent avec trois mamelles, selon le nombre de ses fils.

A peine arrivée, Gwenn donne naissance à son troisième fils, le futur abbé de Landévennec, en 418 ou 419. Fragan et Gwenn eurent encore une fille, plus tard, Creirvie.

Fragan et Gwenn avait fait voeu d'offrir saint Guénolé au Seigneur. Eduqué selon son rang, l’enfant manifesta très tôt des dispositions brillantes, et surtout une aptitude supérieure à la louange du Seigneur. Tout petit, il demanda à son père de le confier à quelque ancien, qui l’instruirait des choses de Dieu.

Las, Fragan refusa, méprisant par-là son ancien voeu. Un jour où il visitait ses terres, il fut pris dans un orage épouvantable. Ses gens le virent dans une espèce d'extase pendant laquelle ils l'entendirent s'exprimer ainsi :
" Seigneur, Ils sont tous à vous, non seulement Guénolé, mais aussi Guethenoc et Jacut, mais aussi Creirvie, mais aussi leur père et leur mère !"

Quelques temps plus tard, Fragan emmena saint Guénolé au saint et vieux moine Budoc, sur l’île des Lauriers, entre l'embouchure de la rivière du Trieu et l'île de Bréhat, et appelée aujourd'hui l'île Verte. En chemin, les voyageurs furent pris par une brutale tempête, notre petit saint Guénolé s’empressa de la calmer par le signe de la croix.

Sous l’égide de saint Budoc, Guénolé apprend bien vite les lettres, et en quelques années devient " un éminent connaisseur accompli des Saintes Ecritures ".

Sa sainteté se révèle dès la jeunesse, lorsque Guénolé guérit un camarade tombé en l’absence de l’abbé. Guénolé se distinguait par son humilité et son amour des pauvres qu’il secourt, guérit, console, nourrit, à l’insu de tous, leur enseignant l’Evangile.

A un frère qui lui faisait des reproches sur ses enseignements aux pauvres, Guénolé répond tout joyeux :
" Béni sois-tu, frère très aimé, car tu as vraiment proféré contre moi le témoignage qu’il fallait. Alors que tous ont les yeux aveuglés, toi seul as les yeux assez ouverts pour me juger avec tant de vérité !"

La réputation de ses miracles se répandit bientôt et saint Budoc dut recommander à son disciple de ne pas, par sa modestie et son souçi compréhensible de se retirer des regards du monde, " éteindre la lampe que Dieu Lui-même a allumée, d’être condamné comme détenteur d’un unique denier, et de tenir pour superflus les dons de Dieu qu’Il a voulu que tu aies gratuitement ".

Parmi les miracles de Guénolé, on compte la guérison de l’oeil de sa sœur, arraché par une oie, le miracle des serpents chassés de la contrée, la résurrection d’un enfant tué par un cheval et celle de la mère d’un de ses moines et celle d'un écuyer de son père, et bien d’autres encore.

Après quelques années auprès de saint Budoc, Guénolé fut pris du désir de s’en aller visiter saint Patrick en Hibernie (Irlande).

Une nuit, il eut la vision du saint irlandais resplendissant, qui le dissuada de mettre son projet à exécution, mais le prévint qu’il devrait bientôt quitter l'île des Lauriers.

Le lendemain, saint Guénolé s’ouvrit de cet événement à saint Budoc, qui, avertit lui même de la pertinence de la vision qu'avait eu saint Guénolé, lui recommanda d'obéir à saint Patrick, et, ayant choisit onze des plus saints religieux et ayant fait saint Guénolé leur supérieur, quoiqu'il n'eût que 21 ans, donna sa bénédiction à tous pour partir fonder un monastère.

Le petit groupe, guidé par la Providence, s’en alla vers la Cornouaille, et s’installa sur une île inhospitalière à l'embouchure de la rivière d'Aven, nommée Ti-Bidi (maison des prières).

De l’île, se découvrait au loin le panorama de ce qui allait devenir plus tard Landévennec et les moines conçurent le désir de s’installer en ces lieux. Ils étaient cependant inaccessibles à pied, et c’est par la prière de saint Guénolé, qui tel Moïse ouvrit les eaux, que le petit groupe gagna ce qui allait être leur nouvelle retraire.

Guénolé y fit jaillir une source, et la vie monastique s’organisa, les moines se multiplièrent.

La règle monastique, sur le modèle irlandais était sévère. Homme de prière, pétri de la lecture des psaumes, saint Guénolé fut aussi tourmenté par les démons, qui d’après les témoignages de ses voisins de cellule le visitèrent certaines nuits et reçevaient de lui semonces et belles réponses.

Guénolé se distinguait par la sévérité de sa vie ascétique : il ne s’asseyait jamais à l’église, usait pour son vêtement uniquement du poil de chèvre, dormait à même le sol, une pierre sous la tête, prenait pour nourriture le strict nécessaire, mêlant de la cendre à son pain quotidien, ne mangeant que deux fois par semaines au cours du Grand Carême.

Il guérissait les malades et on venait à lui de toute la contrée, recevoir réconfort et demander guérison. Les moines furent un jour témoin de la visite de Notre Seigneur Jésus-Christ, sous la forme d’un lépreux venu demander secours.

Devant Guénolé, qui n’avait pas hésité à s’humilier pour guérir le malade, le pauvre devint resplendissant disant :
" Vous n’avez pas rougi de moi dans mes détresses, je ne rougirai pas de vous devant mon père." 

On doit aussi à Guénolé la conversion de trois voleurs, venus cambrioler le monastère à l’heure de Prime. Arrêtés par Dieu dans leurs larcins, ils remirent leur vie entre les mains du saint moine, en demandant à être reçu dans la communauté.

Le roi Grallon, ayant eu connaissance de Guénolé, voulut le rencontrer. Ce roi n’était pas sans reproche et avait un caractère dur et violent. Il se mit à fréquenter les moines, et, après plusieurs entretiens particuliers avec saint Guénolé, fut touché et réforma heureusement son caractère impérieux mais dont le fond était bon et porté à la justice. 

Saint Guénolé commanda au roi d’abandonner aux flots sa fille, coupable de nombreux vices et ayant corrompu la ville d'Ys.

La légende comporte sans doute une part de vérité, celle de rappeler en particulier un cataclysme historique, qui sous la forme d’un gigantesque raz-de-marée, dévasta et ravagea les côtes de l’Armorique et probablement des îles sur lesquelles il ne faut pas exclure qu'y furent bâties.

Rappelons à ce sujet, et pour étayer notre propos, que la baie du Mont-Saint-Michel fut inondée et envahie par les flots quelques siècles plus tard dans des conditions similaires et que les hauts-fonds en conservent encore les traces sous la forme d'anciens villages et monastères aujourd'hui immergés. 

Dès lors, Grallon se retira à Landévennec, où il vécut jusqu’à sa mort. La vieille église romane conservait un tombeau que l’on disait celui du roi. 

Parvenu à un âge vénérable, saint Guénolé reçut l’annonce de sa mort, et commanda à ses frères de se préparer. Selon la tradition codifiée au XIe siècle, il désigna pour lui succéder saint Gwenhaël.

Ayant lui-même célébré la Liturgie et communié, chantant des psaumes et des cantiques debout devant l'autel et porté par deux de ses religieux, il rendit l’âme le mercredi de la première semaine de Carême, qui était le trois mars, et qui, selon le cyles Victorin, convient à l'an 504, où Pâque fut le 11 avril.

Les reliques de saint Guénolé reposèrent en son abbaye jusqu’aux invasions normandes qui dévastèrent l’abbaye dans les années 913. Les moines fuyèrent alors la Bretagne, et la toponymie permet de suivre leur périple : on trouve quelques paroisses dédiées à saint Guénolé sur les rives de la Manche.

Les moines furent invités à rester à Montreuil-sur-Mer, où ils fondent une abbaye portant le nom de saint Walloy, déformation flamande de Guénolé. Une partie des reliques fut disséminée dans diverses paroisses de Bretagne et du Nord.

Une partie a été perdue à la Révolution, certaines sont revenues à Landevennec, à la réouverture de la nouvelle abbaye.

Tropaire ton 1

Breton fils de saint Fragan et de sainte Blanche,*
Frère de saint Guétenoc et de saint Jagut,*
Tu fus élevé craignant Dieu, par saint Budoc*
Créant le monastère de Landévénec,*
Tu menas tes moines aux frontières du Ciel.*
Saint Guénolé, prie le Seigneur de nous sauver

(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

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30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 23:58
Une vision de Sainte Brigitte de Suède

Après la mort de son fils, sainte Brigitte fut transportée dans un palais vaste et magnifique. Elle vit Jésus-Christ assis sur son tribunal et entouré de la cour innombrable des Anges et des Saints. Près de Lui se tenait sa Très Sainte Mère qui écoutait avec attention le jugement.

Elle aperçut aux pieds du Juge, sous la forme d'un enfant nouveau-né, l'âme du défunt, tremblante, ne pouvant ni voir ni entendre ce qui se passait, mais en ayant la perception intime. À la droite du Juge et près de l'âme se tenait un Ange ; le démon était à gauche ; mais ni l'un l'autre ne touchaient l'âme.

Le démon se mit alors à crier : Écoutez, Juge tout-puissant. J'ai à me plaindre d'une femme qui est à la fois ma Souveraine et votre Mère, à laquelle votre amour a donné tout pouvoir sur le ciel et sur la terre, et sur nous, démons de l'enfer.

Elle m'a injustement ravi l'âme qui comparaît devant vous. Car, en bonne justice, j'avais le droit de m'en emparer au moment de sa sortie du corps et de l'amener, avec mes compagnons, devant votre tribunal.

Or, ô juste Juge, l'âme n'était pas sortie pour ainsi dire du corps, que cette femme, votre Mère, s'en est saisie, l'a couverte de sa puissante protection, et vous l'a présentée. 

 
Brigitte de Suède (1303-1373), co-patronne de l'Europe

 

Nous pouvons distinguer deux périodes dans la vie de cette sainte

La première est caractérisée par son mariage heureux. Son mari s'appelait Ulf et était gouverneur d'un important territoire du royaume de Suède. Le mariage dura vingt-huit ans, jusqu'à la mort d'Ulf. Huit enfants furent issus de ce mariage, dont la deuxième, Karin (Catherine) est vénérée comme . Cela est un signe éloquent de l'engagement éducatif de Brigitte à l'égard de ses enfants. D'ailleurs, sa sagesse pédagogique fut appréciée au point que le roi de Suède, Magnus, l'appela à la cour pour une certaine période, dans le but d'introduire sa jeune épouse, Blanche de Namur, à la culture suédoise.

Brigitte, qui reçut une direction spirituelle d'un religieux érudit qui l'introduisit à l'étude des Ecritures, exerça une influence très positive sur sa famille qui, grâce à sa présence, devint une véritable «Eglisedomestique ».

Avec son mari, elle adopta la Règle des Tertiaires franciscains.

Elle pratiquait avec générosité des œuvres de charité envers les pauvres: elle fonda également un hôpital.

Auprès de son épouse, Ulf apprit à améliorer son caractère et à progresser dans la vie chrétienne. Au retour d'un long pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, accompli en 1341 avec d'autres membres de sa famille, les époux formèrent le projet de vivre dans l'abstinence; mais peu de temps après, dans la paix d'un monastère dans lequel il s'était retiré, Ulf conclut sa vie terrestre.

Cette première période de la vie de Brigitte nous aide à apprécier ce que nous pourrions définir aujourd'hui comme une authentique «spiritualité conjugale»: ensemble, les époux chrétiens peuvent parcourir un chemin de sainteté, soutenus par la grâce du sacrementdu mariage.

Souvent, comme ce fut le cas dans la vie de Brigitte et d'Ulf, c'est la femme qui, avec sa sensibilité religieuse, sa délicatesse et sa douceur, réussit à faire parcourir à son mari un chemin de foi. [...]

Devenue veuve, Brigitte commença la deuxième période de sa vie.

[...] A la mort de son mari, Brigitte, après avoir distribué ses biens aux pauvres, tout en ne choisissant jamais la consécration religieuse, s'installa au monastère cistercien d'Alvastra.

C'est là que commencèrent les révélations divines, qui l'accompagnèrent pendant tout le reste de sa vie. Celles-ci furent dictées par Brigitte à ses secrétaires-confesseurs, qui les traduisirent du suédois en latin et les rassemblèrent dans une édition de huit livres, intitulés Revelationes (Révélations). A ces livres s'ajoute un supplément, qui a précisément pour titre Revelationes extravagantes (Révélations supplémentaires).

[...]

La valeur des Révélations de Brigitte, qui fut parfois objet de certains doutes, fut précisée par le vénérable Jean-Paul II dans la Lettre Spes Aedificandi: "En reconnaissant la sainteté de Brigitte, l'Eglise, sans pour autant se prononcer sur les diverses révélations, a accueilli l'authenticité globale de son expérience intérieure" (n. 5).

De fait, en lisant ces Révélations, nous sommes interpellés sur des thèmes importants.

Par exemple, on retrouve fréquemment la description, avec des détails très réalistes, de la Passion du Christ, pour laquelle Brigitte eut toujours une dévotion privilégiée, contemplant dans celle-ci l'amourinfini de Dieu pour les hommes.

Sur les lèvres du Seigneur qui lui parle, elle place avec audace ces paroles émouvantes:

 

«O mes amis, j'aime si tendrement mes brebis, que, s'il était possible, j'aimerais mieux mourir autant de fois pour chacune d'elles de la mort que je souffris pour la rédemption de toutes, que d'en être privé»

 

(Revelationes, Livre I, c. 59).

 

 

La maternité douloureuse de Marie, qui en fit la Médiatrice et la Mère de miséricorde, est aussi un thème qui revient souvent dans les Révélations.

En recevant ces charismes, Brigitte était consciente d'être la destinataire d'un don de grande prédilection de la part du Seigneur:

«Or, vous, ma fille - lisons-nous dans le premier livre des Révélations -, que j'ai choisie pour moi [...] aimez-moi de tout votre cœur [...] mais plus que tout ce qui est au monde» (c. 1).

Du reste, Brigitte savait bien, et elle en était fermement convaincue, que chaque charisme est destiné à édifier l'Eglise.

C'est précisément pour ce motif qu'un grand nombre de ses révélations étaient adressées, sous formes d'avertissements parfois sévères, aux croyants de son temps, y compris les autorités politiques et religieuses, pour qu'elles vivent de façon cohérente leur vie chrétienne; mais elle faisait toujours cela avec une attitude de respect et en pleine fidélité au Magistère de l'Eglise, en particulier au Successeur de l'apôtre Pierre.

En 1349, Brigitte quitta définitivement la Suède et se rendit en pèlerinage à Rome.

Elle entendait non seulement prendre part au Jubilé de 1350, mais elle désirait aussi obtenir du Pape l'approbation de la Règle d'un Ordre religieux qu'elle entendait fonder, consacré au Saint Sauveur, et composé de moines et moniales sous l'autorité de l'abbesse. Cela ne doit pas nous surprendre: il existait au Moyen-Age des fondations monastiques avec une branche masculine et une branche féminine, mais pratiquant la même règle monastique, qui prévoyait la direction d'une Abbesse.

De fait, dans la grande tradition chrétienne, une dignité propre est reconnue à la femme, et - toujours à l'exemple de Marie, Reine des Apôtres - une place propre dans l'Eglise qui, sans coïncider avec le sacerdoce ordonné, est tout aussi importante pour la croissance spirituelle de la Communauté. En outre, la collaboration d'hommes et de femmes consacrés, toujours dans le respect de leur vocationspécifique, revêt une grande importance dans le monde d'aujourd'hui. [...]

Enfin, en 1371, elle couronna son plus grand désir: le voyage en Terre , où elle se rendit en compagnie de ses fils spirituels, un groupe que Brigitte appelait «les amis de Dieu».

A cette époque-là, les Papes se trouvaient en Avignon, loin de Rome: Brigitte se tourna vers eux avec une grande tristesse, afin qu'ils reviennent au siège de Pierre, dans la Ville éternelle.

Elle mourut en 1373, avant que le Pape Grégoire XI ne rentre définitivement à Rome. Elle fut enterrée provisoirement dans l'église romaine «San Lorenzo in Panisperna», mais en 1374, ses enfants Birger et Karin la ramenèrent dans leur patrie, au monastère de Vadstena, siège de l'Ordre religieux fondé par Brigitte, qui connut immédiatement une remarquable expansion.

En 1391, le Pape Boniface IX la canonisa solennellement.

[...] En la déclarant co-patronne de l'Europe, le Pape Jean-Paul II a souhaité que Brigitte - qui vécut au XIVe siècle, lorsque la chrétienté occidentale n'était pas encore frappée par la division - puisse intercéder efficacement auprès de Dieu, pour obtenir la grâce tant attendue de la pleine unité de tous les chrétiens. [...]

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