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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 22:57
Le stigmate extrêmement douloureux que Padre Pio a caché toute sa vie

Il ne l'a révélé qu'au pape Jean Paul II.

Padre Pio est l’un des rares saints a avoir reçu les plaies de la Passion du Christ sur son corps, qu’on appelle les stigmates.

En plus des plaies des clous et de la lance, il reçut également la plaie que le Christ avait sur l’épaule, causée par le port de la croix.

Personne n’avait connaissance de ce douloureux miracle, pas même frère Modestino de Pietralcina, un de ses amis et fils spirituel, qui l’aidait dans sa vie quotidienne.

Padre Pio lui dit un jour que lorsqu’il changeait son maillot, la douleur était tellement violente que c’était une des choses les plus difficiles à endurer.

Frère Modestino supposait que Pio parlait de la douleur qu’il avait quand il retirait le tissu de la blessure de son côté.

Il ne découvrit la vérité qu’après la mort de Padre Pio, alors qu’il rangeait les vêtements de son père spirituel.

Modestino avait été chargé de rassembler toutes les affaires et de les mettre sous scellé.

Sur le tricot de corps du saint, il découvrit alors une souillure sur l’épaule droite, près de l’omoplate.

Cette tache mesurait environ 10 centimètres de diamètre (un peu semblable à celle du Saint-Suaire de Turin).

Il se rendit compte alors que lorsque Padre Pio devait enlever sa chemise, le tissu collait à cette blessure ouverte et devait lui provoquer une énorme douleur.

« J’ai immédiatement informé notre supérieur de ce que j’avais trouvé », se rappela Modestino et l’abbé lui demanda de faire un rapport.

Le frère y ajouta que « le père Pellegrino Funicelli, (qui avait aussi aidé Padre Pio pendant de nombreuses années), lui avait raconté qu’à plusieurs reprises, en aidant Pio à changer son tricot de laine, il remarquait parfois sur son épaule droite ou gauche, cet hématome circulaire.

Wojtyla, son confident

Durant sa vie, Padre Pio n’a parlé de cette blessure qu’au futur pape Jean-Paul II.

L’historien Francesco Castello relate l’épisode de la rencontre entre le père Wojtyla et Padre Pio qui eut lieu en avril 1948 à San Giovanni Rotondo.

C’est à ce moment là que Pio aurait confié sa « blessure la plus douloureuse ».

Frère Modestino a rapporté plus tard qu’après sa mort, Padre Pio lui avait donné une explication en songe.

« Une nuit, avant de m’endormir, je lui adressais cette demande en forme de prière : “Cher père, si tu avais vraiment cette blessure, donne-moi un signe”. Puis je m’endormis.

Mais à 1h05 du matin, une douleur intense à l’épaule me tira d’un sommeil profond.

C’était comme si quelqu’un avait pris un couteau et trifouillé la chair dans mon omoplate.

Si la douleur avait continué quelques minutes de plus, je pense que je serais mort.

Au cours de cette expérience, j’entendis une voix qui disait : “Voilà comment j’ai souffert”.

Alors un parfum intense se mis à emplir ma cellule.

Je sentais mon cœur déborder d’amour pour Dieu.

J’éprouvais une sensation étrange : cette douleur, mon corps voulait la rejeter, mais l’âme, inexplicablement, la désirait.

C’était extrêmement douloureux et doux en même temps. Et c’est enfin que je compris ! »

Aleteia

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 22:54
Une sainte orthodoxe contemporaine - Sainte Sophie de Kleisoura
Une sainte orthodoxe contemporaine - Sainte Sophie de Kleisoura
Une sainte orthodoxe contemporaine - Sainte Sophie de Kleisoura
Une sainte orthodoxe contemporaine - Sainte Sophie de Kleisoura
Une sainte orthodoxe contemporaine - Sainte Sophie de Kleisoura
La voix de la sainte
Enseignements spirituels

"La crainte de Dieu rend une personne sage: Qu’est-ce que la crainte de Dieu? Non pas que l'on ait peur de Dieu, mais avoir peur d'attrister quelqu'un, de nuire à quelqu'un, de lui faire du mal et de proférer des accusations. C'est la sagesse, après tout cela, Dieu vous illumine sur ce qu'il faut faire dans votre vie. »

«Cherchez et trouvez les pauvres, rassemblez-les et aidez-les. C'est ce que Dieu veut, et non pas d’aller à l'église pour faire semblant d’y prier. »

«L'aumône doit être secrète, car Dieu seul doit savoir. »

« Oh, si vous saviez ce qui est arrivé au Seigneur mercredi et vendredi, vous ne mettriez rien dans votre bouche, ni pain, ni huile, ne rompez pas le jeûne du mercredi et du vendredi ! »

"Les anges parlent tous les jours. Dieu envoie les anges pour voir si les gens se repentent." »

«La Toute Sainte pleure, elle pleure tous les jours: elle dit à son Fils: Mon Fils et mon Dieu, donne au monde la sagesse, pardonne au monde. »

"Que la bouche devienne basilic et rose."

Sa vie

Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a approuvé le 4 octobre 2011 la glorification de la sainte ascète Sophie, du monastère de la Toute Sainte à Kleisoura, qui est consacré à la Nativité de la Génitrice de Dieu. […]

En l'honneur de cette merveilleuse nouvelle, le Monastère de la Nativité de la Mère de Dieu de  Kleisoura le dimanche 27 novembre 2011 a célébré cette fête en menant en procession les saintes reliques et l'icône sacrée de sainte Sophie pendant le service de Matines et avant la Divine Liturgie où étaient présents des milliers de personnes venues vénérer la sainte nouvellement glorifié.

Son jour de fête sera le 6 mai chaque année,  jour de son natalice en 1974.

Sa vie

Sophie Saoulidi, «ascète de la Toute Sainte», est née d'Amanatiou et de Maria Saoulidi dans un village de Trebizonde dans la région du Pont (Asie Mineure) en 1883. Elle y a également été mariée, plus tard en 1907, à Jordan Hortokoridou, mais après sept ans son mari disparut (probablement pas de par sa propre volonté) en 1914, et elle est restée avec un fils nouveau-né qui est bientôt mort. Ces tragédies ont contribué à façonner sa piété et son esprit repentant, en la faisant dépendre uniquement de Dieu. Son ascèse commença au Pont sur une montagne loin de ses parents. C'est là qu'un jour Saint-Georges lui apparut et l'avertit d'informer les villageois d'une persécution à venir et de fuir, et ainsi elle sauva le village.

Son âme respirait le Christ et la Toute Sainte avec son amour simple et humble. «Un est le Seigneur et  autre est la Dame», disait-elle du Christ et de la Toute Sainte, «le reste d'entre nous sont tous frères et sœurs».

Elle enseignait ceux qui étaient simples, surtout les femmes, et chaque parole qui venait de ses lèvres était dite avec humilité et amour. Comme pour beaucoup de «fols-en-Christ» du passé, les orgueilleux et les éduqués ne reconnaissaient pas sa valeur autant que ceux qui possédaient des cœurs simples et humbles.

Elle vint en Grèce en 1919 comme exilée. Le nom du navire qui l’amenait était le Saint-Nicolas, et lorsqu'ils arrivèrent en Grèce, la Toute Sainte lui apparut et dit: «Viens chez moi. »  Sophie demanda: «Où es-tu et où est ta maison? » La Toute Sainte répondit: «  Je suis à Kleisoura. »

Elle est allée s'installer au monastère de la Nativité de la Génitrice de Dieu de Kleisoura de Kastoria quand elle avait 44 ans. Là, l'higoumène du monastère était Grégoire [Magdalis], un moine athonite de grande vertu. Sophie apprit beaucoup de lui et elle prononçait toujours son nom avec le plus grand respect.

Sur ordre de la  Toute Sainte, Sophie vivait près de  la cheminée de la cuisine du monastère qui servait également à cuire la nourriture. Elle y dormait deux heures par nuit et le reste de la nuit, elle priait à genoux.

En hiver, il y faisait particulièrement froid, alors que l'eau de pluie coulait sur elle. Parfois, elle allumait un petit feu, mais cela n'aidait pas beaucoup. A la fenêtre, elle avait toujours un cierge allumé devant la fresque de la Toute Sainte. C'est là qu'elle mangeait et passait son temps, et quand les visiteurs venaient la voir, elle disait leurs noms, avant même qu'ils se présentent à elle. 

Les gens venaient de Thessalonique et des environs, même depuis Athènes, juste pour la voir. Elle disait aux gens leurs noms et leurs problèmes familiaux sans qu'on les lui dise auparavant. Parmi ceux qui sont venus était Père Léonidas [Paraskevopoulos], qui devint plus tard métropolite, et qui dirait  parlant d’elle: «Vous avez un grand trésor là-haut».

Elle s'habillait mal et avait une couverture avec des trous. Ses sandales avaient des trous aussi. Les visiteurs voyaient comment elle souffrait dans le froid et l'humidité et lui donnaient des vêtements, mais elle les prenait d'une main et les donnait aux pauvres de l'autre main. Elle portait toujours une écharpe noire, et depuis ses jours au Pont, elle ne se baignait jamais. Son jeûne était constant et elle ne se permettait de l’huile que le week-end. Elle se souciait peu de ce qu'elle mangeait, ne mangeait que pour survivre, et s'inquiétait moins de la propreté, de sorte qu'elle pouvait même manger de la nourriture sans la laver. Et malgré les germes et les vers, elle est toujours restée en bonne santé.

Les visiteurs lui donnaient souvent de l'argent, qu'elle cachait partout où elle pouvait. Et quand quelqu'un en avait besoin, elle allait le chercher et donnait l'argent immédiatement.

Elle vit beaucoup de choses scandaleuses faites par des prêtres et des laïcs, mais ne critiqua jamais personne. «Couvrez les choses, pour que Dieu vous couvre», disait-elle.

Sa popularité s'est rapidement manifestée, de sorte que les gens sont venus non seulement de toute la Grèce, mais même de lieux comme la France et Israël pour la voir. Certains villageois se sont moqués d'elle cependant, l'appelant " Sophie la folle." Pour beaucoup, elle ressemblait à sainte Marie d'Égypte, mince comme un os et toute desséchée. Cependant elle possédait la même beauté que sainte Marie d’Egypte.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Miracles et événements merveilleux

Son amour pour Dieu et l'humanité était puissant et elle avait des expériences impressionnantes avec la Toute Sainte et différents saints.

Alors que le navire transportait les passagers d'Asie Mineure en Grèce en 1919, un coup de tempête mit les passagers en grand danger. Finalement, la tempête cessa et tout le monde survécut, mais le capitaine dit après avoir fait le signe de la croix: "Vous devez avoir parmi vous une personne juste qui vous a sauvés," et tout le monde a regardé Sophie qui se tenait en prière au coin du navire pendant la durée du voyage. Cet incident existe réellement sur bande vidéo, où elle-même raconte ce qui s'est passé:

«Les vagues étaient remplies d'anges et la Toute Sainte parut, disant: « L'humanité sera perdue, parce que les gens sont très pécheurs. » Et j'ai dit: «Toute Sainte, parce que je suis une pécheresse, laisse-moi être perdue afin que le monde soit sauvé. »

En 1967, Sophie devint très malade et elle souffrait énormément. Son estomac avait des plaies ouvertes qui sentaient mauvais. Elle supporta la douleur avec courage, en disant: «La Toute Sainte viendra m'enlever ma douleur, elle me l'a promis. Certains Athéniens l'ont sur bande vidéo expliquant ce qui s'est passé peu de temps après:

«La Toute Sainte est venue avec l'Archange Gabriel et Saint Georges, ainsi qu'avec les autres saints.» L'Archange a dit: «Nous allons t’opérer maintenant.» J'ai dit: «Je suis une pécheresse, je dois me confesser, recevoir la communion ! » «Tu ne mourras pas», dit-il, «nous faisons une opération de chirurgie sur toi», et il commença à inciser.

Comme avec beaucoup de saints, elle eut une relation spéciale avec des animaux sauvages, particulièrement avec des ours de la forêt, mais aussi avec des serpents et des oiseaux.

Père Nicholas Gkikarnas, prêtre dans le village de Kleisoura, raconte ce qui suit:
"Un enfant dans le village de Kleisoura mourait, il fut amené avec précipitation vers le monastère pour y être baptisé avant sa mort, alors Sophie lui  fit un baptême aérien [ le baptisa dans l’air au lieu de l’eau, pratique lors de danger pour la vie de l’enfant] et le nomma Théocharis [ Grâce de Dieu] , afin que la Grâce de Dieu sauve l'enfant. "

Le même M. Theocharis ajoute:

"Ma mère décédée, Soultana était son nom, avait perdu trois enfants et dès que je suis né, le 1er août 1946, ils avaient dit de me« consacrer »au Monastère, à la Toute Sainte, et si elle le voulait, je vivrais.

Ils m'ont emmené au monastère sans parrain et m’ont dit que  quiconque se présenterait d'abord me baptiserait. La moniale Sophie, entendit cela, au milieu des pleurs et elle nous ouvrit. Tout le monde attendait un nom comme Thanase ou Pierre, mais elle a dit que la Grâce de Dieu viendrait sauver l'enfant. C'est ainsi que j’en suis venu à vivre avec le nom de Théocharis.

Le frère de Théocharis, M. Pericles B., érudit, parle avec une grande ferveur de la sainteté de Sophie:

«Sans aucun défaut, si quelqu'un mérite d'être honoré comme un saint, c'est Sophie, une personne candide, elle est sans tache», a-t-il ajouté avec beaucoup d'amour et de respect envers sa mémoire.

Dans une lettre, M. Eleutherios M. écrit:

«J'étais enfant, et bien sûr, j'aimais bien jouer dans la grande cour du monastère de la Toute Sainte. Cependant, le soir, j'oubliais temporairement les jeux parce que j'aimais les histoires de grand-mère Sophie, et l'entendre parler de la Toute Sainte, et de l’opération de l’appendicite qu’elle avait faite pour elle, et à l'endroit [sur son corps] où l'opération avait été pratiquée, il y avait une simple ligne fine, transparente, très mince.

Je me souviens d'un incident. Comme nous nous réunissions le soir et entendions ses histoires, devant nous il y avait un chaudron sur le feu pour faire bouillir le blé. L'un des enfants se plaignit que son maïs était petit, alors grand-mère Sophia mit sa main dans le chaudron sans dommage, fouilla avec soin dans l'eau bouillante avec sa main, et en sortit un plus gros maïs pour le donner à l'enfant, en paraissant toujours très à l'aise. Maintenant que je suis plus âgé, je comprends que cela ne peut pas être fait si simplement, et il est impossible, je pense, que cela ait été fait par grand-mère sans lui brûler les mains.

Sainte Sophie et la jeunesse orthodoxe

La bienheureuse a baptisé de nombreux enfants des villages environnants. Beaucoup de familles qui ne pouvaient pas «tenir» un enfant à terme les consacraient à la Toute Sainte. Presque toutes les filles de la région qui portent le nom de Sophia ont été baptisées par elle. Elle a aussi baptisé des garçons. À un garçon de Kleisoura, elle donna le nom de Jordan, unique dans tout le village. C'était le nom de son mari depuis longtemps décédé.

Un autre garçon, elle l’a appelé Haralambos, qui quand il a grandi et a atteint l'âge de trente ans a décidé de se marier. Son père lui dit alors: «Mon enfant, pour te marier, tu dois recevoir la bénédiction de ta marraine, lui baiser la main, et moi, ton père, je te donnerai ma bénédiction.

L'enfant réagit, et  avec raison, car toute sa vie il n'avait jamais entendu parler de Sophia, et même comme bébé ne l'avait jamais vue. Comment la reconnaîtrait-il maintenant? - Si tu ne vas pas vers Sophia, je ne te donnerai pas ma bénédiction, insista le père.

Haralambos est donc parti, déçu, pour le monastère. Sophia l'attendait dans la cour. Elle l'appela par le nom qu'elle lui avait donné au baptême. «Mon enfant, mon Haralambos, viens à moi. Elle l'embrassa affectueusement et lui donna une bénédiction, lui parlant de sa future épouse, qu'il n'avait jamais vue. De plus, elle lui demanda: «Moi, mon enfant, je suis devenu vieille, et je ne peux pas te couronner [id est pour la cérémonie du mariage]...

Trouve un meilleur témoin... La jeune fille que tu prendras pour épouse est bonne, seulement s'il te plaît envoie-moi au moment de votre mariage une voiture rapide pour me conduire ,afin que je puisse saluer les couronnes.

Haralambos retourna au village complètement troublé. Mais il fit exactement comme sa marraine le lui demandait, et depuis ce temps il commença à fréquemment lui rendre visite et recevoir ses conseils.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier Sainte Sophie

Apolytikion/ Tropaire, ton 3
Ô bienheureuse mère Sophie, tu es devenue sage et l'ornement de la Mère de Dieu, et tu as vécu ta vie dans l’ascèse au monastère, d'où se sont répandus les éloges de tes luttes, qui frappèrent les rangs des démons. Toi qui te tiens en intercession devant le Christ, ne néglige pas ceux qui t’honorent avec ferveur.

 

Kontakion même ton
Tu es devenue un trésor de sagesse divine et tu fus emplie de la crainte de Dieu, ô mère Sophie; Par ton intercession maternelle, ô bienheureuse, tu offres à tous la richesse de la Grâce.

 

Mégalinaire
Ayant été spirituellement sage, ô Mère, tu as passé toute ta vie dans une grand patience, et à présent tu demeures dans la chambre nuptiale auprès de la beauté de ton Epoux.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 23:25
Antoine POUPEL/CIRIC

Antoine POUPEL/CIRIC

1er février 1954. L’abbé Pierre lance à la radio un vibrant message de solidarité et de fraternité pour aider les sans-logis, victimes de températures extrêmement basses.

Même celles et ceux qui seraient nés bien après cet hiver glacial connaissent l’impact de cet appel, et l’aura de celui qui a fondé Emmaüs.

Ce que l’on sait moins, c’est que la veille, à Courbevoie, l’abbé Pierre avait donné 6 messes à l’élise Saint-Pierre-Saint-Paul pour parler de son combat et inviter les paroissiens à apporter tout ce qui pourrait être utile aux plus nécessiteux.

Le saviez-vous ?

Le vrai nom de l’abbé Pierre est Henri Grouès. Lorsqu’il prononce ses voeux en 1931, il prend le nom de Frère Philippe. C’est au cours de ses années dans la Résistance qu’il deviendra l’abbé Pierre, un pseudonyme utilisé afin de préserver son anonymat lors de ses missions.

Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, Henri Grouès rejoint l’armée en tant que sous-officier. Démobilisé à l’Armistice, il rejoint la résistance en juillet 1943 et deviendra de plus en plus actif, notamment en aidant les passages clandestins vers la Suisse, à travers les montagnes. Il finira par rejoindre De Gaulle à Alger en 1944.

Après la guerre, il est élu député de Meurthe-et-Moselle, apparenté au Mouvement Républicain Populaire. Il quittera ses fonctions en 1950, après un désaccord avec les positions sociales et politiques du parti, notamment après la mort d’un ouvrier au cours d’une manifestation à Brest.

Sa rencontre avec Georges Legay, en 1949 est l’un des actes fondateurs majeurs d’Emmaüs. Cet ancien bagnard voulait se donner la mort quand l’abbé Pierre, appelé à son secours, lui demande de « l’aider à aider », à défaut d’avoir quelque chose à lui donner. Ce sera le premier compagnon de la communauté Emmaüs.

En mars 1952, il participe à un jeu radiophonique, « Quitte ou double », où il remportera plus de 250 000 francs. Cette notoriété médiatique lui sera particulièrement utile deux ans plus tard.

Parmi tous les dons qui suivirent l’appel de l’abbé Pierre du 1er février 1954, on peut noter celui de Charlie Chaplin. À la surprise générale, la légende d’Hollywood fit un chèque de 2 millions de francs, en disant : « Je ne les donne pas, je les rends. Ils appartiennent au vagabond que j’ai été et que j’ai incarné ». Au total, les 500 millions de francs récoltés permirent de bâtir des cités d’urgence et d’agir au mieux contre la misère.

La suite, on la connaît mieux, grâce aux combats d’Emmaüs partout dans le monde et surtout au charisme de l’abbé Pierre qui les a incarnés jusqu’à sa mort en 2007. Mais saviez-vous qu’en 1963, il fut victime d’un naufrage en Argentine, où on le crut mort pendant plusieurs jours ?

Pour terminer, voici une anecdote à l’image de ce prêtre aussi libre que sensible.

Par seize fois, l’abbé Pierre a tenu la première place du classement du JDD présentant les personnalités préférées des Français.

En 2004 pourtant, il demande à ne plus y apparaître, pour laisser la place « aux plus jeunes ». Une élégante façon de faire comprendre que son combat importait plus que tout…

"Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée... Chaque nuit, ils sont plus de deux mille recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. Devant tant d'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent !

Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève ; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre « centre fraternel de dépannage », ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t'aime »

La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France. Merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux « sans abri ». Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : cinq mille couvertures, trois cents grandes tentes américaines, deux cents poêles catalytiques.

Déposez-les vite à l'hôtel Rochester, 92, rue de la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris.

Merci !"

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En 1954, un bébé puis une femme meurent de froid en janvier et en février. L'abbé Pierre lance alors un cri de détresse sur les ondes de Radio Luxembourg : c'est "l'insurrection de la bonté" à Paris et en province.
Lors de cet hiver de froid terrible, l'abbé Pierre demande au Parlement un milliard de francs, qui lui est d'abord refusé. Trois semaines plus tard, le Parlement adopte à l'unanimité non pas un, mais dix milliards de crédits pour réaliser immédiatement 12 000 logements d'urgence à travers toute la France, pour les plus défavorisés.

« Je voudrais à mon tour poser une question à ceux qui m'écoutent : qu'allez vous faire pour m'aider à bâtir des logis pour les sans-abri ? »

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