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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 20:36

Damnoni, Crète, Grèce, photos du 28 juin 2021

Une icône de Saint Paisios l’Athonite diffuse de la myrrhe dans la petite église de Saint-Paisios à Damnoni dans le sud de la Crète, rapportent l’agence de presse Orthodoxia et Ekklisia Online.

Le doux parfum de la myrrhe remplit l’église, où les pèlerins affluent pour vénérer l’icône.

 

Icône de saint Paissios suintant de la myrrhe.
Icône de saint Paissios suintant de la myrrhe.
Icône de saint Paissios suintant de la myrrhe.

OrthoChristian a récemment rapporté deux guérisons miraculeuses de Saint Paissios au Congo, et l' ouverture d’une église dédié à saint Jean le Précurseur et aux saints Paissios, Porphyrios et Iakovos d’Eubée.

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 19:31

 

 Où ? Église Saint-Nicolas, à Saint-Maur-des-Fossés (94). • Haute de 70 cm, elle est en bois et datée du XIIe siècle.
 
10 juillet 1068 : date traditionnelle de création de la statue. D’autres textes évoquent 1060.
 
8 décembre : le pèlerinage annuel diocésain se cale au plus près de cette date, un samedi.
 
Vertus particulières : Notre-Dame des Miracles est invoquée pour la protection des enfants, pour les douleurs articulaires, rhumatismes, membres abîmés, mais également contre les maux de la guerre.

D'où vient ce culte marial si particulier à la Vierge Marie de Saint-Maur-des-Fossés ? Notre-Dame des Miracles a-t-elle été sculptée par les anges ? 

Elle est toute discrète, au fond de la petite église Saint-Nicolas, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Si fine, avec son air mélancolique et doux, la tête appuyée sur sa main. Les collégiens l’appellent la Vierge au téléphone. Et c’est vrai qu’elle semble en communication directe avec le Très-Haut.

Pourquoi se tient-elle le bras ? Pourquoi son expression change-t-elle selon le lieu depuis lequel on la regarde ? Parfois elle sourit, parfois son visage semble empreint de compassion. Et pourquoi, malgré son absence de faste et sa simplicité, retient-elle irrésistiblement l’attention ?

Un modeste écriteau lève un coin du voile : il s’agit de Notre-Dame des Miracles. Au fidèle du XXIe siècle, l’information ne dit pas grand-chose. Et pourtant, du XIe au XVIIIe siècle, elle fut l’icône de la Vierge la plus célèbre du royaume de France au point qu’on la compare volontiers à la Vierge de Lourdes de l’Ancien Régime.

Les adolescents la surnomment avec humour "la Vierge au portable". "Si Notre-Dame des Miracles porte la main à l'oreille, c'est pour mieux écouter l'annonce de l'ange Gabriel et les suppliques des croyants", explique plus sérieusement Joëlle Conan, directrice territoriale à la ville de Saint-Maur. 

Le pèlerinage de Notre-Dame des Miracles est un pèlerinage à la Vierge qui a lieu chaque année dans le diocèse de Créteil, dans le Val-de-Marne.

 L'origine du pèlerinage est liée à la découverte d'une statue de la Vierge qui, si l'on en croit la Tradition, est acheiropoïète, c'est-à-dire qu'elle ne fut pas faite de main d'homme. La statue est actuellement gardée à l'église Saint-Nicolas à Saint-Maur-des-Fossés.

Au XIe siècle, un grand féodal, Guillaume de Corbeil, dit « Guerlenc », fut chassé de ses fiefs normands par son cousin le duc Guillaume. Il obtint du roi de France Henri Ier d’être l’avoué de l’abbaye des Fossés.

Comme sa santé se détériorait, il fit vœu à la Vierge Marie de se faire moine dans cette abbaye, s’il venait à guérir. Son vœu fut exaucé.

Constatant le mauvais état des images du Christ et de la Vierge Marie dans l'abbaye en reconstruction, à la suite des destructions des invasions normandes, il résolut d’en commander de nouvelles au sculpteur Rumolde.

Celui-ci commença par l’image de la Vierge Marie. Mais à peine s'était-il attaqué au bois pour lui donner forme qu’il s’entendit appeler au dehors de la chapelle qui lui servait d’atelier.

Après de vaines recherches, il revint à son ouvrage qu’il eut la surprise de trouver complètement achevé. La Vierge Marie lui apparut par la suite sous l’aspect de cette image et le guérit d’un mal mortel. Ces faits se seraient produits le 10 juillet 10683.

Un pèlerinage fut alors créé. Il fut dès l'origine associé à celui des reliques de saint Babolin, premier abbé de l’abbaye des Fossés, et de saint Maur, abbé de Glanfeuil dont les reliques arrivèrent à l’abbaye en 868.

À l’époque médiévale, le pèlerinage attira des personnalités prestigieuses : Philippe Auguste, saint Louis, l’empereur Charles IV, Louis XI.

Autour du XIIIe siècle, le vocable de Notre-Dame des Miracles lui est donné, tant elle fait de guérisons.

Au XVe siècle, le pape Sixte IV, qui s’intéresse à l’Immaculée Conception, accorde une importante indulgence aux pèlerins qui réciteront l’oraison à Notre-Dame des Miracles devant la vénérable image.

Au XVIIe siècle, Innocent X accorde une indulgence plénière. Au cours de ce même siècle est fondée la Confrérie de Notre-Dame des Miracles, approuvée par Urbain VIII.

Une confrérie de prêtres se constitue autour du Père de Condren et d’Adrien Bourdoise, on y rencontre Monsieur Olier, saint Vincent de Paul, parfois saint François de Sales.

C’est avec l’aide de Notre-Dame des Miracles que se prépare le renouveau spirituel d’une France très éprouvée par les guerres de Religion.

La statue fut cachée pendant la tourmente révolutionnaire. Le pèlerinage reprend de plus belle au xixe siècle. Pie VII renouvelle les indulgences.

Les grâces répandues par le pèlerinage sont innombrables, les guérisons spectaculaires.

En 1907, Monsieur Roume, chargé de la restauration de l’image se voit aussi « miraculé » ; il fera une copie de la statue pour l’église de Masseret, dans le diocèse de Tulle, qui fait l’objet d’un pèlerinage.

On ne saurait dire pourquoi le dernier grand pèlerinage à Notre-Dame des Miracles de Saint-Maur des Fossés s’est déroulé en 1968.

Ce pèlerinage se déroulait depuis bientôt neuf siècles. À certaines heures, il s’était vu aussi important que l’est celui de Lourdes de nos jours.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour passer à la suivante

Notre Dame des miracles
Notre Dame des miracles
Notre Dame des miracles
Notre Dame des miracles
Notre Dame des miracles

En 1988, lors de l’année mariale, un couple de fidèles vint demander la restauration du pèlerinage à l’évêque de Créteil. La statue vint donc présider la cérémonie mariale organisée pour le diocèse à Rungis.

L’église Saint-Nicolas fut déclarée sanctuaire jubilaire en 2000 et accueillit le premier pèlerinage des familles le 9 décembre. A partir de 2002 le pèlerinage des familles s’est perpétué le samedi le plus proche du 8 décembre.

Au XIXe siècle, nombreuses guérisons et très nombreux vœux exaucés. Au XXe siècle encore, de 1907 à 1927, « La Voix de Notre-Dame des Miracles », bulletin trimestriel du curé Demay, rapporte de nombreuses guérisons miraculeuses.

On signale à nouveau des guérisons (1979, 2002).

« Guérison des malades ou préservation des petits enfants que des mères apportent à l’autel de Marie pour qu’on récite sur eux l’Évangile » (Salmon, 1874) ; exaucement de vœux de toutes sortes.

Prière à Notre Dame des Miracles
 

"Mère immaculée de Jésus, notre Sauveur,
Marie, pleine de grâce, Nous te remercions d’avoir dit « oui » à l’ange Gabriel,
D’avoir donné chair au Verbe, pour que nous puissions naître à Dieu.
Tu as veillé à la croissance de Jésus,
Tu as su garder en ton cœur tout ce qui le concernait ;
Mieux que personne, tu as écouté sa parole et tu l’as mise en pratique.
Donne-nous un cœur qui écoute, pour faire ta volonté.
Toute belle sur la hauteur, toute proche de nous,
Notre Dame des Miracles,
Tu nous attires à toi, tu nous rassembles autour de toi,
Heureux de te redire notre pleine confiance.
Tu nous accompagnes dans nos rues, près de nos maisons,
Tu nous invites à recevoir ton Fils, la Lumière du monde,
Et les candelous nous rappellent que, baptisés,
Nous sommes fils de la lumière.
Nous te confions nos peines et nos joies, nos besoins, nos attentes,
Toi pour qui le Puissant a fait des merveilles,
Et qui continues de faire de discrets miracles en nos vies.
Avec toi, bien humblement, nous magnifions le Seigneur.
Notre Dame des Miracles, exauce-nous !
Notre Dame des Miracles, protège-nous !
Amen."

(Prière de Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse)

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 19:30

Un film réalisé par Marco Pontecorvo.

Mettant en vedette Harvey Keitel, Goran Visnjic, Sônia Braga. FATIMA est un drame puissant et inspirant sur le pouvoir de la foi.

Le film, qui se déroule à Fatima, au Portugal, suit l'histoire d’une bergère de 10 ans et de ses deux jeunes cousins qui racontent avoir vu la Vierge Marie.

Leurs révélations inspirent les croyants, mais attirent la colère des représentants de l’Église et du gouvernement séculier.

Ces derniers les poussent à se rétracter. Alors que la rumeur de leur prophétie se répand, des dizaines de milliers de pèlerins affluent sur le site dans l'espoir d'être témoin d'un miracle.

Ce qu'ils vivent changera leur vie pour toujours.

 

Synopsis

Dans les années, Soeur Lucia raconte au professeur Nichols ce qui la conduit à devenir nonne. À Fátima, au Portugal, en 1917. La Vierge Marie lui apparaît quand elle a dix ans ainsi qu'à ses deux jeunes cousins, Francisco Marto et Jacinthe Marto. Quand Lucia raconte à sa mère ce qu'elle a vu, celle-ci ne la croit pas et la conjure d'arrêter de mentir. Des croyants arrivent de partout à Fatima pour assister au Miracle du Soleil annoncé aux enfants par la Vierge Marie. Les représentants de l'Eglise demande à la petite fille de se rétracter et le gouvernement laïc veut que cette mascarade cesse...

Critiques

Plutôt positive

En 1917, trois enfants portugais reçoivent la vision de la Vierge Marie qui accomplit quelques petits miracles et délivre des prophéties. Les gamins vont devenir un phénomène populaire. Ce récit des apparitions de Fatima commence sous l'angle du doute (via le personnage d'Harvey Keitel, recueillant le récit d'un point de vue sceptique), et c'est très bien joué par un tas d'acteurs bien menés (toujours un plaisir de retrouver l'excellent Goran Višnjić), et plutôt bien filmé par Marco Pontecorvo, fort de son savoir-faire de directeur photo sur Rome ou Game of Thrones. Mais en fin de compte, Fatima choisit son camp : celui d'un film qui a la foi, envers et contre tout -comme son distributeur, SAJE, spécialiste des « films d'inspiration chrétienne »...

Sylvestre Picard

Plutôt négative

Portugal. 1917, trois jeunes bergers de Fatima racontent avoir vu la Vierge Marie. Leurs révélations vont toucher de nombreux croyants mais également attirer la colère des représentants de l’Eglise et du gouvernement. Ils vont tout faire pour essayer d’étouffer l’affaire et obliger les trois enfants à se rétracter.

C’est une réalisation de l’Italien Marco Pontecorvo. Il a écrit le scénario avec Valerio d'Annunzio et Barbara Nicolosi. Ils se sont inspirés de l’histoire vraie de trois petits bergers, qui affirment avoir vu en 1917 à Fátima, au Portugal, les apparitions mystérieuses d’une « belle dame » identifiée par l’Église comme la Vierge Marie. Deux autres films ont relaté avant Fatima la même histoire : Le Miracle de Fatima en 1952 et Le 13e jour, en 2009.

J’ai trouvé ce drame historique assez mauvais.

Je n’ai pas du tout aimé la manière dont la religion était mise en scène dans ce film. En effet, pour moi c’est quelque chose de personnel et spirituel. Le choix a été fait de représenter tout ça comme un spectacle. On passe totalement à côté de l’aspect profond que contient la foi. La réalisation est très pathos ce qui est rapidement agaçant. J’ai eu du mal à tenir jusqu’au bout. Dommage car je pense que si le côté spirituel avait été abordé, la sensation aurait été largement meilleure.

Pour ne rien arranger, je n’ai pas compris la décision de mettre ce film en anglais. Pour certains ça peut paraître un détail, mais la langue originale fait partie des éléments immersifs. D’autant plus qu’une bonne partie du casting est portugais. Un choix surement dans une optique d’export à l’international. À noter qu’on va avoir la présence de Joaquim de Almeida connu en France pour La Cage Dorée. La prestation de Harvey Keitel aussi se retient. À part cela, le reste du casting est assez fade.

Autre incompréhension, cela fait beaucoup, c’est la partie “recule”. En effet, Lucia, devenue bonne-sœur, va raconter les événements des dizaines d’années plus tard à un professeur faisant un article. C’est cet échange qui va être la trame pour voir les événements de 1917 comme si c’était des grands flashbacks. Cependant, je ne vois pas l’intérêt de faire ça car ces échanges entre Lucia et le journaliste ne vont rien apporter. Cela aurait pu être l’occasion de débattre ou tirer des enseignements pertinents, mais ça restera au stade d’une conversation basique.

Finalement, ce n’est pas surprenant quand on voit la richesse assez pauvre de ce film. Le scénario en est un peu la symbolique. Il va être des plus répétitif. Durant presque deux heures, les mêmes événements vont se répéter. Au début c’est intrigant, mais aux troisièmes apparitions j’en avais un peu marre car les réactions ne changent pas. D’un côté les croyants persuadés du miracle, et de l’autre les antireligions qui font de grandes menaces.

Dois-Je Aller le voir ? son profil sur AlloCiné (allocine.fr)

Fatima raconte l’histoire de trois petits bergers portugais, Lucia dos Santos, âgée de dix ans, et ses cousins Francisco (9 ans) et Jacinta Marto (7 ans). En 1917, ils croient avoir vu les apparitions mystérieuses d’une « belle dame » finalement identifiée par l’Église comme la Vierge Marie, la mère de Dieu.

L’un des principaux messages que lesfants ont reçus est un appel à prier pour la paix. A cette époque, le Portugal est plongé dans la Première Guerre mondiale et la violence est à son paroxysme en Europe. Les enfants sont alors chargés de transmettre le message de la Vierge Marie à tout le peuple Portugais pour qu’ils se détournent du mal, se convertissent et reviennent à Dieu.

Comenme le révèle le film, les enfants ont subi de nombreuses épreuves à cause de leurs visions mystiques. Ils ont été accusés de mentir sur les apparitions, aussi bien par leurs parents que par les autorités de l’Église et le maire de la ville. Ils résistent et ne changent pas leur version, ils ont la foi, ce sont des « voyants ». Au fur et à mesure des apparitions, la foule des pèlerins, qui espère surtout de l’aide, des miracles, n’en finit pas de grandir. Au moment du « miracle du soleil » ils sont plus de 70000 et de nombreux témoignages des présents attestent de ce phénomène surnaturel.

Marco Pontecorvo, le réalisateur, ne prend pas parti, miracle, supercherie ou diablerie il laisse le choix au spectateur. Le dispositif est simple, il présente différents points de vue, celui des enfants, la caméra montre La Vierge, une belle jeune femme (Joana Ribeiro) parlant aux enfants, celui des parents et de la foule des pèlerins pour qui la figure céleste est invisible et celui de Lucia (Stephanie Gil), des gros plans de son visage innocent avec parfois un bien étrange sourire sur les lèvres.

Marco Pontecorvo a commencé comme chef opérateur, en 2008 il devient réalisateur avec un premier film Pa-ra-da, suivent plusieurs films pour la télévision et le cinéma, il remporte de nombreux prix. Fils du célèbre Gillo Pontecorvo, réalisateur de La Bataille d’Alger (La Battaglia di Algeri) 1966 qui ressortira bientôt au cinéma le 13 octobre et Queimada 1969 disponible depuis le 21 septembre en dvd et Blu Ray chez Rimini Editions, Fatima est le troisième film de cinéma de Marco Pontecorvo.

Son passé de chef opérateur est flagrant, la caméra virevolte, mobile et sûre dans ses mouvements, accompagnée par un montage énergique et maîtrisé, qui met en valeur sa virtuosité. La scène du Miracle du soleil est impressionnante, la caméra se déplace avec une légèreté incroyable sous la pluie, dans la boue, au milieu de milliers de figurants.

De facture classique le film se déroule au Portugal, malheureusement l’ambiance rurale perd de son réalisme en raison du choix de tourner en anglais malgré un casting majoritairement portugais et européen, les trois enfants sont espagnols, le prêtre Joaquim De Almeida portugais, ainsi que Lucia Moniz, mère de la petite Lucia, sauf les deux stars internationales, Harvey Keitel dans le rôle du professeur Nichols qui interroge Lucia au couvent devenue une sœur âgée, interprétée par Sonia Braga.

Le film fonctionne par flash back entre les années 1990 avec le couple professeur Nichols et Lucia adulte, et les années 1917 où elle n’est qu’une enfant rejetée par sa mère persuadée que sa fille lui ment, aux deux époques c’est la force de conviction de Lucia qui domine. L’ambiguïté reste présente, le même sourire se dessine sur le visage des deux Lucia. Marco Pontecorvo ne dévoile pas le mystère, croire ou pas, il laisse parler les faits.

 Valérie Mochi

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