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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 22:49

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La colère - en elle-même- est quelque chose de naturel. Comme les nerfs dans le corps. Elle est aussi un nerf, de l'âme, et chacun de nous doit l'utiliser contre les démons, contre les hérésiarques et contre tous ceux qui nous empêchent de suivre le chemin de Dieu.

Si toutefois vous vous mettez en colère contre vos frères, qui partagent vos idées, ou que vous vous emportez, alors vous démolissez le travail de vos propres mains, dans ce cas, vous êtes malade de la vaine gloire et vous utilisez mal ce nerf de votre âme. Vous vous privez en outre de l'amour envers tous les autres et de l'humilité véritable.

Pour cette raison, quand la colère monte en vous, fermez votre bouche fermement et ne parlez pas à celui qui vous insulte ou vous déshonore ou vous contrôle, ou de différentes manières, vous tente sans cause.

L'homme a été créé calme et logique, et comme tel, la colère n'est jamais digne de sa nature, tandis qu'avec l'amour, il prospère et il peut être soumis. Avec gentillesse et amour que vous pouvez apaiser beaucoup d'êtres, et si l'on est bien intentionné, vous le rendez rapidement docile, et ainsi vous devenez un ange de Dieu.

Ne cherchez jamais à vous justifier, car vous serez alors injustifié. Au lieu de cela, apprenez à supporter avec courage les tentations - quelles qu'elles soient permises par le Seigneur. Sans trop d'excuses, dites simplement "Bénis-moi"!

Et, même lorsque vous n'avez pas fait quelque chose de mal, repentez-vous, comme si vous l'aviez fait. Vous devez déclarer avec une prise de conscience de l'âme - et non pas superficiellement - que vous avez fait une erreur, et vous le reprocher intérieurement.

Ne cherchez pas la consolation des autres au cours de vos tribulations, afin que vous puissiez être consolés par Dieu. Ne vous imaginez pas que vous vous sentirez soulagés quand vous parlez tout en cherchant à vous justifier. La justice se trouve dans le fait de souffrir avec courage la tentation qui se présente et d'en sortir victorieux, indépendamment du fait de savoir si vous étiez en faute ou non.

Et même si vous dites simplement "mais pourquoi?", vous vous opposez à Dieu, Celui qui vous a envoyé ces événements douloureux pour le bien de votre état ​​passionné.

 

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

http://www.oodegr.com/english/ekklisia/love_tames_many.htm

Saint Staretz Joseph l'Hésychaste

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 22:24

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Denise Brigou, capitaine de l’Armée du Salut, auteur de Soupes de nuit (Belfond) et de La Maison du partage (Cabédita), raconte le cheminement qui l'a menée à rencontrer avec Jésus-Christ.

J'ai toujours recherché, quelque part dans ma vie, la justice, la vraie justice, la vérité. J'ai grandi, suivi des études. J'ai fait Mai 68 avec la certitude que c'était enfin l'égalité, la fraternité. Je me suis rendu compte que moi-même, j'étais un être injuste.

Et puis j'ai fait la route. J'ai cherché ailleurs, en Inde... Mais je n'ai rien trouvé du tout. Partout la même misère, les mêmes injustices, les mêmes problèmes. Du coup j'en suis venu à me dire que la vie est un self service : "Sers-toi au fur et à mesure que les événements se présenteront". Et je me suis retrouvée à Paris.

Là, j'ai trouvé une possibilité d'emploi dans une assurance et un point de chute au Palais de la Femme, à l'Armée du Salut. Je crois que déjà Dieu m'y cherchait.

Celle qui m'a reçue était une femme soldat de l'Armée du Salut. Par la suite, elle m'a avouée : "Quand je t'ai vue, Denise, Dieu m'a dit : "Prends-la !"". Et c'était tellement fort en elle, qu'elle m'a acceptée gratuitement.

J'ai vécu un mois difficile, sans argent. Quand j'ai eu mon salaire, je me suis offert un bon petit déjeuner. Ce matin-là, une officière de l'Armée du Salut s'est installée à côté de moi. Elle avait un "S" sur les épaulettes de sa chemise. À ma demande, elle m'explique : "Je suis sauvée par le Christ pour sauver mon prochain". Je lui ai répondu : "Attendez, on est au XXe siècle, je crois qu'il y a une erreur quelque part, je vais vous expliquer, vous vous trompez complètement !".

Et je lui ai sorti tous mes arguments ! Elle m'a écoutée jusqu'au bout ! Puis elle m'a répondu : "Je ne sais plus où j'en suis ! Mais je suis sûre d'une chose : Jésus a changé ma vie. Et vous ne pourrez jamais me l'enlever". Tout d'un coup ce n'était pas quelqu'un qui me disait : "Je crois en Dieu, oui, Dieu il existe, etc. il est là haut dans le ciel, et on fait ce qu'on veut en bas !" Mais "Jésus a changé ma vie". Cela a été le premier choc.

Je suis retournée dans ma chambre, j'ai pris la Bible, je suis allée au culte. Là, une femme se lève, témoignant : "Je suis médecin, cela fait vingt ans que je connais Jésus, et Jésus ne m'a jamais déçue". Je me suis dit : "Quand même, un médecin". Deuxième choc dans ma vie ! Il fallait que je trouve ce Jésus ! Je suis alors rentrée dans ma chambre, et j'ai fait ce que Jésus demande : "Entre dans ta chambre. Ferme ta porte et prie ton père". Pendant une demi-heure, au moins, j'ai vécu un grand combat. Je me serais tapée la tête contre le mur...

Puis je me suis effondrée et mise à genoux. J'ai prié : "Je ne sais pas. Je ne te connais pas, je ne sais pas si c'est vrai tout ce qu'on me raconte. Je ne sais pas si tu existes. Mais si tu existes, je veux vraiment que tu changes ma vie, que tu viennes dans ma vie". Les larmes m'ont envahie, et je me suis effondrée.

Puis j'ai ouvert la Bible au hasard, et je suis tombée sur l'évangile où Jésus dit : "Demandez et vous recevrez, frappez et je vous ouvrirai". Pour moi, ce n'était plus un livre, c'était Jésus qui me parlait. Et ma vie s'est transformée à ce moment-là. Je l'ai rencontré. 

http://www.croire.com/

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 22:21

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Hostie, Hôte, Hospice, Hôpital, Hospitalité, Hostellerie, Hôtellerie, Hôtel, ...voire même otage et ennemi... autant de mots issus de la même racine

 "Je suis l’hôte de mon hôte"

Premier aspect d'une ambiguïté soulignée par de nombreuses études, le statut de l'hôte.

En Français, le même mot désigne à la fois celui qui reçoit et celui qui est reçu, l'accueillant et l'accueilli.

Pourquoi cette ambiguïté ? La réponse est donnée par l'analyse étymologique du mot.

Pour ceux d’entre-vous qui ont étudié le Latin, vous aurez compris que le mot « hôte» vient d'hospitem, accusatif de hospes.

Mais hospes a une étrange parenté étymologique avec hostis, l'étranger, l'ennemi.

L'hôte serait-il donc un ennemi?

Ces traits d'ordre étymologique  s'expliquent par le contexte politique et juridique du monde antique grec et romain qui a forgé le concept d'hôte.

À l'origine des deux mot, hospes et hostis, on trouve le verbe hostire, « traiter d'égal à égal », «compenser», «payer de retour».

Le verbe a donné hostimentum, « compensation », hostia, la victime, dans le sens de « victime destinée à compenser la colère de dieux », et hostis, « l'ennemi ».

Hostia désigne la victime offerte en expiation aux dieux -l'hostie, que les catholiques pratiquants prennent au moment de la communion, est l'offrande du corps de Jésus Christ qu’il a offert aux hommes en rémission de leurs pêchés.

En français, hostis a donné « hostile ».

L'hôte et l'ennemi ont donc pour origine une commune et importante notion, celle de compensation, de traitement d'égal à égal, acte qui vise à aplanir le statut, a priori hostile, de l'hôte accueilli.

Comment est-on passé de l' hostis à l' hospes? Pourquoi cet amalgame, cette confusion au sujet du terme « hôte» ? Pourquoi l'idée de compensation ?

Pour tenter de répondre, c'est vers une réflexion concernant le statut politique de l'individu dans le mode antique qu'il convient de s'orienter.

Pour comprendre le concept d' «hôte », il est bon de préciser celui d’«étranger ».

En Grec, le même mot, xenos, signifie « hôte » et « étranger ». Le statut de l'étranger dans la cité grecque antique est très complexe. En fait, il faut parlerdes étrangers.

En Grèce, on est étranger de deux manières : étranger à la ville (étranger politique), ou étranger au monde hellénique (étranger culturel).

Le métèque, « étranger-résident», entre dans la première catégorie car Metoikos signifie" celui qui a changé de résidence ».

Cette situation du premier type d'étranger, l'étranger politique, est loin d'être celle du barbaros, du barbare, étranger culturel, totalement étranger au monde hellénique. Lui est bien plus qu'un étranger, c'est un ennemi naturel du Grec. Comme le souligne Hérodote, tout le sépare de l'Hellène: la langue, le coutume, les mœurs. Lorsque Homère forge l'adjectif « barbarophone », c'est pour désigner ceux qui parlent « bla-bla-bla », qui sont extérieurs à une communauté culturelle et donc linguistique, par opposition à l'hellénophone.

Être étranger, c'est répondre à quatre critères : être inconnu, venir du dehors, être de passage, être non conforme aux mœurs des lieux, « étrange » (car xenos veut dire à la fois « de l’extérieur » et « insolite »).

Dan l'Italie primitive, hostis désigne tout membre d'une nation étrangère, non seulement un étranger, mais un ennemi. Puis le sens se précise: un étranger de droit égal, un citoyen appartenant à un État souverain sur un pied d'égalité avec le peuple romain. Ce n’est pas un perigrinus (pèlerin), qui, lui, est un étranger de voisinage, de la proximité de Rome, qui vient de la campagne, ou d’une région éloignée.

Poursuivons les raisons étymologiques qui tendent à expliquer l'ambiguïté du mot « hôte ». Dans hospitem, qui a donné « hôte », on trouve la racine indo-européenne pet ou pot, correspondant à l'idée de « maître» et de « soi-même », d'une ipséité. Ipsissimus c'est le maître lui-même, dans son identification à l'autorité. Despotês est le maître de maison, puis le signe de puissance. Le terme résulte de dem-potês, vieux mot indo-européen, formé de l'élément dem, « maison » (en latin, domus) et de poti, « chef d'un groupe », « celui qui assure l'autorité» (en latin potis, « puissant »).

Hospes aurait donc la valeur de « maître de l’hôte », de « celui qui exerce un certain pouvoir sur son hôte ». A ce titre, il est particulièrement important de noter que le mot otage est dérivé du mot hôte. Au Moyen Âge, l'ostage désigne le logement, la demeure, ostoier veut dire « loger ». Au XVIème sièc1e, l'ostel est la demeure (qui donnera le mot « hostellerie »,  « hôtellerie », « hôtel ».

Puis, par l'intermédiaire d'expression comme prendre en ostage, qui signifie à l'origine « abriter, «loger contre une caution», l'ostage a désigné l'hôte que l'on garde, la personne retenue en garantie de l'exécution d'une promesse. L'hôte est donc toujours un otage potentiel.

Le concept d' «hôte» implique donc deux étrangers, étranger politique, étranger culturel, face à face et placés sous le même toit.

Certes, tous deux sont hospes, mais l'un de deux est l'hôte extraneus, l'hôte qui vient du dehors, de l'extérieur, un hospitus, un être de passage, il n'est ni de la famille, du pays, c'est l'étrange étranger, l’hostis… qui peut être hostile.

 

L’autre, celui qui reçoit, est l'hôte maître, qui peut user, voire abuser de sa qualité de despote et mettre en otage.

En recevant l’hostis, l'hospes le met cependant au même niveau que lui : l'hospitalité dans son sens premier n'est que geste de compensation. L'origine commune des deux mots forgés sur hostire prend donc toute sa signification.

La philosophe Marie José MONDZAIN

 
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