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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 20:39
Qu'est-ce qu'un prêtre et la prêtrise ? 1/3

Le prêtre est appelé à l’administration des choses du Ciel,

à l’exercice d’un pouvoir que Dieu n’a donné

ni aux anges ni aux archanges ! 

Jean Chrysostome, évêque de Constantinople (387 après JC)

Un prêtre catholique, du grec ancien πρεσβύτερος / presbúteros, qui signifie « ancien », en latin presbyter, est un homme chrétien qui reçoit au moment de son ordination, par l'imposition des mains de l'évêque, la mission de « rendre présent » le Christ parmi les gens, en particulier par les sacrements en instruisant comme avec le catéchisme, en accueillant ou en guidant toutes les personnes qui s'adressent à lui.

Rôle et mission du prêtre catholique
Si le terme de prêtre vient de presbúteros (πρεσβύτερος), l'ancien, c'est que dans les débuts de l'Église cette fonction est assignée à des hommes reconnus par le peuple pour leur sagesse et la clarté de leur discernement. À l'image du Christ, le prêtre est un « pasteur », il « paît » (symboliquement) le peuple de Dieu.

Alors que tous les baptisés exercent un sacerdoce baptismal, le prêtre est pris d'au milieu du peuple pour y témoigner de la présence même du Christ.

Ces deux sacerdoces, selon leur modes propres, proviennent du même sacerdoce du Christ, mais diffèrent dans leur essence.

En effet, lorsque le prêtre agit dans la charge qui lui est confiée, et notamment en conférant des sacrements tels que l'eucharistie ou le sacrement de pénitence et de réconciliation, c'est le Christ lui-même qui agit, en tant que tête de son Corps qu'est l'Église.

L'homme qui doit être ordonné prêtre est avant cela ordonné diacre, c'est-à-dire serviteur.

Le prêtre est donc à la fois configuré au Christ comme tête de son Église, mais aussi comme son serviteur.

Finalement, à travers ses diverses activités, le prêtre est un homme de Dieu chargé d'être la présence du Christ au milieu de son peuple, à son service et pour le mener à la sainteté.

Le prêtre est le ministre de certains sacrements, c'est-à-dire que lui seul peut les donner :
•    le baptême (les diacres sont aussi ministres de ce sacrement, et, dans des cas d'urgence, le baptême peut être donné par un laïc) ;
•    l'eucharistie ;
•    le sacrement de réconciliation ;
•    le sacrement des malades.

L'Église catholique considère que le prêtre agit In Persona Christi Capitis (dans la personne du Christ Tête). Il représente donc Jésus-Christ qui est le Souverain Prêtre exerçant le Vrai sacerdoce.

Un prêtre orthodoxe, souvent appelé pope en français, est un prêtre ordonné par un évêque d'une des Église orthodoxe.

Contrairement à l’usage de l'Église catholique de rite latin, l’Église orthodoxe peut ordonner des hommes mariés.

Seuls les moines sont astreints au célibat et à la continence.

Les célibataires ne peuvent plus se marier après leur ordination, mais en revanche, ils peuvent devenir hiérarques ; les évêques ne sont choisis que parmi les moines.

Les prêtres orthodoxes pouvant être mariés, leurs familles se transmettaient souvent cette vocation de père en fils, créant des dynasties ainsi qu’un milieu intellectuel spécifique.

Statut et sacerdoce dans l'Eglise orthodoxe
Le sacrement de l'ordre comporte trois étapes : le diaconat, le presbytérat et l'épiscopat.

Seuls les évêques sont tenus au célibat, tandis que prêtres et diacres peuvent être des hommes mariés, mais seulement si leur mariage est antérieur à leur ordination diaconale. Ils ne sont pas autorisés à se remarier s’ils deviennent veufs.

Les prêtres orthodoxes sont regroupés selon une hiérarchie : les patriarches, archevêques ou métropolites, sont à la tête ; puis viennent les évêques (du grec épiskopos, c'est-à-dire surveillant, inspecteur), les prêtres (du grec presbyteros, ancien), enfin les diacres (du grec diakonos, aide ou assistant).

La hiérarchie compte aussi des sous-diacres, des lecteurs et des chantres sans sacrement spécifique.

Les femmes ne peuvent être ordonnées, mais l’épouse d’un prêtre orthodoxe est une παπαδία (papadía) en grec et une попова ou поповка (popova ou popovka) dans les langues slaves.
 

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15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 20:31

Sacrements (Eglise orthodoxe)

Les saints mystères ou sacrements dans l'Église Orthodoxe sont des cérémonies traditionnelles et sacrées, instituées par le Christ ou par ses apôtres, grâce auxquels, par des signes visibles, la grâce divine et invisible nous est transmise.

Ce sont les moyens de la participation mystique à la grâce divine pour le salut de l'humanité.

Dans un sens général, l'Église Orthodoxe considère tout ce qui est en et par l’Église comme sacramentel ou relevant du mystère.

Les sacrements, comme l’Église elle-même, sont à la fois visibles et invisibles. Dans tous les sacrements, il y a une combinaison d'un signe extérieur visible à la grâce spirituelle intérieure.

Saint Jean Chrysostome a écrit que les sacrements sont appelés mystères, car ce que nous croyons n'est pas ce que nous voyons ; au
contraire, nous voyons une chose et en croyons une autre.

Les sacrements ouvrent à une relation personnelle avec Dieu ; ils sont les moyens par lesquels la grâce de Dieu est ouverte personnellement à chaque chrétien.

Dans la plupart des sacrements, le prêtre mentionne le nom chrétien de chaque personne à laquelle il administre le sacrement.

Source 

Sacrements (Eglise catholique)

L'oeuvre salvifique de Jésus Christ est le sacrement du salut qui se manifeste et agit dans les sept sacrements de l'Église que l'on appelle dans les Eglises d'Orient les saints mystères.

Ce sont les signes et les instruments par lesquels l'Esprit Saint répand la grâce du Christ.

Les sept sacrements de l'Église catholique sont :

  • le baptême, qui remet le péché originel et les péchés personnels fait participer à la vie divine trinitaire par la grâce sanctifiante et incorpore au Christ et à son Eglise.
  • l'eucharistie est le sacrifice du corps et du sang du Christ qu'il a institué lors de la Cène pour perpétrer jusqu'à son retour son sacrifice sur la croix, et où le pain et le vin consacrés sont devenus par les mains du prêtre le corps et le sang du Christ donnés aux Chrétiens en nourriture.
  • la confirmation pour l'Église catholique, la chrismation pour l'Église orthodoxe, est l'effusion indélébile de l'Esprit Saint qui augmente la grâce baptismale.
  • le sacrement de pénitence et de réconciliation (appelé aussi sacrement du pardon), où le chrétien se convertit en reconnaissant ses péchés devant un prêtre qui lui accorde le pardon, au nom du Christ.

Les Orthodoxes opèrent une distinction entre le sacrement de pénitence
proprement dit – miracle du Pardon et du déliement divins – et l’entretien ou conseil spirituel.

Le premier exauce une authentique demande de réconciliation avec le Christ et avec son Église – restauration et épanouissement de la grâce baptismale; le deuxième répond plutôt au besoin d’un partage d’âme, d’un échange fraternel et d’un accompagnement sur le chemin chrétien.

L’expérience spirituelle et ascétique véhiculée par la tradition des saints Pères peut effectivement rendre un immense service à toute personne qui sent l’appel à être authentiquement chrétien.

  • l'onction des malades (aussi appelée sacrement des malades, anciennement extrême-onction), sacrement des malades et des mourants administré pour les aider à supporter leurs souffrances ;
  • le mariage, qui unit un chrétien et une chrétienne comme époux et épouse ;
  • l'ordination est le sacrement par lequel la mission confiée par le Christ à ses apôtres continue à être exercé dans l'Eglise par des hommes qui ont été intégrés à elle par la consécration de l'ordination (diacres, prêtres et évêques), et ont en conséquence le pouvoir de conférer certains sacrements (eucharistie, pénitence et onction des malades (pour ce qui est des prêtres et des évêques) confirmation et ordination pour ce qui est des évêques).

On distingue :

  • les sacrements d'initiation : baptême, confirmation, eucharistie (les deux premiers n'étant reçus qu'une fois et laissant une marque indélébile) ;
  • les sacrements de guérison : Sacrement de pénitence et de réconciliation, onction des malades (reçus chaque fois que cela est nécessaire) ;
  • les sacrements du service : mariage, ordination.

Chacun des trois sacrements d'initiation est attaché de manière privilégiée à une personne de la Trinité, le baptême au Père, la confirmation au Saint Esprit, et l'eucharistie au Fils, les trois Personnes inséparables de la Trinité étant présente en tous ces sacrements.

On distingue également :

  • les sacrements à caractères : baptême, confirmation, ordination qui marquent l'âme du fidèle.

Le sacrement est un rite cultuel sacré en usage dans la plupart des branches du christianisme : catholicisme, christianisme orthodoxe, et certaines dénominations protestantes  : anglicanisme, luthéranisme, presbytérianisme, méthodisme.

Selon la doctrine, un sacrement produit un effet dont la source est Dieu, qui donne sa grâce. Les chrétiens y trouvent le symbole et le moyen d'une alliance entre Dieu et les hommes.

On définit théologiquement un sacrement comme étant un signe
destiné à donner ou à augmenter la grâce sanctifiante des croyants.

Augustin d'Hippone (354-430) est le premier Père de l'Église à avoir proposé une théologie d'ensemble des sacrements. Comme ses prédécesseurs, il distingue dans le sacrement ce qui est visible (sacramentum) de ce qui est invisible, la virtus sacramentis, vertu qui n'est autre que la grâce. Il précise que le Christ agit dans les
sacrements par son Église et par son ministre, dont la parole et le geste font le sacrement.

La grâce divine conférée à l'occasion des sacrements est indépendante
de la dignité du ministre.

Au cours des siècles suivants, les thèses d'Augustin sur les sacrements seront globalement reprises par les théologiens d'Occident
jusqu'aux XIe  et XIIe  siècles.

Thomas d’Aquin (1225-1274)

Le sacrement est un signe sacré (cf. saint Augustin) qui signifie et sanctifie. Le sacrement a trois aspects :

  • la cause efficiente : la passion du Christ ;
  • la cause formelle : la grâce et les vertus ;
  • la cause finale : la vie éternelle.

De là, l'on comprend que le sacrement est

un signum remorativum : il rappelle le salut dans la Passion, c'est un événement du passé qui est la cause efficiente de notre sanctification ;

un signum demonstrativum : il démontre la grâce présente, c'est un signe de la grâce dans le présent, la grâce devient alors la cause
formelle de notre sanctification ;

un signum prognosticum/profeticum : pré-annonce la vie éternelle, c'est un signe prophétique car il anticipe la vie éternelle dans le futur, cette vie éternelle devient la cause finale de notre sanctification.

Il faut des choses sensibles déterminées (materia) pour le sacrement car selon la parole de Jésus à Nicodème, celui qui ne renaît pas d'eau et d'Esprit n'entre pas dans les Cieux.

Cette détermination vient de Dieu, elle est d'institution divine.

C'est le sanctificateur qui détermine les signes de la sanctification.

Les paroles (forma) sont nécessaires pour ces signes de notre sanctification car elles en précisent le sens.

Les paroles et l'action font un tout unique, une seule réalité.

On peut donc conclure que saint Thomas d’Aquin a une conception dynamique des sacrements car pour lui, ces signes ne sont pas des choses, mais des actions ».

WIKIPEDIA

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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 20:11

 

À la fin de sa vie, Lanza del Vasto dira à ses compagnons : « Mes enfants, je vous laisse la spiritualité des mages », c’est-à-dire l'élan "stellaire" des religions païennes vers le Verbe fait chair. Dans une langue poétique et riche de symboles, La Marche des rois illustre l'odyssée des mages, chargés du « poids de tout l'espoir humain », vers celui qui « germe en grand mystère... comme soleil sous terre ». En eux tout homme peut se découvrir attiré par cet enfant « qu'ignorent toutes gens » et invité à lui offrir ce qu'il a de plus précieux. Mais ici Lanza del Vasto suggère plus qu’il n’explique, et jusque dans sa mort, nous donne à méditer.

Epiphanie

par Lanza del Vasto

 

La tradition et les images nous montrent les Bergers et les Mages dans un même tableau, mais ils se présentent dans l'Evangile en des tableaux différents, puisque saint Matthieu au chapitre 11 parle des Mages et non des Bergers, et saint Luc (11, 8) des Bergers et non des Mages. Deux problèmes se posent d'abord : Qui étaient les Mages ? Qui étaient les Bergers ? Pourquoi les Bergers et les Mages furent-ils avertis de la naissance de l'Enfant ? Il va de soi que nous ne saurons pas qui sont les Bergers et qui sont les Mages si nous ne savons pas qui est l'Enfant.

Ce qui frappe dans ce récit de l'Evangile c'est que cet événement qui va bousculer l'histoire et bouleverser le monde se passe dans un pareil silence. Personne ne s'en aperçoit. C'est de nuit au fond d'une grotte qu'il se passe et le sujet de l'événement est un petit enfant pauvre couché sur la paille. C'est l'heure où les maisons sont fermées, où il n'y a plus de place dans les hôtelleries.

Les hommes ordinaires, les hommes qui travaillent, les hommes de profit et de gain, les puissants, les riches, les repus, les endormis, toute la ville ignore l'événement, chacun est couché dans son lit, fenêtres closes et portes bien verrouillées, et la nuit froide et belle est dehors. Dans les hôtelleries ! c'est-à-dire dans les lieux de passage, dans les lieux si semblables à ce lieu que l'homme ordinaire est lui-même, puisque l'homme ordinaire n'est qu'un lieu de passage, une hôtellerie où entrent et où sortent des inconnus, et où il n'y a pas de place pour l'Enfant Inconnu.

Personne ne sait que l'Enfant est né, à personne cela n'est annoncé hormis aux Mages et aux Bergers, Qu'est-ce que les Mages ? que veut dire magie ? La magie c'est la puissance de l'autorité, je crois que c'est là une définition correcte. C'est le pouvoir du savoir de vie : autorité est un mot qui vient de auctor, de augere qui veut dire augmenter, faire croître. Il a autorité celui qui fait croître, qui fait grandir ce qui est en sa garde, celui qui a le pouvoir de faire germer les semences autour de lui.

Les hommes possèdent tous une graine de vie spirituelle très cachée et qui, sèche, pourrit avec le temps, parce que celui qui la porte l'ignore, parce que celui qui la porte s'occupe de tout excepté d'elle et par tout ce qu'il fait, et par tout ce qu'il désire, et par tout ce qu'il aime en arrive à étouffer cette graine. A autorité celui qui a le pouvoir de faire découvrir cette graine à qui la porte et de la faire lever. Mage, maître de magie, est le sage puissant.

Le concept même de magie nous est difficile à apercevoir dans notre siècle qui est le siècle de la séparation. La magie c'est la puissance spirituelle non séparée. En elle savoir et pouvoir sont une seule chose ; penser et agir sont une seule chose ; connaître et vivre sont une seule chose. Toutes ces choses sont séparées pour nous et contraires : elles se développent dans des personnes distinctes, se manifestent par courants opposés.

Nous avons une science qui ignore la vie et qui refuse et nie l'esprit. La magie est une science qui connaît et favorise la vie et qui affirme la puissance de l'esprit. Notre science est une connaissance de la surface, de la forme des choses et des rapports extérieurs des corps et des objets séparés et soumis à la loi du choc. Ce qui est séparé peut être réuni dans l'abstrait par des lois, les lois mécaniques. Les seules lois que l'intellect connaisse sont les lois des choses qui, se poussant les unes les autres, se définissent en s'opposant les unes aux autres. Partout où les choses se présentent comme unies et comme fondues, là l'intellect ne pénètre pas. Il n'y pénètre que par l'analyse, c'est-à-dire en dissociant, en séparant, bref en tuant.

C'est pourquoi la Science peut être définie une science de mort, une science qui mène à la mort ; elle développe une puissance considérable. une puissance considérable de disjonction et de destruction, et toutes les œuvres de paix et d'intense production qui en résultent vont tout droit à la guerre et prolongent la guerre dans la paix, et la destruction de la vie, de la vie naturelle et animale, et la destruction plus acharnée encore de la vie secrète et spirituelle.

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