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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 20:30


Ami du skite

Comment allez-vous ?

Bientôt Noël !

Comme vous le savez nous célébrerons la Noël occidentale le samedi 25 décembre et la Noël russe le vendredi 7 janvier 2022.

  • 9h Confessions
  • 9h30 Heures
  • 10h divine Liturgie
  • 12h Agapes festives, chacun apporte un plat de sa composition et le partage avec tous.

Merci de confirmer votre présence au moins 3 jours avant au : 04 66 45 42 93.

Nous célébrerons les Vigiles la veille au soir à 23h le 24 déc et le 6 janvier.

Nous célébrerons la Liturgie le dimanche 26 décembre 2021 à 10h.

Nous célébrerons la Théophanie le 6 janvier 2022

Nous serions très heureux de partager ces fêtes avec vous.

Le Seigneur bénisse
Higouméne Gérasime

 

Nous espérons avoir la joie de vous accueillir au Skite Sainte Foy pour une retraite, un moment de prière en 2022.

Merci de toujours téléphoner avant.

Nous attirons votre attention sur le fait que nous avons vraiment besoin de votre aide pour continuer à entretenir le monastère.

Il est aussi votre œuvre ! Il y a une infinité de tâches à accomplir en fonction de vos désirs et de vos capacités (désherber, entretenir les bâtiments, nettoyer la chapelle, les vitres, faire de la couture, aider à restaurer les murs à pierres sèches...).

Merci pour vos prières pour que des vocations monastiques se présentent.

Nous vous portons, ami du skite, dans nos prières.

Nous vous souhaitons une belle Année 2022 et une bonne santé !

Que le Seigneur habite votre cœur et se répande sur ceux que vous aimez.
Higoumène Gérasime, Frères Joseph et Jean, Sœur Énimie

Skite Sainte Foy - Le Verdier
48160 Saint-Julien-des-Points - Tél : 04 66 45 42 93
E-mail : skite.saintefoy@wanadoo.fr
Site : www.photo-frerejean.com

Télécharger la lettre du Skite

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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 20:30

Un moine du Mont Athos, qui avait reçu la tonsure monastique du Grand Schème, quitta le monastère pour mener une vie séculière.

Oubliant ses vœux monastiques, il a d’abord mené une vie de dissipation, se noyant dans ses péchés, pour finalement se marier. Deux fils lui sont nés. Un jour, il s’en alla avec sa famille au bord de la mer. Alors qu’ils étaient assis sur la plage, le plus jeune fils a soudainement demandé :

“Papa, c’est quoi cette croix rouge que tu as sur la poitrine, avec les dessins et les lettres rouges ?”

Le père regarda sa poitrine – il n’y avait rien. Il réalisa alors avec horreur que l’enfant voyait la grâce du Grand Schème monastique. Rentré chez lui, il s’enferma dans sa chambre et y pleura toute la nuit.

Le lendemain, il se rendit chez le prêtre pour se confesser et lui raconta l’incident.

“Malgré vos nombreux échecs et votre détournement volontaire du Christ, le Seigneur vous aime toujours. Il vous a aimé lorsque vous viviez au monastère, Il vous aime maintenant, et Il ne vous prive pas de Sa grâce.” – dit le prêtre.

Ces mots réveillèrent en lui son ancien zèle pour le Seigneur. À la maison, il en parla à sa femme et elle accepta le divorce. Il retourna au monastère, et sa femme éleva ses enfants, puis se rendit au monastère où elle prononça les vœux monastiques.

17 ans plus tard, le plus jeune fils de ce moine, celui qui avait vu la croix et les lettres rouges sur sa poitrine, vint sur la Sainte Montagne de l’Athos et se rendit au monastère où son père était retiré (ce qu’il ignorait).

Il alla se confesser à l’higoumène du monastère et lui raconta alors l’histoire de sa famille :

“Geronda, je cherche mon père. Il est devenu moine et je ne l’ai pas vu depuis des années. Je pense qu’il est quelque part ici sur Athos. Pouvez-vous m’aider à le trouver ?”

L’higoumène comprit de qui il s’agissait et, essayant de cacher les larmes qui avaient involontairement monté dans ses yeux, il répondit au jeune homme :

“Reste avec nous un jour de plus, jusqu’à demain, et je demanderai aux frères.”

L’higoumène se rendit alors auprès du moine, qui était autrefois parti dans le monde, et lui posa une question :

“Père, votre plus jeune fils est ici dans notre monastère, il vous cherche. Vous voulez le voir ?”

Le moine répondit avec une vive émotion :

“Geronda, j’ai vu mon ange gardien et il m’a révélé que dans trois jours, je mourrai ! Dites à mon fils qu’il me verra dans trois jours ! Et une fois mort, vous lui révélerez que j’étais son père ! Je dois souffrir la pénitence pour tous les péchés que j’ai commis et je ne suis pas digne d’une telle consolation…”

Cette décision du moine et son refus de rencontrer son fils bien-aimé était une preuve de repentir complet et d’abnégation totale, et de son amour suprême pour Dieu.

L’higoumène persuada le jeune pèlerin de rester au monastère pendant trois jours de plus. Trois jours plus tard, un service funèbre fut organisé au monastère pour le moine récemment décédé, et auquel le jeune homme prit part. Après les funérailles, il se confessa à l’higoumène :

“Geronda, c’est la première fois que je vois un enterrement comme celui-là ! Le corps du défunt est odorant ! Ce n’est pas un corps, c’est une relique sacrée !”

Et alors l’higoumène a dit au garçon :

“Enfant, ce moine était ton père !”

Archimandrite Ephrem de la Sainte Montagne.

Source :

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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 20:35

Il était une fois un homme perdu. Depuis des années, il vivait de razzias, de rapines, de massacres, de vols. Il était farouchement cruel, sans pitié, malade d'une folle rage. C'était un homme perdu, un homme en ruine.

Un jour qu'il cherchait il n'aurait su dire quoi au juste, l'idée lui vint d'aller en haut du grand pierrier trouver l'ermite, qui n'avait rien à voler dans sa cabane sinon une litière de feuilles sèches, pour lui demander peut-être un espoir, un pardon.

Le vieil homme l'écouta.

Puis il lui sourit, et, lui montrant un arbre sans vie, calciné par la foudre, lui dit : vois, là, ce vieil arbre mort ? Eh bien, tu seras pardonné quand il refleurira.

Autrement dit jamais ! Alors à quoi bon, vieil homme ? Autant retourner à mes saccages.»

Et le bougre redescend, dévale et lance ses godillots insensés sur les cailloux. Il repart pour son dur travail, là où il ne sait faire que ça. Pendant des années encore, il s'use et s'acharne à semer le malheur, la peur et la haine.

Un soir qu'il avance pour se poser dans un lieu isolé, désolé, il trouve là une femme qui a rassemblé sa marmaille affamée autour d'un chaudron. Il s'avance et soulève le couvercle. Le chaudron est plein de pierres et la femme chante une berceuse :

Dormez, mes petits. Dormez jusqu'à demain. Maman vous fait la soupe. Dormez encore un peu. Dormez jusqu'à demain.

L'homme hausse les épaules, renverse le chaudron des pierres qui le remplissent, y jette, après l'avoir coupée en morceaux, la viande du mouton qu'il a volé aujourd'hui. Il prend soin de raviver le feu sous le chaudron et s'en va en pleurant sur une telle misère.

C'est ce jour-là que le vieil arbre mort a refleuri.

Extrait de Contes des sages qui guérissent, Marie Faucher, Seuil (p. 183 a 185).
 

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