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4 décembre 2005 7 04 /12 /décembre /2005 00:00

Lorsqu'il est écrit dans la première épître de saint jean: « N'aimez ni le monde, ni rien de ce qui est dans le monde », il est question du règne du péché. Mais c'est dans l'Évangile également selon saint Jean que l'on peut lire : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. »

Le Nouveau Testament est ascétique au sens où il nous enseigne l'oubli de soi-même, nous apprend à lutter contre le péché, à purifier nos pensées, nos sentiments, nos actes, mais il ne se détourne pas de la vie terrestre.

« Et pourtant, avec le temps, sont apparus des chrétiens d'inspiration manichéenne, haïssant tout ce qui est terrestre et ressemblant plus aux brahmanes qui s'infligent des supplices qu'à des disciples du Christ. »

Prenez, disait le père, l'exemple de saint François d'Assise qui a tout quitté, s'est fait vagabond, mendiant. À un certain niveau, il a rejeté le monde ; mais à un niveau supérieur, il l'a adopté comme personne d'autre. Il aimait la nature, les gens, les animaux, l'herbe, l'eau, comme aucun païen n’ en avait été capable.

Yves Hamant dans son livre Alexandre Men Ed. Nouvelle Cité

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2 décembre 2005 5 02 /12 /décembre /2005 00:00


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"Le chemin de la perfection passe par ce sentiment que nous sommes aveugles, pauvres et nus. Ce sentiment de dépouillement est étroitement lié à la contrition de l'esprit, qui nous fait épancher devant Dieu, dans un repentir continuel, la tristesse et le chagrin que nous ressentons de notre impureté. Les sentiments de pénitence sont un élément essentiel du véritable progrès spirituel, et quiconque s'en évade s'écarte de la bonne voie. "

Théophane le Reclus
http://perso.wanadoo.fr/stranitchka/VO15/SAINT_EVEQUE_THEOPHANE_LE_RECLUS.html

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29 novembre 2005 2 29 /11 /novembre /2005 00:00

Le christianisme dit à l'homme : oui, tu peux te perfectionner, mais il est impossible de parvenir à Dieu tant qu'Il ne vient pas Lui-même à toi . »

En même temps, la grâce n'agit pas sans l'homme. Elle n'agit pas comme par un coup de baguette magique (...) Cette union requiert totalement l'activité, l'engagement de l'homme.

L' Évangile nous fait participer au processus de la création divine. Il nous rend co-créateurs, co-participants, co-responsables.

Le père Alexandre rappelait la réflexion d'un positiviste français du xixe siècle qui, un jour, était entré par hasard dans une église. Bercé par la musique de l'orgue, il avait éprouvé un sentiment de bien-être. Il lui avait semblé être dans un navire immobile. Tout passait, mais le navire restait, avec la musique céleste de l'orgue. Tous ses problèmes, tous les problèmes du monde lui étaient apparus insignifiants. Il fallait seulement se laisser emporter par cette musique.

Le père s'exclamait alors : cela, ce n'est pas du christianisme, c'est l'« opium du peuple » ! Pour les chrétiens qui auraient été tentés de faire de leur foi un bon fauteuil, un refuge, un port tranquille, la formule de Marx constituait une mise en garde !

Non, le christianisme n'est pas une couchette chauffante! En devenant chrétiens, nous prenons des risques. Ce n'est pas une assurance pour des états d'âme garantis.

Yves Hamant dans son livre Alexandre Men Ed. Nouvelle Cité

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