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31 juillet 2022 7 31 /07 /juillet /2022 19:27
Qui s’intéresse encore à la Bible ?
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Qui s’intéresse encore à la Bible ?

Un sondage exclusif Ifop pour l’Alliance biblique française, réalisé en partenariat avec La Croix L’Hebdo, révèle que 27 % des Français possèdent une bible et que seuls 19 % la lisent.

Pour les autres, la Bible demeure un « continent inexploré ». Pourtant, un Français sur quatre dit souhaiter mieux la connaître à l’occasion de cette enquête d’opinion, dix personnalités racontent leur relation au Livre.
Une « terra incognita ».

Telle semble être la Bible pour une grande partie des Français. Les résultats du sondage « Les Français et la Bible », réalisé pour l’Alliance biblique française par l’Ifop montre que cet ouvrage plurimillénaire, monument de la culture mondiale et texte source des grands monothéismes, est loin, très loin, de faire partie du quotidien des Français.

Sa présence et sa fréquentation continuent même de diminuer, à un rythme qui s’accélère, si l’on en juge par comparaison avec de précédents sondages sur le même thème, réalisés en 2001 et 2010.

À la question de savoir s’ils possèdent une bible dans leur foyer, un quart des Français interrogés (27 %) répondent positivement. À l’inverse, les trois quarts (73 %) n’en possèdent aucune.

Naguère, ils étaient encore 42 % (en 2001) et 37 % (en 2010) à en avoir une chez eux.

« On constate une baisse importante (- 15 points) de la possession de l’objet en vingt ans et cette baisse se fait selon un rythme plus rapide ces dix dernières années », souligne Gautier Jardon, chargé d’études à l’Ifop.

Autre critère important pour évaluer la familiarité des Français avec la Bible, la fréquence de lecture.

Or, 81 % des Français interrogés déclarent ne « jamais » la lire, un résultat « massif », relève Gautier Jardon. Parmi les 19 % qui déclarent lire la Bible, seuls 4 % le font au moins une fois par mois.

« Le sondage manifeste la confirmation que la Bible reste d’un usage relativement élitiste.

C’est une pratique rare et en déclin », analyse le sociologue Yann Raison du Cleuziou.

Ces chiffres très bas ne le surprennent pas.

« En France, la familiarité avec la Bible n’a jamais été considérée comme un élément ordinaire de l’intégration religieuse. La religiosité populaire de référence repose sur des pratiques, des rituels et des dévotions, pas sur un rapport au texte », précise-t-il.

L’histoire des Français avec le Livre est de fait récente.

« Cette histoire a été marquée par le conflit entre les catholiques et les protestants, qui a pesé lourdement dans cette affaire, rappelle l’historien Guillaume Cuchet.

Dans le monde catholique, jusqu’au milieu du XXe siècle, il y a eu une défiance devant la diffusion de ce texte.

Avant le concile Vatican II, la Bible est d’ailleurs un terme protestant. Chez les catholiques, on parle plutôt des Saintes Écritures. »

Il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour que les choses changent, puis l’impulsion décisive du concile Vatican II (1962-1965), qui a remis la Bible au centre de la vie chrétienne et de la liturgie.

« C’est dans les années 1960-1970 que le maximum de proximité entre les catholiques français et la Bible a été atteint, évalue Guillaume Cuchet.

Et le décrochage que l’on aperçoit dans le sondage, à la fois dans la possession et la lecture du Livre, est à remettre dans cette séquence-là. »

Un intérêt spirituel, culturel ou littéraire
S’ils n’ont longtemps pas eu de contacts personnels avec le texte, les Français n’ont pas manqué de connaissances bibliques.

« L’Église n’a pas fait lire la Bible, mais elle a transmis via le catéchisme ce que bon lui semblait, souvent de manière rudimentaire », explique la bibliste Roselyne Dupont-Roc.

Signe de la profondeur de cette transmission, les résultats du sondage montrent le maintien d’une bonne connaissance des différents événements bibliques.

« On n’a que 20 % de la population qui ignore totalement les différents épisodes du récit biblique », relève Yann Raison du Cleuziou.

Jusqu’où va cette connaissance ?

Le sondage n’approfondit pas cette question. « Les Français connaissent l’histoire de la naissance, de la mort et de la résurrection de Jésus, Adam et Ève et l’arche de Noé, puis rapidement les choses s’effilochent »,remarque Roselyne Dupont-Roc.

Pour le psychanalyste Jacques Arènes, qui utilise régulièrement les récits bibliques dans l’accompagnement de ses patients, cette connaissance reste superficielle.

« La Bible comprise comme réservoir d’histoires et de mythes qui peuvent nous aider à comprendre la condition humaine n’est pas très présente, témoigne-t-il.

Les gens cultivés connaissent davantage les Métamorphoses d’Ovide que l’histoire de Job ou de Caïn et Abel. »

« En France, c’est l’héritage gréco-latin qui a été et est encore massivement enseigné et transmis, confirme Roselyne Dupont-Roc, qui a longtemps enseigné le grec ancien.

On est complètement passé à côté de la Bible. Quelle occasion ratée ! »

Pour autant, le sondage manifeste que l’intérêt pour la Bible se maintient à des taux élevés.

50 % des Français interrogés trouvent « personnellement » un « intérêt religieux ou spirituel » à ce texte et 40 % (en cumulé) y voient un intérêt culturel, littéraire ou historique.

Seuls 5 % ne lui trouvent aucun intérêt.

« Parmi ceux que je reçois en analyse, je n’ai jamais rencontré de gens fermés à l’exploration d’un récit biblique, abonde Jaques Arènes.

Les gens sentent que ce texte a un intérêt culturel, littéraire et même anthropologique.

Je crois d’ailleurs que la crise sanitaire a ramené vers les classiques, qui constituent une sorte de viatique pour traverser les difficultés. »

L’exégète Thomas Römer, titulaire de la chaire milieux bibliques au Collège de France, perçoit lui aussi de la curiosité. « Depuis quinze ans, j’ai toujours rencontré de l’intérêt et celui-ci va croissant », indique le chercheur.

S’ils semblent respecter ce monument religieux et culturel, 80 % des Français interrogés jugent la Bible « pas présente » dans la société française.

« C’est plutôt qu’ils n’ont pas conscience de cette présence, réagit Thomas Römer.

Car la Bible est omniprésente dans l’art, la littérature ou encore dans l’héritage des droits de l’homme… »

Une analyse que partage Yann Raison du Cleuziou. « On peut penser que 80 % de la population française n’a pas assez de culture religieuse pour la voir présente », pointe-t-il.

Pour le psychanalyste Jacques Arènes, on a dépassé la phase du « déni » ou du « refus » : « On est dans une méconnaissance complète de cet héritage. »

Dans ce sondage, deux groupes se distinguent pourtant par leur familiarité avec la Bible : les catholiques pratiquants réguliers et les protestants.

Eux possèdent une bible (87 % pour ces catholiques, 79 % pour les protestants) et souvent même plusieurs (36 % et 50 %).

Ils la lisent avec régularité et désirent mieux la connaître.

Pour les protestants, ces résultats ne surprennent guère, mais pour les catholiques, ils sont remarquables.

« Depuis Vatican II, le noyau dur des catholiques pratiquants, qui a vraiment beaucoup diminué, a pleinement intégré la Bible dans son mode de fonctionnement, relève Guillaume Cuchet.

La lecture de la Parole de Dieu fait désormais partie d’un passage obligé pour beaucoup de fidèles, quelle que soit leur sensibilité. Ce n’était pas gagné au début des années 1960 ! »

Comment expliquer ce succès ?

« La Bible s’est diffusée chez les pratiquants réguliers parce qu’elle est un instrument d’autonomie spirituelle, répond Yann Raison du Cleuziou.

Sa lecture permet à la fois de maintenir une vie spirituelle et d’être relativement autonome par rapport aux autorités religieuses et aux régulations institutionnelles. »

Si, en quelques décennies, le noyau dur des catholiques s’est laissé séduire par le texte, le reste de la population française ne partage pas cet appétit. Seul un Français sur quatre déclare vouloir « mieux connaître la Bible ».

« Le sondage montre que plus il y a d’intégration religieuse plus il y a d’appétence pour la Bible, et plus il y a de détachement religieux moins il y a d’appétence », commente Yann Raison du Cleuziou.

De quoi être relativement pessimiste sur l’usage de la Bible à l’avenir en France.

Malgré tout, 13 % des Français « sans religion » interrogés souhaiteraient mieux connaître la Parole de Dieu. « Ce chiffre est un point d’interrogation, relève Gautier Jardon, de l’Ifop. On peut y voir tout ce qu’il reste dans ce déclin de la Bible ou une note d’espoir. »

Pourquoi nous l’avons fait
Quand l’Alliance biblique française a sollicité La Croix L’Hebdo pour diffuser les résultats du sondage Ifop sur « Les Français et la Bible », nous n’avons pas hésité à accepter.

C’était une occasion précieuse d’en savoir un peu plus sur les rapports des Français à l’un des textes sources de la culture occidentale.

Les résultats de cette enquête sont impressionnants.

Ils révèlent combien, au-delà du cercle des catholiques pratiquants réguliers et des protestants, la Bible est ignorée d’une très large part de la population française.

Comment ne pas y voir une « occasion ratée », comme le regrette la bibliste Roselyne Dupont-Roc dans nos colonnes…

Le sondage manifeste toutefois que les Français interrogés continuent d’accorder de l’intérêt à la Bible, mais pas au point de souhaiter massivement mieux la connaître.

Reste donc à ceux qui y ont goûté de partager leur appétit.

Élodie Maurot

Texte : Élodie MaurotData visualisation : ÉCLAIRAGE PUBLIC

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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 19:30

Les orthodoxes, les catholiques, (ainsi que les protestants) appartiennent à la même grande religion, le christianisme. Tous vénèrent le même dieu et s’appuient sur le même livre sacré, la Bible.

Le schisme (la séparation) entre les Églises catholique et orthodoxe intervient en 1054 et marque autant, sinon davantage, la rivalité politique entre deux aires culturelles, Rome et Constantinople, que de profondes différences théologiques entre les deux confessions.

Elle définit cependant deux systèmes d’Église et deux rapports au pouvoir dont les différences s’accentueront au fil des siècles.

Le terme « orthodoxe » vient du grec ortos (Ορθος) qui signifie droit, juste et doxa (δόξα) qui signifie croyance. L’orthodoxie signifie ainsi la vraie croyance et désigne les Églises demeurées fidèles à la foi des premiers conciles.

L’église orthodoxe est dans la continuité ininterrompue de l’Eglise primitive.

Les différences de rites et de traditions

Si d’une façon générale, l’Eglise Orthodoxe est restée plus proche du christianisme des origines, avec le temps, les deux Eglises ont développé des traditions différentes qui s’expriment dans le rite, la liturgie et les règles qui régissent le culte.

Ce qui est le plus évident quand on rentre dans une église orthodoxe, c’est l’atmosphère mystique, associant prières répétitives, jeux de lumière des cierges et des candélabres, et symbolique des icônes. 

Les différences les plus notables sont les suivantes:

Pendant la liturgie, les Catholiques prient debout ou à genoux, alors que les Orthodoxes restent debout ou assis.

Les chants sont compris comme prière à part entière et sont omniprésent dans les célébrations de la divine liturgie orthodoxe.

Les icônes sont au coeur de la religion orthodoxe et on voit dans les églises grecques les fidèles effectuer des gestes de dévotion en leur l’honneur.

Ces icônes sont un symbole que l’on vénère (et non des idoles) à l’inverse de l’adoration qui est due à Dieu seul. A contrario les statues ne sont normalement pas tolérées dans les églises orthodoxes.

Pour l’Eucharistie, les orthodoxes fidèles à la tradition, utilisent un pain fermenté alors que les catholiques utilisent le pain azyme (sans levain)

Les orthodoxes font le signe de croix avec les trois doigts de la main droite (pouce, index, majeur) et en touchant le front, la poitrine, l’épaule droite puis l’épaule gauche.

L’usage actuel chez les catholiques de se signer de gauche à droite s’est imposé au temps des croisades, sans que personne n’apporte de justification particulière à ce changement.

Vous le verrez, les grecs se signent à d’innombrables occasions tout au long de la journée.

Si l’Église catholique impose le célibat (c’est une règle qui s’est imposée au XIe siècle sans que cela ne soit un dogme), les prêtres orthodoxes peuvent être mariés et avoir des enfants.

Ils doivent cependant être marié avant leur ordination (le pope, s’il est ordonné alors qu’il est célibataire, reste célibataire toute sa vie).

Seuls les évêques sont obligés au célibat et pratiquement tous les papas, (les popes), grecs sont mariés.

Selon les prescriptions des Épîtres pastorales, le pope doit être l’homme « d’une seule femme » et un pope qui divorce est réduit à l’état laïc.

Si l’Eglise catholique pratique essentiellement le baptême par effusion (l’eau est versée sur le front de la personne), l’Église orthodoxe baptise par immersion totale du corps. C’est d’ailleurs le sens du mot baptême en grec.

L’Eglise orthodoxe est restée fidèle à la tradition depuis les origines évangéliques pour ce rituel qui symbolise l’adhésion totale au Christ et le fait de « revêtir le Christ ».

L’Église catholique utilise le calendrier grégorien depuis 1582 (introduit par le pape Grégoire XIII) alors que c’est le calendrier julien qui prévaut encore chez une partie des orthodoxes (un calendrier solaire introduit par l’empereur Jules César en 46 avant J.-C.).

Ainsi les certaines Églises orthodoxes et certaines Églises catholiques de rites orientaux célèbrent Noel le 7 janvier (dans le calendrier grégorien, qui correspond au 25 décembre dans le calendrier julien : 13 jours de différence).

Ce décalage des dates des deux calendriers explique également que Pâques est fêtée à des dates (généralement) différentes.

Ainsi pour les prochaines années la Pâques Orthodoxe sera fêtée dimanche 19 avril 2020, dimanche 2 mai 2021, dimanche 24 avril 2022, Dimanche, 16 avril 2023… (toutes les fêtes grecques).

Orthodoxie et Catholicisme Le pape François et le patriarche Bartholomée Ier.
Le pape François et le patriarche Bartholomée Ier, devant l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, 25 mai 2014 (Photo: Wikimedia Commons)

Quelles sont les raisons profondes de la séparation ?
Le grand schisme entre Église catholique et Église orthodoxe remonte à 1054 et il aura fallu attendre la rencontre historique à Jérusalem de Paul VI et du patriarche Athénagoras Ier en 1964 – première rencontre entre les primats des Eglises catholique et orthodoxe depuis 1439! – pour que le dialogue soit renoué entre le Saint-Siège et le patriarcat de Constantinople.

Les choses bougent avec le Pape François qui à déjà rencontré à plusieurs reprises le patriarche œcuménique orthodoxe Bartholomée Ier de Constantinople et le patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe de Russie.

Pour expliquer la durée de la séparation, les raisons profondes sont des raisons théologiques qui peuvent sembler subtilités « byzantines » au profane.

La procession du Saint Esprit: l’ajout du mot filioque au Credo

Pour les orthodoxes reprenant les paroles du Christ dans saint Jean (15, 26) le Saint-Esprit procède du Père. Les catholiques évoquent eux que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, a Patre Filioque.

Cet ajout au Credo imposé par Charlemagne, allié de Rome, au 8ième siècle et entériné au 11ième modifie est rejeté par l’église Orthodoxe qui considère qu’il n’est pas conforme au paroles du Christ et qu’il modifie les relations entre les trois personnes de la Trinité renforce d’une certaine façon le rôle de Jésus au dépend du Saint Esprit.

La primauté et l’infaillibilité du Pape
L’autre cause essentielle du schisme est la volonté des papes de transformer une primauté morale en un pouvoir juridique direct sur les églises. Au 11ème siècle, la réforme grégorienne, pour libérer la papauté des empereurs germaniques, va tenter de soumettre directement les évêques et les rois au pape (théorie des deux glaives) et revendiquer l’infaillibilité du souverain pontife.

Les Églises orthodoxes considèrent le Pape comme le patriarche de Rome. Il lui reconnaissent une primauté d’honneur en cas de Concile œcuménique et non une place comme chef de l’Église, cette place étant celle du Christ. Elles n’acceptent pas non plus le dogme de l’infaillibilité pontificale telle que définie par le Concile Vatican I en 1870.

Dans le monde orthodoxe, le mode de gouvernement de l’Eglise est basé sur l’évêque puis selon les sujets à traiter, sur le Saint Synode (l’assemblée des évêques) et éventuellement le concile oecuménique. Cela donne une organisation décentralisée et des décisions collégiales alors que pour les catholiques l’organisation est pyramidale et toute l’autorité provient du Pape, évêque de Rome.

L’Immaculée Conception
L’Immaculée Conception concerne la conception de la Vierge Marie, la Mère de Dieu, et non celle de Jésus Christ, dont la conception virginale et sans pêché ne fait pas question.

Orthodoxes et Catholiques sont d’accord que Marie est Immaculée quand elle conçoit et met au monde le Fils de Dieu, et que ceci est l’effet d’une grâce spéciale du Saint Esprit.

La différence vient du moment de cette grâce : à la conception de Marie pour les Catholiques, au moment où elle dit « OUI » à l’archange, pour les Orthodoxes.

A l’origine du problème, le dogme du péché originel chez Saint Augustin a entraîné l’Eglise d’occident dans de terribles controverses théologiques concernant Marie.

Pour résumer, alors qu’en Orient orthodoxe, la Vierge représente l’humanité entière portant Dieu, la Théotokos, en Occident, naît et prend son essor l’image de l’« Immaculée Conception », accueillante mais née différente de toutes les autres femmes d’où le dogme qui suivit, celui de l’Assomption, passant complètement sous silence la Dormition (la mort de la vierge) « humaine » de la Mère de Dieu.

Il est également une controverse qui si elle n’est pas l’une des raisons de la séparation permet d’éclairer la conception que portent les deux Eglises: la controverse sur la Grâce et le libre-arbitre que je résume à grands traits (et aussi bien que je l’ai comprise…)

Au 4ième siècle Saint Augustin précise le dogme du péché originel, qu’il défini davantage comme une souillure innée qui correspond à la concupiscence que tout être humain, de ce fait maudit, porte en lui dès sa conception.

Partant de ce dogme propre à l’Eglise d’Occident (qui considère Saint Augustin comme le Père des Pères de l’Eglise) la nature est prédisposée au mal et ne peut s’en préserver sans une grâce spéciale.

Ces controverses sont demeurées presque étrangères à l’Orient chrétien et ces notions n’ont pas le même sens.

L’orthodoxie croit que l’homme a été créé libre. Il n’a pas été, par conséquent, préservé de l’inclination au mal (autrement, il n’aurait pas péché).

Il a glorifié Dieu spontanément et non parce qu’il était dirigé vers le bien par une grâce spéciale. La nature humaine est inclinée vers le Bien et le mal lui est extérieur.

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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 19:30

Le cosmonaute d’essai Oleg Artemyev a publié sur son site Web une photo de l’ISS, dans laquelle il célèbre, avec deux autres collègues, le 700e anniversaire de la naissance de Serge de Radonège.

Dans la blogosphère, des discussions animées ont commencé sur le rôle de la religion dans l’astronautique, et certains ont même commencé à enquêter sur l’apparence et la dissimulation possible de la photographie.

Dans le post dédié à l’image, la date du 18 juillet est indiquée, et la publication elle-même a été programmée pour coïncider avec la fête orthodoxe avec ce message « Ces jours-ci en Russie, il y a des célébrations dédiées au 700e anniversaire de Serge de Radonège.

Pour ces célébrations, l’équipage de l’ISS a enregistré un salut au peuple russe.

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