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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 23:26

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Extrait d'une icône avec l'aimable autorisation de l'abbaye Saint Joseph de Clairval

/http://www.traditions-monastiques.com/fr/​

 

 

Un zoom sur Joseph

J’aimerais que l’on regarde plus attentivement la figure de Joseph, l’un des personnages des récits de Noël.  En nous penchant sur le père nourricier du Seigneur, nous découvrons un aperçu du contexte de la famille de notre Sauveur.

Joseph est souvent dans l’ombre de la gloire du Christ et de la pureté de Marie. Mais, il attend lui aussi que Dieu lui parle pour lui répondre avec obéissance. Luc et Matthieu notent tous deux que Joseph descend de David, le plus grand roi d’Israël (Matthieu 1,18 et Luc 3, 23-38). L’Écriture nous donne une information essentielle sur Joseph: il était « un homme droit » (Matthieu 1, 18).

Joseph était un homme compatissant et attentionné. Lorsqu’il découvre que Marie était enceinte tout juste après leurs fiançailles, il savait que l’enfant n’était pas le sien mais il n’était pas encore conscient qu’il était le Fils de Dieu. Il projetait de rompre avec Marie selon la loi mais il était soucieux de sa sécurité. Joseph était aussi un homme de foi, obéissant à ce que Dieu lui demandait sans connaître le dénouement.

Quand l’ange lui apparut en songe pour lui dire la vérité au sujet de l’enfant que Marie portait, Joseph,  sans attendre et sans question ou souci de commérage, prit Marie pour femme. Lorsque l’ange revint encore pour l’avertir du danger, il quitta immédiatement ce qu’il avait, sa famille et ses amis, et s’enfuit dans un pays étranger avec sa femme et son bébé. Il attendit en Egypte jusqu’à ce que l’ange lui dise qu’il pouvait rentrer. (Matthieu 2, 13-23).

On nous a dit que Joseph était un charpentier-menuisier, un homme qui travaillait pour soutenir sa famille. Joseph n’était pas un homme riche, car lorsqu’il monta au temple avec Jésus pour la circoncision et la purification de Marie, il offrit en sacrifice deux tourterelles ou une paire de pigeons, animaux autorisés seulement à ceux qui ne pouvaient payer un agneau.

Joseph nous révèle dans son humanité le rôle unique des pères de proclamer la vérité de Dieu par la parole et le devoir. Sa situation paradoxale de « père nourricier de Jésus » met l’emphase sur la paternité, qui est plus que le simple fait de la génération biologique. Un homme est un père lorsqu’il s’investit lui-même dans la formation spirituelle et morale de ses enfants. Joseph est tout particulièrement conscient, comme tout père devrait l’être, qu’il servait en tant que représentant de Dieu le Père.

Joseph a protégé et a pourvu au bien-être de Jésus et de Marie. Il a donné son nom à Jésus, lui apprit comment prier, comment travailler et comment être un homme. Bien qu’aucun texte ou aucune parole ne lui soient attribués, nous pouvons être sûrs que Joseph prononça deux des mots les plus importants quand il nomma son fils « Jésus » et l’appela « Emmanuel ». Lorsque l’enfant restait au temple on nous dit que Joseph (avec Marie), le chercha pendant trois jours, tout angoissé.

La vie de Joseph nous rappelle qu’une maison ou une communauté n’est pas construite sur le pouvoir et l’avoir mais sur la bonté; pas sur les richesses mais sur la foi, la fidélité, la pureté et l’amour mutuel.

Les défis actuels de la paternité et de la masculinité ne peuvent être compris si on les sort de la culture dans laquelle nous baignons. Le manque de paternité a un effet profondément alarmant sur les enfants. Combien de jeunes gens aujourd’hui ont été affectés par la crise de la paternité ? Combien ont été privés d’un père ou d’un grand-père? Ce n’est pas pour rien que saint Joseph est patron de l’Église universelle et patron principal du Canada. S’il n’y avait jamais une époque qui ait besoin d’un modèle fort du rôle masculin et du rôle de père c’est bien la nôtre.

Joseph et Marie, plus que quiconque, furent les premiers à contempler la gloire de leur Seul et Unique qui venait du Père, plein de grâce et de vérité. Puisse saint Joseph faire de nous de bons prêtres, religieux et laïcs qui imiteront l’humble travailleur de Nazareth qui écoutait le Seigneur, conservait précieusement un cadeau qui n’était pas le sien, tout en montrant à Jésus comment le Verbe se fait chair et peut vivre parmi nous.

Je ne peux pas partager ces réflexions au Musée de l’Oratoire Saint-Joseph sans mentionner le grand apôtre de saint Joseph, le Frère André Bessette.  Il est, après tout, l’architecte de ce magnifique temple qu’est l’Oratoire.

Le frère André avait toujours une grande dévotion pour saint Joseph et voulait que d’autres prient avec lui le père de Jésus. En 1900, il reçoit la permission d’amasser les fonds nécessaires pour construire un petit oratoire dédié à saint Joseph. Une petite chapelle est inaugurée en 1904. Les autorités de Sainte-Croix permettent l’ajout d’une pièce à la chapelle. Le frère André y établit sa résidence et peut ainsi recevoir les pèlerins. Il délaisse la station de tramway et commence donc à recevoir les gens sur la montagne, là où se trouve l’actuel oratoire.

En 1909, le frère André est assigné à temps plein à l’Oratoire Saint-Joseph. Le jour, il recevait les personnes qui venaient le voir et le soir, il visitait les malades qui n’avaient pu se rendre jusqu’à l’Oratoire.  Grâce aux efforts, aux souffrances et à la foi du frère André, d’une petite chapelle sur ce Mont Royal s’est élevée une grande basilique qui domine désormais Montréal et le paysage spirituel de tout un pays. L’Oratoire Saint-Joseph est le plus grand sanctuaire au monde dédié à saint Joseph, grâce au rêve du frère André Bessette. La puissance et la grandeur de Dieu se sont révélées à travers un humble frère de Sainte-Croix. «Pauper, servus et umilis» est l’épitaphe de son tombeau à l’Oratoire: pauvre, obéissant et humble serviteur.

Ce sont les mêmes mots qui sont chantés dans le Panis Angelicus, ce magnifique hymne eucharistique. Qui peut dire pourquoi André a été choisi? Dans sa magnifique lettre à la famille Sainte-Croix d’il y a quelques mois, Peut-être qu’André a été choisi, tout comme Marie et Joseph, parce qu’il n’était rien aux yeux de ce monde;  il n’avait rien, rien ne le possédait.  Dieu l’a possédé en lui donnant ce qui lui importait le plus, lui accordant la réalisation de l’aspiration la plus profonde de son cour».

Le Christ est la porte vers le Père, qui frappe à la porte de nos cœurs, de nos maisons, de notre Eglise. L’Eglise, et en particulier l’Oratoire Saint-Joseph à Montréal, est la porte du salut, la porte du Royaume de Dieu. Le frère André était le portier de cet endroit béni. Le Seigneur est passé par ses doutes, ses infirmités, ses forces, sa persévérance et son ingéniosité pour construire une église et construire l’Eglise.  Maintenant qu’il est saint, puisse le saint et humble André Bessette intercéder pour nous tous.  Qu’il nous indique le chemin vers Joseph “Ite ad Joseph” et le chemin vers Dieu le Père.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 23:19

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A priori, rien ne destinait Jean-Marc Potdevin à voir sa vie ainsi bousculée. Marié, père de 4 enfants, co-fondateur du site Kelkoo.com, il devient vice-président de Yahoo Europe. Puis un jour il décide de tout plaquer, de vivre l'aventure en rentier. Mais la mort de son père et un manque grandissant envahissent sa vie. Il prend alors la décision de prendre seul le chemin de Compostelle. Ce pèlerinage va changer sa vie. Lors d'une des étapes, il reçoit la Foi. Il vient de publier le récit de sa conversion dans un livre intitulé « Les mots ne peuvent dire ce que j'ai vu » et le sous-titre indique « L'expérience mystique d'un business angel » aux Éditions de l'Emmanuel.

Le témoignage d’une conversion extraordinaire vécue par un grand entrepreneur de l’Internet.

expe mystiqueRésumé du livre

“Je vais forcer ces mots pour essayer de transmettre ce que j’ai vu – ou plutôt vécu -, mais sachez qu’ils sont bien en-deçà de l’expérience réelle, bien ternes face à cette énergie invisible que j’avais sous les yeux. Rien ne peut exprimer l’Etre.”

En mars 2008, Jean-Marc Potdevin, entrepreneur à succès, ancien CTO de Kelkoo.com, « business angel » auprès de nombreuses startups Internet et boulimique de projets, traverse une sérieuse crise de la quarantaine. Il décide d’interrompre toute activité et de partir seul vers St Jacques de Compostelle. Sur le chemin, il entre dans une chapelle et fait une rencontre surnaturelle qui bouleverse totalement son existence. L’auteur livre ici le récit de cette expérience mystique, puis mène l’enquête auprès des maîtres spirituels de la foi chrétienne, afin de comprendre ce qu’il a vécu. 

Extrait d'une interview publiée dans la revue Ilestvivant! de janvier 2012

« Je suis né il y a 4 ans. » Jean-Marc Potdevin n’y va pas par quatre chemins  pour témoigner de sa rencontre avec Dieu, alors qu’il marchait vers Compostelle. Pourtant, sa vie d’« avant » semblait accomplie: des postes au sommet,  des millions d’euros, une vie qui brillait... mais où la Lumière manquait." (...)

« IEV Vous avez aussi découvert la doctrine sociale de l’Église...

Jean-Marc Potdevin J’ai en effet participé au parcours Zachée, avec la communauté de l’Emmanuel. La doctrine sociale m’a éclairé sur le sens de la propriété, de l’argent. L’exercice sur l’unité, indispensable dans le management, m’a en particulier beaucoup éclairé. J’avais souvent eu à gérer des problèmes d’entente entre différentes équipes, à Londres ou à Paris. J’ai compris que l’unité se jouait d’abord à l’intérieur de mon être. Comme dit le psaume 86, « Seigneur,  unifie mon cœur pour que je craigne ton  nom ». Si mon cœur est unifié, si je ne suis plus divisé en moi-même, je serai un facteur d’unité très puissant autour de moi. L’unité de mon être permet la paix intérieure, et ainsi la paix autour de moi. Or, aujourd’hui, l’individualisme entraîne la division.

IEV C’est-à-dire ?

Jean-Marc Potdevin Je suis divisé dans ma foi car je n’ai pas le droit d’en parler en public. Je suis divisé: dans mon éthique car je dois être irréprochable au travail, et pour autant, j’ai le droit de faire ce que je veux dans ma vie privée; dans ma sexualité, car le plaisir de mon corps est séparé de la procréation; dans ma famille, car les parents ne sont plus facteurs de stabilité. toutes ces divisions sont des « structures de péché » qui amènent au désordre intérieur, donc à une violence intérieure... et qui aboutissent à cette violence qui nous environne on aura beau mettre tous les pansements possibles, on n’y arrivera pas. La seule solution, c’est de faire l’unité en soi. »

L'article complet cliquer ICI

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 23:53

 

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Banneux, 15 janvier 1933. Marie apparaît à la jeune Mariette Beco, 12 ans. Entre le 15 janvier et le 2 mars, " la Vierge des Pauvres " - c'est ainsi qu'elle se nommera - se manifestera à huit reprises à la petite voyante. Ce documentaire de 52' couleur, tourné sur place et enrichi de magnifiques images d'archives et de témoignages empreints d'émotion, nous raconte la belle histoire du sanctuaire de Banneux et nous conduit à mieux connaître celle dont l'existence fut à jamais bouleversée par les apparitions.

On a coutume de dire qu'il suffit de se rendre à Banneux pour voir ce que la confiance, la prière et la foi peuvent réaliser. On comprend pourquoi chaque année des centaines de milliers de pèlerins, parmi lesquels 10.000 malades, viennent individuellement ou en groupe confier ici à Notre-Dame leurs souffrances et leur espérance en Celui qui est la source de toute Grâce. Ici, " la Vierge des Pauvres " les invite à " pousser les mains dans l'eau " de la source pour puiser en Jésus la vraie vie. Pousser les mains dans l'eau.

Un geste d'humilité, d'obéissance, de confiance et d'abandon. Lors de sa visite au sanctuaire, le 21 mai 1985, Jean-Paul II a dit : " Les pauvres d'aujourd'hui - et il y a tant de manières d'être pauvre ! - se sentent chez eux à Banneux. Ils viennent chercher ici le réconfort, le courage et l'union à Dieu dans leur épreuve. J'encourage les pèlerins qui viennent prier ici celle qui, toujours et partout dans l'Église, reflète le visage de la miséricorde de Dieu ". Ce programme inoubliable atteste bien que, comme l'a dit le Pape, à Banneux, chaque pas que fait le pèlerin est un oui à Dieu.

 

Le sanctuaire de la Vierge de Banneux en Lorraine

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C'est le 17 mai 1953 qu'est inaugurée la chapelle de la Vierge des Pauvres à Vandoeuvre-les-Nancy (Lorraine-54) au cours de la célébration de sa bénédiction par l'évêque de Liège. Construit en un an, grâce à la générosité des donateurs et au travail de six cents bénévoles, ce petit édifice est la première réplique française de la chapelle du sanctuaire de Notre Dame de Banneux en Belgique. C'est en effet dans ce petit village, tout proche de Liège qu'est apparue la Vierge Marie, de janvier à juin 1933 à une jeune fille pauvre, lui disant : "Je suis la Vierge des pauvres". Le cadre boisé de la Sapinière de Vandoeuvre sur la montée de Brabois, évoque tout à fait la forêt ardennaise autour du sanctuaire marial belge et l'urbanisation récente ne nuit pas encore au slence de ce lieu de recueillement qui domine Nancy (54).

Dans cette chapelle, on peut admirer une tapisserie accrochée au dessus de l'autel ; celle-ci fait penser à la statue de Notre Dame de Bonsecours. Créée par un artiste contemporain, voici une Vierge de Miséricorde vêtue d'une simple robe blanche parsemée d'étoiles. La tête couverte d'un léger voile, Marie étend ses bras vers la terre et ses mains, aux doigts démesurément allongés, s'ouvrent sur le cortège des pauvres. Les "orants de Notre Dame de Bonsecours" étaient rangés selon une hièrarchie, agenouillés sous le manteau protecteur. Ici, une douzaine de personnages, éparpillés, implorent Marie, en levant les bras ou en faisant de leurs mains, un porte-voix.

Dès les premières années, une grande procession aux flambeaux est organisée au 15 août ; elle montait alors depuis l'église Notre Dame de Lourdes par la vieille route pour aller prier Notre Dame des Pauvres. A cette même date, aujourd'hui encore, une messe y est célèbrée, en plein air devant la chapelle. Et durant la dernière semaine du mois d'août, des Lorrains continuent à se rendre en pélerinage en Belgique, auprès du sanctuaire de Banneux Notre Dame.

Dans cette humble chapelle, tout au long de l'année, on ne cesse de venir y prier la Vierge des Pauvres.

C'est en effet le seul lieu de prière qui reste ouvert, de jour comme de nuit, dans le Grand Nancy. La porte est si facile à pousser pour le croyant, comme par le non-croyant, et tous viennent confier à Marieles peines et les souffrances des malades tout proches, leurs angoisses et leurs solitudes...

Cinquante ans après la construction de cette simple chapelle, les cierges, les offrandes et les ex-voto témoignent de ces dévotions individuelles,discrètes et silencieuses.

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(source : Chrétiens dans la ville n° 122 juin 2007)

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