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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 22:59
La prophétie des 3 jours de ténèbres
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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 22:58

" Poème sur la 7ème " de Johnny Hallyday, une curiosité carrément oubliée du répertoire de Johnny Hallyday. Une chose étrange qui date de 1970 et qui n’est pas vraiment une chanson puisque c’est un poème déclamé par Johnny. Et pourquoi sur la 7ème ? On pourrait croire qu’il récite sur la 7ème Avenue à New York… Mais non ! Cette chanson s’intitule " Poème sur la 7ème " parce que Johnny récite son texte sur le 2ème mouvement de la 7ème symphonie de Beethoven :
 

On n’est pas loin de la marche funèbre. Et pour cause : c’est dans l’ambiance du texte… Le texte de " Poème sur la 7ème " est signé par le journaliste et romancier Philippe Labro qui, en 1970, place Johnny à l’avant-garde pop – avant le rap, avant le slam, avant Fauve… Certains diront à l’avant-plan du rire involontaire, puisque l’interprétation, c’est quelque chose – et même s’il est débile de continuer de rire de quelqu’un dont le simple fait d’attirer autant de rire finit par provoquer de l’affection…

Que nous dit ce fameux poème ? Il nous dit l’effroi d’un jeune homme qui s’étonne du paysage :

" Qui a couru sur cette plage ? Elle a dû être belle. Est-ce que son sable était blanc ? Est-ce qu’il y avait des fleurs jaunes. Dans le creux de chaque dune ? J’aurais bien aimé toucher du sable. Une seule fois entre mes doigts. Qui a nagé dans cette rivière ? Vous prétendez qu’elle était fraîche. Et descendait de la montagne ? J’aurais bien aimé plonger mon corps. Une seule fois dans la rivière. "

Avec ce texte, Johnny accepte de prendre un gros risque, qu’il continue de payer aujourd’hui. Mine de rien, il invente la chanson française de science-fiction… La scène montre un jeune homme qui, entre colère et stupéfaction, pose des questions : qui a couru ? qui a nagé ? et qui décrit un monde qui n’existe plus…

Plus loin : " Qui a marché dans ce chemin ? Vous dites qu’il menait à une maison. Et qu’il y avait des enfants qui jouaient autour. " Visiblement, le jeune garçon découvre le décor et ne peut pas croire qu’il a pu être dessiné autrement…

Pour s’en assurer, il dit : " Dites, ne me racontez pas d’histoires. Montrez-moi des photos pour voir. Si tout cela a existé. Vous m’affirmez qu’il y avait du sable. Et de l’herbe, et des fleurs, et de l’eau. Et des pierres, et des arbres, et des oiseaux ? Vous êtes sûrs que la photo n’est pas truquée ? Vous pouvez m’assurer que cela a vraiment existé ? "  

Ce qui est intéressant dans ce texte c’est la question " Qui ? " Plus il demande " qui a fait quoi ?", plus on comprend " qui a fait ça ? "

Le texte décrit un passé récent – et c’est la destruction d’Hiroshima par la bombe atomique lancée par un bombardier qui a été chantée par Orchestral Manœuvres In The Dark en 1980 :

Enola Gay, c’était le nom du bombardier américain qui a lâché la bombe sur Hiroshima le 6 août 1945. Et entre 1945 et 1970, il n’y a que 25 ans !  

" Poème sur la 7ème " parle donc du passé, mais aussi du futur… C’est une chanson qui a eu un flair du diable puisque c’est une des premières chansons qui parle d’écologie et de la possibilité d’une destruction de l’écosystème par la main de l’homme. Avec une langue et un vocabulaire un peu naïfs… Le texte a été écrit en 1969 et il dit des choses que nous pensons encore aujourd’hui : la peur de la défiguration de la nature, la peur de la disparition des choses, la peur d’une guerre nucléaire, la peur d’un monde post-apocalyptique…  Le tout sur cette musique de Beethoven un peu craignos…

Écoutez la chanson " Poème sur la 7ème " de Johnny Hallyday :

Qui a couru sur cette plage?
Elle a dû être très belle
Est-ce que son sable était blanc?
Est-ce qu'il y avait des fleurs jaunes
Dans le creux de chaque dune?
J'aurais bien aimé toucher du sable
Une seule fois entre mes doigts
Qui a nagé dans cette rivière?
Vous prétendez qu'elle était fraîche
Et descendait de la montagne?
Est-ce qu'il y avait des galets
Dans le creux de chaque cascade?
J'aurais bien aimé plonger mon corps
Une seule fois dans une rivière
Dites, ne me racontez pas d'histoires
Montrez-moi des photos pour voir
Si tout cela a vraiment existé
Vous m'affirmez, qu'il y avait du sable
Et de l'herbe, et des fleurs
Et de l'eau, et des pierres
Et des arbres, et des oiseaux?
Allons, ne vous moquez pas de moi
Qui a marché dans ce chemin?
Vous dites qu'il menait à une maison
Et qu'il y avait des enfants qui jouaient autour?
Vous êtes sûrs que la photo n'est pas truquée?
Vous pouvez m'assurer que cela a vraiment existé?
Dites-moi, allons, ne me racontez plus d'histoires
J'ai besoin de toucher et de voir pour y croire
Vraiment, c'est vrai, le sable était blanc?
Vraiment, c'est vrai, Il y avait des enfants
Des rivières, des chemins
Des cailloux, des maisons?
C'est vrai?
Ça a vraiment existé?
Ça a vraiment existé, vraiment
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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 22:59

Le jeûne du mois de Ramadan qui commence pour les musulmans représente une occasion d’entrer en soi.

Comme si le fait que le corps n’est pas, durant la journée, pris par le processus digestif, lui permettait d’être dans une sorte de calme intérieur.

Tout va plus lentement quand on est à jeun, du moins dans mon expérience.

Ce qui permet de vivre les choses avec plus de présence, bien que l’on se trouve parfois, à cause de la fatigue, dans des états qui ressemblent à une présence-absence, comme ce moment d’entre-deux avant de sombrer dans le sommeil.

Or l’expérience du confinement durant la pandémie actuelle fait que ce moment sera un temps de double jeûne, un jeûne par rapport au corps et ses facultés, et un autre par rapport à la vie sociale.

Il y a quelques jours, j’ai dû briser le confinement pour quelques heures et sortir finaliser des documents indispensables.

À mon retour, je me sentais comme assourdie par les sons du monde extérieur.

J’ai éprouvé le besoin de me murer dans un silence grave, dans un état de jeûne profond, de jeûne marial, comme il en est question dans le Coran.

Le Coran propose en effet une description assez imagée de l’histoire de Marie.

Elle apparaît seule dans le temple, où Gabriel va lui annoncer qu’elle aura un fils sans père humain, puis seule dans l’espace vide, sous un palmier, donnant naissance à Jésus.

À la suite de cette naissance, Dieu lui dit de se tranquilliser et lui enjoint un jeûne qui a pour but de la protéger : « Si tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis-lui : “J’ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être humain.” » (Coran 19, 26-27.)

Avant Marie, Zacharie lui aussi s’est abstenu de parole mais, dans son cas, ce n’était pas un jeûne mais un signe, le signe du miracle à venir : « Ô mon Seigneur, dit (Zacharie), accorde-moi un signe. – Ton signe, dit (Dieu), sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant. » (Coran 19, 10.)

Le temps du coronavirus est un temps d’intériorisation forcée. Avec un jeûne corporel ou non, il peut représenter une chance, pour beaucoup, d’entrer, à un certain degré, dans le jeûne de Marie.

Un jeûne de la parole qui permet de voir ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas, dans nos vies et dans nos paroles.

Un moment d’intériorisation qui non seulement nous aide à remettre les choses à leur juste place et dans une hiérarchie adéquate, mais nous pousse aussi, tel le jeûne corporel, à briser les habitudes pour un renouvellement continu.

Peut-être serait-il aussi comme le jeûne de Zacharie, un signe préfigurant une nouvelle naissance, cette fois individuelle et collective ?

Par Nayla Tabbara, théologienne musulmane libanaise (1)

(1) Également vice-présidente de la Fondation Adyan pour la diversité, la solidarité et la dignité humaine, et auteure de L’Islam pensé par une femme, avec Marie Malzac, Bayard, 250 p., 16,90 €.

 

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