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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 22:23

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Comme la lumière du jour nous est donnée gratuitement et en abondance, nous imaginons que celle que Jésus promet illumine tout naturellement le monde et les hommes.

Il n’en est rien : l’opposition est frontale entre sa lumière et ceux qui préfèrent leurs ténèbres. Cet affrontement dévoile les racines du mal sous toutes ses formes.

Ce jour-là, Jésus montre que le mal nous met dans la mort. « Vous mourrez dans votre péché », répète-t-il trois fois (*). Le mal vient aussi obscurcir nos pensées, nos projets. Ainsi, il suffit que Jésus annonce qu’on ne pourra pas le suivre où ; il va pour qu’on le soupçonne de vouloir se suicider. Y a-t-il pire malentendu ? Comment le dissiper ?

Seule la lumière reçue du Père le peut. Ne faisant qu’un avec le Père, Jésus nous donne la lumière créatrice, libératrice, la même qui a révélé le Nom divin à Moïse dans le buisson ardent : « Je suis » (**).

Jésus redit de lui-même ce « Je suis ». Cette révélation est trop éblouissante pour nos yeux de mortels. Il nous faudra les lever vers le Fils de l’homme en croix pour comprendre, c’est lui qui nous donne la clé de son élévation : « Alors vous saurez que je suis et que je ne fais rien de moi-même. » L’œuvre de mort perpétrée par le péché du monde deviendra, acceptée par amour, œuvre de vie pour le salut du monde.

Comment se fait-il que beaucoup crurent en ces paroles de Jésus, si tranchantes ? Il y a bien des manières de croire, la suite montrera que le chemin est encore long. Nous aussi, nous en faisons l’expérience. 

Frère Michel Demaison

* Évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 21 et 24

** Livre de l’Exode, chapitre 3, verset 14

  

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 22:02

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Les captives de Cleveland, ces trois jeunes femmes disparues il y a dix ans aux Etats-Unis, et libérées cette semaine des griffes de leur ravisseur, n'étaient pas plus tôt libres qu'elles étaient internées dans une unité de soins d'urgence.

Les émouvantes photos publiées dans la presse les montrent donc sur des lits d'hôpital, avec le bracelet des malades, et toutes sortes de tubes, perfusions et appareils d'oxygénation à portée de la main.

Elles n'étaient pourtant pas malades. Les médecins étaient d'accord pour dire qu'elles allaient bien. Ce qui ne les a pas empêché de vouloir les garder pour leur faire des « examens supplémentaires ». (1) 

Des examens supplémentaires ?? De quoi peut-il s'agir exactement ? Les mesurer, les peser ? Inutile alors de les hospitaliser.

Leur faire une prise de sang pour contrôler qu'elles ne souffraient pas de carences alimentaires, ou qu'elles n'avaient pas de produits toxiques (drogues) dans le corps ? Des radios pour contrôler qu'elles n'avaient rien de cassé ? Pas besoin non plus de les hospitaliser. Et de toutes façons, de tels examens ne se font que si des observations cliniques, c'est-à-dire sans appareil, révèlent des signes inquiétants, ce qui n'était pas le cas puisqu'elles ne se plaignaient de rien et que les médecins les avaient jugées en bonne santé.

En réalité, la raison pour laquelle ces femmes ont été emmenées à l'hôpital est, c'est triste à dire, qu'il n'existe plus aucun endroit dans nos sociétés modernes pour accueillir et réintégrer les personnes à qui il est arrivé des expériences extraordinaires et douloureuses comme celle-là.

Chez les Romains, ces personnes auraient été portées en triomphe dans les rues, puis se seraient rendues dans un temple pour offrir des sacrifices aux dieux. Dans une tribu africaine, toute la communauté se serait réunie autour d'elles et aurait chanté et dansé plusieurs jours et plusieurs nuits. Dans la société chrétienne, une procession, suivie d'une grande messe d'action de grâce aurait manifesté la joie publique. Les victimes seraient ensuite partie en pèlerinage.

Mais aujourd'hui, on ne sait plus quoi faire, alors on se tourne... vers la médecine, qui fait office de nouvelle religion.

Être triste n'est pas être malade

Beaucoup de personnes se rendent chez le médecin lors d'un deuil. Celui-ci les écoute, leur dit quelques paroles réconfortantes, ce qui est très bien. Malheureusement, certains médecins donnent aux personnes souffrant de tristesse des somnifères ou des antidépresseurs, ce qui est dangereux. 

Car être triste, voire désespéré, n'est pas un signe de maladie. Ce n'est pas être anormal que de souffrir horriblement d'avoir perdu un être cher, ou de connaître un grand malheur. Au contraire, c'est ainsi que l'être humain est fait. Ce sont les psychopathes qui n'ont pas de sentiments.

Les médicaments qui agissent sur les émotions (anxiolytiques) doivent être manipulés avec la plus grande prudence, et ne doivent être utilisés qu'en cas de maladie mentale avérée. Car ils peuvent déclencher de vrais troubles du sommeil, une véritable dépression, ou donner des envies suicidaires. Il faut donc autant que possible les éviter.

Médecin du corps... et de l'âme

Ceci étant dit, il existe une position inverse, de plus en plus courante chez les médecins, de considérer que leur rôle est de traiter uniquement des maladies, et qu'ils ne sont pas là pour jouer les « assistantes sociales » ou pour écouter les patients leur « raconter leurs misères ».

C'est une évolution très regrettable, car la médecine n'a jamais été, et ne sera jamais, une simple science pratique. L'être humain n'est pas un ensemble de tuyauteries, une mécanique qui se répare comme on répare une voiture. De nombreuses études scientifiques ont prouvé que l'attitude du médecin, son empathie, c'est-à-dire sa capacité à montrer à son malade qu'il le comprend et qu'il est sensible à sa souffrance, avaient un effet déterminant sur les chances de guérison.

L'affaire des disparues de Cleveland a montré une nouvelle fois que notre société a d'immenses attentes vis-à-vis de sa médecine et des médecins. Mais c'est bien sûr d'une médecine humaine, attentive aux gens, qu'elle a besoin. C'est de cela qu'elle manque le plus.

Les centaines de milliards que nous dépensons pour financer la fuite en avant vers une médecine de plus en plus technique et technologique n'apporteront pas le soulagement escompté. Ce dont nous avons besoin, ce sont des médecins qui comprennent et écoutent les malades, et les aident, dans le respect de leur personne, à retrouver la bonne santé qui est naturelle à l'être humain.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

La lettre Santé Nature Innovation
http://www.santenatureinnovation.com/

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 22:36

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Le Christianisme demande une conversion permanente de l'âme, un désir de Dieu perpétuellement entretenu. Car être chrétien n'est pas porter une étiquette culturelle ou brandir une identité religieuse. Être chrétien est une démarche active et radicale qui transfigure l'être tout entier.

 

La Conversion n'est pas l'acceptation formelle et froide d'un dogme ou d'une doctrine. La Conversion est un mouvement intérieur, un « retournement » de l'âme qui prend conscience de son désir ardent de se baigner dans la Source Ineffable de Lumière.

 

À un moment foudroyant ou comme une longue et lente symphonie, un appel se fait ressentir, comme si l'âme déployait ses ailes et voulait tendre vers les cieux infinis. Écouter cet appel, c'est s'ouvrir à la Source et à son Envoyé, c'est tremper ses lèvres dans le vin mystique du Saint Calice. Une fois l'enivrement sacré goûté, on ne peut plus faire marche arrière, le processus de Conversion est lancé. On est transpercé par un glaive de feu qui laisse sa brûlure de lumière à l'intérieur de notre cœur. On en ressent parfois les effets physiques, frissons intérieurs, chaleureux et lumineux mais ceux-ci ne seront jamais une fin en soi car le seul but est la rencontre avec le Créateur.

 

Se convertir, c'est vivre le divin en conscience, l'accueillir en nous, dans notre tabernacle intérieur, le cultiver, le faire s'épanouir. On ne se reconvertit pas à une religion, on se reconvertit à Dieu, à l'Amour, à la Force de Vie et au Soi qui nous mène vers la Lumière.

 

Se convertir, c'est accepter de ne plus vivre une vague croyance, une vague foi mais au contraire de sentir et baigner constamment dans la Présence, Celle qui déchire le voile des illusions. Se convertir, c'est accepter de voir les choses telles qu'elles sont, accepter de vivre dans le inonde mais n'être pas de ce monde. Ce n'est pas se réfugier en de vaines rêveries illuminées, mais au contraire vivre pleinement et sacraliser toutes les dimensions de sa vie.

Se convertir, c'est revêtir l'armure scintillante, ceindre l'épée dont le pommeau est une gemme ayant toutes les couleurs de la Terre et partir dans une quête du Graal bousculant notre confort et nos certitudes.

Se convertir, c'est accueillir la Présence en Soi et transfi­gurer notre vie, ne plus avoir peur d'abandonner le manteau du vieil homme, mais au contraire devenir reflet de la pure Lumière. Et Celle-ci est joie, humour, force, beauté, sérénité. Elle s'accorde mal des airs contrits, des attitudes coincées et creuses, de l'hypocrisie mesquine, de la culpabilisation doloriste et du fanatisme dévorant.

La vraie Conversion nous rend pareils au derviche qui accueille d'une main la Grâce pour la redistribuer de l'autre et répandre ses bienfaits sur la Terre.

La Conversion nous fait vivre dans une prière perpétuelle, tout entier tendu vers Dieu et vers le cœur sublime de notre être où il réside. Mais aussi tout entier tendu vers les autres et le monde, car en tant que convertis, nous avons pris conscience que tout est lié et que tout participe du Tout. Cette prise de conscience nous fait sortir avec empathie de nos schémas égocentriques et nous fait vivre le divin à travers la moindre de ses expressions minérales, végétales, animales et humaines.

Se convertir, c'est devenir un lien, lien entre le Ciel et la Terre, lien entre le Cœur et l'Intellect, lien entre les hommes et les êtres. Se reconvertir, c'est chercher à réaliser la conjonction des contraires, à devenir un être harmonisé, à sublimer ses particularités en réalisant son Unité.

Se convertir, c'est accomplir son destin d'être humain et marcher chaque jour avec confiance vers la Lumière de l'Incréé.


Extrait de Devenir soi-même

Sébastien Morgan

 

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