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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 08:04

« L'Un des meilleurs usages que nous saurions faire de la douceur, c'est de nous l'appliquer à nous-mêmes, ne dépitant jamais contre nous ni contre nos imperfections; car encore que la raison veut que lorsque nous faisons des fautes nous en soyons contristés, il faut néanmoins que nous nous empêchions d'en avoir une déplaisance aigre et chagrine, dépiteuse et colère. En quoi font une grande faute plusieurs qui, s'étant mis en colère, se courroucent de s'être courrroucés, entrent en chagrin de s'être chagrinés, et en dépit de s'être dépités; car par ce moyen ils tiennent leur cœur confit et détrempé en la colère, et il semble que la seconde colère ruine la première, de sorte qu'elle sert d'ouverture et de passage pour une nouvelle colère à la première occasion qui s'en présentera; outre que ces colères, dépits et aigreurs que l'on a contre soi-même tendant à l'orgueil et n'ont d'origine que de l'amour-propre, qui se trouble et s'inquiète de nous voir imparfaits.

Il faut donc avoir un déplaisir de nos fautes qui soit paisible, rassis et ferme… Nous nous châtions bien mieux nous-mêmes par des repentances tranquilles et constantes que par des repentances aigres, empressées et colères, d'autant que ces repentances, faites avec impétuosité ne se font pas selon la gravité de nos fautes, mais selon nos inclinaisons. Par exemple, celui qui affectionne la chasteté, se dépitera avec une amertume non pareille de la moindre faute qu'il commettra contre elle, et ne fera que rire d'une grosse médisance qu'il aura commise. Au contraire, celui qui hait la médisance se tourmentera d'avoir fait une légère murmuration, et ne tiendra nullement compte d'une grosse faute commise contre la chasteté, et ainsi des autres fautes; ce qui n'arrive pour autre chose, sinon qu'ils ne font pas le jugement de leur conscience par raison, mais par passion.

Croyez-moi, comme les remontrances d'un père, faites doucement et cordialement, ont bien plus de pouvoir sur un enfant pour le corriger que les colères et courroux; ainsi, quand notre cœur aura fait quelque faute, si nous le reprenons avec des remontrances douces et tranquilles, ayant plus de compassion de lui que de passion contre lui, l'encourageant à l'amendement, la repentance qu'il en concevra entrera bien plus avant, et le pénétrera mieux que ne ferait une repentance dépiteuse, irritée et tempétueuse…

Relevez donc votre cœur quand il tombera, tout doucement, vous humiliant beaucoup devant Dieu pour la connaissance de votre misère, sans nullement vous étonner de votre chute, puisque ce n'est pas chose admirable que l'infirmité soit infirme, et la faiblesse faible, et la misère chétive. Détestez néanmoins de toutes vos forces l'offense que Dieu a reçue de vous, et avec un grand courage et confiance en sa miséricorde, remettez-vous au train de la vertu que vous aviez abandonnée. »

Saint François de Sales,
« Indroduction à la vie dévote », 3e partie, ch. IX

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30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 12:21


Mon ami, monte plus haut!
Il faut que ta vie devienne un chef-d'oeuvre de lumière et d'amour!
Il faut que ta vie soit belle et porte le rayonnement de la joie!

Maurice Zundel

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 08:15

Mes Amis,

Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire est passée.

Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et cette année encore, cette célébration a eu lieu.

Pendant cette période, tout le monde a fait du shopping, a achèté des cadeaux, il y a eu plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela a augmenté au fur et à mesure que mon anniversaire se rapprochait.

C'est vraiment bien de savoir qu'au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi.

Pourtant je remarque que si, au début, les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j'ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration.

Les familles et les amis se rassemblent pour s'amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.

Il y a eu un grand banquet en mon honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale. Mais vous savez quoi ? Je n'étais pas invité...

En théorie, j'étais l'invité d'honneur, mais personne ne s'est rappelé de moi et ils ne m'ont pas envoyé d'invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m'a laissé dehors, et ils m'ont fermé la porte au nez... et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table.

En réalité, je n'étais pas surpris de cela car, depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.

Comme je n'étais pas invité, j'ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j'ai observé. Tout le monde buvait ; certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment.

Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d'une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : “ho ho ho !” Il s'est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant “Père Noël ! Père Noël ! ”, comme si la fête était en son honneur !

À minuit, tout le monde a commencé à s'embrasser; j'ai ouvert mes bras. Et j'ai attendu que quelqu'un vienne me serrer dans ses bras
et... vous savez quoi... personne n'est venu à moi.

Soudain ils se sont tous mis à s'échanger des cadeaux. Ils les ont ouverts un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j'ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu'auriez-vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s'échangeait des cadeaux et que vous n'en receviez aucun ?

J'ai enfin compris que je n'étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement. J'ai l'impression que chaque année, l'indifférence grandit un peu plus.

Les gens se rappellent seulement de ce qu'ils boivent et mangent, des cadeaux qu'ils ont reçus, et plus personne ne pense à moi.

J'aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie. Pas comme quelqu'un d'encombrant, mais plutôt comme un ami qui est là pour vous révéler à vous-même… J'aurais souhaité que vous vous rappeliez qu'il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver.

Aujourd'hui je souhaite seulement que vous croyiez de tout votre coeur que l’Amour est le début et la fin de tout, et le seul but de la vie.

Et que je suis avec vous dans toutes vos joies et toutes vos peines jusqu'à votre dernier jour.

Je vous aime très fort !

Jésus

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