Vous trouverez ici des textes extraits de mes écoutes et lectures "spirituelles". Si un mot, une phrase, une
pensée, touche votre coeur c'est que Dieu vous a fait signe par les mots de ceux qu'Il inspire.
Marina Chiche - violoniste Connue du grand public par ses nominations remarquées auxVictoires de la musique classique en 2004 et 2005 et ses productions discographiques, Marina Chiche poursuit une...
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Située sur le lac Onega (670 kilomètres au nord de Moscou), l’île de Kiji est le symbole de l’architecture en bois de la Russie septentrionale. Découvrez ce lieu semblant hors du temps, au travers d’inspirantes photographies.
L’île de Kiji est l’un des sites patrimoniaux de Russie les plus connus, visité tout au long de l’année, mais plus particulièrement l’été, puisqu’elle est une étape des croisières entre Saint-Pétersbourg et Moscou.
Située sur le rivage nord-ouest du lac Onega, en Carélie, l’île de Kiji permet aux visiteurs d’apprécier les structures en bois de la culture traditionnelle du Nord de la Russie.
L’île de Kiji est cependant unique par l’éventail et la distinction de ses éléments, allant de simples granges à l’imposante église en rondins, l’église de la Transfiguration, coiffée de 22 coupoles.
À la fin des années 1940, un important travail de restauration a commencé sur l’île, et en 1951, le premier exemple de construction en rondins des villages de Carélie y a été transporté.
De nouveaux éléments ont été ajoutés durant les années 1950 et 1960 et en 1966, l’île de Kiji est devenue musée national d’histoire et d’architecture ; elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO en 1990.
L’église de la Transfiguration, construite en 1714 et située à côté de l’église de l’Intercession sur son site original, est, pour beaucoup de visiteurs, le monument même définissant l’île de Kiji.
Malgré toute la beauté lyrique de ces églises de rondins, l’objectif principal des constructions en bois était de fournir des logements. Comme les églises en bois dans leur milieu, les maisons de rondins de Kiji démontrent un art de la construction tout autant qu’une économie de fonction.
Construites principalement en pin ou en sapin, en bouleau et en tremble pour les détails, ces maisons en bois (izba en russe) étaient faites pour résister à la rudesse du climat et aux longs hivers.
Des exemples de ces maisons, construites principalement à la fin du XIXème siècle, sont disséminés sur toute l’île de Kiji, certains bâtiments étant massés autour de l’ensemble religieux originel sur la partie basse de l’île, d’autres étant situés au milieu ou plus au nord de l’île. Ces sites exposent des structures issues de différents districts de la région nord-ouest du lac Onega, notamment des villages peuplés de Caréliens et de Veps.
Dans le rude climat du grand Nord, ces maisons fournissent de l’espace pour les hommes et pour les animaux, les provisions, le matériel agricole, au sein d’une seule cellule autonome. Ces maisons du Nord varient considérablement en termes de taille et d’aspect.
Le plus simple dans le plan est le « brous », une longue pièce rectangulaire dont les espaces de vie se situent sur le devant tandis que les grands espaces pour le stockage et pour le bétail s’étendent le long d’un axe unique vers l’arrière.
Qu’elles soient grandes ou petites, les façades extérieures de ces bâtisses étaient décorées de façon traditionnelle, avec des encadrements de fenêtres travaillés (nalitchniki) et des lambrequins ajourés décoratifs pour le toit.
Durant les XVIIIème et XIXème siècles, les motifs, tirés de l’art populaire, sont devenus particulièrement travaillés.
Pourtant, au cours de la même période, les charpentiers ont commence à adopter des motifs architecturaux urbains, les encadrements de fenêtres baroques par exemple, qu’ils pouvaient observer durant leur travail saisonnier dans des villes comme Saint-Pétersbourg.
Les plus grandes demeures de l’île de Kiji servaient de vitrines artisanales reflétant la bonne santé et la culture du propriétaire.
La rigueur du climat du Nord crée un environnement qui exclut ou réduit la lumière naturelle, même dans la courte et précieuse période durant laquelle le soleil était visible.
De telles structures, créées à partir des matériaux disponibles dans les forêts du Nord et rassemblées à Kiji, réaffirment la survie de la communauté et les désirs intrinsèques de l’âme.
Située sur le lac Onega (670 kilomètres au nord de Moscou), l'île de Kiji est le symbole de l'architecture en bois de la Russie septentrionale. Découvrez ce lieu semblant hors du temps, au trav...
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Quand j'exerçais mon métier de psychologue, j'avais lu un livre dont le titre m'est revenu en mémoire alors que je cherchais une introduction à ces textes:"Un interprète en quête de sens", de Piera Aulagnier. Peu importe le contenu, que j'avais par ailleurs aimé, mais c'est le mot interprète qui a fait sens pour moi, qui a pris corps.
Car quand je traduis à ma manière, en parlant à la première personne, des textes de la Bible,que ce soit l'ancien ou le nouveau testament, je me sens comme un interprète.Peut-être que le fait de "travailler" le texte proposé, verset par verset, c'est un peu comme faire ses gammes.
Alors je me trouve avec une partition que je travaille, sans consignes précises données,et à un moment je peux interpréter, mettre en musique pour que les lecteurs découvrent du neuf, aiment cette musique et la fassent leur... C'est cela le rôle de l'interprète.
On pourrait certes dire qu'ildoit s'effacer devant l'œuvre,mais chaque interprète a sa manière de retranscrire ou de traduire l'œuvre; et même s'il s'effacedevant le compositeur, il apporte quelque chose de nouveau...
Je dois dire que lorsque les petits textes que je propose s'imposentà moi, je me sens un peu comme un interprète qui a certes la partition, mais finalement sans les indications précises de l'auteur (ou des auteurs), ce qui me donne une grande liberté.
Alors peut-être que ces textes que je connais bien, même si à chaque lecture studieuse,je découvre des mots auxquels je n'avaisprêté attention, des verbes qui sont conjugués à des temps différents, des mots qui en évoquent d'autre, des harmoniques parfois entre ces textes et ceux de l'ancien testament ou ceux d'autres auteurs, ces textes à ma manière je leur ai fait violence pour qu'ils parlent ou chantent autrement, car peut-être qu'aufinal il est question d'un chant,d'un chant léger et ténu, mais bien présent pour que les mots permettent de s'envoler, de prendre un peu de distance,et qu'ilschantent tout seuls.
C'est peut-être cela mon charisme,être interprète.Interprète parce que parfois quand on lit la Bible, c'estcomme une langue étrangère qu'il faut traduire,même si c'est déjà dans ma langue maternelle (le français),mais aussi comme une partition dans laquelle je peux laisser libre cours à ma manière de jouer pour que ceux qui écoutent (qui lisent) soient pris par ces histoires et qu'ils en tirent du plaisir.
Il y a longtemps que je me livre à cela, mais durant ce temps de l'avent et le temps qui sépare la nativité du temps dit ordinaire, en reprenant ces évangiles qui racontent Joseph,Marie, Elisabeth, Zacharie, les textes à la première personne sont venus d'eux -mêmeet ce sont ces textes qui suivent les histoires racontées par Matthieu et par Luc que je propose.
Certaines de ces histoires sont précédées d'une réflexion plus historique par exemple sur le mariage du temps de Jésus, ou sur des réflexions plus personnelles,car le massacre des innocents pour moi c'estle massacre de ces enfants "innocents" par ces adultes qui leur volent leur innocence et qui les condamnent à vivre alors que quelque chose a été mis à mort en eux. Et que là, je ne peux pas me taire,car le Dieu en qui je crois est un Dieu de la vie,qui un jour permettra à ces parties mortes de reprendre vie.
Et si je ne suis pas en quête de sens, mon désir est bien d'insuffler non pas un autre sens,mais une manière peut-être plus féminine de lire les textes qui parlent de la naissance de celui qui va permettre aux hommes de dire un Je différent,un je où l'Autre et l'autre sont présents,un Je de relation.
Si le début du temps de l'Avent est centré sur la lecture du livre d'Isaïe et donc sur les textes du nouveau testament qui peuvent y correspondre,la seconde moitié de ce temps est centrée sur les évangiles de l'enfance, que ce soit Matthieu ou Luc, puis le temps après Noëlqui reprend la chronologiepour arriver finalement à l'Epiphanie, fait donc largement appel aux "histoires" qui entourent cette incarnation.
En lisant et en travaillant ces textes, c'est à dire en ne privilégiant autant que faire se peut, aucune phrase, aucune idée,(ce qui ne veut pas dire que certains mots ont eu de l'importance dans ma réflexion), je me suis sentie (ou j'ai eu envie) l'envie de raconter différemmentces textes,de laisser parler les personnages, que ce soit Marie,Elisabeth Zacharie, mais pourquoi pas l'Ange Gabriel ou même Jésus.
Les textes qui suivent sont donc des petits récits, récits qui se sont imposés,qui sont venus,sans que j'ai eu trop à réfléchir,mais qui sont remplis d'harmoniques venant de toute la Bible. Ils sont liés aux évangiles proposés par la liturgie tant des dimanches que des messes de semaine.
Comme je l'ai dit, ces récits que je pourrais intituler "ils racontent", que ce soit Pierre,Jésus, la femme syrophénicienne, le garde qui a été requis pour exécuter Jean dans prison,sont des récits qui s'imposentà moi, après avoir "travaillé" le texte versets par versets.Il y a des répétitions de mots, il y a des verbes, il y a des mots qui me paraissent importants, il y a ces citations de l'ancien testament que j'essaye toujours de replacer dans leur contexte.
Il est certain que ma sensibilité de femme, joue beaucoup.Par exemple quand on lit dans Jean la mort de Jésus et qu'on parle des gardes qui viennent briser les jambes des deux qui sont crucifiés en même temps que Jésus,je me demande vraiment pourquoi leur infliger cela: pourquoi ajouter la douleur de ces fractures à la mort par asphyxie qui va suivre? Et quelque part en moi, même si ces hommes "méritaient" comme on dit cette mort, pourquoi ne pas les tuer avec un simple coup de lance? Et quelque part, mon cœur se tord un peu en moi.
Alors oui, j'injecte ma sensibilité. Mais peut-être qu'ellepermet de rendre
Extrait du chapitre où un des "soixante-douze" disciples parle :
Depuis qu'il a guéri cet enfant possédé, et qu'il parle ouvertement de ce qui va arriver, même si moi j'espère qu'il se trompe, qu'il ne sera pas condamné à mort mais que le peuple qu'il aime tant le défendra, je dois dire que je ne comprends pas grand chose.
Et d'abord, comment peut-on ressusciter des morts? Si c'est redevenir vivant pour mourir ensuite, comme le soldat dont le corps a touché les os du prophète Elisée, mais qui est mort comme tout le monde ensuite, je ne vois pas. Alors c'est sûrement autre chose, mais...
Qu'il soit emporté au ciel sur un char de feu, ça ça me plairait bien, mais ce n'est pas son genre. Mais s'il n'y avait que ça.. Il nous en dit des choses!
Il y a le prophète Ézéchiel qui a rapporté cette vision des ossements desséchés qui reprennent vie grâce au souffle de l'Esprit. Peut-être qu'il veut parler de cela: qu'un jour le souffle de Dieu le fera redevenir vivant pour l'éternité, lui qui parle de la vie éternelle; peut-être, mais que c'est difficile!
Et là, je reviens à tout ce que je ne comprends pas. Il parle d'amputations, si on ne veut pas brûler éternellement dans la géhenne de feu, là où iront lors du jugement dernier ceux qui se détournent du Très Haut. Se couper une main, un pied ou s'éborgner, ça veut dire quoi? À quoi ça sert de se mutiler et en plus c'est interdit par la Tora...
Je suis une psychologue clinicienne, ayant travaillé essentiellement en milieu hospitalier. J'ai travaillé avec de très nombreux enfants et adolescents porteurs de pathologie lourdes.
Depuis la cessation de mon activité, outre la psychologie et la relation d'aide, je m'intéresse au christianisme comme une recherche permettant à l'homme de devenir plus "humain et créateur."
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