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28 mars 2024 4 28 /03 /mars /2024 20:30
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger
Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger

Photos prises par l’abbé Bernard Schubiger

Vendredi saint. 15h.

Les cloches annoncent la mort de Jésus sur la croix après avoir parcouru les routes de Jérusalem.

Charly Cottet (1970) chapelle Notre Dame du Chêne, Attalens

Charles Cottet (1924-1987) a conçu ce chemin de croix pour un concours, qu’il n’a pas obtenu.

Alors il a réalisé ce chemin de croix en matériaux de récupération, du bois aggloméré.

Il en a fait un bas-relief puis peint avec des couleurs vives : le rouge de l’amour, le blanc de la pureté, le jaune de la sainteté, le bleu virginal de Marie et Véronique.

Une splendeur de simplicité et de réalisme.

Histoire du chemin de croix
Le chemin de croix est un exercice de piété qui a traversé les siècles jusqu’à être intégré dans le calendrier liturgique de l’Église.

Le symbole de la croix comme représentation de la Passion du Christ remonte aux premières communautés chrétiennes.

Au IIe siècle, on constate un intérêt croissant pour les lieux historiques de la Passion du Christ qui deviennent des lieux de pèlerinage.

Des chrétiens se rendent à Jérusalem pour faire la via dolorosa et ainsi s’unir à la Passion du Christ.

Les pèlerinages en Terre Sainte deviennent alors plus fréquents.

Les chrétiens de l’Antiquité reproduisent le chemin suivi par le Christ entre le prétoire (tribunal de Pilate) au bas de Jérusalem et le Golgotha (Calvaire) au sommet de la ville, lieu de la crucifixion.

Durant les siècles suivants, le chemin de croix ne se pratique qu’en Terre Sainte, mais les récits de voyageurs le font connaître en Europe.

Ce n’est toutefois qu’au Moyen Âge, sous l’impulsion de figures marquantes telles que saint Bernard de Clairvaux et saint François d’Assise, que la pratique du chemin de croix se diffuse.

À cet égard, le rôle des Franciscains est particulièrement important.

Ils se voient en effet confier la garde des lieux saints au XIVe siècle et réalisent des représentations de la Passion du Christ pour permettre la méditation des fidèles sur ces mystères.

Soucieux d’offrir le chemin de croix aux pauvres et invalides ne pouvant se rendre en Terre Sainte, les Franciscains souhaitent diffuser sa pratique à l’ensemble de la chrétienté.

D’abord limité à deux points (le prétoire et le calvaire), le chemin de croix est ensuite segmenté en stations dont le nombre varie entre le XVe et le XVIIe siècle pour se fixer à 14 au XVIIe siècle.

En 1731, le pape Clément XII reconnaît le chemin de croix comme une prière de l’Église.

Dès le XVIIIe siècle, cette forme de dévotion se propage dans l’ensemble du monde catholique.

Le privilège franciscain est également levé et sa pratique est généralisée.

Aujourd’hui, le chemin de croix a une triple dimension.

Une dimension historique puisqu’il célèbre le dernier chemin parcouru par Jésus du prétoire au Golgotha en se fondant sur les textes des évangiles (Jean-Paul II en a d’ailleurs modifié certaines stations pour mieux respecter le récit évangélique) ;

une dimension liturgique puisqu’il s’agit d’une prière célébrée en 14 stations ;

et enfin une dimension artistique, puisque le chemin de croix est généralement représenté dans les églises.

par Sébastien Demichel

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24 mars 2024 7 24 /03 /mars /2024 20:39
60 icônes de la Mère de Dieu, Dormition-Assomption du VII au XVe siècles

Dans cette 110ème édition de L’Orthodoxie, ici et maintenant, Carol SABA reçoit Ariane de SAINT-MARCQ, une spécialiste internationale dans l’expertise de l’icône, qui nous propose dans son ouvrage publié aux Éditions onTau, une première dans son genre.

L’ouvrage, bien coloré et illustré, présente une catéchèse en image « sur la vocation si particulière de la Mère de Dieu dans l’économie du Salut ».

« Tu es endormie, certes mais pas pour mourir ; élevé, sans pourtant renoncer à protéger le genre humain ».

Les paroles de Saint Théodore Studite, décédé en 826, grand défenseur de l’iconodulie, ce grand courant qui pris la défense des icônes contre les iconoclastes, nous donnent d’emblée, sur la couverture du livre, la tonalité de ce précieux ouvrage sur la Dormition de la THEOTOKOS.

Un ouvrage qui mérite le détour salué par le Métropolite DIMITRIOS président de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France comme « une minutieuse enquête dont les nombreuses illustrations sont comme autant de preuves en image, des évolutions d’une tradition dogmatique se cristallisant autour de la figure de Marie ».

Dans son entretien avec Carol SABA, Ariane de SAINT-MARCQ revient sur la genèse de cet ouvrage et le choix de son thème qui met l’accent à travers les icônes sur la présence centrale de la Mère de Dieu dans la prière et la catéchèse de l’Eglise.

Elle nous racontera aussi ces rencontres fortuites qui ont fait venir l’icône vers elle, et elle vers les icônes !

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11 mars 2024 1 11 /03 /mars /2024 20:30
Attendue depuis 1945, la fresque de la chapelle orthodoxe d’Antibes est achevée
Attendue depuis 1945, la fresque de la chapelle orthodoxe d’Antibes est achevée
Attendue depuis 1945, la fresque de la chapelle orthodoxe d’Antibes est achevée

"Enfin, je peux voir l’accomplissement de tout mon travail" : attendue depuis 1945, la fresque de la chapelle orthodoxe d’Antibes terminée

Après un peu plus de 5 mois passés entre la chapelle orthodoxe d’Antibes et dans son atelier de Bayeux en Normandie, l’artiste Georges Farias peut enfin contempler son œuvre dans sa globalité.

Une fierté pour le fresquiste et la communauté des Russes blancs qui attendait cette œuvre depuis 1945.

Vous êtes nombreux à passer devant sans vraiment la voir. Pourtant, la chapelle Saint-Roch d'Antibes a été construite au début du XVIᵉ siècle et un lieu de culte orthodoxe depuis 1976. Située entre le port et la gare d’Antibes, c’est un lieu qui mérite d’être connu.

Fort à parier qu’avec sa nouvelle fresque terminée à la fin du mois de ce mois de février, elle ne passera plus si inaperçue !
"Certains prêchent la bonne parole avec une bible, moi je le fais avec mon pinceau"

Georges Farias est un personnage attachant et fascinant. Né au Chili, d’abord catholique, il se convertit « par la force d’une rencontre » et devient orthodoxe. Depuis cette révélation, il travaille tous les jours sur cette vocation qui lui est si chère.

Si mes créations me permettent d’en vivre évidemment, j’aime aussi penser que ma peinture et mes pinceaux me permettent de sensibiliser les fidèles et même ceux qui ne le sont pas.
Georges Farias, iconoclaste

Il ne prêche pas la bonne parole, mais la beauté : "pour représenter la Sainteté, on a des outils comme les pinceaux et la peinture, c’est une manière aussi très puissante de véhiculer un message ".

Le fresquiste Chilien a relevé un défi de taille : raconter une grande partie de l’histoire de la Bible à travers la représentation de 8 saints :

Saint-Etienne,
Saint-Jean de Shanghai,
Saint Honorat d'Arles,
Saint-Jean Chrysostome
Saint-Basile,
Saint Armentaire d'Antibes,
Saint-Ignace Brianchaninov
Saint Prochore.

La communauté russe d’Antibes sous le charme

Cette fresque fait l’unanimité dans la communauté des "Russes blancs" d’Antibes, appelés ainsi en opposition à l’armée rouge qu’ils ont fuie au début du 20ᵉ siècle.

Depuis la fin de la réalisation de cette fresque byzantine, un sentiment d’émerveillement semble parcourir la communauté d’Antibes. Enfin, elle est terminée et elle répond surtout à toutes les attentes.

Je suis ravi et émerveillé. Le fresquiste Georges Farias a accompli un travail exceptionnel. Il a su comment représenter les Saints locaux et slaves avec beaucoup de talent. Pour la suite, on verra ce que la vie nous apporte.
Père Michel Philippenko et recteur de la paroisse d’Antibes
 

La satisfaction se ressent à tous les niveaux de la chapelle.

Danielle Togliasco s’occupe de cette chapelle depuis 50 ans. Cette « intendante en chef » a du mal à cacher sa joie.

Ce chef-d'œuvre nous procure une grande joie. Cette fresque est exactement ce dont notre petite communauté rêvait depuis des années.

Cela a été rendu possible grâce à trois donateurs acquis à notre cause mais aussi grâce à des gens pieux qui fréquentent notre chapelle.

Aujourd'hui, tout le monde peut admirer cette création dans un édifice ouvert au public tous les 15 jours après la messe du dimanche.

Après avoir été longtemps désaffectée, cette chapelle pourrait aujourd’hui renaitre de ses cendres.

Un projet en constante évolution

Les prémices du « ré embellissement » de la chapelle remontent à 2020.

La communauté, soit une quarantaine de fidèles, fait appel à une première artiste pour la réalisation de "La Vierge et l’Enfant roi". Une œuvre réalisée par l’artiste Gabrielle Bonnet.

Ainsi naquit la première partie de la fresque.

4 ans plus tard, c’est à Georges Farias que la communauté confie cette mission.

Parce qu’une œuvre d’art n’est jamais totalement terminée, la chapelle pourrait voir de nouvelles fresques peintes sur les murs non décorés.

J’espère que les donateurs nous aideront à continuer cette aventure. Je serais très heureux de continuer sur ma lancée.
Georges Farias.

La petite chapelle orthodoxe d’Antibes pourrait alors même devenir un jour l’un des lieux incontournables à visiter sur la Côte d’Azur.

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