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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 20:47
L'Avent

Ecouter le Père Nicolas Buttet

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Du latin « adventus », qui signifie arrivée, avènement, le temps de l’Avent est la période qui nous amène progressivement vers le 25 décembre, jour de l’avènement de la naissance de Jésus. La couronne de l'Avent symbolise cette période d'attente.

Chez les catholiques romains et les protestants, l’Avent commence le quatrième dimanche avant Noël, et se termine le 24 décembre. Pour les chrétiens d’Orient, dont les orthodoxes, l’Avent dure six semaines et commence le 15 novembre.

L’Avent est la période de l’attente qui couvre quelques semaines précédant Noël, quatre semaines dans la tradition de l’Église latine, de l’arrivée du Christ, rédempteur des hommes.

En France, jusqu’au 14e siècle, la graphie la plus courante est Advent mais celle-ci disparaît totalement après le 17e siècle pour laisser place à la forme que l’on connaît aujourd’hui

L’Avent, rappelant le mot latin adventus pour ‘‘venue, avènement”, mot qui appartient au vocabulaire militaire romain des trois premiers siècles, fut établi à l’imitation du Carême, mais ne remonte pas comme celui-ci aux temps apostoliques, car il ne saurait être antérieur à la fête de Noël ; or celle-ci, sous ce nom, ne date que du 4e siècle de l’ère chrétienne.

Le temps de l’Avent dans l'Eglise catholique s’ouvre le 4ème dimanche précédant Noël et commence cette année 2022, le 27 novembre.

Mais d’où vient ce temps et quel est son but ?

L’AVENT, SES ORIGINES ET SON HISTOIRE
La célébration de l’Avent remonterait au cours du 5e siècle, lorsque saint Perpet, évêque de Tours ordonne qu’à partir de la fête de saint Martin (11 novembre), si spécialement solennelle dans cette contrée, jusqu’à Noël, on jeûnera trois fois par semaine : c’est ce qui a fait nommer l’Avent, le carême de saint Martin.

On pense que jusqu’au 6e siècle cette institution n’a guère dépassé les limites du diocèse de Tours.

Cependant le concile de Mâcon, tenu en 581, adopta l’usage consacré à Tours et bientôt toute la France observa ces trois jours de jeûne par semaine depuis la saint Martin jusqu’à Noël.

Il fut en même temps réglé que les offices se feraient en Avent selon le même rite qu’en Carême.

La piété des fidèles avait, en certains pays, dépassé les prescriptions adoptées par le concile de Mâcon, et on jeûnait tous les jours de l’Avent. Cette ferveur se relâcha et il n’y eut bientôt guère que les ecclésiastiques pour observer ce jeûne.

Cependant, il semble que lorsque saint Perpet fit son ordonnance, il existait certainement quelque chose de très semblable à notre Avent, et qu’il ne fit que sanctionner cette pieuse pratique en la faisant commencer le lendemain de la fête de saint Martin qui était pour son Église une époque des plus remarquables de l’année.

Cette quarantaine était encore généralement observée du temps de Charlemagne (vers 742-814).

Bientôt, cependant, on limita ce temps à celui qui court depuis la fête de saint André (30 novembre) jusqu’à Noël. La solennité de cet apôtre était en effet plus universelle que celle de saint Martin.

Déjà au 13e siècle, le jeûne de l’Avent n’était plus pratiqué communément. On cite dans la Bulle de canonisation de saint Louis, roi de France, le zèle avec lequel il observait ce jeûne.

Ce n’était donc plus qu’un usage observé seulement par les Chrétiens d’une rare piété.

Quand le pape Urbain V monta sur le siège pontifical, en 1362, il se contenta d’obliger les gens de sa cour à l’abstinence, et il n’y est plus question de jeûne.

Rome avait coutume d’observer cinq semaines d’Avent qui précédaient la fête de Noël.

L’Église occidentale, depuis plusieurs siècles, commence le temps de l’Avent le dimanche qui tombe entre le 27 novembre et le 3 décembre. Il ne comporte donc pas de jeûne, ni abstinence en Occident.

On a admis que le temps de l’Avent, différent du temps de Carême, se célébrerait dans l’espérance joyeuse et une invitation à être vigilant.

Il est important de considérer qu’en aucun temps l’Église n’a imposé, comme une obligation rigoureuse, le jeûne et l’abstinence comme elle l’a fait pour le Carême.

On ne peut y voir qu’une extrême piété des fidèles qui, pour se préparer à la grande fête de Noël, ont voulu la faire précéder d’un temps destiné à la mortification et à la prière.

Bien sûr, les papes et les évêques ont accompagné cette édifiante ferveur, mais jamais une unanime prescription n’a pu s’établir. Aucune peine canonique n’a jamais été attachée à l’infraction des pratiques de l’Avent, telles que l’abstinence et le jeûne.

A souligner que les ordres religieux mêmes se contentaient déjà, du temps de saint Bernard, d’une abstinence plus sévère que dans les autres époques de l’année, excepté celle du Carême.

Dans le catholicisme, la période de l’Avent célèbre le triple avènement du Christ : sa naissance à Bethléem, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps, et son retour à la fin des temps. Dès le début de l’année liturgique, la triple référence au passé, au présent et à l’avenir est présente.

L’Église catholique n’observe plus ni jeûne ni abstinence pendant l’Avent. L’office connaît les mêmes rites que le Carême, à peu de chose près, et un esprit de pénitence y préside.

La couleur liturgique est le violet, couleur associée aux temps de pénitence, mais elle était autrefois le noir.

Le dimanche de Gaudete (3ème dimanche) est célébré en rose : on approche de la Nativité et le blanc utilisé à Noël rayonne jusque dans le violet.

Les noces y sont prohibées, jusqu’à l’Épiphanie ; cela s’explique par le fait que primitivement la fête de la naissance de Jésus se célébrait le 6 janvier, sous le nom de Théophanie.

Finalement, l’Avent est devenu une période d’attente et d’espérance, celle de se préparer à la joie de la Nativité !

Dans le calendrier liturgique catholique, le temps de l’avent est constitué de quatre semaines (six semaines dans l'orthodoxie occidentale), commençant chacune par un dimanche : le premier dimanche (Levavi), suivant le 34e dimanche du temps ordinaire ; le deuxième dimanche (Populus Sion) ; le troisième dimanche (Gaudete) ; et le quatrième dimanche (Rorate).

L’AVENT, SYMBOLES ET TRADITIONS
La Couronne de l’Avent

Avant d’être une tradition chrétienne, la couronne de Noël est une tradition païenne qui accompagne la célébration du solstice d’hiver et donc du retour – ou de la renaissance – du soleil. 

Les Romains craignent de voir le soleil disparaître pendant l’hiver. Ils confectionnent alors des roues de feuillages, faites de rameaux de pin. Seul arbre à ne pas perdre ses feuilles pendant la saison hivernale, ses branchages vert intense symbolisent donc la vie, l’espoir du renouveau de la nature et, plus largement, le rythme cyclique de l’univers.

Inspirée par la couronne de Sainte-Lucie, la couronne de l’Avent représente le symbole de l’espérance des chrétiens qui se préparent, au cours de cette période, à l’arrivée du Christ.

En effet, Sainte-Lucie (dont le nom est dérivé du latin lux, « lumière ») est fêtée le 13 décembre et sa célébration marque, traditionnellement, le premier jour à partir duquel le soleil se couche plus tard. Jusqu’à la réforme du calendrier de 1582, la Sainte-Lucie coïncidait notamment avec le solstice d’hiver et le retour progressif de la lumière.

Cette tradition s’est répandue dans les pays germaniques et scandinaves et s’est adaptée, plus tard, à la culture chrétienne.

Inspirée d’une tradition de l’Allemagne préchrétienne du 16e siècle, la couronne de l’Avent est inventée, en 1839, par le pasteur luthérien Johann Heinrich Wichern.

Afin de contenir l’impatience des enfants qu’il éduque ; il fabrique alors une couronne de bois, avec dix-neuf petits cierges rouges et quatre grands cierges blancs.

Chaque matin, un petit cierge est allumé et, chaque dimanche, c’est un grand cierge qui est allumé.

Aujourd’hui, la coutume n’a conservé que les quatre grands cierges, un pour chaque dimanche de l’Avent et on utilise des branches de sapin pour confectionner la couronne, que l’on décore ensuite avec des rubans et des grelots.

Une fois que les quatre sont allumées, elles symbolisent la lumière de Noël qui apporte l’espoir et la paix.

Dans la tradition chrétienne, la couronne, symbole de royauté et de martyre, évoque le Messie-Roi et sa Sainte Couronne d’épines.

Le vert des rameaux évoque la naissance attendue de Jésus-Christ, l’enfant de la crèche. Cette naissance symbolise pour les chrétiens le renouveau de la terre entière.

Dans la tradition catholique, trois bougies sont de couleur violette tandis qu’une est rose ; ce qui correspond aux couleurs liturgiques des dimanches où elles sont allumées. Parfois une bougie blanche est ajoutée au milieu de la couronne. Celle-ci est allumée le jour de Noël.

Dans l'Église orthodoxe, on ne parle pas d'« Avent » mais du Carême de la Nativité.

Il s'agit d'une période de jeûne et de préparation spirituelle qui dure 40 jours, tout comme le Grand Carême avant Pâques.

La date de début du Carême de la Nativité est fixe : il commence toujours le 15 novembre.

Il est aussi parfois appelé Jeûne de Philippe, car il débute le lendemain de la fête de l'apôtre Philippe (célébrée le 14 novembre).

Une distinction importante : les calendriers

La date de début est la même (le 15 novembre), mais la date de Noël change selon le calendrier liturgique suivi par l'Église orthodoxe locale :

  • Pour les Églises suivant le calendrier grégorien (ou "nouveau style") :

    • Le jeûne commence le 15 novembre.

    • Il se termine le 24 décembre, veille de Noël (fêté le 25 décembre).

  • Pour les Églises suivant le calendrier julien (ou "ancien style") (comme les Églises russe, serbe, ou de Jérusalem) :

    • Le jeûne commence aussi le 15 novembre selon leur calendrier, ce qui correspond au 28 novembre de notre calendrier grégorien.

    • Il se termine le 6 janvier (veille de leur Noël, fêté le 7 janvier).

En résumé, pour la grande majorité des orthodoxes, la préparation à Noël débute le 15 novembre. C'est un jeûne considéré comme moins strict que celui de Pâques, avec des jours où le poisson, le vin et l'huile sont autorisés.

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1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 20:30
La Sainte Rencontre ou Présentation du Christ au Temple et la Chandeleur 

On nomme aussi la fête "la sainte rencontre" ou "hypapanthe" du grec «aller au-devant».

La fête est appelée également la chandeleur car elle se fêtait à la lumière des chandelles pour exprimer le témoignage de Siméon sur Jésus-Christ: "lumière pour la révélation aux nations".

On la nomme aussi la fête de la Purification parce que, quarante jours après la naissance du Seigneur, la Vierge vint au Temple se purifier, selon la loi de Moïse.

Jésus fut présenté au Temple par Marie et Joseph, il rencontra le vieillard Siméon et la prophétesse Anne qui se trouvaient alors dans le Temple.

La Sainte Rencontre est celle de Dieu et de son peuple, elle préfigure la rencontre liturgique.

"Chaque âme devrait être un Temple de Dieu, où Marie apporte Jésus. Et chacun de nous, comme Siméon, devrait prendre l'enfant dans ses bras et dire au Père: «Mes yeux ont vu ton salut».

La prière de Siméon, «laisse ton serviteur s'en aller en paix», ne signifie pas seulement que celui qui a vu Jésus et l'a tenu dans ses bras peut maintenant quitter cette vie, mourir en paix. Elle signifie encore pour nous que, ayant vu et touché le Sauveur, nous sommes délivrés de la servitude du péché et nous pou­vons nous éloigner en paix du royaume du mal."

Extrait de : L'An de grâce du Seigneur, Père Lev Gillet Editions du Cerf.

Cette fête existait à Jérusalem dès la première moitié du IVe siècle et fut étendue à tout l'empire byzantin par Justinien 1er en 542.

En 472 le Pape Gélase Ier organisa le 2 février des processions aux flambeaux, reprenant au compte de l’Église les rites païens des "parentalia romaines".

La fête romaine de Candelabrum Festa était une célébration de la lumière et de Proserpina, la déesse de la lumière, qui avait été enlevée par Pluton, le dieu des Enfers.

Proserpina passait six mois de l'année aux côtés de son mari en tant que reine des enfers, en automne et en hiver. Les six mois restants, elle résidait sur Terre, aidant sa mère Déméter, la déesse de l'agriculture et des récoltes, à s'occuper du printemps et de l'été.

Lors de la fête du Candélabre, les Romains allumaient des bougies à minuit en signe de purification,

Février, par ailleurs, tire son nom du verbe latin februare « purifier ».

C'est pour cette raison que le christianisme aurait placé la fête de la Purification de la Vierge à ce moment. La purification en question est celle de la sortie de la « ténèbre hivernale »

Et les crêpes ?

Les crêpes sont arrivées ensuite en occident sous l’influence des Celtes, la crêpe symbolisant la roue solaire et le don fait aux divinités pour éviter que le blé, engrangé dans les réserves, ne soit carié.

On constate que les crêpes, qui sont liées à cette fête en Occident, se retrouvent dans les blinis traditionnels de la semaine des laitages (carnaval) en Russie.

Il est évident que cette forme ronde renvoie aussi aux traditions païennes et rappelle le retour du soleil au printemps…

Deux autres explications :

  • On mangeait à Rome des galettes de céréales en l’honneur de la déesse Proserpine.
  • De nombreux pèlerins étaient à Rome pour la célébration de la présentation de Jésus au Temple. Il fallait  les recevoir, d'autant que partis de Jérusalem, certains étaient affamés. Le Pape Gélase 1er demanda de confectionner des galettes rondes pour nourrir la foule. Ainsi est née la tradition des crêpes.

La Chandeleur

Étymologiquement, chandeleur vient du vient du latin « candelorum » qui signifie « chandelles ».

La chandeleur est donc la fête chrétienne des chandelles qui rappelle que Jésus est la «Lumière d’Israël».

La Chandeleur, fête des chandelles, de son nom celtique “Imbolc”, était à l’origine une fête païenne de la renaissance, de la fertilité et de la lumière.

On la célébrait dans la nuit du 1er au 2 février, lorsque les jours commencent à s’allonger.

Les paysans parcouraient alors leurs terres en procession, munis de flambeaux, priant la déesse Brigid afin que celle-ci les purifie avant les semailles.

L’excédent de farine de l’année était à cette occasion utilisé… Pour faire des crêpes !

De l’Antiquité au Moyen-Âge, les germains, les scandinaves et les celtes – dans une moindre mesure – célébraient par ailleurs la sortie d’hibernation de l’Ours, considéré alors comme le roi des animaux.

Ces populations se grimaient ou se travestissaient afin de célébrer l’allongement des jours.

Jusqu’au XVIIIe siècle, la Chandeleur fut appelée “chandelours” dans de nombreuses régions (particulièrement montagnardes) où le culte de l’Ours était encore vivace.

Une croyance que l’on retrouve dans plusieurs pays, veut qu’un ours sorte de sa tanière le jour de la chandeleur. S’il fait beau et que le soleil est haut dans le ciel, il retourne vite reprendre son long sommeil. Car l’ours sait que le beau temps ne durera pas. 

Une comptine dit que s’il fait beau le 2 février, l’ours retournera en hibernation pendant 40 jours et que le soleil de la chandeleur « annonce hiver et malheur.” 

Le 1er février marque quant à lui pour les chrétiens la fête de Sainte Brigid d'Irlande

Le feu perpétuel de l'abbaye de Kildare fondée par sainte Brigid prolonge un culte antérieur lié à la déesse Brigit.

La Topographia Hibernica II précise que seules les femmes ont le droit d’attiser le feu.

Ce culte du Feu divin est lié à la nature originelle de la déesse, Aurore, « mère du Soleil rouge (foncé) » Rúadán, qui fonde ses trois fonctions principales de patronne des forgerons (les « arts du feu »), des médecins et des poètes.

Ces trois fonctions se sont transmises à sainte Brigid, patronne des poètes, des artisans et des femmes en couche.

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24 décembre 2024 2 24 /12 /décembre /2024 20:28
Symbolique et chants de Noël

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