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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 23:55
Film MARIE-MADELEINE

MARIE MADELEINE est un portrait authentique et humaniste de l'une des figures spirituelles les plus énigmatiques et incomprises de l'histoire.

Le biopic biblique raconte l'histoire de Marie (Rooney Mara), une jeune femme à la recherche d'un nouveau mode de vie.

Contrainte par les hiérarchies de l’époque, Marie défie sa famille traditionnelle de rejoindre un nouveau mouvement social dirigé par le charismatique Jésus de Nazareth (Joaquin Phoenix).

Elle trouve rapidement sa place tant dans le mouvement qu’au cœur d'un voyage qui mènera à Jérusalem.

Écrit par Helen Edmundson et Philippa Goslett,

MARIE MADELEINE compte également Chiwetel Ejiofor et Tahar Rahim parmis ses talents.

Un film réalisé par Garth Davis Avec Rooney Mara, Joaquin Phoenix, Chiwetel Ejiofor, Tahar Rahim.

Date de sortie au cinéma : 28 mars 2018 Genre : Historique, Biopic Titre Original : Mary Magdalene

Garth Davis n’est pas le premier cinéaste, et très certainement pas le dernier, à porter à l’écran un récit biblique. Comme ses prédécesseurs, de Cecil B. DeMille à Martin Scorsese en passant par Mel Gibson et Darren Aronofsky, celui-ci intègre sa sensibilité personnelle et esthétique pour raconter une histoire connue à travers le globe. 

Avec Marie Madeleine, le réalisateur de Lion a eu la riche idée de mettre en lumière l’une des figures les plus controversées de la Chrétienté, s’affranchissant de ce que disent les écrits pour offrir un regard moderne sur la jeune femme interprétée par la lumineuse Rooney Mara.

En contant l’histoire de Jesus de Nazareth du point de vue féminin de celle qui fut l’une des plus proches et fidèles apôtres (le terme est désormais permis par le Vatican qui l’a reconnue comme tel), ce biopic biblique outrepasse le simple récit religieux pour évoquer une quête d’émancipation : celle d’une femme qui refusa que les hommes écrivent son destin. Cette force là, à l’écran, dépasse le cadre catholique pour faire surgir une incarnation d’opposition aux pions masculins de l’intégrisme.

En réhabilitant cette figure (et cette parole) bafouée, les deux scénaristes démarginalisent ce personnage complexe sans avoir la prétention de récrire l’Histoire ou de jouer les théologiens de fortune, respectant ainsi les confessions de tout spectateur, mais y injectent une essence féministe bienvenue.

Garth Davis, quant à lui, met (à nouveau) son intelligence émotionnelle au service de ce long-métrage périlleux converti en pari réussi à forte résonance moderne.

Avec le chef-opérateur Greig Fraser qui éclaire magnifiquement la fresque de Davis, Rooney Mara et Joaquin Phoenix, qui habitent leurs personnages emblématiques avec une irradiante vulnérabilité pour l’une et une délicate et magnétique robustesse pour l’autre, sont les autres artisans de cette belle épopée spirituelle et humaniste.

Voir aussi la critique dans le fichier ci-dessous

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 23:54
Film La Prière

Thomas a 22 ans. Pour sortir de la dépendance, il rejoint une communauté isolée dans la montagne tenue par d’anciens drogués qui se soignent par la prière. Il va y découvrir l’amitié, la règle, le travail, l’amour et la foi… 

LA PRIÈRE Bande Annonce (Film Français, 2018) 
Un film réalisé par Cédric Kahn
Acteurs :  Anthony Bajon, Damien Chapelle, Alex Brendemühl
Date de sortie au cinéma en France : 21 mars 2018

LE CHEMIN DU RETOUR

par Hugo MATTIAS

Au milieu d’un paysage montagneux aussi somptueux que glacial, le jeune Thomas creuse péniblement un grand trou dans la neige. Le visage rougi par l’effort, il se tourne alors vers Pierre, son « ange gardien », celui qui l’a amené sur ce versant isolé de la montagne. C’est sur ses ordres que Thomas a creusé jusqu’à l’épuisement. C’est donc à lui qu’il demande ce qu’il devra faire ensuite. La réponse, absurde, voire cruelle, n’entraîne pourtant aucune contestation : après avoir creusé, on rebouche.

Cette apparente incohérence parcourt, à plus grande échelle, le nouveau film de Cédric Kahn, La Prière. Toute expérience semble ici atteinte du même caractère versatile par lequel l’acte de creuser peut aussitôt se retourner en son exact contraire.

Thomas est un adolescent rebelle et mutique, accro à l’héroïne. Après une overdose, il rejoint une communauté religieuse composée d’anciens toxicomanes et rigoureusement soumise aux valeurs de l’amitié, du travail et de la prière. Du chemin de croix qu’il s’apprête à vivre, on ne verra que peu de choses. La rédemption n’en paraîtra que plus miraculeuse. L’addiction à la drogue se retourne en addiction à la prière. Le goût pour la solitude se change en discours émus sur l’amitié et les « frères ». Celui qui bravait les règles du groupe pour voler une cigarette devient celui qui les défend en confisquant la drogue d’un camarade. Celui qui tentait d’échapper à la compagnie étouffante du groupe participe à son tour aux « battues » organisées pour retrouver les fuyards. Car ici, la solitude est strictement interdite.

Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, La Prière n’est donc pas tout à fait un récit d’apprentissage. Le scénario, qui fait la part belle aux ellipses, laisse dans l’ombre la plus grande partie du calvaire de Thomas, pour se concentrer sur le point de départ et le point d’arrivée. D’une saison à l’autre, Thomas passe du disciple récalcitrant au camarade zélé et enthousiaste. Entre les deux, on ne peut que deviner l’effet produit par les prières quotidiennes, les gospels improvisés et les confessions publiques. En séparant ainsi la cause de l’effet, Cedric Kahn évite l’écueil de l’éloge naïf qui consisterait à montrer sans distance les vertus de cette thérapie par la foi.

La versatilité du personnage de Thomas, aussi bien que celle de son interprète (l’excellent Anthony Bajon, aussi crédible dans la révolte que dans la douceur), peut être vue comme le signe d’une certaine lucidité face aux idéaux de la communauté. La prière n’est pas filmée comme une solution idéale, mais simplement comme une solution possible. On vient là comme on se creuse un trou où passer l’hiver, et peu importe qu’on choisisse de le reboucher ensuite ou d’y rester quelques hivers de plus.

Au milieu du film, la maison des garçons et celle des filles se regroupent pour la fête annuelle. Après les réjouissances, tout le monde s’assied dans l’herbe et écoute ceux qui ont souhaité prendre la parole pour raconter leur expérience. Certains font le récit de leur résurrection, d’autres de leur rechute. Avec une mise en scène neutre, proche du documentaire (les visages sont filmés en gros plan, face caméra), les témoignages s’enchaînent comme autant d’issues possibles au temps passé ensemble, loin du monde, près de Dieu. Certains réussissent à s’en sortir, d’autres échouent et doivent recommencer la thérapie à zéro. C’est aussi cette vérité que montre Cédric Kahn.

Si le penchant documentaire du film s’explique sans doute en grande partie par l’importance de l’enquête de terrain dans la genèse du projet, il laisse sur La Prièreune empreinte tout sauf anecdotique. En évacuant toute complaisance au profit d’une réalisation sèche et d’un scénario elliptique, le film impose une certaine distance critique entre son sujet et le spectateur. S’il sacrifie ainsi une part du romanesque inhérent à tout récit d’apprentissage, nous laissant parfois désorientés, incapables de nous identifier jusqu’au bout au destin de Thomas, il trouve aussi là sa force paradoxale, en parvenant à évacuer de cette histoire de guérison par la foi toute forme de transcendance. La Prière, contrairement à ce que ce titre pouvait laisser craindre, n’a rien d’un chant éthéré, mais tient plutôt de la chronique à hauteur d’homme, modeste, ancrée dans un destin résolument terrestre.

Pour autant, le titre n’a rien d’ironique. Les rites religieux sont inscrits dans une représentation froide et répétitive qui les met à distance, mais ils sont filmés sans mépris, davantage comme un point de départ que comme une fin en soi. Il s’agit avant tout de trouver une raison de relever la tête, quand bien même la foi religieuse n’aurait de valeur que transitoire, comme terreau ou symbole d’une foi plus séculière en soi et en l’avenir.

En ce sens, l’une des plus grandes réussites de La Prière est la place accordée à la nature et à ses paysages grandioses. Les nombreux plans larges sur la montagne, tantôt enneigée tantôt ensoleillée, inscrivent le passage des saisons au cœur même du scénario. Leur rythme devient une alternative possible à celui des prières. C’est là aussi que loge la versatilité du film, qui accueille sans ironie l’ardeur chrétienne de Thomas tout en ouvrant la porte à une interprétation plus profane de sa rédemption comme un simple retour aux sources.

Quand le jeune homme se blesse la jambe après une chute dans la montagne, sa prière est récompensée par une guérison accélérée, dans laquelle il s’empresse de voir le signe d’une intervention divine. Mais la caméra de Cédric Kahn filme autant le miracle d’une communion avec Dieu que le soudain renversement d’un ciel d’orage en une matinée ensoleillée, d’une nature hostile en une nature mère. Si la solitude semble inévitable, même et surtout au sein de la fraternité monolithique du groupe, elle perd toute réalité dès lors que la nature est à nouveau perçue comme une continuité de soi, et non plus comme un ennemi. Aussitôt après avoir remercié Dieu, Thomas s’abreuve à l’eau d’une source. Les deux images, céleste et terrestre, coexistent ainsi à l’intérieur du film. Seule compte la guérison, semble nous dire La Prière, qu’on la pense en termes religieux ou profanes.

Cette ouverture du destin de Thomas aux significations que le spectateur voudra bien lui prêter affaiblit parfois le film, qui semble hésiter entre la fiction et le documentaire, et accepte finalement une certaine absence de propos sur son propre sujet. Mais cette absence de propos sur la religion est aussi ce que La Prière a de plus intéressant à dire. Quand l’histoire de Thomas s’achève sur une note pleine d’espoir, on comprend que le religieux n’a qu’une importance relative dans le destin du personnage. Ce qui importe, c’est d’aller mieux, de retrouver son chemin, et peu importe par quel versant on attaque l’ascension.

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 23:55
Neuvaine à Saint Joseph

Une magnifique neuvaine du 8 au 16 mars pour préparer la Solennité de la Saint Joseph (le 19 mars) : préparée par la Marche de Saint Joseph, avec chaque jour une courte vidéo du père Nicolas Buttet

Le contenu de la neuvaine (environ 5 à 10 minutes par jour)

Le thème de la neuvaine est "Voici l'homme"

Chaque jour, vous recevrez une courte méditation, et une courte prière. Vous pourrez conclure votre prière en récitant un "Je vous salue Joseph"

  • Un vidéo de 1-2 minutes du Père Nicolas Buttet, fondateur et modérateur de la Fraternité Eucharistein et de plusieurs fondations et œuvres en Suisse et dans d'autres pays.
  • Un court texte de méditation 
  • Un extrait de l’Évangile
  • Un acte concret et précis à poser dans la journée, lié au thème de la journée

 

Pourquoi cette neuvaine ? 

Une neuvaine est une prière offerte à une intention particulière, répétée neuf jours de suite. Ici, nous demanderons la puissante intercession de Saint Joseph. 

« Demandez, et l'on vous donnera... frappez, et l'on vous ouvrira...» (Mat. 7,7 - Luc 11,9)
« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez » (Mat. 21,22)
« Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » (Jean 14,13) 
« Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom » (Jean 16,23)

Les témoignages abondent en toute l'histoire de l'Eglise, qui montrent que Dieu se laisse toucher par cette forme de prière.

 

Pourquoi prier Saint Joseph ?

« La discrétion extrême avec laquelle Joseph accomplit le rôle que Dieu lui avait confié met encore davantage en évidence sa foi, qui consista à se placer toujours à l’écoute du Seigneur, en cherchant à comprendre sa volonté, afin d’obéir à celle-ci de tout son coeur et de toutes ses forces. C’est pourquoi l’Evangile le définit comme un homme "juste" (Mt 1, 19).

En effet, le juste est une personne qui prie, qui vit de la foi et qui cherche à accomplir le bien en chaque circonstance concrète de la vie. »

Saint Jean Paul II, Angélus du 17 mars 2002.

Nous allons donc nous tourner vers saint Joseph pendant neuf jours :

D’une part pour méditer sur ses vertus et grandir dans celles-ci, d’autre part pour demander sa puissante intercession.

Saint Joseph est réputé être très efficace, mais souvent assez lent ! C'est un homme très concret. Il faut donc lui faire une demande précise, bien claire, puis être fidèle et patient ! 

Vous pouvez le prier tout particulièrement pour votre famille, votre travail, ou encore pour apprendre de lui à devenir un homme (ou une femme) juste.

 

S'inscrire
Neuvaine à Saint Joseph
Neuvaine à Saint Joseph
La marche de Saint Joseph

 

Cette année, la neuvaine est préparée par la Marche de Saint Joseph, une équipe d'une quinzaine de pères de famille qui organise chaque année une marche dans Paris, pour la fête de la Saint Joseph. Elle s’adresse à tous les hommes, pères, époux, de toutes générations et de toutes conditions physiques ou sociales, plus ou moins engagés dans la vie de l’Église, croyants ou en questionnement. Le temps d’une journée, elle conjugue marche dans Paris, échanges avec d’autres pères, prières, enseignement, célébration, procession aux flambeaux, sacrement de réconciliation et veillée avec les familles. L’animation spirituelle de la marche, soutenue par les diocèses d’Ile de France, est assurée par la Père Jean-Philippe Fabre, professeur au Collège des Bernardins.

Tous les hommes sont invités à se joindre à la Marche de Saint Joseph ! Cette année, la marche aura lieu le samedi 17 mars, à Paris. Plus d'informations ici.

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