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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 09:02
Aujourd'hui, rejoignez la neuvaine à Saint-Michel

Le chapelain du Mont Saint Michel nous invite à un pèlerinage spirituel ! Unissons nos cœurs et prions Saint Michel pour la France et nos intentions !

"Nous perdons la joie de marcher, nous perdons la joie de rêver ensemble ; et pour que cette richesse, poussée par l’espérance, prospère, il faut marcher ensemble, il faut se rencontrer, il faut rêver", affirmait le pape François lors de son voyage au Mexique en 2016. 

Rappel historique

Il y a deux ans, suite aux différents événements tragiques qui ont touché la France - faisons mémoire de l’assassinat du père Jacques Hamel, les chrétiens de France se sont levés et se sont tournés vers le protecteur de leur pays, l’archange St Michel. Nous avons redécouvert sa puissante intervention à des moments clefs dans l’histoire de la France. Souvenons-nous que tous les évêques de France réunis au Mont St Michel ont consacré solennellement la France à St Michel en 1912.

L’an dernier, nous étions plus de 17 000 à suivre cette neuvaine et une centaine de paroisses s'y sont associées, célébrant même une messe pour clôturer la neuvaine, du jamais vu !!

Cette année, nous nous mettons à nouveau sous la protection de Saint Michel mais d'une toute nouvelle manière !

Le chapelain du Mont Saint Michel, le père Henri GESMIER, a partagé avec nous les richesses de ce lieu de pélerinage...

Cette neuvaine nous permettra de nous unir à des prières quotidiennes dites par des pèlerins cheminant jusqu'au Mont Saint Michel depuis plus de 150 ans.

En s'appuyant sur de magnifiques extraits du livre d'ANSELM GRÜN, "La sagesse du pèlerin", partons en marche nous aussi et demandons la transformation de nos coeurs et celle de ceux de chacun de nos frères, pour aller ensemble vers un monde meilleur dont chacun de nous sommes les acteurs dès aujourd'hui !

Que l'Eglise de France se lève !

A travers cette neuvaine à saint Michel, c’est un itinéraire spirituel que nous vous proposons. Vivons-le comme un pèlerinage afin de faire une expérience de la présence de Dieu dans nos vies. Une expérience, qui croyons-le, si nous la vivons avec foi, est capable de nous transformer au-delà de ce que nous pouvons concevoir ou imaginer. (cf. Eph 3, 20)

"La prière est le plus grand rempart de l'âme" disait saint Augustin.
Aux côtés de St Michel, archange victorieux et protecteur de la France, prenons les armes et laissons triompher la lumière et la miséricorde du Christ !

Un pèlerinage spirituel pendant 9 jours aux côtés de Saint Michel
Pour nous préparer à fêter Saint Michel le 29 septembre, nous vous proposons d’unir nos prières du 21 au 29 septembre.

Nous méditerons chaque jour sur un passage de l'Evangile, nous prierons pour chacun de nous et pour la France, nous ferons la prière quotidienne des pèlerins dites depuis plus de 150 ans au mont saint Michel, et découvrirons tout au long de la neuvaine, les mystères que cache un pèlerinage et expérimenterons la transformation intérieure en nous appuyant sur des écrits d'ANSELM GRÜN, docteur en théologie et moine de notre temps.

Pour vivre cette neuvaine, vous recevrez tous les jours par e-mail :
> Un passage de la bible
> Une courte médiation sur ce passage
> 2 intentions de prière (une pour la France et une pour nous)
> Un extrait du livre "la sagesse du pèlerin" d'ANSELM GRÜN 

 

Et nous terminerons par la prière des pélerins (qui varie chaque jour), et celle à Saint Michel Archange (prière de cette communauté de prière)

C’est facile, tous les jours nous vous enverrons la marche à suivre !

Prière à Saint-Michel de Léon XIII

 

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ;

soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.

Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions.

Et vous, Prince de la Milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes.

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 23:55
Film MARIE-MADELEINE

MARIE MADELEINE est un portrait authentique et humaniste de l'une des figures spirituelles les plus énigmatiques et incomprises de l'histoire.

Le biopic biblique raconte l'histoire de Marie (Rooney Mara), une jeune femme à la recherche d'un nouveau mode de vie.

Contrainte par les hiérarchies de l’époque, Marie défie sa famille traditionnelle de rejoindre un nouveau mouvement social dirigé par le charismatique Jésus de Nazareth (Joaquin Phoenix).

Elle trouve rapidement sa place tant dans le mouvement qu’au cœur d'un voyage qui mènera à Jérusalem.

Écrit par Helen Edmundson et Philippa Goslett,

MARIE MADELEINE compte également Chiwetel Ejiofor et Tahar Rahim parmis ses talents.

Un film réalisé par Garth Davis Avec Rooney Mara, Joaquin Phoenix, Chiwetel Ejiofor, Tahar Rahim.

Date de sortie au cinéma : 28 mars 2018 Genre : Historique, Biopic Titre Original : Mary Magdalene

Garth Davis n’est pas le premier cinéaste, et très certainement pas le dernier, à porter à l’écran un récit biblique. Comme ses prédécesseurs, de Cecil B. DeMille à Martin Scorsese en passant par Mel Gibson et Darren Aronofsky, celui-ci intègre sa sensibilité personnelle et esthétique pour raconter une histoire connue à travers le globe. 

Avec Marie Madeleine, le réalisateur de Lion a eu la riche idée de mettre en lumière l’une des figures les plus controversées de la Chrétienté, s’affranchissant de ce que disent les écrits pour offrir un regard moderne sur la jeune femme interprétée par la lumineuse Rooney Mara.

En contant l’histoire de Jesus de Nazareth du point de vue féminin de celle qui fut l’une des plus proches et fidèles apôtres (le terme est désormais permis par le Vatican qui l’a reconnue comme tel), ce biopic biblique outrepasse le simple récit religieux pour évoquer une quête d’émancipation : celle d’une femme qui refusa que les hommes écrivent son destin. Cette force là, à l’écran, dépasse le cadre catholique pour faire surgir une incarnation d’opposition aux pions masculins de l’intégrisme.

En réhabilitant cette figure (et cette parole) bafouée, les deux scénaristes démarginalisent ce personnage complexe sans avoir la prétention de récrire l’Histoire ou de jouer les théologiens de fortune, respectant ainsi les confessions de tout spectateur, mais y injectent une essence féministe bienvenue.

Garth Davis, quant à lui, met (à nouveau) son intelligence émotionnelle au service de ce long-métrage périlleux converti en pari réussi à forte résonance moderne.

Avec le chef-opérateur Greig Fraser qui éclaire magnifiquement la fresque de Davis, Rooney Mara et Joaquin Phoenix, qui habitent leurs personnages emblématiques avec une irradiante vulnérabilité pour l’une et une délicate et magnétique robustesse pour l’autre, sont les autres artisans de cette belle épopée spirituelle et humaniste.

Voir aussi la critique dans le fichier ci-dessous

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 23:54
Film La Prière

Thomas a 22 ans. Pour sortir de la dépendance, il rejoint une communauté isolée dans la montagne tenue par d’anciens drogués qui se soignent par la prière. Il va y découvrir l’amitié, la règle, le travail, l’amour et la foi… 

LA PRIÈRE Bande Annonce (Film Français, 2018) 
Un film réalisé par Cédric Kahn
Acteurs :  Anthony Bajon, Damien Chapelle, Alex Brendemühl
Date de sortie au cinéma en France : 21 mars 2018

LE CHEMIN DU RETOUR

par Hugo MATTIAS

Au milieu d’un paysage montagneux aussi somptueux que glacial, le jeune Thomas creuse péniblement un grand trou dans la neige. Le visage rougi par l’effort, il se tourne alors vers Pierre, son « ange gardien », celui qui l’a amené sur ce versant isolé de la montagne. C’est sur ses ordres que Thomas a creusé jusqu’à l’épuisement. C’est donc à lui qu’il demande ce qu’il devra faire ensuite. La réponse, absurde, voire cruelle, n’entraîne pourtant aucune contestation : après avoir creusé, on rebouche.

Cette apparente incohérence parcourt, à plus grande échelle, le nouveau film de Cédric Kahn, La Prière. Toute expérience semble ici atteinte du même caractère versatile par lequel l’acte de creuser peut aussitôt se retourner en son exact contraire.

Thomas est un adolescent rebelle et mutique, accro à l’héroïne. Après une overdose, il rejoint une communauté religieuse composée d’anciens toxicomanes et rigoureusement soumise aux valeurs de l’amitié, du travail et de la prière. Du chemin de croix qu’il s’apprête à vivre, on ne verra que peu de choses. La rédemption n’en paraîtra que plus miraculeuse. L’addiction à la drogue se retourne en addiction à la prière. Le goût pour la solitude se change en discours émus sur l’amitié et les « frères ». Celui qui bravait les règles du groupe pour voler une cigarette devient celui qui les défend en confisquant la drogue d’un camarade. Celui qui tentait d’échapper à la compagnie étouffante du groupe participe à son tour aux « battues » organisées pour retrouver les fuyards. Car ici, la solitude est strictement interdite.

Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, La Prière n’est donc pas tout à fait un récit d’apprentissage. Le scénario, qui fait la part belle aux ellipses, laisse dans l’ombre la plus grande partie du calvaire de Thomas, pour se concentrer sur le point de départ et le point d’arrivée. D’une saison à l’autre, Thomas passe du disciple récalcitrant au camarade zélé et enthousiaste. Entre les deux, on ne peut que deviner l’effet produit par les prières quotidiennes, les gospels improvisés et les confessions publiques. En séparant ainsi la cause de l’effet, Cedric Kahn évite l’écueil de l’éloge naïf qui consisterait à montrer sans distance les vertus de cette thérapie par la foi.

La versatilité du personnage de Thomas, aussi bien que celle de son interprète (l’excellent Anthony Bajon, aussi crédible dans la révolte que dans la douceur), peut être vue comme le signe d’une certaine lucidité face aux idéaux de la communauté. La prière n’est pas filmée comme une solution idéale, mais simplement comme une solution possible. On vient là comme on se creuse un trou où passer l’hiver, et peu importe qu’on choisisse de le reboucher ensuite ou d’y rester quelques hivers de plus.

Au milieu du film, la maison des garçons et celle des filles se regroupent pour la fête annuelle. Après les réjouissances, tout le monde s’assied dans l’herbe et écoute ceux qui ont souhaité prendre la parole pour raconter leur expérience. Certains font le récit de leur résurrection, d’autres de leur rechute. Avec une mise en scène neutre, proche du documentaire (les visages sont filmés en gros plan, face caméra), les témoignages s’enchaînent comme autant d’issues possibles au temps passé ensemble, loin du monde, près de Dieu. Certains réussissent à s’en sortir, d’autres échouent et doivent recommencer la thérapie à zéro. C’est aussi cette vérité que montre Cédric Kahn.

Si le penchant documentaire du film s’explique sans doute en grande partie par l’importance de l’enquête de terrain dans la genèse du projet, il laisse sur La Prièreune empreinte tout sauf anecdotique. En évacuant toute complaisance au profit d’une réalisation sèche et d’un scénario elliptique, le film impose une certaine distance critique entre son sujet et le spectateur. S’il sacrifie ainsi une part du romanesque inhérent à tout récit d’apprentissage, nous laissant parfois désorientés, incapables de nous identifier jusqu’au bout au destin de Thomas, il trouve aussi là sa force paradoxale, en parvenant à évacuer de cette histoire de guérison par la foi toute forme de transcendance. La Prière, contrairement à ce que ce titre pouvait laisser craindre, n’a rien d’un chant éthéré, mais tient plutôt de la chronique à hauteur d’homme, modeste, ancrée dans un destin résolument terrestre.

Pour autant, le titre n’a rien d’ironique. Les rites religieux sont inscrits dans une représentation froide et répétitive qui les met à distance, mais ils sont filmés sans mépris, davantage comme un point de départ que comme une fin en soi. Il s’agit avant tout de trouver une raison de relever la tête, quand bien même la foi religieuse n’aurait de valeur que transitoire, comme terreau ou symbole d’une foi plus séculière en soi et en l’avenir.

En ce sens, l’une des plus grandes réussites de La Prière est la place accordée à la nature et à ses paysages grandioses. Les nombreux plans larges sur la montagne, tantôt enneigée tantôt ensoleillée, inscrivent le passage des saisons au cœur même du scénario. Leur rythme devient une alternative possible à celui des prières. C’est là aussi que loge la versatilité du film, qui accueille sans ironie l’ardeur chrétienne de Thomas tout en ouvrant la porte à une interprétation plus profane de sa rédemption comme un simple retour aux sources.

Quand le jeune homme se blesse la jambe après une chute dans la montagne, sa prière est récompensée par une guérison accélérée, dans laquelle il s’empresse de voir le signe d’une intervention divine. Mais la caméra de Cédric Kahn filme autant le miracle d’une communion avec Dieu que le soudain renversement d’un ciel d’orage en une matinée ensoleillée, d’une nature hostile en une nature mère. Si la solitude semble inévitable, même et surtout au sein de la fraternité monolithique du groupe, elle perd toute réalité dès lors que la nature est à nouveau perçue comme une continuité de soi, et non plus comme un ennemi. Aussitôt après avoir remercié Dieu, Thomas s’abreuve à l’eau d’une source. Les deux images, céleste et terrestre, coexistent ainsi à l’intérieur du film. Seule compte la guérison, semble nous dire La Prière, qu’on la pense en termes religieux ou profanes.

Cette ouverture du destin de Thomas aux significations que le spectateur voudra bien lui prêter affaiblit parfois le film, qui semble hésiter entre la fiction et le documentaire, et accepte finalement une certaine absence de propos sur son propre sujet. Mais cette absence de propos sur la religion est aussi ce que La Prière a de plus intéressant à dire. Quand l’histoire de Thomas s’achève sur une note pleine d’espoir, on comprend que le religieux n’a qu’une importance relative dans le destin du personnage. Ce qui importe, c’est d’aller mieux, de retrouver son chemin, et peu importe par quel versant on attaque l’ascension.

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