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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 23:31
Mère de Dieu
Mère de Dieu

Icônes de la Mère de Dieu photographiées par Sylvie de Berg au monastère de Toplou en Crète-est.

http://www.koolyss.com/sylviedeberg

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 23:27

isaac_1.jpg

Cliquer les images pour les agrandir et lire les commentaires

isaac_coran.jpg

L’iconographie chrétienne représente souvent Isaac comme un enfant ou un adolescent, alors que selon le midrash juif , Isaac aurait 37 ans au moment de cet épisode, c’est donc une victime consentante qui s’avance vers l’autel du sacrifice ; la cruauté du geste paternel s’en trouve atténuée, et Isaac, au même titre que son père, devient un modèle de foi. Dans la littérature midrashique, ce n’est plus Abraham mais Isaac qui devient le personnage central : « Si le saint, bénit soit-il, me demandait tous mes membres, je ne les lui refuserais pas. Lie-moi bien pour que je ne me débatte pas à cause de l’angoisse de mon âme de telle sorte qu’il se trouve une tare dans ton offrande et que je sois précipité dans la fosse de perdition. » En un parfait accord, les volontés du père et du fils se rejoignent. Une autre tradition midrashique s’appuie sur l’ambiguïté de l’expression « offrir en holocauste », littéralement « faire monter en montée », pour affirmer qu’Abraham, influencé par le contexte religieux de son époque, aurait mal compris l’ordre divin. Là où Dieu lui enjoignait de consacrer son enfant au ciel, Abraham a compris  « faire monter en fumée », comme lorsqu’on consume la victime d’un sacrifice.

Sur ce point, le texte coranique se rapproche de la tradition rabbinique : le fils est un adulte volontaire. C’est en songe ou en vision qu’Abraham se voit immoler son fils. Il raconte ce rêve à son fils (« qu’en penses-tu ? ») qui s’offre sans hésiter. « Nous lui avons alors annoncé une bonne nouvelle : La naissance d’un garçon, doux de caractère. Lorsqu’il fut en âge d’accompagner son père, Celui-ci dit : « Ô mon fils ! Je me suis vu moi-même en songe, Et je t’immolais ; qu’en penses-tu ? » Il dit : « Ô mon père ! Fais ce qui t’est ordonné. Tu me trouveras patient, Si Dieu le veut ! » Après que tous deux se furent soumis, Et qu’Abraham eut jeté son fils, le front à terre, Nous lui criâmes : « Ô Abraham ! Tu as cru en cette vision et tu l’as réalisée. C’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien : Voilà l’épreuve concluante. » Nous avons racheté son fils par un sacrifice solennel. Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité : « Paix sur Abraham ! »Coran  sourate 37, 101-109.

Comme dans la vision midrashique, le père autant que le fils sont consacrés pour leur foi sans faille. C’est l’interprétation qu’Abraham fait de sa vision, confortée par celle de son fils, qui est à l’origine de l’acte sacrificiel. Cette dimension onirique (absente du texte biblique) est souvent commentée par les exégètes musulmans  comme Ibn ’Arabî 3  qui interprète que c’est en fait un bélier qui est apparu sous les traits de son fils. Selon certains soufis, l’épreuve d’Abraham consisterait à donner son vrai sens à la vision, qui n’est pas d’immoler son fils mais de le consacrer à Dieu, ce en quoi il est récompensé : «Ô Abraham ! tu as cru en cette vision et tu l’as réalisée ; c’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien ; voilà l’épreuve concluante » (Coran 37, 103). C’est la foi conjuguée du père et du fils qui sauve ce dernier des flammes. On rejoint ici l’interprétation judaïque.

http://expositions.bnf.fr/parole/pedago/fiche_4.pdf

http://www.hgsavinagiac.com/article-la-dimension-geopolitique-de-l-enfant-martyr-4-isaac-et-abraham-119863670.html

http://www.seraphim-marc-elie.fr/

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 23:29

frere_jean.jpg

Se déconnecter. Eteindre son téléphone portable. Ne plus ouvrir sa boite mail. Respirer... Combien sommes-nous aujourd‘hui à vouloir ainsi larguer les amarres‘? Radio. télé, Internet, presse écrite... Un bombardement continuel d'informations nous submerge 24 heures sur 24. Au skite Sainte-Foy, monastère orthodoxe, le silence est une thérapie.

Une libération. L'intelligence apprend a écouter de nouveau, dans la tête, le corps dans le corps. L'intelligence apprend à écouter de nouveau à s‘ ouvrir à l’autre. Ce petit ermitage orthodoxe dépendant de l‘ evêché russe d'Europe occidentale, est une adresse que célébrités des arts et des lettres victimes de burn-out se passent en secret dans le plus strict anonymat. Situé au cœur du national des Cevennes (classé au patrimoine mondial de l'Unesco) cet ancien prieuré du XVIeme siècle est un nid daigle surplombant la vallée du Gardon à 25 kilomètres de l'ex-ville minière dAlès Pour y accéder la route est sinueuse et traverse une épaisse foret de châtaigniers de chênes verts et de pins.

Soudain il apparaît, scintillant dans le ciel. Frère Jean le fondateur du skite, nous y attend. avec sa grande barbe tout droit sorti des "Récits d‘un pèlerin russe".

«On donne une trop grande place aux êtres mesquins regrettait Jean Giono et |’on néglige de nous faire percevoir le halètement des beaux habitants de l'univers » Frère Jean est de ceux-là.

Dense et vibrant. A ses cotés on a le sentiment que tout est à sa juste place, arbres, collines, vent, torrents, cerfs de passage dont il nous révèle la psychologie tellurique. végétale et animale. Où est passée la fureur du monde? Déjà en 1685 les huguenots étaient venus trouver refuge dans cette forêt persécutés par Louis XIV après la révocation de l'édit de Nantes. Un siècle et demi plus tard les républicains traqués par la police de Napoléon avaient emprunté les mêmes chemins pour se cacher autour du prieuré. Puis ce fut le tour des communards massacrés par Adolphe Thiers en 1871.

Sous l'occupation, juifs et résistants vécurent également tapis dans les innombrables grottes qu’abrite cette contrée aux allures préhistoriques. Aujourd'hui ce sont les blessés de la vie moderne qui demandent asile. A ceux-ci frère Jean accorde volontiers l'hospitalité "laissez vos soucis à la porte du monastère" dit-il en souriant. N'ayez crainte, vous les retrouverez à la sortie... » Pour ce robuste Cevenol aux mains de bûcheron l'enceinte du skite (du grec byzantin «skiti» qui désigne les ascètes) n'est pas en dehors mais au cœur du monde, dans une dimension plus intime. C‘est à l'exploration de cette dimension qu’il invite chacun de ses hôtes...

 

Lire la suite de l'article

http://eocf.free.fr/compression/frere_jean.pdf

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