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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 20:32

 

La conférence est reportée en février. 

C'est un thème inhabituel qui a été retenu pour la prochaine conférence de l'Institut EuropIA à la Maison de l'Intelligence Artificielle de Sophia Antipolis  : "Dieu et la Silicon Valley". Les organisateurs en ont conscience. Ils ont d'ailleurs noté expressément que "cette conférence n’a pas vocation à faire du prosélytisme mais à examiner les nouvelles technologies et leurs impacts d’un point de vue éthique tout en mettant en lumière la notion de transhumanisme, ses atouts et challenges".

Il faut dire que l'invité d'honneur de ce rendez-vous des #IADates organisés en partenariat avec le Département des Alpes-Maritimes est un personnage : Éric Salobir, à la fois prêtre, membre de l'ordre des Dominicains, Consulteur auprès du Saint-Siège depuis 8 ans, à la tête de la Human Technology Foundation et du réseau Optic qui œuvrent pour placer l’humain au cœur des technologies.

Ce réseau, créé en 2012, compte plusieurs milliers de membres dont des grandes figures de la Silicon Valley et déploie ses activités de recherches pour ramener de l’éthique dans le digital de San Francisco à Paris, Montréal, Genève, Rome, Oxford, Boston, Bruxelles et bientôt Toronto. Auteur du livre "Dieu et la Silicon Valley", Éric Salobir est ainsi en quelque sorte la courroie de transmission entre d'un côté l'église et de l'autre les nouvelles technologies que symbolisent la Silicon Valley et les grands patrons du digital.

Lors de la conférence, il se concentrera sur l’éthique et le transhumanisme. Comment profiter des progrès actuels et de la révolution technologique sans que l’Homme ne se perde ? Face aux deux chocs du XXIème siècle, la révolution numérique et le réchauffement climatique, comment l’éthique et la spiritualité peuvent-elles accompagner l’une et affronter l’autre ? Ce sont les questions qu'il abordera lors de son intervention et dans la table ronde qui suivra sur "Transhumanisme dans la Silicon Valley".

Interviendront également dans cette table ronde animée par Benjamin Ducongé de Radio Monaco:

  • Laurence Vanin, experte SMART Deal, Philosophe et Directrice de la Chaire SMART City Philosophie et Ethique à l’IMREDD
  • Marina Teller, professeur de droit privé à Université Côte d’Azur, Directrice de la Chaire Koyré « Droit économique et IA » du 3IA Côte d’Azur dans le cadre du projet DL4T
  • Pascal Staccini, enseignant-chercheur et professeur de santé publique, spécialiste en informatique médicale et biostatistique à l'Université Côte d'Azur
  • Brahim Belasri-Nogueira, président de Skema Conseil
  • Marco Landi, président du Comité d’experts SMART Deal et de l’Institut EuropIA
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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 19:00

Si le mot fraternité y est rarement cité, l’Ancien et le Nouveau Testament recèlent d’histoires de fratries. Au-delà du lien du sang, la fraternité est un lien à la portée universelle.

Pourquoi la Bible relate-t-elle tant d’histoires de fratries ?

De Caïn et Abel (Genèse 4) à la parabole du fils prodigue (Luc 15), la Bible est « le grand livre des fraternités contrariées », écrit le père Philippe Abadie, bibliste, professeur honoraire à la faculté de théologie de l’Université catholique de Lyon, dans son livre Ce que dit la Bible sur le frère (lire ci-contre).

Si certains récits apparaissent édifiants – comme Moïse et Aaron, dans le Livre de l’Exode, et David et Jonathan, dans le Premier Livre de Samuel –, la plupart mettent en scène des frères et sœurs divisés, des fratries déchirées par la convoitise, occasionnant viols et meurtres : Caïn tuant Abel (Genèse 4, 8), Abraham et Loth se séparant (Genèse 13), Jacob convoitant le droit d’aînesse d’Ésaü (Genèse 25), Joseph vendu par ses frères (Genèse 37)…

« La Bible nous montre l’humanité réelle, reprend le père Philippe Abadie, et enseigne que la fraternité n’est pas une donnée naturelle, mais se construit. Vivre en frères est possible, mais au terme d’un chemin exigeant, où nous devons dépasser notre propre violence. Même au sein des familles de sang, il s’agit de s’adopter, de se choisir, afin d’établir un lien d’amitié. »

Comment vivre en frères, selon ces récits ?

Ces récits mettent en valeur l’importance de la considération et de la parole. Le premier est celui d’un échec.

« Pour Caïn, Abel est une gêne qui le frustre dans son désir de toute-puissance », détaille le père Philippe Abadie. Malgré les invitations de Dieu, il refuse de le regarder, et finit par le tuer.

Un meurtre qui se déroule en silence : « L’absence de dialogue mène au meurtre ; seule la parole permet de sortir la violence de l’intérieur de soi-même », reprend le bibliste.

Lorsque Dieu cherche Abel, Caïn rétorque : « Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? (Genèse 4, 9.) » En creux, Caïn décrit là ce que c’est qu’être frère : « Avoir le souci de l’autre, se regarder, se considérer, c’est-à-dire se respecter, et se parler, résume le père Abadie.

C’est précisément ce qu’ont réussi à établir Moïse et Aaron : ils se sont acceptés, et existent dans un rapport de complémentarité : l’un reçoit la parole de Dieu, l’autre la traduit. »

Le récit mettant aux prises Joseph et ses frères, fils de Jacob, montre que la réconciliation peut mettre un terme à la violence.

Deux années après s’être débarrassés de Joseph en le vendant, ses frères se retrouvent face à lui, sans le savoir, puisqu’il est devenu premier ministre de Pharaon, en Égypte, où ils ont été poussés par la famine. Joseph les jette en prison.

Mais sa colère s’apaise lorsque les frères reconnaissent leurs torts : « Hélas ! nous sommes coupables envers Joseph notre frère : nous avons vu dans quelle détresse il se trouvait quand il nous suppliait, et nous ne l’avons pas écouté (Genèse 42, 21). »

Sur quoi la fraternité est-elle fondée ?

« Dans la Genèse, Dieu crée l’humanité à son image. C’est ce qui fonde la fraternité : être frère, c’est reconnaître en l’autre l’image de Dieu », souligne Philippe Abadie.

D’emblée, la fraternité dépasse ainsi le lien du sang. « Le projet de Dieu, dès avant la Création, est d’adopter l’humanité, poursuit le dominicain François-Dominique Charles, bibliste et théologien.

Selon saint Paul, c’est pour cela que le Christ est venu, afin d’être frère de tous – “le premier-né d’une multitude de frères” (Romains 8, 29) –, que tous soient réconciliés et se reconnaissent “fils adoptifs” d’un même père (Éphésiens 1, 5). »

Une notion de fraternité universelle présente dès l’Ancien Testament, puisque Israël, défini comme une communauté de frères, est appelé à accueillir « le lévite et l’immigré, l’orphelin et la veuve (Deutéronome 16, 14). »

« L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un Israélite de souche, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte (Lévitique 19, 34). »

Comment le Christ parle-t-il de la fraternité ?

« Jésus se refuse à donner une définition du frère, car celle-ci serait nécessairement restrictive, analyse Philippe Abadie. C’est pour cela qu’il retourne la question posée par le légiste qui lui demande : “Et qui est mon prochain ?” (Luc 10, 29.)

Par la parabole du bon Samaritain, Jésus indique que la fraternité est une attitude : il ne s’agit pas de savoir qui est mon frère, mais de qui je peux me rendre proche ? »

Pour Jésus, qui élargit le commandement de l’amour du prochain à l’ennemi, l’adversaire qui nous persécute, lui aussi est un frère. « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.

Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux », écrit l’évangéliste Matthieu (5, 43-45).

Quelle est l’importance de la « fraternité » pour l’Église ?

Dans le Nouveau Testament, la fraternité apparaît comme constitutive de l’Église. « Les deux seules fois où l’on trouve le mot “fraternité” (en grec, adelphotès), c’est dans la Première Épître de Pierre. Et il y est employé comme synonyme d’Église (1), rappelle François-­Dominique Charles.

Afin de suivre le Christ, la communauté chrétienne doit avant tout être fraternelle. » Être disciple, c’est devenir frère et sœur, jusqu’à être « unis les uns aux autres par l’affection fraternelle », selon saint Paul (Romains 12, 10).

Cette optique s’appuie sur la pratique de Jésus, qui nomme « frères » ceux qui le suivent : « Va trouver mes frères », dit-il à Marie Madeleine, au matin de la Résurrection (Jean 20, 17). Sans toutefois les nier, « Jésus relativise les liens familiaux afin de privilégier la relation fraternelle avec ceux qui le suivent », explique François-Dominique Charles.

Une relation établie par la foi : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère (Matthieu 12, 49-50). »

« Nous sommes ainsi frères par la foi, relève Philippe Abadie, par l’adhésion à une parole commune. »

Ce qu’il faut retenir
De la fratrie à la fraternité
La Bible recèle nombre d’histoires de frères et sœurs. Des récits de fratries souvent déchirées qui indiquent combien la fraternité n’est ni naturelle ni évidente. Devenir frères s’apprend, se construit, à condition de dépasser la violence.

Fondée sur la présence de l’image de Dieu en chaque membre de l’humanité, la notion de fraternité se détache du lien du sang, et revêt une dimension universelle pour le peuple juif. La prédication du Christ reprend cette universalité, en ouvrant le commandement de l’amour du prochain à l’amour de l’ennemi, faisant de tout homme un frère.

Sans nier les liens familiaux, le Christ désigne la véritable fraternité comme établie par la foi, l’adhésion à la parole de Dieu. Le Christ est venu au monde pour réconcilier l’humanité et être frère de tous, enfants adoptifs d’un même Père. Après sa mort, les Apôtres exhortent les premières communautés chrétiennes à vivre des relations fraternelles. La fraternité est constitutive de l’Église.

Le livre :

Ce que dit la Bible sur le frère
de Philippe Abadie

Nouvelle Cité, 128 p., 13 €

Philippe Abadie, passionné par la Bible, docteur en histoire des religions, anthropologie religieuse et science théologique, élève titulaire de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, propose dans ce livre d’entretiens, réalisé avec Bénédicte Draillard, directrice littéraire des Éditions Nouvelle Cité, un parcours aussi riche qu’abordable.

Dans un style léger et vivant, agrémenté de nombreuses citations bibliques, le prêtre lyonnais y explore ces histoires de frères, sœurs et parents qui jalonnent les Écritures. Histoires souvent terribles, mais dont l’issue n’est pas toujours fatale, parmi lesquelles l’on n’a pas oublié les femmes, à l’image de Léa et Rachel, ou Marthe et Marie, sœurs de Lazare. Ce livre est le 20e numéro d’une belle collection qui en compte désormais 42, et dont l’objectif est de susciter l’envie d’ouvrir les Écritures.

Adrien Bail

(1) 1 Pierre 2, 17 ; 5, 9.

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 19:25
Un nouveau livre du frère Jean : Art sacré au skyte Sainte Foy
Parution d'un magnifique ouvrage qui est en lui-même une oeuvre de beauté. Des textes à méditer illustrés par les photos du frère Jean qui a su saisir le beau qui émane du travail des artistes et de la nature.
 
L’Art sacré n’est pas la description du spectacle du monde, il est une création au sens absolu du mot. Seul celui qui a purifié l’intelligence de son cœur, peut réaliser une œuvre sacrée et contribuer par Grâce à l’Action divine.

Des artistes et des artisans sont venus pour donner vie au skite dans le respect de la tradition : Iaroslav Dobrynine (fresque), Père Zénon (Porte Royale), Claude-Dominique Béguin (icône), Emmanuelle Vernoux (broderie), Henry Guérin (vitraux), Michel Patrizio (mosaïque)… De nombreux textes témoignent d'une foi vivante et profondément enracinée dans la tradition : Higoumène Basile, Père André Gouzes, Bertrand Vergely, Henry Guérin, Michael Lonsdale…

 

 

Table des matières

  • Bénédiction du Métropolite Jean de Doubna . 
  • Avant Propos 
  • Historique du skite
  • Icône, article par l'Archimandrite Basile du Mont Athos 
  • Témoignage de Iaroslav Dobrynine, fresquiste .
  • Témoignage de Matthieu Dollfus, architecte .
  • Témoignage de Claude-Dominique Béguin, iconographe
  • Interview du Père Zénon, iconographe en Russie
  • Témoignage de Bertrand Vergely, philosophe
  • Témoignage de Jeannine Krasnikowa-Kosak, doreur
  • Perspectives de l'icône, par le Frère Jean
  • Témoignage du Frère Joseph, moine
  • Interview de Michaël Lonsdale, comédien
  • Témoignage d'Henri Guérin, maître-verrier
  • Inépuisable Beauté, interview du Père André Gouzes, dominicain, compositeur
  • Témoignage d'Emmanuelle Vernoux, brodeuse
  • Le geste, lettre du Frère Jean
  • Témoignage de Michel Patrizio, mosaïste Art Sacré par le Frère Jean 
EXTRAITS

Regarde le soleil à travers la peau de tes paupières closes et tu comprendras ce que tu perds en imaginant que tu es, toi, Lumière. L'œil ouvert du cœur perçoit une invisible Présence qui incite l'Homme à agir conformément à sa destinée. Moi qui suis corruptible, comment puis-je toucher le feu sans m'y dissoudre ?

En devenant Feu, tout Feu, pas le feu qui se consume mais ce Feu humide des noces.

NS : Que signifie pour vous le Beau ?

NI. L. : Le Beau touche. Mais je suis prudent face à la beauté extérieure car elle est trompeuse. Nous devons nous ouvrir à la Beauté intérieure c'est-à-dire quand l'émergence du cœur est palpable. Les gens qui poilent la Beauté respirent le Seigneur, ils vivent par Lui. S'ils ont l'Amour du prochain, cela transparaît en eux. La beauté artistique c'est quand l'œuvre est juste : un rapport de couleur, un signe de joie, d'harmonie...

Chez le Titien par exemple, il y a l'amour de la matière. La matière qui n'est qu'un pauvre élément de rien du tout : un peu de poudre, de couleur, un peu d'huile... Dans cette pauvre petite matière s'inscrit l'Esprit. Quand vous regardez à la loupe une toile, la matière est caressée, déposée avec respect, aimée d'une façon prodigieuse.

Combien d'œuvres contemporaines sont nées de révoltes, de crachats, de matières jetées, vomies, habitées par rien ? Combien d'œuvres aujourd'hui témoignent du mépris ? Mais qui pouraient devenir belles, si elles se considéraient comme la création de Dieu, transparentes à l'Esprit. Le Beau c'est un profond respect de la Création.

NS : Comment passer de la Tradition à la modernité ?

p. Z. : Ce qui est le plus actuel, c'est la Tradition avec un grand T. Il ne faut pas la confondre avec les coutumes et les traditions locales. La Tradition, c'est la foi vivante. Foi qui est révélée pour tout le monde, toujours et partout. La Tradition ne doit jamais céder face à la modernité. Elle n'est pas figée, elle se situe dans un immuable présent. L'essentiel dans la Tradition d'aujourd'hui est de sentir, de ressentir, d'apprendre à écouter, à connaître, à reconnaître. En parler ne suffit pas, il faut la mettre en pratique pour témoigner au monde de sa vérité. Ceux qui parlent de Dieu et ne le rencontrent pas, engendrent la polémique.

AS : Comment montrer Dieu ?

p. Z. : Par le rayonnement de notre vie, de nos regards, de nos gestes. Par le témoignage concret de notre foi. Nous pouvons lire dans Ezéchiel...

Après avoir fait un signe de croix, il ouvre sa Bible, lentement, il commence à lire d'une voix grave : La parole de Dieu me fut adressée, en ces mots : Fils de l'homme, je t'établis comme sentinelle sur la maison d'Israël.

Tu écouteras la parole qui sortira de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant : Tu mourras ! si tu ne l'avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang.

Mais si tu avertis le méchant, et qu'il ne se détourne pas de sa méchanceté et de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, et toi, tu sauveras ton âme.

Si un juste se détourne de sa justice et fait ce qui est mal, je mettrai un piège devant lui, et il mourra ; parce que tu ne l'as pas averti, il mourra dans son péché, on ne parlera plus de la justice qu'il a pratiquée, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu'il ne pèche pas, il vivra, parce qu'il s'est laissé avertir, et toi, tu sauveras ton âme .»

Ezéchiel 3, 16 à 21.

Le Seigneur insiste auprès d'Ezéchiel, lui disant que chacun demeure responsable de son action, mais qu'il aura à rendre compte de son témoignage auprès des méchants et des justes. Va vers mon peuple et parle lui... »

 

Le Skite Sainte Foy est un lieu de retraite et de prière orthodoxe dans les Cévennes. Il dépend canoniquement de l'Archevêché des Eglises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale /Patriarcat de Moscou/
 
Art Sacré - Frère Jean - Editions Art Sacré – prix public : 20 € + 5€ port = 25€

Format 160 mm x 240 mm - 156 pages – avec de nombreuses photos

Parution septembre 2020

Contact : Frère Jean - Tél : 04 66 45 42 93

E-mail : skite.saintefoy@wanadoo.fr 

 

 

 

 

 

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