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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 09:30
Jean-Claude Larchet, Les fondements spirituels de la crise écologique, Édition des Syrtes, Genève, 2018, 133 p., 15€.

Jean-Claude Larchet, Les fondements spirituels de la crise écologique, Édition des Syrtes, Genève, 2018, 133 p., 15€.

Les fondements spirituels de la crise écologique : un nouveau livre de Jean-Claude Larchet

Pour ce théologien orthodoxe, la réponse à la crise environnementale et aux inégalités de richesse actuelles n'est pas uniquement politique et économique, elle est aussi fondamentalement spirituelle et morale.

Il rappelle le lien fort entretenu par les différentes confessions chrétiennes avec la nature et leur statut d'autorités morales au sein des mouvements écologiques. 

L’écologie a déjà suscité une abondante littérature, et la dégradation de notre environnement naturel inquiète plus que jamais, d’autant qu’aucune mesure, à aucun niveau, ne l’a jusqu’à présent ralentie.

Loin des discours habituels, la réflexion que nous propose ici Jean-Claude Larchet – bien connu pour ses études sur les diverses formes de maladie et les facteurs spirituels qu’elles impliquent – aborde la question de la « maladie de la nature » et des remèdes qui peuvent lui être apportés sous un angle très original, qui renouvelle notre vision des choses quant aux causes réelles et aux solutions possibles.

La crise écologique prend, selon lui, sa source dans une perte des valeurs et des comportements spirituels qui fondaient traditionnellement les rapports de l’homme et de la nature, et ce n’est donc que dans un retour à ces valeurs et comportements spirituels qu’elle pourra trouver une solution véritable et durable.

L’ « écospiritualité » s’est certes développée ces dernières années, y compris au sein du christianisme, mais avec des dérives inspirées du New Age et menant à un néo-paganisme.

Sur la base de l’Écriture et des écrits des Pères, mais en plongeant la réflexion de ceux-ci par une prise en compte des évolutions sociales et des données actuelles, J.-C. Larchet recentre la réflexion sur les principes fondamentaux du christianisme correctement compris à la lumière de la Tradition orthodoxe, concernant la place de l’homme dans la nature et sa vocation spirituelle par rapport à celle-ci.

Décrivant la situation paradisiaque initiale où les relations harmonieuses de l’homme avec la nature étaient fondées sur une attitude essentiellement contemplative et eucharistique, il explique la raison de la rupture de ces relations, et comment les évolutions de la civilisation occidentale depuis la Renaissance – fondées sur l’humanisme rejetant Dieu, l’individualisme, le naturalisme, le rationalisme et l’idéologie du progrès matériel indéfini –, ont amené à la situation catastrophique actuelle, où les menaces qui pèsent sur la nature mettent en péril l’existence même de l’humanité.

Loin de s’en tenir à ce constat pessimiste, il propose des remèdes radicaux fondés sur un retour aux principes de la cosmologie et de l’anthropologie chrétiennes, mais aussi sur les pratiques éthiques et l’expérience ascétique de la spiritualité orthodoxe.

EXTRAIT DE L’INTRODUCTION :

« De plus en plus de voix s’élèvent pour souligner que si les problèmes écologiques appellent des mesures politiques et économiques urgentes de la part des États, ce n’est que par un changement radical de mentalité et de mode de vie qu’ils pourront trouver une solution profonde et définitive, parce que les problèmes écologiques ont au fond des causes spirituelles – relatives à la façon dont l’homme perçoit et conçoit la nature, entre en relation avec elle et en fait usage – et sont donc tributaires de solutions spirituelles.

C’est là que l’Église orthodoxe, qui a une longue tradi­tion de réflexion (théologique, cosmologique, anthro­po­logique) et de pratique (liturgique et spirituelle) sur la valeur de la création et sur la façon dont l’homme doit entrer et vivre en relation avec elle, peut apporter, dans le cadre de la crise actuelle, des principes qui guident la réflexion et l’action présentes et à venir de tous ceux qui cherchent à sauver la nature.

La réflexion que je propose ici s’inscrit dans la conti­nuité de deux thèmes auxquels j’ai consacré une grande partie de mon œuvre :

Premièrement les maladies de différents ordres et leurs thérapeutiques : d’une part, l’écologie est bien une réflexion sur les maladies de la nature et la façon de les soigner et d’en guérir ; d’autre part, ces maladies de la nature ont leur source dans les maladies spirituelles de l’homme, et la guérison de celles-là dépend au fond de la guérison de celles-ci.

Deuxièmement la pensée de saint Maxime le Confes­seur : il est parmi les Pères de l’Église celui qui a le plus approfondi les questions de la présence de Dieu dans la nature, des relations intimes de tous les êtres créés à Dieu, de la façon dont l’homme peut entrer en relation avec les créatures et à travers elles avec Dieu, et du rôle de médiation que l’homme est appelé à exercer au sein de la création.

La synthèse de ces deux domaines permet de donner à la réflexion écologique la dimension spirituelle pertinente qu’exige son traitement en profondeur sur le plan tant théorique (théologique, cosmologique et anthropologique) que pratique (éthique d’une part, au sens étymologique de bon mode de vie, et ascétique d’autre part, au sens large de lutte contre les passions destructrices et au sens étroit de capacité d’autolimitation et de sage sobriété). »

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 22:54

Michel Fromaget reprend ici et enrichit considérablement une précédente version d’un ouvrage témoignant d’une compréhension très profonde de l’émerveillement et de l’amour, du vieillissement et de la mort et dont le contenu appartient en propre à l’anthropologie ternaire « Corps, Âme, Esprit ».

La drachme perdue présente et explique avec la plus grande clarté qu’il se peut, à un large public, les principales affirmations de l’anthropologie « Corps, Âme, Esprit », qui aboutissent à une compréhension de l’être humain essentielle et vivante, quoique tombée en désuétude en raison des choix actuels de notre civilisation.

Le fait de refuser ou de consentir à cette conception de l’homme, et donc de nous-mêmes, conditionne en profondeur, sans que nous en ayons nulle conscience, jusqu’aux plus modestes pensées, paroles et gestes de notre vie quotidienne. Le lecteur pourra apercevoir l’immensité de l’enjeu psychologique et existentiel inhérent à cette anthropologie, ainsi que le poids de l’espérance qui l’habite.

Puisse la drachme retrouvée aider chacun à cultiver et récolter les fruits dont elle parle.

Suite à la Lecture du livre de Michel FROMAGET
‘’La Drachme perdue’’
Ed Grégoriennes


Merci à l’Esprit Saint de m’avoir inspiré de lire ce livre.

Merci à ceux qui par Lui, m’ont fait connaitre M.Fromaget et m’ont donné envie de lire ce livre : Marc, Eric, Pascal,... 

Les ami.e.s de Béthanie et ceux et celles de la CMMC… principalement….

Cette lecture m’émeut beaucoup car :
J’ai comme le sentiment qu’une lourde pierre s’est soulevée du sol aride et durcit, par la sécheresse des années en ‘’ma’’ vie et qu’une source vient de jaillir en ‘’mon’’ cœur.

Cela a formé comme une croute, une carapace protectrice étanche, dans laquelle je me replie

J’attendais ce livre, et ces explications venues me rejoindre par Michel Fromaget, si claires et nettes sur le dualisme ‘’corps-âme ‘’ et sur l’anthropologie ternaire ‘’corps-âme-esprit’’….

J’adhère à tout ce qui est dit et je m’en régale intensément

Je comprends enfin : 
-    d’où je viens dans l’anthropologie duelle que je véhicule en moi inconsciemment, liée à la société française dans laquelle je baigne depuis ma naissance et même avant et à l’église catholique qui m’a formé…
-    mes peurs et réticences de laisser l’Esprit m’envahir et me conduire….
o    Peur de la métamorphose en elle même
o    Peur de bouger changer devenir un autre, et rester le même…
-    Et mes doutes sur le travail de l’esprit chez certains et certaines de mes proches ami.e.s…. 

Le livre se termine, dans l’épilogue, par le ‘’OUI’’ nécessaire pour que la ‘’métanoia’’ puisse se faire.
 

Je cite :
La métanoïa, la seconde naissance, pour être l’événement le plus merveilleux, et le plus enthousiasmant qui se puisse concevoir, ne se réalise pour autant jamais comme par enchantement. Et si un unique Oui suffit à l’inaugurer, encore faut-il, pour que cet événement inouï porte les fruits qu’il promet, que ce Oui engage l’être dans sa totalité et qu’il manifeste une détermination à toute épreuve. p 213

Je reconnais en mon cœur, à la lecture de ce merveilleux livre, 
-    comme l’existence de ce qui était déjà, (un désir de renaitre)  et pas encore… !
mais j’attendais confirmation de mon ressenti profond pour s’épanouir vraiment en un véritable Oui plein et entier…
-    l’ambiance, l’émotion et la joie subtiles de la Rencontre du Christ dans des temps forts de ma vie….

Ce livre n’est pas seulement un magistral exposé théorique impeccablement mené, mais aussi le débroussaillement de comportements concrets, vécus, dans lesquels je me reconnais pleinement, et qui étaient cause d’une lourde et sourde souffrance existentielle…

Il ouvre ainsi la voie du Cœur (le mien) en attente de délivrance et de réponse à la Présence de l’Esprit, qui se manifeste en actes, en Amour (Agape), car il est Présence du Christ en Personne.

Je me dis que je reviens de loin dans mon histoire de vie, et dans mon pèlerinage spirituel, rendu souvent si aride par manque de repères, peurs et doutes  ! Jusqu’à me perdre dans le désert de sable de toutes les propositions de bonheur….
 

M.Zundel dit :
« La question n’est pas tant de savoir si il y a une vie après la mort… mais si tu vis vraiment avant la mort » p205   et dans son livre ‘’à l’écoute du silence ‘’

P204-205  lignes stupéfiantes…

L’anthropologie ternaire est une réponse, et j’y adhère complètement, pour autant que je me laisse transformer…mais je le désire du fond du cœur

- Il n’y a pas de mort si je vis selon l’esprit.

- Passer du MOI-égo au JE-libre  p181ss

- Amour AGAPE/CARITAS  diff de Philia/amor  (p165)  (lumineux)  /  signe du travail de l’Esprit

- Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu (st Irénée de Lyon) = clé de voûte de toute l’anthropologie ternaire, récusée par l’église catho moderne…

- Sans cette anthropologie, l’esprit n’est qu’un placage lisse et rigide tel le formica, sur un être corps-âme MORT qui croit vivre mais pourrit, se décompose  littéralement. 

Je sens cela en moi

Et l’église catho donne l’illusion à ses fidéles qu’ils sont pleinement chrétiens… c’est honteux et un grave péché contre l’esprit…

- Il y a ds ce livre des § extraordinaires sur :
o    Le corps / corps Glorieux
o    L’Amour-spirituel 
o    Relecture de l’évangile avec cette clé de l’accueil de l’Esprit de Dieu

Que je n’ai jamais entendu si clairement et avec autant de beauté

Il est difficile de dire tout ce que je ressens….
Mais ce livre fera date dans ma vie. Je le sais.

Je ressens ce livre comme une merveilleuse porte qui s’ouvre de l’intérieur…
-    Sans peur
-    Sans intéret

Je ressens une indicible Joie d’être, comme un enfant qui a reçu le plus merveilleux cadeau….de sa vie

Pour moi c’est « naitre-en-Christ » chaque instant de ma vie, en laissant l’Amour/agape prendre tte sa place….

Merci- Merci- Merci. 
Trinité Sainte et Vivante 
 Anthropologie Ternaire
Trinarité-IEL

TOUT nous est donné….à accueillir, à comprendre, à aimer et à vivre

Gérard

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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 22:55

Michael D. O’Brien, né en 1948, est considéré comme l’un des plus grands romanciers catholiques encore vivants.

Comme celles des maîtres qui l’ont inspiré (Soljenitsyne, Dostoïevski, Tolkien, Chesterton...), ses oeuvres, qui révèlent une culture impressionnante, tentent de saisir la condition humaine dans toutes ses dimensions, notamment spirituelle, en l’inscrivant dans une perspective eschatologique.

Par l’intermédiaire de l’art sacré et de la création littéraire, que ce soit d’abord la peinture d’icônes dont il fait pas à pas l’apprentissage, puis l’écriture de romans, O’Brien n’a de cesse d’ouvrir les yeux de ses contemporains.

Cela ne va pas sans de nombreux coups du sort, doutes et hésitations sur sa foi. Il a constamment le sentiment d’être tiraillé entre les exigences spirituelles de sa vocation et les nécessités matérielles impérieuses de subvenir aux besoins de sa nombreuse famille.

Au-delà de ces combats intérieurs, qui rendent le personnage attachant et dévoilent par ailleurs un irrésistible sens de l’humour, le livre brosse un tableau sans concession de l’évolution du catholicisme en Occident depuis les années 1960.

Acteur engagé dans tous les grands débats qui traversent l’Église, O’Brien apparaît comme un authentique prophète de son temps.  

Michael D. O'Brien fait partie de ces écrivains devenus rares qui, dans leurs romans, embrassent le tout de la condition humaine, en la situant dans le feu de la grande histoire, mais aussi dans la perspective des fins éternelles.

Si cet homme d'une soixantaine d'années, qui vit dans un coin reculé du Canada, une région de lacs et de forêts au sud-est de l'Ontario, n'a pas encore la large notoriété qu'il mérite, c'est sans doute parce qu'il est un écrivain catholique.

On aimerait ne pas le dire parce qu'il déborde les étiquettes, comme ses maîtres, Dostoïevski, Soljenitsyne, Tolkien, G.K. Chesterton, Léon Bloy.

Mais il ne peut ni ne veut cacher la foi qui l'anime. Cela ne lui a pas facilité la vie dans son pays ultra-sécularisé.

C'est en tout cas la raison pour laquelle il n'a jamais été publié au Canada, alors que son premier roman, Père Elijah, s'est vendu à 250.000 exemplaires aux États-Unis et qu'il est traduit en dix langues.

L'écrivain, peintre et chrétien mystique, s'insurge dans son livre Theophilos contre le totalitarisme occidental avec le souffle d'un Soljenitsyne.

Lorsqu'il était jeune, il était agnostique, voire athée, et fier de l'être. Convaincu d'être devenu un homme libre en se débarrassant de la religion, il lisait Sartre et Camus.

C'était la fin des années 1960. Sa conversion, à l'âge de 21 ans, le prit par surprise. Il retourna à l'église, recommença à prier. « Avec Dieu, je découvrais une lumière, la liberté, le vrai amour. »

Il n'avait pas fait d'études et, jusque-là, n'avait aucun talent. Subitement, il se mit à dessiner… et ne put plus s'arrêter: « Ça coulait comme une fontaine. »

Quelques mois plus tard, une galerie accueillait sa première exposition. Grand succès.

Pour comprendre ce surgissement, cet autodidacte lit Jacques Maritain et Étienne Gilson. Puis Thomas d'Aquin, Platon. O'Brien est un homme de foi et de raison. On dirait que sa foi éclaire sa raison, et vice-versa.

Pendant cinq ans, soucieux de subvenir aux besoins de sa famille naissante et conscient que ses toiles se vendraient moins bien s'il abordait des sujets religieux, il ne mêle pas sa foi à sa peinture.

C'est sa femme, alors qu'elle attendait leur premier enfant, qui l'encourage à ne pas séparer son art de sa vie: « Une personne doit être ce qu'elle est », lui dit-elle.

Aussitôt que Michael D. O'Brien commence à s'inspirer de thèmes bibliques, les portes des galeries se ferment. « Ma femme est extraordinaire.

Elle ne s'est jamais plainte, confie-t-il. Pourtant nous avons vécu avec nos six enfants dans une totale insécurité économique, au plus bas de l'échelle sociale de notre pays.

On élevait nos poules, on mangeait les légumes du jardin, on ne partait pas en vacances. » Ses enfants en ont-ils souffert? « Nous avons connu des moments très durs. Mais, aujourd'hui, ils nous remercient. »

Chez les O'Brien, il n'y avait pas la télévision, mais on regardait des films en vidéo.

Et, chaque soir, Michael passait une heure à faire la lecture à ses enfants. « J'ai lu plusieurs fois les trois tomes des Seigneur des anneaux aux uns, puis aux autres. »

Homère était un autre de leurs auteurs favoris. Son expérience de père de famille lui a inspiré plusieurs essais sur la littérature pour enfants, dont un ouvrage sur Harry Potter.

Il est très conscient du pouvoir des livres sur les esprits, notamment sur les plus jeunes: « Il faut respecter en chacun les étapes de sa croissance et ne pas donner à lire n'importe quoi à un enfant sous prétexte que c'est un bon roman. »

En le lisant et en l'écoutant parler du monde contemporain, on se demande parfois s'il n'est pas doté d'un sixième sens.

Sa liberté d'esprit et son insoumission à la pensée dominante frisent l'anarchie, un anarchisme à la façon des Évangiles, absolument non violent donc.

À propos de Tolkien, il explique: « Dans la grande guerre entre le bien et le mal, le combat ne peut être seulement politique ou social, si on ne le voit que comme cela, on le perdra. C'est une guerre spirituelle qui se déroule, dans l'invisible. La politique ne peut pas nous sauver. »

En fait, O'Brien n'avait jamais imaginé qu'il deviendrait écrivain. L'inspiration lui vint suite à une expérience mystique: en 1994, âgé de 46 ans, complètement découragé par les problèmes matériels et par l'état de désolation de la société canadienne, il tomba à genoux devant le tabernacle et se mit à pleurer.

« J'avais l'impression d'être fini. Je me plaignais à Dieu ». Aussitôt, se souvient-il, il sentit une Présence et entendit ces mots: « Dans ce lieu de désolation, je donnerai des fruits. »

O'Brien se secoua, persuadé que cette voix venait de son inconscient. Mais non, la voix insista. Toute l'histoire de Père Elijah défila alors dans son esprit pendant une heure…

Père Elijah est un thriller religieux qui se déroule au Vatican. Mais rien à voir avec Dan Brown.

C'est un roman apocalyptique au sens propre du terme, captivant, d'une subtilité spirituelle et psychologique exceptionnelle, qui jette une lumière saisissante de vérité sur le totalitarisme insidieux qui gagne l'Occident.

(...) Tous ces romans sont nourris d'une culture époustouflante venant d'un homme qui n'a fréquenté aucune université.

Lorsqu'O'Brien fut invité à donner des conférences en Pologne, il a été accueilli par ce slogan. Il sourit en racontant cette anecdote: « J'essaie juste de refléter dans mes livres l'état du monde, en posant des questions qu'il faut, me semble-t-il, se poser si nous ne voulons pas avoir de gros ennuis. Il faut rester éveillé, vigilant, exercer son discernement, sans se laisser gagner par la peur. »

O'Brien désarme les préjugés. Il n'est pas un catholique excité, revendicatif, sur la défensive ou moralisateur.

Son visage est comme évidé par les combats. Il est empreint de gravité et de douceur, d'une force intérieure paisible qui ne s'impose pas, mais invite au dialogue.

Certainement pas fanatique, peut-être prophétique, voilà en tout cas un écrivain dont les romans rendent intelligent, font appel au meilleur de soi et invitent à voir plus loin que le bout de son nez.

Source : Le Figaro.

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