Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 23:57

Dans un livre d’entretiens, le pape François livre, à partir du Je vous salue Marie, une jolie méditation sur la figure de la Mère de Dieu.

Je vous salue Marie

du pape François

Bayard-Librairie éditrice vaticane

Après le Notre Père il y a un an, c’est sur le Je vous salue Marie que le père Marco Pozza, aumônier de prison à  Padoue, a interrogé le pape François, pour une émission de télévision diffusée en novembre et décembre en Italie et un livre, qui paraît mercredi 23 janvier en France. Un choix du pape, qui a voulu « reparcourir » cette « prière qui nous accompagne depuis l’enfance ».

« Le Je vous salue Marie nous est enseigné très jeune et, même si nous négligeons cette prière, lors des difficultés, elle revient sur nos lèvres, mais surtout dans notre cœur », explique-t-il.

« La Vierge m’a toujours attiré », reconnaît-il, confiant que « regarder la Vierge est une belle chose » mais qu’il est « encore plus beau de se laisser regarder » par celle dont le doigt est « toujours dirigé vers Jésus ».

La Marie que décrit François est d’abord une femme « normale », mot qui revient à de nombreuses reprises dans le livre.

« Je me l’imagine comme une fille normale, une jeune fille d’aujourd’hui (…), mais normale, tout à fait normale, élevée normalement, prête à se marier, à fonder une famille », décrit-il, « une femme qui a vécu une vie normale », c’est-à-dire «parmi le peuple et comme le peuple », « enracinée au sein d’un peuple ».

« Marie n’était pas omnipotente, elle était une femme normale, pleine de grâce mais normale », insiste-t-il, faisant d’elle un exemple de cette « classe moyenne de la sainteté » qu’il affectionne. «La sainteté de Marie est la plénitude de l’Esprit Saint, et notre sainteté, c’est de laisser Dieu se faire Christ en nous, dans les petites choses de tous les jours », explique-t-il.

Cette normalité de Marie, affirme-t-il, n’empêche évidemment pas pour lui cet « appel spécial du Seigneur », pour lequel elle « a eu peur ». « Elle était inquiète. On ne peut concevoir la sainteté sans inquiétude», affirme François, qui insiste aussi sur la maternité de Marie.

«N’oublions pas : Dieu salue une femme qui est mère dès le premier instant », souligne le pape qui voit aussi en Marie une mère qui a souffert – « elle a été piétinée », affirme-t-il – et dont la douleur rappelle à l’ancien archevêque de Buenos Aires les Mères de la place de Mai devant lesquels il ne trouvait pas les mots

« Un enfant n’est jamais une malédiction, mais il peut être une croix », relève aussi le pape pour qui cette douleur et cette souffrance sont l’occasion d’évoquer le thème de la mort, mais aussi celui du suicide.

De l’Incarnation à la mort, le Je vous salue Marie, résume François, « commence par la grande vérité du salut » et « finit par la grande vérité de la condition humaine, fruit du péché introduit dans le monde par l’envie du diable ».

Une histoire humaine résumée par cette femme « normale » qu’est Marie, dont il rappelle qu’elle est aussi le visage de l’Église. « Nous les prêtres, nous sommes des hommes, nous ne sommes pas l’Église », affirme in fine le pape, qui veut rappeler que « l’Église est féminine ».

Nicolas Senèze (à Rome)

__________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog (et regardez votre dossier spam ou indésirable pour valider ensuite votre inscription envoyée par Feedburner) :

 

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

 

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 23:59
SAINT CHARBEL … L’INTEMPOREL

Un livre inédit par le père Hanna Skandar

 

«  Actuellement, le grand moyen de la mission, ce n’est pas la discussion : les gens n’y croient plus. Ce ne sont même pas les œuvres ! Le grand moyen, c’est le témoignage de quelqu’un qui est possédé et pris par Dieu, qui par ses attitudes, par ses paroles, laisse voir Dieu, laisse apparaître Dieu, montre ce que Dieu peut faire dans une vie. » 

 

Ce propos du père Marie-Eugène de l’enfant-Jésus résume à lui seul la vision du père Charbel qui est de servir le Christ au quotidien.

 

Youssef Antoun Makhlouf, qui prendra en religion le nom de Charbel, naît le 8 mai 1828 à Béqaa Kafra. Ses parents lui donne très tôt une éducation chrétienne très pieuse.

 

Et dés son plus jeune âge, il a toujours avec lui un livre de prière. Il prie, se confesse et communie fréquemment. Ainsi est-il déjà considéré par les gens du village comme «  le saint » .

 

En préface, Mgr Georges Abou Jaoudé nous avertit : «  La vie extraordinaire  de Saint Charbel échappe à toute logique humaine et suscite étonnement et questions. Etait-il normal qu’un homme se dépouille radicalement de son humanité et de ses émotions pour vivre comme s’il était dans un autre monde ? » 

 

Qui pouvait, en dehors du père Hanna Skandar, offrir aux lecteurs un portrait aussi saisissant d’humanité. Sa plume géniale est à chaque page empreinte de lumière.

 

Ces 277 pages sont vraiment tournées vers le Ciel. Si nous essayons de comprendre et d’interpréter la conduite de Saint Charbel selon notre logique humaine, nous serons incapables de le rejoindre.

 

Ainsi l’auteur nous laisse-t-il face à face avec Charbel, de vivre avec lui, et en son temps.

 

Ce livre ne peut laisser indifférent, il faut le lire, le relire, dans un monde où règne l’indifférence et le mépris, saint Charbel y oppose son obéissance et son humilité qui fait sa grandeur devant l’éternel.

 

Ce grand saint libanais attire toujours vers lui les gens de tout âge, et de toute classe, sans distinction de  religion, ni de condition.

 

Ce livre comporte un grand chapitre intitulé «  les paroles de Saint Charbel » .

 

Une m’a particulièrement ému : «  Mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Au coeur de la souffrance apprendre l’espérance. » 

   

Eric Muth

Extrait de SAINT CHARBEL...L’INTEMPOREL. Brillantes Editions

 

SOYEZ DES MOINES AU COEUR DU MONDE, MÊME SI VOUS N’EN PORTEZ PAS L’HABIT

 

Les bons chrétiens aujourd’hui se taisent trop souvent . Le déclin de la Foi ne serait pas allé aussi loin dans notre Eglise si l’on était intervenu plus fermement contre cette interminable modernisation ! Oui la peur de l’Homme est grande aujourd’hui.

 

Et si chacun faisait l’apprentissage du Ciel par l’intercession de Saint Charbel ?

 

Le Christ nous rend libre encore faut-il lui donner la place qu’il mérite dans notre coeur, dans notre corps, dans notre âme. Au XXIème Siècle il est grand temps de  ressentir le besoin que Dieu existe, et que sans lui nous ne pouvons rien faire.

 

Rappelez-vous la très belle phrase du philosophe Sénèque : ‘ En suivant le chemin

qui s’appelle plus tard, nous arrivons sur la place qui s’appelle jamais.’

 

Et cette maxime qui retient toute mon attention : ‘ Qui veut faire quelque chose trouve un moyen ; qui ne veut rien faire trouve une excuse ‘ (proverbe Arabe )

 

Prier Saint Charbel c’est naître ! Faites une neuvaine et votre vie sera transformée. Tout homme est une flamme créée par notre Seigneur pour éclairer le monde. Toute sa vie Saint Charbel a prié pour nous obtenir un peu de paradis.

 

C’est un devoir pour l’humanité d’essayer au moins d’être meilleur. ‘ Celui qui comparaît devant le Seigneur vide d’amour mourra de honte. ‘ (extrait de Saint Charbel… L’Intemporel )

 

Ne vendez pas vos âmes dans les marchés de ce monde. La méditation consiste à contempler les choses comme elles sont et non pas comme tu les conçois.

 

Environ 16000 miracles sont attribués à Saint Charbel.

 

Au Liban tous les 22 de chaque mois une foule immense se presse au monastère d’Annaya pour le prier, l’invoquer, le supplier, et ce grand Saint est toujours au rendez-vous des plus faibles, des oubliés.

 

Saint Charbel sait lire dans toutes les âmes et il intercède souvent auprès de Dieu.

 

Ce livre que vous avez entre les mains et la clé pour obtenir des grâces chaque page recèle une goutte de lumière, lisez le jusqu’au bout , la Sainteté n’est pas une chance, la Sainteté est un choix.

Le 22 novembre chaque paroisse maronite en France organisera une Messe et une veillée de prière avec adoration du Saint Sacrement. 

Se procurer l'ouvrage

Le livre " SAINT CHARBEL...L'INTEMPOREL "  est vendu à un prix spécial pour l'instant ( 15 € au lieu de 18 €) + 3 € de frais de port.

Il est possible de se le procurer sur le site " Livres en famille " ou à Eric MUTH  12, avenue du Poujeau
 33600 PESSAC.

__________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog (et regardez votre dossier spam ou indésirable pour valider ensuite votre inscription envoyée par Feedburner) :

 

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

 

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 23:58

Le Prix de la fraternité. Retrouver ce qui nous unit

de Guillaume de Tanoüarn

Tallandier, 334 p.

La fraternité est souvent invoquée comme un remède politique aux maux de notre société. Pourtant, elle ne se décrète pas.

Sur quoi donc la fonder ? comment la construire ?

C’est à ces questions que tente de répondre cet essai.

Le père Guillaume de Tanoüarn, transfuge de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, et cofondateur de l’Institut du Bon-Pasteur en communion avec Rome, fait ici œuvre de philosophe.

Pour exister, la fraternité a besoin d’une foi « capable de fédérer ceux qui s’y rattachent », soutient-il. « Non pas une foi confessionnelle ou cultuelle. Ni une foi surnaturelle. Une foi humaine, qui est absolument naturelle », et sans laquelle l’appel à la fraternité ne peut que retentir dans le vide. Pour exister, la fraternité a besoin d’une « transcendance commune qui la fonde et la garantisse ».

Cette conviction de départ amène le père de Tanoüarn à revenir aux classiques de la philosophie politique moderne pour les interroger « sur les chances que possède la fraternité de se développer dans leur monde à chacun ».

Son parcours débute avec les premiers penseurs du libéralisme, Adam Smith et Mandeville, invitant à découvrir ce qui les distingue, au-delà de l’éloge de l’individu. Le premier croyait « à un ordre transcendant les individus, au sein duquel les injustices doivent peu à peu se résoudre ou se résorber », alors que pour le second, « au contraire, l’ordre se réalise de lui-même, mécaniquement sans aucune prétention morale ».

« Chez Mandeville, il n’y a plus de grâce. L’égoïsme reste seul », résume le philosophe. Il poursuit la même démarche en comparant Hobbes et Rousseau, Voltaire et Diderot pour montrer qu’au-delà des apparences ces couples de penseurs ne cultivent pas les mêmes valeurs. De fait, leur monde respectif ne donne pas les mêmes chances à la fraternité.

Mais la réunion des conditions d’existence de la fraternité ne suffit pas à garantir son existence ! Il faut faire un pas en amont, et s’interroger sur ce qui « fonde la possibilité, au-delà des rivalités et des désirs contradictoires, d’une véritable fraternité humaine » indépendante des liens du sang.

Et c’est chez Augustin que le philosophe dit trouver la « ressource intérieure » commune à tous, à partir de laquelle « peut s’élaborer humainement une fraternité politique ».

De l’évêque d’Hippone, un des rares théologiens « vraiment existentiels dont le message (…) reste accessible à tous au nom de cette existence commune », l’auteur retient la défense d’une foi naturelle dans le bien, un appel à « bien faire le bien » qui retentit dans la conscience de chacun, et qui est à l’origine d’une préférence pour la bienveillance sur le chaos qui se manifeste encore aujourd’hui :

« Il est frappant de constater que notre époque, qui semble avoir voulu se séparer définitivement du christianisme, a gardé cette valeur du service, comme un signe évident du bien.

Qu’est-ce que servir, sinon mettre quelque chose au-dessus de soi ? », relève Guillaume de Tanoüarn.

La réflexion se poursuit avec saint Thomas, « le premier théoricien de la fraternité », qui aide « à voir clair sur ce premier élan d’amour, sur cette fraternité native qui est en nous et qui attire comme malgré nous notre liberté vers un bien qui nous dépasse ».

Cette connaissance, aussi appelée “loi naturelle”, « est innée et elle n’a rien à voir ni avec l’intérêt ni avec un calcul rationnel du maximum de plaisir des individus. Tel est l’amour naturel, cet attrait pour le bien que chacun perçoit à sa hauteur », résume l’auteur.

La dernière partie du livre quitte « le point de vue de Sirius » pour se demander comment aujourd’hui « bâtir une nouvelle société de croyants » partageant un même élan de vie. Laïcité, multiculturalisme, dialogue des croyants…, les dossiers ne manquent pas où la fraternité est en jeu.

Le propos est toujours intéressant et bien informé, même si tout n’est pas également convaincant. En tout cas, le père de Tanoüarn invite à ne pas faire de la fraternité un slogan : elle exige un effort permanent des uns et des autres pour la raviver.

La tradition philosophique et théologique occidentale peut utilement y contribuer pour le bien de tous. Ce que montre avec brio ce livre.

Dominique Greiner

__________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog (et regardez votre dossier spam ou indésirable pour valider ensuite votre inscription envoyée par Feedburner) :

 

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

 

Partager cet article
Repost0